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Live Report   

Rock in Hell : A l’Est du nouveau !


Colmar, si vous suivez ces pages internet, vous commencez à situer mais vous êtes plutôt habitués à la Hard Rock Session en été. Revoir la ville alsacienne à cette époque de l’année vous laisse peut-être perplexes du coup. Si vous ne suivez pas ces pages, pas d’inquiétude à avoir, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Sachez toutefois que l’Alsace est terre de vins blancs délicieux certes mais aussi terre de metal. Et qu’à l’Est, ça bouge !

C’est vrai, il n’y a pas que Clisson dans la vie ! Il y a aussi le Rock In Hell qui mérite clairement que l’on s’y intéresse ! L’affiche de cette année est plutôt belle et énervée faisant la part belle au metal hexagonal : Smash Hit Combo, Bukowski, Rise of The Northstar, Dagoba, Black Bomb Ä, Crucified Barbara, Madball et Behemoth. Voir Behemoth un week-end pascal, plutôt intriguant non ? Mais passons ces considérations religieuses pour aller profiter sans attendre du gros son que l’affiche promet.

Evenement : Rock In Hell
Date : 4 avril 2015
Salle : Parc des Expositions
Ville : Colmar [68]

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Smash Hit Combo

Le festival se passe en intérieur. Une bonne chose vu la météo du jour qui offre froid et pluie. Les portes ouvrent à 14H et il est 14H30 quand Smash Hit Combo entre en scène…alors que la file d’attente dehors est encore conséquente. Premier point à améliorer pour la prochaine édition. Quand même comment ne pas donner la chance aux fans de voir tous les groupes ?

Smash Hit Combo existe depuis quelques années maintenant, a un tout nouvel album à peine sorti des bacs, Playmore, et n’est pas sur scène pour faire de la figuration. Avec leur mélange bien ficelé de metalcore et de rap/hip-hop, ils investissent la place avec une belle énergie, tous les musiciens au taquet, l’ensemble étant emmené par les deux chanteurs Paul Vuillequez et Maxime Keller qui n’ont de cesse de haranguer la foule. « Quand je dis Smash Hit, vous dites Combo » lancera Paul tandis que Maxime se paiera un slam sur la foule en fin de concert. Le passage obligé wall of death sera de mise et l’univers manga/jeux vidéos du groupe s’invitera à Colmar comme Paul évoquera les anciens antagonismes entre les fans de Nitendo et ceux de Sega. « Vous n’imaginez pas le bonheur que cela nous fait d’être ici » avouera-t-il avant de remercier l’organisation et de demander aux fans de garder des forces pour Bukowski.

Très belle entame de festival avec cette prestation des Français que les fans retrouveront tout sourire à leur stand de merchandising pour échange et signatures d’autographes. Surveillez Smash Hit Combo. S’ils passent près de chez vous, n’hésitez pas ! Finalement bien plus intéressant en live que sur disque. Par ailleurs, les musiciens de Smash Hit Combo ne seront pas les seuls à aller à la rencontre des fans. Crucified Barbara, Black Bomb Ä, Daboga et Rise Of The Northstar seront eux aussi présents à leurs stands. Cette proximité entre les groupes et le public – la salle reste de taille moyenne – est indéniablement un point fort du festival.

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Bukowski

Changement de genre avec le quatuor Bukowski qui attaque avec ‘The Smoky Rooms’. Ce titre est issu du tout dernier album On The Rocks, dernier album qui se partagera avec l’opus Hazardous Creature l’essentiel des morceaux joués ce soir. Sur scène, le groupe déploie une belle énergie, bénéficiant de lumières de qualité qui habillent sa prestation. Julien, à la basse, est celui qui retient le plus l’attention, demandant au public de faire du bruit pour l’organisation, s’offrant de se faire porter par la foule en fin de concert. Matthieu (chant/guitare) remerciera le public, confiant qu’il ne s’attendait pas à voir autant de monde. « Vous êtes les meilleurs » dira-t-il. Le public apprécie la prestation et applaudit quand le bassiste l’y invite, bassiste qui expliquera que ‘Winter’s Masters’ a été inspiré par leur passage en Russie. En quarante minutes, saluées par le public, Bukowski aura repris la flamme que Smash Hit Combo avait allumée. Le Rock In Hell est bien lancé. A noter à son crédit, la qualité du son.

Profitons des nouvelles trente minutes de pause – il y aura ce même temps entre chaque groupe, ce qui fait pas mal mis bout à bout, légèrement trop – pour boire une bière tandis que côté merchandising, les dédicaces battent leur plein. Côté bar…il faut payer en tickets ! Et donc faire un peu de queue, raisonnable, pour glaner ce faux argent sûrement pratique pour les organisateurs mais côté festivalier, à moins de vouloir multiplier les queues, ils obligent à compter juste, ce qui n’est pas toujours simple. Au moins, peut-on en acheter la quantité que l’on veut.

