ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Potin   

Scott Weiland n’est pas à vendre… mais on peut l’acheter


On peut trouver depuis deux jours dans les librairies américaines l’autobiographie du chanteur de Stone Temple Pilots et ex-frontman de Velvet Revolver, Scott Weiland. Actuellement, on peut voir qu’une bonne part des médias de l’autre côté de l’Atlantique a déjà mis la main dessus et chacun y va de sa révélation-choc sur son contenu comme cette histoire de viol qu’aurait subi le jeune Scott à douze ans. Inutile de s’étendre sur ce point : si c’est véridique, c’est indubitablement terrible ; si c’est un bobard et si ce n’est que pour faire parler de soi, ça ne va pas arranger notre idée sur l’homme.

En tout cas, le bouquin parviendra-t-il à faire de la concurrence à l’autobiographie de Steven Tyler (sortie en début de mois) qui s’est placé à la deuxième place des ventes selon le New York Times (la « nouvelle star » des librairies a sans doute été aidé par sa forte présence médiatique) et qui nous aguiche avec son histoire d’expérience homosexuelle ? Espérons-le car au moment de sa réédition, il serait bon qu’on songe à changer le titre.

Son titre « Not Dead And Not For Sale » (« Ni mort, ni à vendre ») doit nous rassurer sur son état de santé mais aussi sur son incorruptibilité et sa droiture. Mais le Toronto Sun, lui, a souligné un point qui nous montre qu’à défaut de ne pas être « à vendre », on peut tout de même obtenir sa participation à un projet dès lors que son porte-monnaie y trouve un intérêt. Ce fut le cas en 2003, au moment de rejoindre Velvet Revolver :

« Ils ont mis quelques chansons sur un CD et ma femme a dit : « ils pensent que tu aimeras ce qu’ils font ». Mais non, ça sonnait comme du Bad Company et je n’ai jamais aimé Bad Company. A peu près une semaine plus tard est arrivé un autre CD avec des chansons arrangées pour moi.
Je n’étais pas sûr de vouloir m’associer à ces gars. Duff [Mckagan] a dit : « on nous a demandé un truc pour une bande-originale, et il y a beaucoup d’argent ». L’argent m’a attiré.
Je ne peux pas dire que ce soit la musique de mon cœur. Il y avait quelque calcul commercial derrière ça. »

Cet extrait a-t-il été sorti de son contexte par les journalistes du Toronto Sun, ce qui en détournerait le sens exact, ou est-ce bien là la base de l’association du chanteur à ce groupe ? En tout cas, voici donc de quoi aider les membres de Velvet Revolver dans leur difficile entreprise pour choisir le remplaçant idéal pour Scott Weiland : il doit avoir le mauvais goût de ne pas aimer Bad Company (non, mais c’est vrai quoi, c’est pas possible !) et être plus intéressé par le succès commercial qu’artistique du groupe.

Animalement vôtre.



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3