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Interview   

Septicflesh ou l’art de se dépasser


Comment surmonter l’insurmontable ? Telle est la question à laquelle Septicflesh a tenté de répondre en confectionnant son nouvel album Titan. Communion et The Great Mass étaient toutes les deux des œuvres pharaoniques pour ce qui est du travail et des moyens qui y ont été investis. En août 2012, à l’occasion du Motocultor Festival, lorsque nous avions interrogé le bassiste-chanteur Seth Siro Anton sur son art visuel, il nous avait avoué à la fin son inquiétude quant à la forme que devra prendre la suite discographique de Septicflesh. Deux ans après, les Grecs arrivent avec un opus plus sombre encore – si tant est que ce fusse possible – et où le travail orchestral, pour lequel le groupe est désormais réputé, atteint un palier supplémentaire.

Christos Antoniou, guitariste mais aussi responsable des orchestrations dans le groupe, que nous avons joint par téléphone pour nous parler de sa nouvelle oeuvre titanesque, est visiblement très confiant et très fier. Et s’il pourra peut-être parfois paraître présomptueux dans ses propos, à l’image du choix du titre de l’album qui n’a rien d’anodin, il n’y a sans doute pas de mal à ça et à montrer sa fierté lorsque l’on a vraisemblablement tout donné et que le résultat se fait, une fois de plus, aussi imposant. On en parle avec lui ci-après.

« Je ne veux avoir aucune limite à ma création. »

Radio Metal : Il y a deux ans Seth nous a dit que ça allait être très difficile pour vous de faire mieux que The Great Mass, que ça allait être un sacré challenge. Comment avez-vous donc abordé ce nouvel album ?

Christos Antoniou (guitare) : Nous avions aussi ce souci avec Communion. Nous commençons à en avoir l’habitude ! Mais bien sûr, lorsque nous avons commencé à créer l’album, ce souci était plus présent encore dans nos têtes. Lorsque nous faisions nos réunions, nous disions qu’il fallait que nous fassions quelque chose qui serait spécial, quelque chose de différent de The Great Mass. Nous ne voulons pas nous répéter ; nous devions trouver quelque chose de neuf de manière à de pas copier The Great Mass et, en même temps, le surpasser. Et, à mon avis, je crois que nous avons effectivement réussi à surpasser The Great Mass, et Titan représente aujourd’hui un pas en avant et notre travail le plus faramineux. Pour nous, Titan est notre œuvre la plus mature à ce jour. The Great Mass était plus dramatique et avait un caractère plus complexe, alors que Titan est plus heavy et plus dense. Notre intention était de créer une unité entre les chansons. Nous avions aussi d’autres parties plus mélodiques et dramatiques, mais nous les avons laissés de côté pour pouvoir atteindre ce sentiment d’atmosphère plus sombre.

Et justement, lorsque vous étiez encore aux tout premiers stades de la composition de cet album, Seth nous disait que vous vouliez créer un disque encore plus sombre. Etait-ce là-dessus que vous vous êtes focalisés ?

Oui. Comme je l’ai dit, notre intention était que cet album contienne plus d’obscurité et d’agressivité. Mais, tu sais, nous n’avons pas de recette ou de guide à suivre pendant le processus de composition, nous laissons notre inspiration couler. Evidemment, notre but au début était de créer quelque chose de sombre, et je crois que nous avons conservé cette intention jusqu’au dernier moment. La majorité des démos que nous avons réalisées pendant la pré-production avaient principalement une atmosphère obscure.

Qu’est-ce qui vous pousse à toujours repousser les limites de l’obscurité en musique ?

Eh bien, encore une fois, à mon avis c’est que je ne fait que suivre mon instinct et mon inspiration. Je ne veux avoir aucune limite à ma création, et je crois que c’est la même chose pour les autres gars, car Septicflesh c’est un travail d’équipe, chacun de nous contribue avec sa propre patte. Nous sommes tous des compositeurs. Bien sûr, certains de nous composent plus que d’autres, mais le principal atout de ce groupe est que nous travaillons tous ensemble. Ce que nous avons en commun, c’est que nous écoutons tous beaucoup de musique de film et les mêmes groupes de metal, comme Morbid Angel, Death, Celtic Frost… Et la majorité de ce que nous écoutons est principalement de la musique sombre. Ca rend donc la chose naturelle pour nous. C’est naturel pour nous de composer quelque chose de nature sombre.