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Rise Of The Northstar

Rise Of The Northstar. Une sorte de sensation du moment. Nouvel album, concert parisien complet, mise en avant médiatique en fin d’année dernière, les projecteurs sont braqués sur nos metalleux nationaux les plus japonisants. Et Colmar reste ce qui ce fait de plus à l’Est en termes de carte nationale du metal. Presque l’Orient donc. Rise Of The Northstar devrait donc être en terrain connu !

Les tentures sur les côtés de la scène flanquées d’écriture japonaise plantent l’ambiance que le visuel du groupe finit d’achever. En effet, tous les membres du groupe arborent le même uniforme, espèce de costume noir sur un ample tee-shirt portant le logo du groupe. L’uniformité est rompue par un détail qui distingue chaque musicien. Vithia, sa casquette, Evangelion B, un masque de protection contre les virus – qu’il gardera aussi pendant la séance de dédicace – un foulard pour Fabelous Fab ou encore un bandana pour Air One. Visuellement, le groupe propose une identité forte. Scéniquement, le combo, mené par un Vithia qui nous rappelle parfois Mike Muir, est là pour donner une prestation sacrément énergique, sincère, avec envie. Peut-être l’attitude gangsta est-elle un peu trop appuyée. Disons que le trait peut paraître un tantinet forcé.

Côté public, Rise Of The Northstar est bien reçu par des fans qui applaudissent, se prêtent au jeu du wall of death et du circle pit. Le son par contre pêche un peu et la voix manque de modularité. Vithia est trop en mode hurleur, pas totalement convaincant. Il faut dire qu’il se dépense sans compter, confiant aux spectateurs le plaisir de jouer sur des scènes françaises. Au vu des applaudissements nourris, le plaisir est partagé par le public, ultime juge même si l’on peut trouver que le hardcore de ROTN ne révolutionne pas le genre.

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Dagoba

Changement de fond de scène avec la tenture qui reprend la pochette de Post Mortem Nihil Est. Deux kakemonos flanqués sur les côtés de la batterie terminent la décoration de la scène. Franky arrive en premier et du haut de sa batterie motive déjà les fans. L’implacable machine de guerre live Dagoba est en marche. Les fans semblent eux aussi prêts à en découdre ! Werther et Z rejoignent le batteur avant que Shawter n’arrive et que le groupe ne lance ‘I Reptile’. Dagoba est toujours aussi puissant avec un Shawter en figure de proue qui n’hésite pas à descendre de la scène au plus près des premiers rangs. A ses côtés, il peut compter sur Werther, toujours aussi fou à la basse. Lui aussi contribue clairement à l’impact de la prestation. Z, moins exubérant, tient quand même son rang et toute la bande marseillaise emmène le public avec lui.

Les fans « slamment », répondent au circle pit et au wall of death. A propos de wall of death, Shawter demandera au public, en introduction à ‘It’s All About Time’ d’en exécuter un moins timide que le précédent – les fans ont en effet réalisé un premier wall of death en début de concert -, rappelant la référence du Hellfest 2014. L’exécution est excellente, avec un petit quelque chose dans les chants clairs qui pourrait être amélioré mais les fans n’en ont cure et ce point est de toute façon balayé par l’énergie déployée. A propos de chant, les fans peuvent apprécier la voix aiguë de Shawter qui s’arrache joliment sur ‘Born Twice’, titre du nouvel album à venir et dont la brutalité promet ! Et dont le chant semble avoir été emmené sur de nouveaux terrains plutôt intéressants. A confirmer en juin, date de sortie du prochain Dagoba. Pour le reste des morceaux joués, des classiques, ‘The Great Wonder’, ‘The Things Within’, qui auront conquis un public qui ne demandait que ça ! Shawter rappellera à propos de ce public alsacien qu’une des premières escapades du groupe en dehors de la région PACA a eu lieu au Grillen, salle bien connue de Colmar ! Le temps a passé depuis et la formation marseillaise est devenue un groupe donnant tout sur scène pour des prestations explosives. Cette nouvelle date à Colmar le confirme.

Et si pour se remettre de ses émotions, nous cassions une graine. Le stand nourriture est dehors, à deux mètres de la salle. Dommage que la météo soit toute moche mais l’attente n’est pas trop longue. Donc qu’avons-nous ? Pizzas, sandwich saucisses, frites. Pour ceux qui veulent une alternative au gras, le sandwich végétarien est bienvenu. Sauf que sa composition frise…comment dire poliment ? Mieux vaut se taire car avec trois malheureux dés de concombres, deux tristes bouts de poivron et trois miettes de fromage type feta, l’en-cas frise l’arnaque. Indulgence, calme, esprit-cool-c’est-un-festival-de-metal-pas-un-quatre-étoiles, tous les arguments n’ôteront pas ce goût de trop peu à quatre euros. Allons boire une bière pour faire passer cela et profitons de la suite, à savoir Black Bomb Ä.

