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Interview   

Ruyter Suys, accro à sa dose de Nashville Pussy


Ruyter Suys est un sacré petit bout de femme qui a décidé de dédier sa vie au rock’n’roll. Enfin, « décidé »… Il semblerait que ce soit pour elle plus ce genre de chose qui vous tombe sur le coin de la tête et à laquelle on devient malgré soi immédiatement accro à vie. Pour elle, le rock’n’roll, c’est « une religion, c’est aussi mon carburant, ma passion, l’air que je respire. […] C’est ma thérapie, mon amour, c’est tout pour moi. […] J’en ai besoin comme d’une drogue […] Je suis complètement accro. » Si ces propos extraits de l’interview qui suit ne sont pas une véritable déclaration, c’est que nous n’y connaissons rien !

Et lorsqu’elle nous parle de ce nouvel album de Nashville Pussy, intitulé Up The Dosage, Ruyter rayonne de bonheur. Joviale, très positive, chaleureuse, le rire aux lèvres à chaque instant, elle nous donne envie, envie de monter le volume, augmenter la dose, sans se soucier du voisinage. Rock’n’roll quoi. Et même si c’est parfois difficile de rester féminine dans ce monde d’homme qui passe les trois quarts du temps sur les routes et qui, de fait, ressemble à « une bande d’ados de 14 ans », la guitariste aime éperdument son métier. Outre son enthousiasme, Ruyter revient avec nous sur ce qu’elle considère être « leur Back In Black » mais aussi sur Billy Gibbons (ZZ Top) sortant de la douche et son amour pour… le fromage français !

« Rien n’est plus cool que de se lever un matin avec sa brosse à dent, d’aller à la salle de bain et de voir Billy Gibbons [ZZ Top] en sortir. »

Radio Metal : Tout d’abord, qu’en est-il du dernier changement de line-up du groupe ? Est-ce que tu peux nous dire pourquoi Karen [Cuda] est partie ?

Ruyter Suys (guitariste) : Karen avait un problème au cou. Elle a dû se faire opérer car elle ne pouvait plus supporter le poids de sa basse autour de son cou. Maintenant, deux ans après son opération, elle va beaucoup mieux, mais je ne pense pas qu’elle pourra à nouveau jouer en live… Pas les trucs dingues de Nashville Pussy, en tout cas !

Mais vous êtes toujours en contact avec elle ?

Oui, complètement ! Elle est partie simplement parce qu’elle ne tenait plus le coup physiquement. C’était trop de headbanging !

OK, et comment vit-elle le fait de ne plus pouvoir jouer ?

Je pense qu’elle est très heureuse ! Tu sais, la vie sur la route est assez dingue et elle s’est posée, en quelque sorte [rires]. Elle a un super mec, s’est acheté une maison à Denver et elle joue de la musique. Elle a l’air très heureuse. Je pense qu’elle aurait bien aimé venir au Brésil avec nous, mais bon… [rires]

Vous jouez avec Bonnie [Buitrago], votre nouvelle bassiste, depuis plus d’un an…

Oui, presque 2 ans maintenant !

… et c’est maintenant un membre officiel du groupe. Comment l’avez-vous rencontrée ?