Y a-t-il un parallèle direct à faire entre l’obscurité profonde qui défini votre musique et la tragédie grecque de la Grèce antique ? Est-ce quelque chose qui vous inspire ?

Bien sûr. C’est dans notre sang. Nous intégrons de nombreux éléments de notre glorieux passé dans notre musique, particulièrement dans les paroles dont Sotiris est en charge. Bien sûr, lorsque nous décidons de composer quelque chose de sombre et agressif, nous n’y pensons pas forcément, sur l’instant, comme un médium pour une tragédie. Mais, comme je l’ai dit, ça coule dans nos veines et, encore une fois, ça ressort sans doute naturellement.

En général il y a une ligne directrice au niveau des paroles avec Septicflesh. Est-ce le cas également cette fois-ci ?

Pour Septicflesh, les paroles et l’aspect visuel jouent un rôle important. Encore une fois, Sotiris a créé des paroles extraordinaires contenant de nombreuses symboliques et de nombreuses significations. Ses paroles ont vraiment quelque chose à dire, elles sont très qualitatives. Ce n’est pas un album conceptuel mais les paroles tournent autour d’une variété de choses. Par exemple, tu as les chansons « Burn » et « Prometheus » qui sont connectées l’une à l’autre, car, comme tu le sais, dans la mythologie grecque, Prométhée a amené le feu à l’humanité, et « Burn » parle d’une flamme spirituelle. Et nous avons aussi des chansons comme « Order Of Dracul » et « Prototype » qui parlent de la manipulation des masses à travers la peur. « Ground Zero » décrit une image d’un monde après un désastre nucléaire. La chanson « Titan » parle de la plus grosse lune de Saturne qui est l’un des astres candidats pour devenir comme la terre. Il y a donc une variété de choses autour de nos chansons.

« Nous ne nous reposons pas sur l’orchestre, car si tu fais ça, tu te retrouveras avec des chansons plus faibles. »

Titan est plus impressionnant que jamais pour ce qui est des arrangements orchestraux et des chœurs, vous utilisez même pour la première fois un chœur d’enfants en plus du chœur d’adultes. Etait-ce le défi : pousser plus loin les éléments classiques et faire passer un cap à votre musique sur cet aspect ?

Oui, c’est toujours un défi pour moi de composer et orchestrer pour un orchestre extraordinaire comme celui que nous utilisons, L’Orchestre Philharmonique de Prague. Car je suis responsable du travail orchestral dans Septicflesh. Je peux dire que, depuis Communion, il y a une ligne directrice qui va continuellement de l’avant. Par exemple, sur Communion nous avions des orchestrations plus primitives, dans le bon sens du terme, alors que sur The Great Mass, nous avions des orchestrations plus dramatiques. Et cette fois-ci, j’ai voulu obtenir un résultat qui assemblerait tous les éléments de l’orchestre : les éléments plus primitifs aussi bien que les plus dramatiques. En plus d’ajouter une agressivité qui n’était pas si évidente dans Communion et The Great Mass. Le chœur d’enfant aussi ajoute beaucoup de couleur à notre musique, car tu peux créer tellement d’atmosphères avec un chœur d’enfants. Par exemple, à un moment donné, tu peux être très aérien et mystérieux ou tu peux être à la fois diabolique et innocent, et tu peux aussi créer de nombreux passages effrayants. C’était ça mon idée dans le fait d’utiliser un chœur d’enfants.

Peux-tu expliquer ton approche du mélange de la musique et l’instrumentation classique avec un contexte metal ?

Oui, c’est la partie difficile de notre processus de composition. Car, tu sais, nous avons appris notre leçon depuis Communion. Mélanger des parties metal avec une musique orchestrale est très technique. A cause de certaines fréquences, il faut être très attentif à ce que l’on compose et ce que l’on met dans notre musique, de manière à ce que l’orchestre respire et que les parties metal ne le submerge pas. Il faut trouver un équilibre là dedans et c’est très difficile. Notre atout ici, c’est que nous n’avons pas à faire appel à un orchestrateur ou un arrangeur, car je sais comment utiliser l’orchestre et nous savons tous ce que nous voulons de la part de l’orchestre et des parties metal. Ensuite, c’est le boulot du producteur de mélanger et intégrer le tout ensemble. Mais nous faisons très attention à ce que nous faisons au niveau de l’arrangement des chansons, car chaque partie peut facilement se retrouver cachée par d’autres parties.

