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Chronique   

Sammy Hagar – Sammy Hagar & Friends


Quand Sammy Hagar fête son anniversaire, il fait un peu comme tout le monde : avec un tas de copains. Et après quarante ans passés dans le business de la musique (depuis le premier album de Montrose en 1973), il a forcément accumulé un bon paquet d’amis musiciens pour se réunir autour d’un gâteau qu’on appellerait Sammy Hagar & Friends. Un album qui s’inscrit avec une certaine logique dans la longue discographie du Red Rocker, tant il pousse un peu plus loin ses habitudes. Que ce soit dans le fait d’inviter ses amis (cf. Cosmic Universal Fashion), amitiés aboutissant parfois à des collaborations plus solides (HSAS ou Chickenfoot), ou dans l’exercice récurent de la reprise, ici au nombre de trois, dont une avec Toby Keith, chanteur que Hagar avait repris sur Livin’ It Up (2006), pour pousser la logique encore plus loin.

Cependant, ceux qui ne voient Hagar que comme l’auteur de « Heavy Metal » ou « Bad Motor Scooter », risquent de ne pas trop comprendre dans quoi ils se sont plongés, ne retrouvant leurs repères que dans la triplette de titres « Knockdown Dragout » (avec Satriani et Kid Rock), la reprise de « Ramblin’ Gamblin’ Man » de Bob Seger et « Bad On Fords And Chevrolet » et les quelques gros riffs disséminés ici et là, ajoutant un peu de vigueur à un album aux couleurs américaines très traditionnelles. Partant du blues « Winding Down » en duo avec le bluesman Taj Mahal, place à la guitare sudiste sur « Not Going Down » et ses chœurs soul qu’on retrouve ensuite sur sa version de « Personal Jesus ». « Father Sun » ne dépareille pas dans cette suite, avec ses senteurs du Delta apportées par l’accordéon du Louisianais Andre Thiery. Et quand arrive « Margaritaville » dans cette fête, sans doute après quelques bouteilles de la tequila produite par Hagar, c’est un duo avec le chanteur de country Toby Keith qui est servi. Bref un tour d’Amérique, où se greffent parfois la voix et les riffs heavy pour épaissir la recette, et qui franchira même l’océan dans un « All We Need Is An Island » (en duo avec Nancy Wilson de Heart), où ukulélé et pedal steel guitar donnent la parfaite impression de se prélasser sur une plage d’Hawaï.

Au final, on a surtout l’impression d’être entré dans l’un des bars Cabo Wabo de Sammy Hagar où, au fond, sur la scène, il jouerait avec ses amis, sans ego, sans prétention, juste le plaisir du partage. Les spectateurs, eux, garderont probablement un bon souvenir et ressortiront peut-être le disque, en voiture, le jour où ils voudront faire leur propre tour des paysages (musicaux) américains.

Ci-dessous le détail des chansons de l’album et le clip de « Knockdown Dragout » :

Winding Down (avec Taj Mahal)
Not Going Down (avec Bill Church & Denny Carmassi)
Personal Jesus (avec Neal Schon, Michael Anthony & Chad Smith)
Father Sun (avec Denny Carmassi & Aaron Hagar)
Knockdown Dragout (avec Kid Rock, Joe Satriani, Denny Carmassi)
Ramblin’ Gamblin’ Man (avec David Lauser, Mona Gnader & Vic Johnson)
Bad On Fords and Chevrolets (avec Ronnie Dunn, David Lauser, Mona Gnader & Vic Johnson)
Margaritaville (avec Toby Keith)
All We Need Is An Island (avec Nancy Wilson & Mickey Hart)
Going Down (avec Neal Schon, Michael Anthony & Chad Smith)

Album Sammy Hagar & Friends, sortie le 24 septembre 2013 chez Frontiers Records



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