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Interview   

Scott Ian (Anthrax) et Pearl Aday ressuscitent l’esprit de la mère supérieure


Fêter ses cinquante ans dans une petite sauterie en jouant les chansons d’un de vos groupes favoris aux côtés du chanteur et compositeur de ces mêmes chansons, pas mal comme cadeau, non ? Eh bien c’est précisément ce que le guitariste d’Anthrax Scott Ian s’est offert vis-à-vis du groupe Mother Superior, aux côtés donc du leader de la formation Jim Wilson, mais aussi de sa femme et chanteuse Pearl Aday et de quelques copains : le bassiste Joey Vera (Fates Warning, ex-Anthrax) et du batteur John Tempesta (The Cult, ex-Rob Zombie, ex-Testament, ex-Exodus). Un petit plaisir de quinquagénaire qui s’est vite transformé en un album, intitulé Ride, sous le nom de groupe Motor Sister, d’après la chanson de Mother Superior issue de l’album Moanin’. Un album exclusivement composé de reprises de Mother Superior, pour le plaisir et, pourquoi pas, mieux faire connaitre la musique de ce trio de Los Angeles né dans les années 90 et séparé dans les années 2000 mais à la tête résolument tourné vers les années 70, et aussi connu pour avoir été le backing-band d’Henry Rollins.

Nous en parlons ci-après avec les deux époux, Scott Ian et Pearl Aday. Une discussion qui dévie naturellement sur l’authenticité du rock et la place de celui-ci dans notre époque, mais aussi sur l’expérience de Pearl, notamment en tant que fille d’un grand monsieur du rock : Meat Loaf.

« Il y a un grand vide dans la musique populaire là tout de suite. Il y a un besoin, un désir et une faim de vraie musique rock parce qu’elle a été absente pendant trop longtemps. »

Radio Metal : Motor Sister a été fondé pour faire revivre la musique de Mother Superior avec la voix de Mother Superior Jim Wilson. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que ce groupe représente pour vous ?

Scott Ian (guitare) : Pearl et moi sommes simplement de grands fans de Mother Superior. Je les ai entendus pour la première fois lorsqu’ils étaient le groupe d’Henry Rollins et ensuite j’ai commencé à aller écouter leurs propres albums. Et ça fait maintenant une éternité que nous sommes fans et amis avec Jim, et Pearl et Jim ont été partenaires de compositions depuis douze ou treize ans maintenant pour la musique de Pearl. Jim est quelqu’un qui est dans notre vie depuis très longtemps et nous adorons faire de la musique ensemble. C’était donc quelque chose qui s’est fait naturellement avec ce projet parce que j’aime tellement Mother Superior et je voulais jouer ces chansons et les entendre à nouveau, car le groupe est séparé depuis longtemps. Voilà vraiment comment tout le truc s’est fait.

Comment cela se fait-il que ceci se fasse maintenant ? Car, comme tu l’as dit, vous étiez en contact avec Jim depuis un moment…

Parce que je trouvais que c’était une bonne idée pour mon cinquantième anniversaire !

Ce qui est intéressant à propos de Mother Superior, c’est qu’ils ont commencé dans les années 90 mais ne sonnaient pas du tout comme un groupe de ces années-là mais plutôt comme un groupe de classic rock des années 70. Est-ce ce qui vous a en partie attiré vers ce groupe ?

Eh bien, ouais, évidemment.

Pearl Aday (chant) : C’est précisément ça. C’est qu’ils jouaient du rock n’ roll et c’est ce que nous aimons entendre : du vrai rock n’ roll. C’est de la musique authentique. Ils n’essayaient pas d’être quelque chose qu’ils n’étaient pas. C’est juste que ça remplissait nos oreilles de bonheur !

Pensez-vous qu’ils auraient été plus gros s’ils avaient été actifs dans les années 70 ?

Scott : Ah ! On aimerait le croire. S’ils avaient sortis dans les années 70 les albums qu’ils ont faits, ouais, je veux croire qu’ils auraient sûrement mis les gens sur le cul ! [Rires] Ouais, je veux le croire, que si le groupe avait existé en 1972 ou 1973, c’aurait été un groupe qui aurait joué dans des stades.

Comment était-ce de travailler avec Jim Wilson ? Avez-vous découverts des choses en étant dans un groupe et jouant de la musique avec lui ?