Apparemment, pour The Great Mass, le groupe est parti de la musique classique et a ensuite construit les chansons autour. Est-ce que vous avez conservé cette approche encore cette fois ?

Oui, nous avons suivi le même processus avec Titan. Mais on a aussi fait un mélange : j’ai fait les parties orchestrales et les autres gars ont ajouté les parties metal par-dessus et nous avons aussi fait l’inverse où ils ont amené la musique et je l’ai orchestrée. Ca marche comme ça pour nous. Mais la majorité des chansons est effectivement basée sur le gabarit orchestral.

Ces dernières années on a vu des groupes beaucoup se reposer sur les orchestrations et parfois oublier un peu les chansons. Est-ce quelque chose que tu gardes toujours en tête : ne pas se laisser submerger par le travail orchestral et vraiment se concentrer objectivement sur la musique comme un tout ?

Oui. Pour nous, pour Septicflesh, les chansons avec l’orchestre et les parties metal doivent être bien équilibrées. Nous ne nous reposons pas sur l’orchestre, car si tu fais ça, tu te retrouveras avec des chansons plus faibles. Nous essayons de créer quelque chose d’unique et de puissant dès le début. Chaque partie de l’orchestre et des éléments metal, d’une certaine manière, fonctionnent ensemble. Et, comme je l’ai dit plus tôt, nous n’avons pas besoin d’un orchestrateur, nous savons exactement comment l’utilisation de l’orchestre et des éléments metal sonnera, et ça, ça joue un rôle important. Ca fait de nous un groupe différent, particulièrement en ce qui concerne l’utilisation de l’orchestre.

Souvent, dans le metal, le travail orchestral est géré par les claviéristes. Mais est-ce qu’être un guitariste change quelque chose ? Dirais-tu par exemple que grâce à ça tu as une meilleure vision de la manière dont la musique classique et le metal s’entremêlent ?

Ca n’a pas d’importance si tu es un guitariste ou un claviériste. Dans notre cas, j’ai étudié la musique classique, j’ai étudié la composition et l’orchestration, et ceci m’aide à créer la base orchestrale, de manière à atteindre le résultat que je cherche à atteindre. Peut importe si tu es un guitariste ou un claviériste : le résultat pour nous serait le même. Je joue du clavier, mais ce n’est pas si important. La chose la plus importante c’est que j’ai étudié l’orchestration classique, et je sais comment l’orchestre fonctionne.

Quelles seraient tes influences en ce qui concerne la musique classique ?

Je dirais les maîtres comme Beethoven, Mozart, Bach… Je suis un grand fan d’Igor Stravinsky, qui est un compositeur qui a changé la musique du vingtième siècle. Et aussi des compositeurs plus expérimentaux, comme Xenakis ou Paderewski.

« Je crois que la chanson « Prometheus » avait quelque chose comme 300 pistes pour l’orchestre, ce qui a été un choc pour [le producteur Logan Mader]. »

Est-ce que tu considérerais ton projet Chaostar comme un terrain de jeu pour expérimenter avec les instruments classiques et que Septicflesh en fait récolte les bénéfices de ces expérimentations ?

Bien sûr. Mais Chaostar n’est plus un projet ; c’est un groupe avec un line-up stable et nous sommes en mesure de donner des concerts, ce qui n’était pas possible pour nous par le passé. Après, pour ce qui est de ta question, bien sûr, je dirai que Chaostar a davantage de liberté pour expérimenter et créer des idées plus extrêmes. Au final, Septicflesh bénéficie de ça. Mais, au bout du compte, avec Septicflesh, nous faisons du metal. Il faut que nous soyons attentifs à ne pas exagérer avec ça, ou autrement ça sonnera comme Chaostar et ce n’est pas l’idée derrière le processus de composition dans Septicflesh.

Vous avez travaillé pour la troisième fois consécutive avec l’Orchestre Philharmonique de Prague. Est-ce le vaste travail de cet orchestre dans l’industrie cinématographique et son savoir-faire dans les musiques de film qui en fait l’orchestre parfait pour Septicflesh ?

Oui. C’est la troisième fois avec Septicflesh, mais j’ai aussi travaillé avec eux pour Chaostar et d’autres projets que j’ai eu, quelques autres groupes qui ont orchestré la musique. C’est un orchestre extraordinaire ; c’est le meilleur pour les bandes originales de films et pour les jeux vidéos en Europe. Je sais comment ils travaillent, ils me connaissent et j’ai une très bonne relation avec le chef d’orchestre. Ca marche à merveille avec nous, tu sais, et lorsque une équipe gagne, tu ne peux pas la changer. Je suis certain que nous continuerons à utiliser cet orchestre dans le futur. C’est toujours un plaisir d’avoir à sa disposition cet incroyable orchestre.

