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Nouvelles Du Front   

Santana nous emmène au Paradis


Moi, Santana, je m’en souviens surtout à Woodstock. Oui, celui de 1969. Quoi ? J’ai pas l’air si vieux ? Je ne fais pas mon âge, c’est tout. Et la musique de Santana non plus ne fait pas son âge. Surtout celle qu’il interprète dans son prochain album : Guitar Heaven : The Greatest Guitar Classics Of All Time. Alors, bon, vous excuserez Carlos Santana de ne pas être très créatif puisque c’est un album de reprises. C’est pas pire que les albums de Noël de Scott Weiland ou de Rob Halford.

Mais bon, voilà, en trois mots : quelles pu***ns de reprises ! D’abord comprenez le concept derrière cet album : via cette galette, Carlos Santana a pour but de rendre hommage aux meilleures notes qu’une guitare ait pu voir glisser sur son manche. Fans de Led Zeppelin, de Cream, des Doors, d’AC/DC, de Jimi Hendrix, bref, fans de l’émission « Are You Experienced ? » et donc fans de ma gueule (mode « chevilles hypertrophiées » enclenché), vous pouvez déjà entendre onze des douze morceaux de cet album en streaming sur amazon.com. Et vous ne pourrez que bénir tonton Carlos…


Moi, Santana, je m’en souviens surtout à Woodstock…

Carlos Santana n’est pas la moitié d’un excellent guitariste, c’est une légende vivante. On passera ici sur le sujet de ces penchants pop music dans les années 90. En tout cas, quand Santana cherche à réunir tout le gratin de la scène rock et jusqu’au marge du rock, ça donne : Chris Cornell chantant « Whole Lotta Love » avec une puissance tout à fait digne de Robert Plant ; Chester Bennington (Linkin Park) au chant et Ray Manzarek, l’ancien clavier de The Doors de retour derrière son instrument de prédilection sur « Riders On The Storm » de The Doors justement… Quoi d’autre ? Scott Weiland (on en reparle déjà) de Stone Temple Pilots sur « Can’t You Hear Me Knocking » des Rolling Stones, ou encore Jacob Shaddix (Papa Roach) sur « Smoke On The Water ».

Liste non-exhaustive puisqu’on trouve aussi d’autres prestations et featurings non moins remarquables. La première surprise de cet album : Nas. Oui, le rappeur ! Monsieur « If I Ruled The World » en boucle dans les années 90 ! Et qu’est-ce qu’il chante ? « Back In Black » d’AC/DC ! Horreur ! On se dit déjà : « Argh ! Instant Skyrock ! » Mais non ! Comme tout le reste, ça passe au poil ! On a évité l’écueil « yo-yo-Nas-in-da-house » et on a droit à un véritable hommage aux vieux hardeux.

Deuxième surprise. Instant rêvé : Joe Cocker au chant, Santana à la guitare, le tout sur un titre de Jimi Hendrix, « Little Wing ». Comme dirait Metalo, tout poète qu’il est : le morceau idéal pour emballer. Par contre l’Animal que je suis écoute ça, les larmes lui montant aux yeux, revoyant justement Joe Cocker, Santana et Jimi à Woodstock. Un vrai morceau de Sixties remontant vers nous pour nous remémorer ce glorieux passé ! Je suis conquis, emballé (non, pas par Metalo !).

Santana et ses potes n’ont pas seulement dépoussiéré des vieux tubes : ils ont non seulement rouvert ce coffre au trésor (comme on le fait à Radio Metal tous les lundis soirs, mode « chevilles hypertrophiées » toujours actif) d’un temps qu’on aurait tort de considérer comme dépassé ou obsolète, ils nous ont surtout rappelé que c’est une musique éternellement jeune. Jimi aura toujours 27 ans, le rock aussi !



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