Non [rires]. Rien de neuf. Comme je l’ai dit, ça fait si longtemps que nous sommes amis…

Pearl : C’est pourquoi nous continuons de travailler avec lui, à cause de ce que nous savons de lui. C’est un super gars, il adore la musique, il fait de la super musique et nous faisons de la super musique ensemble. C’est donc une amitié qui s’est transformée en une relation de travail Ca fait du bien et c’est pourquoi nous continuons à faire ça.

Pourquoi avoir choisi d’impliquer le bassiste Joey Vera et le batteur John Tempesta plutôt que d’essayer de faire appel aux autres membres de Mother Superior ?

Scott : Parce que ce n’était pas une reformation de Mother Superior. C’était juste un groupe que j’ai assemblé pour ma fête d’anniversaire.

Cet album, intitulé Ride, est constitué uniquement de reprises de Mother Superior. Pourquoi avoir choisi ça plutôt que d’essayer de composer de la musique originale dans la veine de Mother Superior ?

Nous n’avions aucune intention de faire un album. Il n’y avait aucune intention de faire quoi que ce soit d’autre que de boeuffer sur quelques chansons et s’amuser à ma fête d’anniversaire.

Pearl : C’était la musique que nous aimions. Nous aimons écouter Mother Superior et Mother Superior était un groupe qui est tombé en morceaux et ne faisaient plus rien depuis quelques années, et le fait d’entendre la musique en concert nous manquait. Donc, ce que Scott voulait faire pour son anniversaire, c’était de faire revivre cette musique en concert, et non seulement le faire en live mais aussi prendre part à cette musique. Nous avons donc monté un groupe avec Jim Wilson parce que c’est sa musique. Et c’est pourquoi nous avons choisi cette musique, parce que ce sont des chansons qui existaient déjà et que nous aimions entendre et que nous n’avions plus entendu pendant des années. Alors nous l’avons concrétisé.

Scott : Ouais, nous n’avions pas prévu de faire un album. Ca n’a jamais été l’intention. Le but était juste de s’éclater.

Alors comment l’idée de faire un album est venue ?

On nous a appelés le jour suivant et demandé si nous voulions l’enregistrer, et Jim a dit que ouais, il était partant. Nous nous y sommes donc mis et avons fait l’album !

« [Le rock n’ roll n’est plus autant à la mode que dans les années 70] parce que les gens sont stupides et qu’ils ont des goûts musicaux de merde ! »

Crois-tu que ce sera plus que le projet d’un album ?

Oui !

Comptez-vous créer des chansons originales avec Motor Sister dans le futur ?

Non ! Pour le prochain album nous allons choisir nos douze morceaux d’AC/DC favoris et les reprendre…

Vraiment ? [Rires]

Non ! [Petits rires] Notre but c’est juste de donner des concerts et écrire des chansons ! Etre un groupe lorsque nous pouvons en être un.

Parce que j’imagine que c’est difficile à cause de vos groupes respectifs…

Bien sûr mais, comme je l’ai dit, nous sommes tous amis et nous nous voyons tous en permanence. Et de toute façon nous faisons toujours de la musique. Donc maintenant, Motor Sister a une raison d’être parce que, maintenant qu’il existe, nous pourrons dire : « Hey, écrivons quelques chansons pour Motor Sister ! » Et peut-être que nous écrirons des chansons que nous trouverons assez bonnes pour à un moment donné les enregistrer.

Et essaierez-vous d’être spécifiquement dans la veine de Mother Superior ou allez-vous juste être ce qui en ressortira naturellement ?

Nous serons Motor Sister, quoi que ça puisse être !

Six des douze chansons proviennent en fait de l’album de 2006 Moanin’. Pourquoi avoir choisi la moitié des chansons de cet album en particulier ?

Je n’y ai pas réfléchis. J’ai juste sélectionné douze chansons de Mother Superior que j’aime et celles-ci sont celles qui s’y sont retrouvées. Donc j’imagine que ça veut dire que j’aime vraiment cet album !

Scott, en plus de Motor Sister, tu joues aussi avec Pearl dans son groupe. Comment est-ce de faire et jouer de la musique ensemble en tant que mari et femme ?

C’est super !

Pearl : C’est super ! Ca fonctionne vraiment bien pour nous. Nous travaillions très bien ensemble. Nous nous aimons énormément ! [Petits rires]

Scott : Ouais. Si ça signifie que je passe du temps avec Pearl, c’est génial ! [Rires] C’est super ! Nous passons du temps ensemble mais faire de la musique ensemble c’est du bonus parce que c’est amusant, c’est créatif, c’est palpitant… Nous avons tous les deux été impliqués dans la musique toute notre vie, grosso-modo. C’est juste génial que nous ayons l’occasion de le faire ensemble.

