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Interview   

Royal Blood prend des couleurs


Royal Blood passe le cap du troisième album avec audace, écoutant avant tout ses envies, et s’ouvre à un monde plein de couleurs et de grooves dansants. A la fois retour aux sources et évolution, Typhoons voit Mike Kerr et Ben Thatcher opérer un mariage improbable entre deux de leurs amours en musique : l’électro-pop façon Daft Punk et le rock n’ roll d’AC/DC. Une nouvelle approche de Royal Blood et de ses éléments qui pourrait décontenancer certains fans mais qui devrait confirmer leur succès et rendre la fête encore plus folle lors des concerts, toujours en ligne de mire, et qu’évidemment ils espèrent voir revenir bientôt.

Cependant, Typhoons est un album à deux niveaux de lecture. Derrière le côté festif se cache une âme tourmentée, celle d’un Mike Kerr qui se qualifie d’autodestructeur et aux prises avec ses pensées. Plus que jamais, la musique est une thérapie. Certains diront que la prise de conscience est le premier pas vers la guérison et Mike, désormais sobre, a clairement commencé son propre voyage. Nous parlons de tout cela avec le chanteur-bassiste.

« Nous aurions pu continuer à faire des albums qui sonnaient exactement comme notre premier et notre second album. Nous aurions pu en faire dix de plus, je pense que je pourrais même en faire un en une semaine, mais […] cette perspective ne m’excite pas du tout. »

Radio Metal : Pour Typhoons, vous avez puisé votre inspiration dans ce qu’on appelle la French Touch – c’est-à-dire des groupes tels que Daft Punk, Justice et Cassius. Il se trouve que vous considérez ça comme un retour aux racines musicales de votre premier groupe Flavor Country qui était très influencé par ces artistes. Tu y jouais d’ailleurs du clavier et de la keytar. Peux-tu nous parler de Flavour Country et de ta transition du clavier à la basse ?

Mike Kerr (chant & basse) : Flavour Country était mon premier groupe. J’y officiais quand j’avais treize ou quatorze ans. J’ai joué du piano quand j’étais enfant, donc je suis devenu le claviériste, mais je crois que lorsque nous avions dix-sept ou dix-huit ans, nous avons changé de nom. Nous avons commencé à jouer de la musique plus heavy, mais j’étais toujours au clavier. J’ai commencé à faire des sons de basse avec mes claviers. La manière dont on peut manipuler le son d’un clavier m’a toujours intéressé et j’ai commencé à brancher des claviers dans des amplis. Donc quand je me suis mis à jouer de la basse, je n’ai pas vraiment changé mon approche. J’aimais expérimenter avec les pédales et les amplis. C’est un peu ce qui m’a amené à la découverte du son que j’ai aujourd’hui. J’imagine que mon intérêt dans les synthétiseurs et les claviers, c’est vraiment mon background en tant que musicien. La première fois que j’ai joué de la basse, c’était dans Royal Blood. Donc quand nous avons décidé d’introduire des claviers et ces sons sur ce nouvel album, je savais comment faire. Je viens de là. Mais Flavour Country, c’était amusant. Nous étions très jeunes.

Après le succès du premier album, les gens vous ont évidemment demandé de répéter cette formule, mais désormais vous vous en êtes clairement libérés. Y a-t-il eu un moment où vous avez craint d’être piégés par votre propre création ?

Non, parce que beaucoup de temps s’était écoulé et ça faisait longtemps que nous faisions la même chose. Nous avons vraiment le sentiment que c’était la bonne chose à faire. De même, c’était dicté par l’inspiration. Il n’y avait aucune motivation commerciale là-derrière. C’est un authentique désir d’essayer quelque chose que nous n’avions pas encore fait. C’est tellement amusant de jouer de cette manière. Le fait de ramener le « roll » dans le rock », ça fait vraiment du bien. Donc ce que je veux dire, c’est que ce désir ne vient pas de ce que tu dis, car je pense que, souvent, les gens changent dans l’espoir de plaire à d’autres gens, or nous l’avons fait pour nous en tant qu’artistes, pour faire quelque chose de neuf. Je pense que nous aurions pu continuer à faire des albums qui sonnaient exactement comme notre premier et notre second album. Nous aurions pu en faire dix de plus, je pense que je pourrais même en faire un en une semaine, mais le problème est qu’il y a une limite là-dedans, pas dans le contenu, mais dans ce que je ressens par rapport à ça. Cette perspective ne m’excite pas du tout. C’est donc une limite en ce sens, mais je ne reste pas bloqué là-dessus non plus.