Black Bomb A

Black Bomb Ä, les amis, peut-être LA prestation du Rock In Hell, décoiffante à souhait. En tout début de concert, les premiers rangs peuvent voir les musiciens sur scène avant que la musique ne commence vraiment et sentir la tension qui règne. En témoigne Arno qui fait les cent pas, manifestement impatient d’en découdre. « C’est le moment de foutre la merde » lance Poun et force est de constater que le groupe va s’employer avec générosité, si ce n’est à foutre la merde, au moins à remuer cette foule qui paraît curieusement un peu moins dense tout d’un coup. A propos de foule, notez que le festival affiche complet avec deux milles âmes présentes. Félicitations ! Amplement mérité ! Sur scène, les deux chanteurs courent partout, sans relâche, sans ménager leur peine, toujours au contact de leur public comme lors de l’indispensable wall of death en introduction de ‘Police Stopped Da Way’ où Arno est carrément dans la salle, parmi les fans, demandant à son « côté » de manger l’autre côté du braveheart. Resté sur scène, Poun motive l’autre côté. Succès garanti.

« Qui a acheté le dernier album ? Qui l’a volé ? On s’en fout, l’important est que vous soyez là ! » demandera en substance Poun un peu plus tard dans le concert. A propos de dernier album, le groupe jouera évidemment plusieurs titres de Comfortable Hate comme ‘Land Of Bastards’ ou l’excellent ‘The Point Of No Return’. Ce soir les deux chanteurs sont en forme, en voix, tout comme le groupe qui délivre une prestation de grande qualité. Evidemment, dans leur animation, les deux fers de lance Arno et Poun font le gros du boulot mais ils sont épaulés par Snake et Jacou. « Est-ce que vous êtes toujours là ? » demande Poun. La réaction des fans est sans équivoque ! Ils adorent. Et le prouvent lorsque Jacou lance la ligne de basse de ‘Proud Mary’ qu’ils soutiennent de leurs applaudissements. Le titre secouera la fosse ravie de ce concert porté par un certain esprit frondeur – « il faut bien qu’on se marre, non ? Se marrer et foutre le bordel, c’est ce qui nous reste, non ? », constatera Arno – et mâtiné de second degré – « Ca passe trop vite, ça me rappelle un coït » plaisantera Poun. Dur de passer après une telle prestation. Les suivantes ? Nos Suédoises préférées, à savoir Crucified Barbara qui ouvrent la partie internationale du festival.

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Crucified Barbara

Ce qui frappe avec l’arrivée des Suédoises, c’est leur son. Sacrément puissant, à peine un peu trop fort. Le public réagit bien face aux musiciennes qui attaquent tambour battant, dégageant une belle impression en concert. Mia précise qu’il s’agit de la dernière date de leur tournée française et harangue le public avant de lancer ‘Rock Me To The Devil’ en demandant « Are you ready to rock me ? ». Klara remerciera le public en français et précisera, en anglais cette fois, qu’elles sont Crucified Barbara, qu’elles viennent de Suède avant que le groupe ne joue ‘Lunatic #1’.

Leur musique est très heavy ce soir, très agressive comme le prouve l’introduction de ‘In Distorsion We Trust’. Le public est bien présent qui applaudit à l’invitation de Nicki. Les slammeurs sont de sortie, bon signe quant à la réception de la prestation par le public. Les filles terminent le titre instruments levés. Scéniquement, les Suédoises ont quelques gimmicks comme lorsqu’elles se regroupent toutes les trois ou lorsque Klara et Ida se regroupent devant Nicki. Toutefois une dose de fantaisie, de variété donnerait plus de saveur à un ensemble qui reste quand même très efficace live. ‘Into The Fire’ donnera l’occasion à Mia de présenter les musiciennes. La présentation de Nicki dans le style « meilleure batteuse du monde » rappelle évidemment la phrase de Lemmy introduisant Mikkey Dee. Klara présente à son tour Mia précisant qu’elle chante comme une déesse et chauffant la foule par des « Are you ready ? ».

Toute cette effervescence agite la fosse qui pogote et offre un beau moment live. Les filles sont généreuses et les spectateurs apprécient. Ida s’adressera à son tour au public. « Vous êtes magnifiques » dira-t-elle en français avant de lancer ‘Electric Sky’. Un circle pit se forme spontanément et les filles concluent à nouveau un très bon concert. Leur musique ne révolutionne pas le metal mais leurs prestations sont toujours sincères et généreuses. Et ce soir, placées dans une programmation très hard-metal-core, leur metal qu’elles ont survitaminé sur ce Rock In Hell aura fait mouche. Histoire de calmer les esprits, la sono envoie « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf, titre classiquement utilisé par les filles pour offrir une pause de douceur à leur public.