Elle avait passé une audition pour faire partie du groupe il y a douze ans, mais nous avions embauché Katielyn [Campbell]… Bonnie est fan de Nashville Pussy depuis le lycée, depuis ses 17 ans ; elle n’a qu’un seul tatouage sur tout le corps et c’est le logo de Nashville Pussy sur le poignet qu’elle s’est fait faire à 18 ans. Elle en a maintenant 31, et c’est une fan de toujours. Quand elle a passé l’audition, ce n’était pas évident car elle était très jeune à l’époque, elle n’avait pas de véritable expérience de tournée, donc nous avions dit non. Mais quand Karen est partie, nous nous sommes dit : « Merde, qu’est-ce qu’on va faire ? [rires] Qui va être la parfaite remplaçante ? » Quand nous avons pensé à Bonnie, elle nous a répondu : « Génial, bien sûr que je vais le faire ! » À ce moment-là, douze ans après sa première audition, elle avait déjà fondé son propre groupe qui s’appelle Bloodhook. C’est un trio et ils ont tourné aux États-Unis et en Europe, ils sont allés en studio, donc maintenant elle a beaucoup plus d’expérience musicale, c’est parfait. Elle s’est très bien intégrée et c’est une grosse fan de Nashville Pussy donc elle a un point de vue unique sur le groupe, elle apporte de la fraîcheur et un regard nouveau. Elle est très sympa et très enthousiaste. Où que nous allions, elle est super contente alors que nous, nous sommes blasés d’y être déjà allés cent fois et nous nous disons : « Ugh, de retour à New York… ». Elle nous fait nous sentir jeunes à nouveau ! [rires]

« Si je n’étais pas dans un groupe, je ne sais pas ce que je ferais. Je deviendrais dingue. Il faudrait que je sois un pompier en deltaplane ou quelque chose comme ça. »

C’était donc assez évident de l’avoir dans le groupe, finalement ?

Oui, elle n’était jamais loin. Même quand elle se consacrait à son autre groupe, presque à chaque fois que nous passions à Los Angeles – elle vit là-bas – elle venait à nos concerts, à nos fêtes, en tant qu’amie. Donc c’est formidable qu’elle soit vraiment dans le groupe, maintenant ! En plus, c’est super de faire la fête avec elle [rires] !

Est-ce que c’était important que le groupe ait une femme à la basse pour conserver un équilibre, une parité au sein du groupe ?

Absolument. Il faut que nous gardions un équilibre entre l’œstrogène et la testostérone ! [rires].

À quel point Bonnie a-t-elle pris part au processus d’écriture du nouvel album ?

Elle a écrit toutes ses parties de basse. De plus, elle a une très jolie voix quand elle chante, donc quand nous avons découvert ça, nous avons mis des chœurs sur quasiment tous les morceaux. Bonnie, Jeremy [Thompson] et moi chantons tous un peu. Elle a une super voix. Mais oui, elle a écrit toutes ses parties de basse ; généralement, nous laissons toutes les parties de basse à la bassiste pour qu’elle fasse ce qu’elle veut. Bonnie s’est très bien débrouillée.

Blaine [Cartwirght, chanteur-guitariste] a déclaré au sujet de votre nouvel album Up The Dosage: « C’est notre Back In Black ». Pourquoi a-t-il choisi cette référence exactement ?

[Rires] Je n’en sais rien ! Je pense que c’est parce que c’est notre plus gros album en termes de son, comme Back In Black ou les albums précédents de Nashville Pussy, il a cette énergie brute, mais en même temps, c’est le plus gros son qu’on ait jamais eu. C’est comme si nous étions devenus plus matures et plus immatures à la fois [rires]. Je pense que nous avons enfin obtenu un très bon enregistrement. C’est difficile de capturer l’énergie live en studio, et je pense que nous y sommes vraiment parvenus sur cet album.

Cet album est intitulé Up the Dosage [« augmente la dose »] et deux chansons font allusion à la drogue. Quel est en fait votre rapport à la drogue ?

[Rires] Eh bien, Up the Dosage n’est pas nécessairement une histoire de drogue. Ça peut s’appliquer à n’importe quoi. Ça veut simplement dire « plus ». Nous passons la vitesse au-dessus. Nous montons d’un cran. Maintenant, c’est du sérieux. Mais je ne sais pas. Blaine écrit beaucoup de chansons sur la drogue. C’est un bon sujet, il y a de la matière !

« Oui, nous avons dépensé tout le budget de l’enregistrement [dans cette tournée avec ZZ Top] (rires). »

Est-ce que tu considères Nashville Pussy comme une sorte de drogue, à la fois dangereuse, réconfortante et addictive ?