Typhoons est un album très dansant. Les rythmes de Ben sont vraiment la colonne vertébrale et l’élément principal des chansons. Comment est-ce que ceci a changé ou impacté ta dynamique et ton alchimie avec Ben ?

C’est en fait ce qui m’a permis d’être beaucoup plus fou avec mes riffs, car les grooves ancraient vraiment les chansons comme nous ne l’avions jamais fait avant. J’ai commencé à penser comme Angus Young, car tout d’un coup, je pouvais composer ces plans de guitare par-dessus ces rythmes. C’est vraiment amusant si tu écris des riffs de manière très rythmique, c’est très gratifiant. De nombreuses chansons ont vraiment commencé avec un rythme de batterie. Je pense que l’idée de cet album, c’était vraiment de créer une atmosphère et de donner l’impression d’une playlist, plutôt qu’un paquet de chansons prises au hasard. Nous voulions que ça donne la sensation d’un groupe qui joue à une soirée de fête. Nous ne voulions pas que l’auditeur arrive au troisième morceau et que tout d’un coup il passe à l’album de quelqu’un d’autre parce qu’il veut rester sur le même niveau d’énergie. Donc, pour nous, ces rythmes étaient très importants pour maintenir le tempo et l’intensité des chansons.

Tu as cité Daft Punk et AC/DC comme références. Penses-tu que ces deux groupes ont plus en commun qu’on pourrait croire ?

Non, je ne pense pas qu’ils aient grand-chose en commun. C’est plutôt que j’avais l’impression d’avoir quelque chose en commun avec les deux. Cet album en est l’expression. J’adore ces deux groupes et j’ai trouvé que j’étais capable de fusionner leurs sons. C’est assez unique selon moi, car c’est quelque chose que je n’avais jamais fait avant. C’est notre premier tournant. Je pense que nous avons trouvé une ligne directrice commune à la dance et au rock. Nous avons appelé ça AC/Disco. Je trouvais que c’était une manière de réunir le disco et le rock avec beaucoup de goût, car ça peut aussi être fait affreusement mal [rires]. Je n’ai pas réinventé la roue non plus, mais j’ai trouvé ça original.

« Nous avons trouvé une ligne directrice commune à la dance et au rock. Nous avons appelé ça AC/Disco. »

Ce que ces deux groupes ont peut-être en commun, c’est le fait qu’ils se reposent sur des rythmes et une instrumentation très simples. Penses-tu que le génie soit parfois plus dans la simplicité que dans la complexité ?

Absolument. Selon les mots d’Einstein, tout doit être aussi simple que possible, mais pas plus simple. Je m’efforce toujours de rendre les choses aussi simples que possible. Ça ne veut pas dire non plus qu’elles doivent être simples. Ça veut dire penser les choses pour qu’elles soient aussi simples qu’elles puissent l’être. Comme nous sommes seulement deux membres dans le groupe, ça implique de viser encore plus cette idée, nous misons d’autant plus sur cette philosophie que nous ne sommes pas dans un gros groupe.

Même si tu utilises aussi du clavier, tu es parvenu à créer un son à la basse qui se rapproche parfois des sons distordus typiques de Justice notamment. As-tu revu ta configuration sonore pour l’adapter à la direction musicale de cet album ?

Non, mais tu sais quoi ? En fait, j’ai d’abord éteint un paquet de pédales pour ensuite passer énormément de temps sur le son en les rallumant une par une. Au final, j’ai vraiment simplifié mon son.

Vous étiez en pleine réalisation de l’album quand le confinement est survenu. Comment avez-vous géré la situation ?

