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Chronique   

Sebastian Bach – Give ‘Em Hell


Sebastian Bach a beau être une grande gueule, on ne peut pas, ces dernières années, lui reprocher sa production musicale qui a pris un nouveau souffle avec Angel Down, puis Kicking & Screaming. Pas question de décevoir, les fans veulent du bon gros rock sleaze moderne, alors donnez-leur encore un bout de cet enfer. Give ‘Em Hell, s’impose dans la lignée des deux réussites précédentes, si ce n’est plus metal, plus mélodique, plus travaillé, au niveau du son notamment, plus… Généreux comme peut l’être son frontman. Mais chez Sebastian Bach, contrairement à ce qu’on pourrait croire, tout ne tourne pas autour de sa propre personne. C’est d’ailleurs une constante chez le blondinet, il a toujours su s’entourer. Et il n’a pas hésité à inviter plusieurs copains à la fête.

C’est ni plus ni moins que Duff McKagan, qui décidément multiplie les groupes et apparitions, qui tient la quatre corde sur une bonne moitié de l’album. Même s’il n’est pas du genre à faire dans l’esbroufe, on retrouve dans ses lignes bien senties la patte affûtée du vétéran (« Harmony »). John 5, comme à son habitude, ne passe pas inaperçu : on reconnaît immédiatement son style étonnant sur « Temptation ». Le guitariste de Billy Idol Steve Stevens apporte aussi son feeling sur quelques autres chansons. Mais il ne faut pas croire que le nouveau guitariste Devin Bronson (qui remplace Nick Sterling) fait figure de canard boiteux aux côtés des deux grandes figures de la six cordes pré-citées ; et ne surtout pas se laisser berner par un CV où apparaissent les noms d’Avril Lavigne ou Pink : le diable a du doigté et fait parler la poudre. Et pour boucler ce line-up, le fidèle Bobby Jarzombek est toujours là derrière les fûts, mettant de côté ses élans les plus techniques (qu’il réserve à Fates Warning) pour se concentrer sur sa frappe de mule et des plans efficaces.

Et il est étonnant à quel point Sebastian Bach parvient à mettre de la continuité et de la cohérence dans son oeuvre en renouvelant ainsi d’un album à l’autre tout ou partie de son équipe, dont ses co-compositeurs et son guitariste. « Il faut que je puisse vraiment AIMER ce sur quoi j’appose mon nom » nous dit le chanteur (entretien à paraître bientôt) en guise d’explication. Et il est vrai que ce Give ‘Em Hell reste avant tout un album qui lui ressemble, avec cet amour de la guitare qui balance, son expressivité et ses capacités vocales ébouriffantes. Du gros riff heavy, des plans et solos à s’en décrocher la mâchoire (« All My Friends Are Dead »), des accalmies pleines de tension (la mélancolique « Push Away »), des mélodies fortes, une power balade poignante (« Had Enough »), une petite légèreté folk-rock – un peu incongrue mais pas désagréable – avec la reprise du « Rock N Roll Is A Vicious Game », datant de 1978, des Canadiens d’April Wine, comprenant harmonica, piano et guitare acoustique, etc. Bref, Sebastian Bach dans tout son éclat.

Ci-dessous le clip de « Temptation » :

Album Give ‘Em Hell, sortie le 22 avril 2014 chez Frontiers Records.



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  • Mouais bof… Et pourtant que j’ai été fan du bonhomme !
    Mais ses 3 derniers albums me font le même effet.
    Compos creuses voix auto-tunée à mort (le fils spirituel d’ozzy).
    Y a tellement d’effets ds la voix que ça s’entend. Et plus aucune rage dans le chant par rapport aux albums de skid row…
    Je préfère largement suivre la carrière de skid row où là il y a de la vraie compo et de la vraie identité. Hormis l’immonde rotations per minute faut quand même pas déconner !
    Je trouve que baz vit dans le passé entre sa voix trafiquée et ses photos sans cesse photoshopée pour faire croire que c’est le même qui arrachait tout sur son passage il y a 20 ans.

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