ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Nouvelles Du Front   

Rob Zombie : un peu de sang neuf sur ses pellicules


Après un beau teasing tout au long de sa production en 2012, le dernier film de Rob Zombie, The Lords Of Salem, qui n’a connu d’existence en salles obscures que lors de quelques festivals au Canada et aux États-Unis, est sorti en Europe au printemps 2013 (voire à l’automne en France, après une unique représentation au cinéma à Paris) directement en DVD dans une absence de barouf à l’opposé de la communication qui l’a précédé. Malheur pour tous les fans attachés au Robert Cummings (de son vrai nom) réalisateur qui, après avoir offert une truculente galerie de personnages (le Captain Spaulding et la famille Firefly) et quelques scènes non moins savoureuses avec House of 1000 Corpses et The Devil’s Rejects, avait redoré le blason de la famille Myers avec deux Halloween qui ont fait du bien à une série qui avait bien morflé en plus de vingt ans. Une plus grande déception encore pour ceux qui ont fini par mettre la main sur cette heure et demi de plans sur les fesses de madame, de personnages secondaires desservis par des dialogues de cafétéria, un scénario qui tombe dans tous les pièges qu’un Polanski, par exemple, était parvenu à éviter avec son Rosemary’s Baby et quelques belles choses au milieu, déjà vues dans les bandes annonces, ne laissant finalement que de quoi faire un bon clip, à la rigueur.

Par conséquent, savoir que la suite de la carrière cinématographique de l’artiste se ferait à l’écart du genre horrifique pour conter l’histoire de l’équipe de hockey sur glace professionnelle de Philadelphie, les Flyers, dans les années 70, surnommée à l’époque les Broad Street Bullies, en référence à la brutalité qu’ils déployaient sur la glace, permettait de croire que ce serait un moyen pour lui de se ressourcer avant de remettre la main dans ses premières amours. Mais ça, c’était avant que le réalisateur n’annonce qu’il mettait ce projet de côté pour un nouveau projet de film d’horreur voire une série écrite par le « papa » de Patrick Bateman, le héros d’American Psycho, dont le sujet sera un autre personnage qui a du sang sur les mains : Charles Manson.

C’est auprès du média néo-zélandais 3News que Rob Zombie a d’abord déclaré que, après deux ans de travaux et de recherches pour le film Broad Street Bullies, l’idée d’un nouveau film d’horreur lui était venue. Lui qui se dit pourtant moins intéressé par le genre (« Je ne sais même pas si j’aime encore ça autant qu’avant, car j’ai passé tant de temps à en faire, ce serait sans doute la dernière chose que je choisirais de regarder si je me posais pour regarder un film ! ») revient avec le projet d’une œuvre qui devrait tout particulièrement plaire aux fans de The Devil’s Rejects, selon lui, sans être liée à ses anciens films : « J’étais assis avec quelqu’un et j’ai sorti : ‘Tu sais, j’ai cette autre idée…’ Alors je lui dis et ils me disent ‘On va faire ça !’ Et je leur assemble un pitch en une ligne […] je les appelle : ‘Voilà mon idée, blablabla’, et eux : ‘On est partant !’ Donc vous vous donnez corps et âme à une chose pendant des années et c’est toujours difficile, et vous dites un truc dingue qui vous passe par la tête et ils disent : ‘Où est-ce qu’on signe ?’. »

La reconversion, ce sera donc pour plus tard. Et probablement bien plus tard car il est désormais annoncé que Rob Zombie réalisera une série pour la Fox qui revisitera les événements et les personnages liés aux meurtres de la Manson Family en août 1969, un nouveau programme écrit par l’écrivain Bret Easton Ellis auteur du fameux roman, adapté au cinéma en 2000, American Psycho, narrant les « exploits » de Patrick Bateman, golden-boy serial-killer et qui devrait aussi connaître une suite sur le petit écran (l’implication d’Ellis dans cet autre projet n’est pas encore connue).

Ci-dessus Sid Haig et Rob Zombie (et son T-shirt Charles Manson) sur le tournage de The Devil’s Rejects.

Un sujet qui ne pouvait que fasciner le réalisateur en tant que pur produit de cette turbulente fin de Sixties. Il serait d’ailleurs lui-même à la source de ce projet avec Adam Kolbrenner et Robyn Meisinger de Madhouse Entertainment, ayant développé ce concept avant de le proposer à Ellis et Alcon Television. Il n’est donc pas exclu que le projet de film évoqué plus tôt se soit transformé en série, mais il n’est pas encore dit non plus que cela sera produit : ce projet n’en étant qu’à ses tout débuts n’est pas encore près de recevoir le moindre feu vert. Mais si cela va jusqu’aux plateaux de tournage, le but sera de raconter les histoires convergentes de personnes et d’événements menant aux meurtres (incluant celui, bien connu, de Sharon Tate, compagne de Roman Polanski, alors enceinte de huit mois et demi) et leur suite, passant d’un point de vue à un autre, dans une série envisagée en plusieurs parties.



Laisser un commentaire

  • Necrodaemon dit :

    Intéressant, en espérant que ça aille plus loin que le projet. Même si je sais que ce n’est guère facile de produire & réaliser des films de genre de nos jours …

    Une deuxième suite d’American Psycho ? Pourquoi pas …

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Tool @ Hellfest
    Slider
  • 1/3