Pearl : Nous travaillons aussi bien ensemble en musique que nous le faisons en tant que mari et femme à la maison et en tant que parents !

Mother Superior était un trio alors que, Scott, tu joues une guitare additionnelle dans Motor Sister. Qu’est-ce que ça a changé pour les chansons, qu’est-ce que ça leur a apportées ?

Une guitare en plus…

Scott : Ouais. Je veux dire que de toute façon Jim a toujours enregistré une guitare rythmique sur leurs albums sur la plupart de leurs chansons. Donc maintenant cette guitare existe aussi en concert ; tu as deux guitares qui jouent en même temps.

Pearl : Exact. Ce qui donne à Jim, je pense, plus de liberté pour jouer les leads.

Scott : Ouais, ça lui donne bien plus de liberté et simplement ça apporte, je trouve, plus d’énergie à la musique.

Et comment as-tu intégré ta patte à ces chansons ?

Eh bien, je joue juste comme je joue. Ce n’est donc pas une question d’intégrer ma propre patte. Je joue la guitare comme je la joue.

Pearl : Naturellement ça ajoute…

Scott : Ouais, je pense que ça apporte un plus au son.

Comment te sentais-tu à jouer et enregistrer ce type de jeu de guitare plus relax par rapport aux riffs rapides et lourds que tu joues depuis toujours avec Anthrax ?

J’ai appris à jouer de la guitare dans les années 70, en écoutant du rock des années 70. C’est donc vraiment de là que je viens en tant que guitariste. Ce n’est donc pas si inhabituel pour moi. Je joue ça tout le temps !

« L’art et la musique sont très importants, bien plus que les gens ne s’en rendent compte. Et je pense que lorsque ça devient un tel vide, ça commence à devenir plus ostensible aux yeux des gens. »

L’album a été enregistré live en studio avec une disposition simple. Etait-ce important d’avoir cet aspect live, dans la mesure où le groupe a en premier lieu débuté comme un groupe de live ?

Oui, c’est certain. C’est ainsi que nous voulions le faire : juste s’installer et jouer live. Et capturer la même énergie que nous avions lorsque nous jouions lors de la fête chez nous. C’était clairement le but. C’est de la musique rock ! Je sais que c’est peut-être quelque chose d’étrange pour les gens de nos jours mais les gens devraient poser une oreille sur un super album de rock !

Pourquoi dis-tu que c’est « peut-être quelque chose d’étrange pour les gens de nos jours » ?

Parce que le vrai rock n’ roll ou la musique rock ne semblent pas être…

Pearl : …quelque chose de populaire…

Scott : Ouais. Je veux dire que ce n’est pas du metal, ce n’est pas du black metal… Ce n’est pas l’un de ces sous-genres ou sous-catégories étranges de metal. C’est juste du rock des années 70 ! [Rires]

Pearl : Et ce n’est pas de la pop.

Scott : Ouais, et ce n’est pas de la pop mais c’est la musique d’où vient tous les autres genres de musique. C’est un peu ironique que toute la musique que les gens écoutent aujourd’hui provient du rock ou de la pop des années 70, grosso-modo. J’estime juste que c’est une musique que les gens doivent entendre. C’est tout.

Et pourquoi penses-tu que cette musique n’est plus aussi à la mode aujourd’hui qu’elle l’était dans le passé ?

Parce que les gens sont stupides et qu’ils ont des goûts musicaux de merde !

[Rires] Est-ce que ça veut dire que les gens sont devenus stupides aujourd’hui alors qu’ils ne l’étaient pas dans les années 70 ? Qu’est-ce qu’il s’est passé entre temps ?