Logistiquement parlant, ça nous a obligés à quitter le studio dans lequel nous étions à Londres, mais sur le plan créatif, c’était extraordinaire, car j’ai continué à composer des chansons et je suis allé dans notre studio, qui est situé à Brighton, où nous vivons. Durant le premier confinement, j’ai composé « Typhoons » et « Limbo », et durant le second confinement, j’ai composé « Oblivion » et « Mad Visions », qui sont quatre de mes chansons préférées dans tout l’album. Ça a donc eu un gros effet sur l’album. Je ne sais pas comment voir ça… J’ai profité de l’occasion. Au final, la pandémie était quelque chose de négatif, mais j’ai réussi à la transformer en positif.

Tu as déclaré que « si [tu fais] des albums, c’est pour faire des concerts ». C’est paradoxal que vous ayez fait un album aussi dansant et conçu pour le live justement à un moment où on ne peut pas faire de concert. Comment as-tu trouvé la motivation pour faire un tel album dans ce contexte ?

Je pense qu’il est impossible pour nous de faire un album sans penser au fait de jouer en live, et ce n’est pas parce que la musique live ne se fait pas en ce moment qu’elle ne reviendra jamais. Donc l’envie de faire un album qui fait du bien en concert ne changera jamais vraiment. C’est quelque chose que nous ferons toujours. Je pense que le désir de retrouver les concerts nous a même donné encore plus d’énergie, et parce que tout était tellement déprimant et maussade, ça nous a donné envie de peut-être faire de la musique qui serait un antidote à ce qui se passe autour de nous, plutôt que d’alimenter le feu en faisant un album déprimant sur le Covid-19. J’ai hâte de jouer ces chansons en concert. Je pense qu’elles vont être super. Je suis content que nous ayons fait un tel album, conçu pour faire la fête, car les premiers concerts quand ça reviendra… De toute façon, pour nos premiers nouveaux concerts, nous nous serions éclatés. Donc si en plus on considère que les gens auront attendu très longtemps pour assister de nouveau à un concert, ça fera que ça sera un sacré moment.

L’album est autoproduit. Penses-tu que vous ayez atteint un stade où avoir un producteur est devenu plus une entrave à votre vision qu’une aide ?

C’est en partie vrai, mais je pense que c’est plus que nous avions une idée très claire de ce que nous étions en train de faire et de la manière exacte dont nous voulions le faire. Avoir un producteur juste pour avoir un producteur, ça n’avait aucun sens pour nous. De même, il y avait certaines chansons sur cet album pour lesquelles le processus a commencé quand j’ai fait une démo, et finalement nous ne les avons pas réenregistrées. « Typhoon », par exemple, c’est la démo de la chanson. Donc nous nous sommes retrouvés à la fin du processus de maquettage en réalisant que la chanson était faite, et il n’y avait personne avec nous [rires]. Donc quand les gens veulent savoir qui a produit la chanson, je dis : « Eh bien, nous l’avons fait » car il n’y avait personne d’autre.

« Cet album donne l’impression de voir le groupe en couleurs pour la première fois. Il a soudainement ouvert tout un monde d’idées et de musique. »

Est-ce que ça veut dire que vous n’aviez pas une idée aussi claire pour les deux albums précédents ?

Je pense que pour le premier album, j’avais une idée très claire de ce que nous étions en train de faire. Pour le second album, nous avions énormément de pression et peut-être que nous étions un petit peu perdus, nous ne savions pas exactement ce que nous devions faire. Ça avait l’air d’être du perdant-perdant. Imagine si nous avions fait cet album à la place de notre second album, ce serait allé trop loin. Et si nous avions fait quelque chose qui sonnait exactement comme le premier, il n’y aurait pas eu suffisamment d’évolution. C’était donc cette étrange situation où nous ne pouvions pas gagner. C’était vraiment à cause du fait que nous avons eu très tôt du succès. Mais pour celui-ci, nous avions une idée claire de ce que nous voulions faire, car c’était un truc à part. Ça donnait le sentiment d’une œuvre à part entière qui contenait des thèmes qui n’existaient pas sur nos albums précédents.

