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Nouvelles Du Front   

S-Core fête son nouvel album à la Maison Bleue


Mardi 25 Septembre sortait dans les bacs le troisième album du groupe strasbourgeois S-Core : Into The Deepest. Quelques jours auparavant, le 21 septembre, nous étions conviés par le label à une écoute en avant-première, suivi d’un concert en petit comité.

Nous arrivons donc à la Maison Bleue, le QG du label, et rejoignons nos confrères de French Metal et Chuul. Pour l’occasion, le bureau d’Erik (le manager) est transformé en auditorium où un ordinateur égrène les titres de la dernière galette, tandis que le groupe planche bruyamment sur les balances quelques pièces plus loin. Le dossier de presse qui nous est distribué est des plus complets : une biographie du groupe, quelques infos sur l’album en écoute, ainsi que les deux précédents CDs et un accès presse pour une écoute en streaming du dernier. Car comme s’en amusera le groupe un peu plus tard, le dernier bébé n’est pas encore dispo pour le label, ironie de la situation pour une Release Party ! Mais revenons-en à l’écoute…

Si l’album reste dans la veine power metal à l’américaine de ses deux prédécesseurs, on constate dès les premiers titres une lourdeur des riffs et un net ralentissement du tempo qui n’ont rien d’un hasard, comme nous le confirmera Ket, le chanteur, un peu plus tard. En tout cas, cela ne nuit nullement à l’énorme énergie que l’album dégage ! Durant l’audition, Chris Ehdrich (le producteur) nous rejoindra pour échanger quelques mots et prendre la température sur notre ressenti et nos impressions. L’installation sonore du bureau a beau être plutôt modeste, la qualité du son et des basses est au rendez-vous, et l’avant-goût est extrêmement prometteur.

En parlant de goût, le label a pensé aux morfals que nous sommes et des sandwichs, préparés avec « amour et jambon » par Erik lui-même partagent le centre de la table avec quelques sucreries et des boissons sucrées et maltées. Mais on arrive déjà au dernier titre qui monte crescendo durant plus de 8 minutes et clôture magistralement l’album.

Tandis que les dernières notes s’évanouissent, Ket nous rejoint et s’empresse de nous demander notre avis. Les réactions sont plutôt timides (avec le personnage en face de vous, vous feriez moins les malins, croyez-moi !), mais tout le monde s’accorde pour dire que l’album sonne bien, voire très bien, et que le travail de ces dernières années a porté ses fruits. Car le chemin parcouru depuis le dernier album en 2007 n’a pas été sans embûches : si la majorité des titres sont bouclés depuis plusieurs années, l’entrée en studio a dû être repoussée plusieurs fois en raison des soucis de santé du batteur qui dut finalement se résoudre à quitter la formation. C’est là qu’intervient David, le jeunot du groupe, pour occuper la place vacante. Sa première mission sera d’intégrer les morceaux des albums précédents en préparation des shows live, ce qui ne sera pas une mince affaire quand on connaît l’importance et la présence sonore de la batterie. S’en suivra la finalisation des morceaux du nouvel album avec le matériel laissé par son prédécesseur, en y ajoutant bien sûr sa touche personnelle. La différence d’âge avec les autres membres, qui ont tous entre 30 et 40 ans, est abordée plusieurs fois : ses influences musicales sont peut-être différentes, mais l’alchimie et les vannes sont au rendez-vous, et l’intégration dans cette bande de potes qui évoluent ensemble depuis près de quinze ans semble n’avoir été qu’une formalité.

Au sujet des influences, Ket nous confiera que le son du nouvel album est directement lié à l’évolution de ses affinités musicales. Les groupes qu’il écoutait étant ado et qui lui ont donné l’envie de se mettre à la musique (Sepultura, Slayer pour ne citer qu’eux) ne le font plus vibrer de la même manière ; et même s’il reste un fan inconditionnel, il arrive à l’étape où il apprécie également les sons plus posés et plus discrets. L’album que le groupe présente ce soir est donc le fruit d’une évolution logique et, selon lui, le plus abouti et le plus mature de la discographie. Les membres sont tous très impatients de le présenter au public, et d’entamer la tournée promo qui les mènera jusqu’à Cuba dans le courant de l’année 2013.

Chris Ehdrich, quant à lui, insiste sur le côté vivant et naturel du son : loin de certaines pratiques visant à uniformiser et lisser la production pour obtenir une version sans défauts, il se plaît à laisser ci et là de petites imperfections pour obtenir cet effet spontané et franc qu’on trouve par exemple sur les albums live. Le style s’y prête particulièrement, et beaucoup de groupes vont y avoir recours dans les prochaines années selon lui.

Source photo : page Facebook du groupe / Daily Rock

La soirée se poursuit avec un concert accessible uniquement sur réservation et les premiers arrivés s’amassent déjà à l’entrée. Nous en aurons la preuve un peu plus tard : le groupe bénéficie du soutien indéfectible d’un grand nombre de fans, d’autant plus nombreux qu’il joue à domicile ce soir-là. La salle de concert fraîchement aménagée par le label est plutôt petite, ce qui lui confère ce côté intimiste dont le groupe saura se servir le moment venu. Les premières salves de batterie et de guitares sont envoyées, le concert commence : la petite salle est pleine à craquer et la température difficilement supportable, mais quel son ! La setlist de ce soir fait naturellement la part belle au nouvel album, ce qui nous permettra au passage de confirmer que les morceaux sont taillés pour le live, le terrain de prédilection du groupe.

La salle est maintenant une véritable fournaise, et un entracte d’une demie heure sera le bienvenu et permettra aux membres du staff d’installer de petites caméras aux points stratégiques, car il est prévu de récolter un maximum d’images sous toutes les coutures pour le clip d’un des nouveaux morceaux. Quand les lumières s’éteignent à nouveau, le public se prête volontiers au jeu et les pogos se déchaînent devant un chanteur ravi. Le concert s’achève vers 22h30 mais la soirée se poursuit autour d’une bière, où chacun pourra donner ses impressions sur les nouveaux titres.

Il est temps de prendre congé, non sans avoir remercié l’équipe pour l’accueil et l’ambiance chaleureuse de la soirée. Gardez un œil ouvert sur ce groupe, nul doute qu’avec une telle énergie et le soutien de leur label, les cinq Alsaciens iront loin.

Compte-rendu : Philippe Ehrhart

Bio du groupe sur Dirty 8
Page Facebook du groupe



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