Oh oui, tout à fait, et je suis complètement accro ! Je suis victime de Nashville Pussy parce que même quand je veux arrêter, je ne peux pas ! [rires]

Au début de l’album, on peut entendre une foule et un orgue, un peu comme au début d’une messe gospel. Est-ce que pour toi, le rock’n’roll est une religion ?

Complètement ! Pour moi, ce n’est pas seulement une religion, c’est aussi mon carburant, ma passion, l’air que je respire. Je ne peux pas vivre sans musique, point. C’est ma thérapie, mon amour, c’est tout pour moi. Il faut que j’en aie [rires]. Je ne peux pas ne pas avoir de musique, c’est toute ma vie. Et maintenant que je suis dans un groupe, j’ai besoin d’être sur scène, j’ai besoin de musique, j’ai besoin de son… Si je n’étais pas dans un groupe, je ne sais pas ce que je ferais. Je deviendrais dingue. Il faudrait que je sois un pompier en deltaplane ou quelque chose comme ça, pour faire sortir toute cette énergie que je dépense sur scène. Je ne sais pas comment je pourrais faire dans la vraie vie. Je vis complètement dans un monde de rêve, et j’en ai vraiment besoin [rires]. J’en ai besoin comme d’une drogue, tu as tout à fait raison ! Je suis complètement accro.

Apparemment pour cet album vous aviez un budget limité à cause de la tournée que vous avez faite avec ZZ Top, qui vous a coûté cher. Est-ce qu’investir dans cette tournée était plus important pour vous que d’investir dans l’album ?

Oui, évidemment [rires]… C’était une décision complètement délibérée de faire cette tournée avec ZZ Top, c’était une opportunité que nous ne pouvions pas rater, mon Dieu, nous nous sommes vraiment éclatés ! Tourner avec ZZ Top, ça a été génial, et ça a valu chaque centime qu’on y a investi ! Nous voulions faire ça bien et ne pas faire quelque chose de merdique, nous voulions avoir un bon tour-bus, et oui, nous avons dépensé tout le budget de l’enregistrement là-dedans [rires]. Mais nous avions un super studio – je crois qu’il y a une faute d’orthographe dans notre bio pour l’album – qui s’appelle Nitrosonic, dans le Kentucky. Nous avons enregistré pas mal de groupe là-bas : l’autre groupe de Blaine, The Kentucky Bridgeburners, son ancien groupe Nine Pound Hammer, et le side-project que nous avons tous les deux et qui s’appelle Buzzard ont enregistré à Nitrosonic, donc nous savions que nous pourrions enregistrer l’album en dix ou douze jours avec un budget limité. Nous savions que nous pourrions le faire. De plus, Brian Pulito est un mec très cool.

Pas de regret d’avoir investi l’argent dans cette tournée, donc ?

Putain, pas du tout ! Rien ne vaut ces souvenirs avec les ZZ Top, rien n’est plus cool que de se lever un matin avec sa brosse à dent, d’aller à la salle de bain et de voir Billy Gibbons en sortir. On se dit : « Excellent ! Se lever le matin et voir Billy Gibbons, c’est trop cool ! »

« C’est difficile de rester fidèle à sa nature féminine quand tu voyages et que 90 % des gens autour de toi sont non seulement des hommes, mais des hommes qui passent beaucoup de temps sur la route. »

Cet album est plutôt varié, et on y trouve pas mal de références aux années 70 : la chanson country « Hooray For Cocaine, Hooray For Tennessee », « Till The Meat Falls Off The Bone » qui fait un peu penser à Aerosmith et « White and Loud » est une sorte de chanson stoner/doom inspirée de Black Sabbath. Est-ce que tu peux nous en dire plus à propos de ces chansons ? Comment ces influences ont été intégrées dans votre processus d’écriture ?