D’un autre côté, quand on regarde les crédits, on voit que de nombreux studios et ingénieurs ont été impliqués, et aussi que Josh Homme et Paul Epworth ont participé à la production de quelques chansons. Comment se fait-il qu’autant de lieux et de gens aient été impliqués dans ces enregistrements, alors qu’au final vous n’êtes que deux musiciens ?

C’est en grande partie parce que nous n’arrêtions pas de nous bouger à cause du Covid-19. Comme Josh Homme produisait « Boilermaker », il a son propre ingénieur et son propre studio. Nous avons enregistré « Trouble’s Coming » au studio de Paul Epworth, donc il était là, son ingénieur était là, c’était son studio. Nous avons commencé à faire l’album à Londres, là encore, c’était un studio différent, deux ingénieurs. Puis nous avons dû partir et revenir à Brighton, car nous ne pouvions plus enregistrer là-bas car ce n’était pas sûr. Nous sommes donc allés dans notre propre studio où nous avons notre propre ingénieur. Nous n’avions pas ce studio avant, autrement nous aurions fait tout l’album là-bas. Nous avons eu notre propre studio seulement à la moitié de la première vague de pandémie – c’est un genre de vieille grange que nous avons convertie. Donc tu vois, ça s’additionne comme ça. Ça n’a pas vraiment à voir avec le fait qu’il n’y a que deux personnes dans le groupe. C’est plus dû à la manière dont les studios fonctionnent.

D’après le dossier de presse, sur le plan des textes, chacune des nouvelles chansons « explore et évoque, parfois directement, parfois indirectement, l’envers du succès ». Dans la chanson « Limbo », tu chantes d’ailleurs que tu te « réveilles chaque matin presque surpris d’avoir survécu ». Peux-tu nous parler de ce que tu as traversé ?

Je ne suis pas sûr que le côté autobiographique ait rapport avec la vie du groupe, c’est plus basé sur mon expérience personnelle et la manière dont je vivais ma vie. Et oui, je suis stupéfait de ne pas être mort ! C’est la raisons de ces paroles dans la chanson. Je ne sais pas comment je suis parvenu à survivre [rires]. Je devrais être mort. C’est un miracle. J’étais une personne assez autodestructrice et je le suis toujours, mais je suis sobre maintenant, donc ça me donne une bonne chance de m’en sortir. Mon changement de mode de vie a déjà commencé il y a deux ans, mais le développement personnel n’a pas de ligne d’arrivée.

Quand tu as décidé d’arrêter de boire, tu as eu cette prise de conscience dans un bar à Las Vegas : quelle volonté est-ce que ça requiert ?

La volonté d’arrêter à Las Vegas n’est pas si impressionnante que ça, car la sobriété, c’est plus qu’un jour. Ce qui est déterminant, c’est le voyage que tu entreprends au lendemain du jour où tu as décidé d‘arrêter ; le jour où tu arrêtes, en soi, ne signifie pas grand-chose. C’est ce qui se passe le lendemain et le surlendemain, et ainsi de suite, qui est important. Il faut beaucoup de volonté pour ça, mais je pense que c’est beaucoup plus profond qu’une question de volonté. La volonté suggère que c’est quelque chose que je contrôle, alors que ce n’est pas du tout le cas. C’est bien la raison pour laquelle c’était un tel problème. Ça se fait un jour à la fois. C’est un truc profond. Mais je l’ai fait seul. Je pense que j’en ai eu marre d’en avoir marre, et j’étais fatigué de mon propre comportement. C’est beaucoup plus agréable maintenant à tous les niveaux. Je me sens plus créatif et en contrôle. Je peux mieux chanter, je peux mieux jouer et je peux me souvenir des trucs qui se passent.

