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Chronique   

Sabaton – The Last Stand


Sabaton - The Last StandLorsque Sabaton tient un thème, il l’épuise jusqu’à la moelle. Fascinés par l’imagerie guerrière et les récits d’affrontements épiques, les Suédois n’ont pas eu à chercher très loin pour alimenter leur huitième effort studio intitulé The Last Stand. Sans surprises, il est question de batailles historiques et de résistance héroïque. Sabaton sait ce qu’on attend de lui, à savoir du power-metal et des hymnes. Tant mieux, car The Last Stand a largement de quoi alimenter la setlist du groupe et confirme l’ascension fulgurante du combo depuis Heroes : Sabaton est un véritable poids lourd.

La recette n’a pas changé d’un iota, Peter Tägtren et Jonas Kjellgren sont à nouveau à la production (depuis Carolus Rex) et le visuel est une nouvelle fois signé Peter Sallaï. Pour reprendre les termes du chanteur Joakim Brodén, « ne change rien qui ne soit pas cassé »… Pourtant Sabaton sait qu’il ne suffit pas de simplement effectuer encore et toujours le même récital pour maintenir son succès. Les Suédois ont eu la volonté de trouver un équilibre entre ce qui fait leur force principale et des innovations éparses. Sabaton ne se révolutionne pas, il ne stagne pas non plus. « The Lost Battalion » en est l’exemple type, avec l’absence de batterie remplacée par une boite à rythmes au pattern évidemment martial, quasi industriel, reproduisant des sons d’armes à feu. « Blood Of Bannockburn » propose de l’orgue Hammond ainsi que de la cornemuse. Ici réside sans doute le principal tour de force de Sabaton sur The Last Stand : la volonté de faire coïncider explicitement les thèmes abordés et la musique. Quoi de plus à propos qu’une cornemuse pour illustrer la bataille de Bannockburn où Robert Bruce d’Ecosse a vaincu Edouard II d’Angleterre en 1314 lors de la première guerre d’indépendance écossaise. Les samples de clavier et cris guerriers sur « Sparta » en font une ouverture absolument épique, narrant la résistance grecque face aux Perses lors de la bataille des Thermopyles en 480 av. J.-C. Le souci de cohérence thématique de Sabaton est marqué en outre par « Diary Of An Unknown Soldier », 50 secondes d’un récit de soldat qui sert à amorcer « The Lost Battalion ».

Pour autant, The Last Stand n’est pas seulement une sorte de fresque historique. On retrouve des titres dans la pure veine de l’arsenal classique de Sabaton, à savoir « Last Dying Breath » et son refrain très typé heavy des années 80 ou encore le titre éponyme et ses refrains en chœur, son solo et ses breaks au synthé. Sabaton reste avant tout un groupe à l’héritage NWOBHM très prononcé, soucieux de proposer une musique fédératrice en live. Le refrain presque pop de « Shiroyama » et le pont de « Hill 3234 » entraîneront sans peine les festivaliers des grosses manifestations, toujours prêts à scander à l’unisson et donner réellement ce sentiment épique que Sabaton s’efforce invariablement de créer.

The Last Stand ne bouleversera évidemment pas les habitudes des fans de Sabaton. Tout ce qui fait le succès du groupe y figure, sans pour autant sentir le réchauffé. Surtout, la résonance entre thèmes et musique est parfaitement agencée. En résulte un album varié où chaque titre est aisément reconnaissable et mémorisable. Avec The Last Stand, Sabaton sait que sa principale force reste la prestation live, seul véritable moyen parvenant à donner toute l’ampleur à laquelle prétend sa musique.

Vidéo live de la chanson « The Art Of War » extraite du DVD bonus de l’opus :

Chanson « Blood Of Bannockburn » en écoute :

Chanson « The Lost Battalion » en écoute :

Album The Last Stand, sortie le 19 août 2016 via Nuclear Blast. Disponible à l’achat ici.



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