Non, les gens sont toujours stupides ! Il y avait beaucoup de musique de merde dans les années 70 aussi ! Il y avait beaucoup de musique de merde dans les années 80 ! Il y a toujours beaucoup de musique de merde ! Et il y a toujours beaucoup de bonne musique aussi. C’est juste que je trouve que certains genres sont négligés. Je ne sais pas pourquoi, parce que d’autres choses deviennent populaires et c’est ce sur quoi les médias et le business se concentrent. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de… Ecoute, je ne sais pas ce qui est populaire en France, je n’en ai aucune idée. Je sais qu’en Amérique, la musique la plus populaire c’est le rap de merde et la fausse country de merde. C’est ça qui est populaire en Amérique. Donc les gens devraient de temps en temps écouter quelque chose de différent, peut-être qu’ils apprendraient quelque chose…

On a d’ailleurs vu ces dernières années apparaître certains groupes, comme Rival Sons ou Blues Pills, qui ont effectivement ce côté années 70, comme une sorte de revival…

Ouais, bien sûr. Nous sommes fans de Rival Sons ! Mais c’est…

Pearl : Bon, c’est un bon signe que ces groupes existent aujourd’hui. Il se trouve que j’adore Rival Sons. Je trouve qu’ils sont fantastiques mais le fait que tu appelles ça un revival de cette musique, ça me montre simplement qu’il y a un grand vide dans la musique populaire là tout de suite. Il y a un besoin, un désir et une faim de vraie musique rock parce qu’elle a été absente pendant trop longtemps. Et maintenant ça revient parce que c’est quelque chose dont les gens ont besoin, tu sais. Des groupes comme Rival Sons et Motor Sister, je pense même à Black Stone Cherry, des choses comme ça, tu sais, il y a un grand mouvement avec ça qui monte, qui arrive et qui prend de l’ampleur là tout de suite parce que c’est important, parce que les gens en ont marre de manger des cochonneries. Ils ont besoin de nutrition et c’est ce que ces groupes ramènent. C’est quelque chose de consistant.

Tu penses que les gens ont besoin de ce type d’authenticité…

Ouais, les gens sont en manque d’authenticité lorsqu’il n’y en a plus, lorsque la culture pop ne se présente plus que comme étant un vide. Je pense que la société commence à se sentir vide. L’art et la musique sont très importants, bien plus que les gens ne s’en rendent compte. Et je pense que lorsque ça devient un tel vide, ça commence à devenir plus ostensible aux yeux des gens. Des groupes comme Rival Sons commencent à émerger et, espérons, ils les entendront et les gens diront : « Oh mon Dieu ! Je ne savais même pas que j’aimais autant ça ! Ca me manquait ! J’ai besoin de ça ! C’est tellement meilleur ! Je peux dévorer ça ! » Tu vois ce que je veux dire ?

D’ailleurs, Pearl, tu es la fille de Meat Loaf. Qu’est-ce que tu as appris de lui ?

Beaucoup de choses ! [Rires] Tu veux dire pour ce qui est d’être une performeuse ?

Ouais, une performeuse, une compositrice, une chanteuse…

Eh bien, la chose principale que je dis toujours avoir apprise de mon père en tant que performeuse… Parce que j’ai eu le privilège d’être dans son groupe pendant neuf ans, j’ai voyagé à travers le monde avec lui en tant que chanteuse dans son groupe. Donc j’ai eu l’occasion de le regarder… Bon, j’ai eu l’occasion de le regarder toute ma vie mais j’ai pu le regarder depuis la scène aussi et voir de très près ce qu’il fait chaque soir et comment il le fait. C’est incroyable ! LA chose qu’il m’a apprise était que, peu importe combien de personnes sont dans ton audience, que ce soit une personne ou un million, tu te donnes toujours à un milliard de pourcent chaque soir parce qu’être sur scène est un privilège et sans audience, tu n’a pas de concert. Sans audience, tu es juste en train de chanter dans ton sèche-cheveux devant ton miroir, pour toi-même. Donc si tu as un public, peu importe sa taille, tu donnes tout ce que tu as, quoi qu’il en soit, à chaque fois. Je trouve que c’est une chose vraiment importante à comprendre pour beaucoup d’artistes, tu sais, parce que ce que nous faisons, ce que nous avons l’occasion de faire comme métier, c’est de divertir les gens et c’est quelque chose que nous devons faire. Mais sans public, ça n’a pas beaucoup de sens. Donc le fait que des gens viennent et achètent tes billets et te donne leur temps et leur énergie implique que tu dois leur donner tout ce que tu as, chaque fois, car tu ne devrais jamais prendre ça pour acquis et tu le leurs dois.

« Peu importe combien de personnes sont dans ton audience, que ce soit une personne ou un million, tu te donnes toujours à un milliard de pourcent chaque soir parce qu’être sur scène est un privilège. »

Et comment était-ce enfant d’être la fille d’une telle star du rock ?