« Je ne sais pas comment je suis parvenu à survivre [rires]. Je devrais être mort. C’est un miracle. J’étais une personne assez autodestructrice et je le suis toujours. »

Tu as déclaré qu’aussi, « une bonne partie des chansons de l’album traitent de cette idée d’être perdu dans ses propres pensées, et d’à quel point ça peut nous ronger ». Dirais-tu que notre esprit est parfois notre principal obstacle pour profiter de la vie ?

Oui, je le pense. En tout cas, d’après mon expérience personnelle. Je pense que notre santé mentale peut déterminer l’intégralité de notre vie. On peut réellement se retrouver empêtré et perdu dans son propre esprit. On l’est souvent tous à notre manière, et c’était certainement mon cas. Je pense qu’on est tous enclins à se perdre dans nos propres pensées, c’est juste que moi je suis capable de l’admettre [rires].

D’un autre côté, cet album étant très dansant, il parle vraiment au corps : cette musique est-elle ta manière d’inviter l’auditeur à arrêter de penser et à commencer à mieux écouter son instinct et son corps ?

Oui, et je pense que ça a toujours fait partie du groupe. Provoquer du mouvement physique par le biais de notre musique a toujours été un but. C’est pareil avec cet album. C’est juste que notre manière de bouger notre corps est peut-être moins agressive. C’est aussi un contrepoint intéressant. On a tellement l’habitude d’entendre de la musique disco entraînante avec du chant joyeux que notre esprit… Quand on y pense, ça n’a aucun sens, mais il n’y a pas non plus de raison pour qu’on ne puisse pas mettre des thématiques sombres dans les textes par-dessus une musique qui groove. Cette idée m’a excité, j’ai trouvé ça original. Il y avait aussi un côté thérapeutique, d’une certaine façon. Je pense de toute façon que toute musique est thérapeutique et en particulier le fait de l’écrire, et encore plus quand on écrit des paroles, car tu fais de la place pour que ton subconscient puisse te dire ce qui s’est passé. Tout le processus de conception de l’album, en soi, est l’une des raisons principales pour lesquelles je fais ça.

L’album se termine sur une chanson très calme, au piano, qui s’intitule « All We Have Is Now ». On dirait ce moment à la fin d’une fête, où c’est le petit matin, on est fatigué et groggy…

Oui, il fallait que ça aille à la fin de l’album parce qu’il n’y avait pas de retour possible après cette chanson. C’était une chanson que nous adorions tous les deux et nous ne voulions pas qu’elle se perde. Nous ne voulions pas qu’elle disparaisse et soit une face B ou une chanson oubliée. Paradoxalement, j’ai trouvé que le meilleur moment où la mettre dans l’album, c’était à la fin.

Les illustrations des deux premiers albums étaient en noir et blanc et, tout d’un coup, on voit toutes ces couleurs émerger du noir avec Typhoons. Est-ce que travailler sur cet album a ouvert votre horizon pour l’avenir ?

Absolument. Cet album donne l’impression de voir le groupe en couleurs pour la première fois. Il a soudainement ouvert tout un monde d’idées et de musique. Je n’ai pas arrêté de composer des chansons depuis que l’album est terminé. Je vois beaucoup plus de musique venir, c’est vraiment excitant. Il est clair qu’il était temps que nous fassions un album comme Typhoons. J’aurais presque aimé l’avoir écrit plus tôt, car j’ai l’impression que c’est l’album que j’ai toujours eu envie de faire.

Vu que cet album est assez différent des deux premiers, comment penses-tu que les fans réagiront ? Penses-tu qu’ils sont prêts pour cet album ?

Je pense que ce serait les traiter les gens avec condescendance que de penser qu’ils ne sont pas prêts pour cet album [rires]. Au final, c’est de la musique et ça ne fait de mal à personne, et ça fait un superbe vomitoire pour ceux qui détestent l’album. C’est à eux de voir maintenant. J’adore cet album, donc c’est tout ce qui m’importe. Je ne fais pas des albums pour obtenir l’approbation de qui que ce soit d’autre que moi-même. Mais j’espère quand même qu’ils l’aimeront.

Interview réalisée par téléphone le 12 mars 2021 par Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Royal Blood : alicecooper.com

Acheter l’album www.royalbloodband.com.



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