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Madball

Avec Madball, la soirée prend un sacré coup d’accélérateur. Le hardcore new-yorkais est d’une efficacité qui n’est plus à prouver. Fred Cricien, le chanteur, ne tient pas une seule seconde en place, tellement agité qu’il se retrouve dès le premier titre au plus près des fans, collé à la barrière de sécurité. A vrai dire, emporté par son élan, il s’est un peu pris les pieds dans les retours ! Il demande au public qui a déjà vu Madball ? Qui voit le groupe pour la première fois ? Scéniquement, tout repose sur le chanteur qui prend tout l’espace disponible. A ses côtés, Hoya Roc et Mitts sont très statiques. Le plus mobile des musiciens serait donc le batteur qui est un sacré cogneur ! Côté public, les new-yorkais ne jouent pas devant un parterre de leurs fans ni de fans de hardcore. Fred le sent bien. En effet quand il demande « Have you a good time ? » il enchaîne en précisant « you can be honest » et force est de constater que le public a du mal à bouger. Mais Fred joue sa partie sans faiblir, remerciant les spectateurs qui sont restés pour leur ouverture d’esprit car ils écoutent peut-être du hardcore new-yorkais pour la première fois. Le chanteur harangue même les fans « When I Say New-York, you say Hardcore ! ».

La sauce hardcore new-yorkaise n’aura pas pris ce soir, malgré un groupe qui aura tout donné, alternant classiques et nouveautés. Les hommes de ROTN doivent toutefois être heureux du passage des new-yorkais. En effet, en plus d’arborer un tee-shirt ROTN, Fred sera même allé jusqu’à leur rendre hommage disant au public tout le bien qu’il pense des Français.

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Behemoth

Jusqu’à maintenant, les groupes se sont présentés sur scène sans artifices ni mise en scène particulière. Behemoth apporte cette touche théâtrale bienvenue. Le concert débute dans la pénombre dans laquelle les premiers rangs peuvent distinguer Tomasz Wróblewski et Patryk « Seth » Sztybe encapuchonnés sur les côtés de la batterie. Nergal entre en scène tenant deux tiges enflammées, maître de cette cérémonie qui nous emmènera dans des ambiances radicalement différentes de celles proposées par les groupes jusqu’à présent. L’homme se prosterne. Pas de doute, les Polonais nous invitent à leur cérémonie.

Le dernier album ouvre les hostilités avec ‘Blow Your Trumpets Gabriel’ et ‘Ora Pro Nobis Lucifer’. « It’s good to be back in France » annoncera Nergal dans une de ses rares communications avec le public, public qui est moins nombreux en cette fin de soirée. La musique est ultrapuissante, les lumières appuient le propos et Behemoth nous emmène dans sa messe aux côtés hypnotiques. Peut-être les samples qui introduisent régulièrement les morceaux cassent-ils un peu le rythme. Le groupe offre une setlist remontant jusqu’à Satanica, puisant dans tous les albums depuis 1999 avec évidemment ‘The Satanist’ qui est l’opus le mieux représenté. Dans la salle, les spectateurs restant peu nombreux confèrent presque une ambiance club à cette fin de festival. La puissance du son nous rappelle toutefois le contraire. « Scream for me ! » demande Nergal. Dommage tout de même que si peu de monde ne soit resté en ce samedi soir. Certes, la musique des Polonais est extrême. Trop pour être fédératrice malgré une indéniable qualité ?

Mais déjà le temps passe et il est temps des rappels. ‘O Father O Satan O Sun’ clôture cette edition du Rock in Hell avec les musiciens vêtus comme sur les photos promotionnelles, avec les cornes pour un dernier effet théâtral. Il est presque une heure du matin et l’on se dit que Behemoth est aussi une machine plutôt efficace en concert, emmenant le public dans un univers aux confins de la folie. A noter ce soir, l’absence des fameux pieds de micro. Une aubaine pour les photographes. A noter aussi la fermeture des stands de merchandising mais aussi des bars pendant que Behemoth joue. Pour les bars, ne serait-il pas possible d’attendre la fin du concert ? Là, l’impression de « Attention, on ferme » est vraiment particulière.

Voilà, le Rock In Hell est terminé. Et que dire de plus ? A l’année prochaine bien sûr ! Et peut-être que les groupes et le public auront trouvé autre chose que le wall of death. Leur systématisme va les rendre moins intéressants. Ceci dit, les fans se seront aisément prêtés au jeu ce soir et après tout, là où il n’y a pas de « braveheart » peut-être ne peut-il pas y avoir de plaisir ?

Live report : Lost.
Photos : Lost.

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Galerie photos Rock In Hell.



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