C’était normal pour moi. Je ne connais pas autre chose. Tu sais, mon père est mon père. Je n’ai jamais eu d’autre père. Quoi que ce fût pour moi, c’était normal pour moi. Je suppose que peut-être… On me pose tout le temps cette question et je suppose que les gens s’attendent à… Je ne sais pas. J’ai pu le voir jouer sur scène. J’ai pu beaucoup voyagé. J’ai beaucoup appris. Je ne sais pas ! Qu’est-ce que ça fait d’avoir un docteur urgentiste comme père ? Qu’est-ce que ça fait d’avoir un policier comme père ? Tout ça c’est subjectif, c’est relatif, tu sais. C’était normal pour moi [rires], c’est tout ce que je sais !

Scott, tu as fait une tournée de spectacle parlé en 2013, qui a été capturé sur DVD. Comment as-tu eu cette idée ?

Scott : On m’a demandé de faire un spectacle à Londres en novembre 2012. Il y avait un promoteur qui a fait une série de spectacles qui s’appelle Rockstars Say The Funiest Things (NDT : Les Stars Du Rock Racontent Les Trucs Les Plus Drôles) et ils en ont fait un avec Duff McKagan et un autre avec Chris Jericho, et ils m’ont demandé si je serais intéressé pour en faire un aussi. Et j’étais vraiment curieux. Assez curieux pour dire oui. J’étais là : « Ok, j’aimerais essayer pour voir si je peux faire ça ! » Je prenais ça pour un défi envers moi-même pour voir si j’étais capable de rester sur scène et divertir les gens sans groupe et sans guitare. Et j’ai vraiment apprécié ce premier spectacle ! J’ai parlé pendant plus deux heures et je me suis éclaté. C’est pour ça que j’ai dit à mon agent que je voulais en faire davantage. Voilà comment tout le truc a démarré.

Tu as eu plein de projets avec les années, même hors musique comme avec ce spectacle parlé… Est-ce important pour toi de te diversifier dans d’autres formes de musique ou même de projets ?

Ca l’est. J’aime apprendre. J’adore la musique, évidemment, j’adore divertir et j’adore apprendre. Faire les spectacles parlés, c’était une super expérience pour moi. J’ai appris tout un nouveau… Pas un nouveau talent parce qu’intrinsèquement je comprenais comment raconter des histoires sur scène mais j’apprends chaque fois que je le fais et je m’améliore constamment à ça. Donc, ouais, j’aime simplement apprendre. Donc plus je peux faire… Surtout faire des choses avec lesquelles je prends plaisir, c’est ça aussi la clef. Faire de la musique, c’est amusant pour moi. Faire des spectacles parlés, c’est amusant pour moi. Je ne vais pas faire quelque chose qui ne me plais pas de faire. C’est une question de faire des choses dans ta vie qui te font vraiment plaisir.

As-tu en tête d’autres types de projets que tu n’as pas encore fait et que tu apprécierais de faire ?

Pour le moment, non. Je n’ai rien dans les tuyaux [rires]. Je n’ai pas le temps là tout de suite, entre Anthrax et Motor Sister, pour rajouter quoique ce soit de plus.

A ce propos, où en est l’enregistrement du prochain Anthrax ?

Ouais, eh bien, nous enregistrons [rires]. Joey a chanté et j’ai écrit des paroles. Nous avons comme huit chansons supplémentaires qu’on doit commencer à enregistrer en début mars (ndlr : interview réalisée mi-février) Donc ouais, on travaille dessus. Je dirais qu’il sortira plus tard dans l’année.

Et comment ça sonne jusqu’ici ?

Ca sonne comme Anthrax ! C’est tout ce que tu auras ! [Rires]

Pearl, as-tu d’autres projets de ton côté pour le futur ?

Pearl : Oui, en fait, Jim Wilson et moi travaillons ensemble depuis des années maintenant à faire de la musique et nous avons enregistré un nouvel album pour succéder à notre dernier qui s’appelait Little Immaculate White Fox. Celui-ci est presque terminé et il devrait bientôt sortir. C’est un projet dans lequel nous avons mis beaucoup d’amour pendant longtemps. C’est donc passionnant pour nous !

Est-ce qu’on verra Motor Sister venir en Europe dans le futur ?

Avec un peu de chance, oui. Nous y travaillons en ce moment !

Interview réalisée par téléphone le 18 février 2015 par Nicolas Gricourt.
Retranscription et traduction : Nicolas Gricourt.
Photos promo : Stephanie Cabral.

Page Facebook officielle de Motor Sister : www.facebook.com/motorsister.



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