Je ne sais même pas par où commencer avec cette question ! Nous trouvons de l’inspiration partout. Évidemment, nous sommes tous fans de Black Sabbath, mais ce riff en particulier, je crois que je l’ai écrit pendant le soundcheck et je l’ai enregistré sur mon téléphone [rires]. Quand nous étions en train de composer, je suis allée fouiller dans mon téléphone pour retrouver tous ces petits riffs que nous écrivons au fur et à mesure, et j’ai dit : « Bordel, ça sonne exactement comme du Black Sabbath ! Qu’est-ce que nous pourrions en faire ? » Blaine a écrit « Hooray For Cocaine ». Je crois qu’il a écrit celle-ci un jour à la maison, assis avec sa guitare acoustique. Mais, ouais, comme nous écoutions beaucoup de rock des années 70, c’est le genre de truc qui te passe dans le sang puis ressort dans nos doigts…

Est-ce que c’était une manière de rendre hommage à vos héros ?

Non, pas vraiment, parce que comme je te le disais nous prenons notre inspiration un peu dans tous les sens. Par exemple, il y a un solo dans je ne sais plus quelle chanson qui me fait penser à Funkadelic. Il a un côté Eddie Hazel, très imprévisible, très énergique, avec une guitare assez dingue, pour quelqu’un d’autre, il se peut que ça sonne plutôt comme du Jimi Hendrix… Je ne sais pas. Je joue juste le truc, et peut-être que pour certaines personnes ça sonne comme ceci ou comme cela, mais pour moi, tout est du Nashville Pussy !

Est-ce que c’était aussi pour diversifier le son de Nashville Pussy ?

De manière générale, Nashville Pussy n’a jamais vraiment eu de style défini, nous ne réfléchissons jamais vraiment à ce que nous sommes en train de faire, nous le faisons et c’est tout ! [rires]

Donc ça vient naturellement ?

Oui, depuis ses débuts, Nashville Pussy est un groupe très organique. Nous n’avons jamais vraiment de plan. Cet album en est le parfait exemple : si tu m’avais dit, avant que nous entrions en studio, que j’enregistrerai des claviers et de la mandoline, je t’aurais répondu : « Vraiment ?! », j’aurais été surprise, mais à la fin de l’enregistrement, j’en étais presque à dire : « Je veux qu’on ait de la cornemuse sur cet album ! » Dans le feu de l’action, en studio, quand tu es frappé par l’inspiration, tu la suis. Nous avons eu des idées assez dingue, du genre : « Mettons un orgue au début », « Mettons du piano dans cette chanson », « Mettons une mandoline ici », « Mettons de la guitare slide là »… Nous avons eu beaucoup d’idées différentes, et nous les avons suivies.

Tu as dit dans une interview que tu en avais un peu marre de ne plus pouvoir jouer des chansons d’albums pas encore sortis sans que quelqu’un dans le public ne filme et ne les mette sur internet. Est-ce que tu penses que vous allez arrêter de le faire juste pour protéger vos nouveaux morceaux ?

Oui et non. C’est juste que ce serait bien de pouvoir jouer certaines chansons en live pendant un moment pour voir ce qu’elles donnent en live et les peaufiner un peu, mais maintenant, nous avons ce problème des gens qui les enregistrent et les mettent sur internet. Je ne sais même pas si c’est un problème ou pas, mais ce n’est plus comme dans le temps, quand c’était une surprise quand tu entendais les chansons pour la première fois. Ce sera toujours une surprise quand tu l’entendras en live, mais les gens seront déjà familiers avec les nouvelles chansons avant que nous ne les jouions parce qu’ils les auront vues sur YouTube ou quelque chose comme ça. C’est un peu bizarre, j’aurais aimé toujours pouvoir faire tout ça en privé, mais avec un public [rires] !

« Ça me gêne un peu, quand tu regardes le public et que tu vois tous ces téléphones qui te fixent [rires] […] Ça m’est arrivé de le faire aussi, mais je ne poste pas mes vidéos pourries sur internet ! « 

Tu ne trouves pas que c’est triste de voir que certaines personnes se sentent obligées de prendre des photos et des vidéos pourries avec leur téléphone tout le long d’un concert au lieu de profiter de l’expérience live ?

Complètement ! Je me souviens de la première fois que j’étais au musée du Prado à Madrid pour voir « Le jardin des délices » de Jérôme Bosch ; tout le monde prenait la peinture en photo avec son téléphone ! C’était il y a douze ou treize ans, et ils avaient des téléphones merdiques, pas des iPhones ! Je les voyais prendre leurs photos, et je me disais : « Pourquoi est-ce que vous faites ça ? Pourquoi est-ce que vous prenez la Joconde en photo ? Regarde-la, et si tu veux la ramener chez toi, achète une carte postale ! » Ça me semble tellement stupide. Tu es là, et tu regardes d’autres téléphones… Je ne sais pas. Ça me gêne un peu, quand tu regardes le public et que tu vois tous ces téléphones qui te fixent [rires]… Mais si c’est ce que les gens veulent, je suppose qu’il est difficile de contre-argumenter car je sais que ça m’est arrivé de le faire aussi, mais je ne poste pas mes vidéos pourries sur internet ! On y trouve tellement de vidéos merdiques… Mais les gens sont fiers d’être là, donc ils veulent le montrer.

Tu es connue pour avoir un fort caractère. Est-ce que c’est essentiel quand on est une femme dans un milieu aussi masculin ?

Oui, tout à fait. Il faut être plus qu’une guitariste, ça ne fait pas l’ombre d’un doute [rires]. Si tu es une femme, tu dois jouer à la fois le jeu des garçons et des filles. Ce n’est pas tout à fait pareil d’être une femme dans ce milieu, ça, c’est sûr [rires].

On lit tous les jours des commentaires complètement stupides sur les femmes dans le metal et le hard rock. Est-ce que ça t’est arrivé de devoir botter les fesses de mecs parce qu’ils te manquaient de respect ?

Oui, ça arrivait avant que je sois dans le groupe. C’est vrai de toute façon ! Si tu es née femme, tu vas toujours te retrouver avec de l’attention que tu n’as jamais demandée. Ça se passe mieux maintenant que je suis dans un groupe et que j’ai mon propre service de sécurité [rires]. Je n’ai plus à botter les fesses de qui que ce soit, maintenant j’ai des gens qui le font pour moi !

Est-ce que ça arrive souvent ?

Non, pas vraiment. Honnêtement, j’ai des fans très respectueux. Je n’ai pas de souci avec mes fans, mais ce n’est pas facile d’être une femme dans un monde masculin, et de rester une femme. C’est difficile de rester fidèle à sa nature féminine quand tu voyages et que 90 % des gens autour de toi sont non seulement des hommes, mais des hommes qui passent beaucoup de temps sur la route. En fait, c’est un peu comme voyager en permanence avec une bande d’ados de 14 ans. Ça peut être difficile de rester féminine dans un tel contexte, mais en vieillissant, je m’améliore ! [rires]

C’était ma dernière question. As-tu quelque chose à ajouter ?

Je ne sais pas ! J’ai hâte de revenir en France, nous y serons en janvier ou en février je crois, nous y passons toujours de très bons moments. Nous avons hâte de manger beaucoup de fromage, comme d’habitude. France, tes fromages me manquent !

Vous n’en avez pas des comme ça, aux États-Unis !

C’est trouvable, mais ils sont très chers et pas aussi bons ! [rires] Il me faut vos fromages pour entretenir ma silhouette !

Interview réalisée le 11 décembre par Amphisbaena.
Fiche de questions : Spaceman et Metal’O Phil.
Retranscription et traduction : Chloé.
Introduction : Spaceman.

Photos : Fernando Yokota et Claudia Mollard

Site internet officiel de Nashville Pussy : www.nashvillepussy.com

Album Up The Dosage, sortie le 20 janvier 2014 chez SPV/Steamhammer.



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