Es-tu directement inspiré par des films lorsque tu composes de la musique ?

Bien sûr, bien sûr, certaines de mes influences proviennent de musiques de film. Je peux dire que [dans Titan] il y a des éléments inspirés du Batman de Christopher Nolan, qui a été une grande influence. Nous avons aussi été influencés par le film de Werner Herzog Nosferatu. Nous avons aussi des éléments inspirés de Wojciech Kilar qui a fait la musique de Dracula… Beaucoup de compositeurs et films différents.

As-tu déjà pensé à aller plus loin en associant ton travail à un film, ou même en composer une musique spécifiquement pour un film ?

Oui, c’est dans mes objectifs, si bien sûr j’ai la chance de parvenir à le faire. Ce n’est pas si facile de composer pour un film qui a quelque chose à dire et non juste un film amateur. Il faut percer dans leur système, c’est difficile mais j’espère y arriver dans le futur et pouvoir être en mesure de composer pour un film.

Est-ce que le fait de jouer en concert avec un orchestre serait en fait le rêve ou le but ultime pour Septicflesh ?

Bien sûr, mais, pour pouvoir faire quelque chose comme ça, il faut un budget, faire des répétitions avec l’orchestre et mettre en place un plan détaillé. Pour être honnête, je ne vois pas ça se produire à court terme, mais on ne sait jamais. Nous verrons. Nous ne pouvons clairement pas faire ça en Grèce avec la crise et ce genre de choses. Ce serait davantage possible de le faire en France, par exemple, qu’en Grèce.

Vous sembliez très contents du travail de Peter Tägtgren sur The Great Mass, alors pourquoi avoir choisi de travailler avec Logan Mader cette fois-ci pour mixer l’album ?

Lorsque tu dois choisir entre tous ces producteurs, tous sont vraiment uniques. Fredrik Nordström a fait Communion au studio Fredman et nous étions très contents du résultat, Peter Tägtgren a fait The Great Mass et encore une fois nous étions très contents, et une fois de plus Logan Mader a fait un extraordinaire boulot. Même si ça peut paraître un peu risqué pour un groupe européen de faire appel à un producteur américain, car les producteurs américains n’ont pas tant l’habitude d’utiliser un orchestre avec un groupe metal. Mais Logan Mader est parvenu à relever le défi et à créer un mur du son, un son extraordinaire. Nous devons le remercier pour sa patience, car nous avons fait tout ça par emails. En général, lorsque l’on fait ça, ça ne fonctionne pas, il faut être présent sur place. Mais malgré le fait d’avoir fait ça via emails, je trouve que Logan Mader a fait un boulot incroyable et exceptionnel.

Comment a-t-il réagit lorsqu’il a vu la quantité de pistes et de couches et de…

Ouais [rires], il était choqué en voyant le nombre de pistes ! Je crois que la chanson « Prometheus » avait quelque chose comme 300 pistes pour l’orchestre, ce qui a été un choc pour lui. Mais il avait aussi avec lui un type dénommé Gerard Marino, qui est un compositeur de musiques de jeux vidéos aux USA (ndlr : il a notamment travaillé sur les bandes originales de God Of War et God Of War 2), qui l’a aidé avec le mixage de l’orchestre. Car, comme tu l’as dit, le nombre de pistes est énorme et nous ne sommes pas un groupe facile lorsqu’il est question de l’arrangement des chansons, nous avons des parties très complexes. Ca lui a pris environ trois mois à le mixer. Mais au bout du compte, comme je l’ai dit, il a fait un super travail.

« Nous étions très concentrés et nous avons dit que nous devions nous sacrifier de manière à pouvoir atteindre le résultat qui a donné Titan. »

Le groupe a été cité affirmant que vous étiez vraiment exténués par le travail réalisé sur cet album. A quel point cet album as-t-il été exigeant ? Quel genre d’effort est-ce que ça représente ?

Nous avions quatre mois pendant l’été 2013 pour travailler en profondeur sur Titan. Nous revenions d’une autre tournée à cette période, ce qui a rendu la chose un peu difficile. Mais nous étions très concentrés et nous avons dit que nous devions nous sacrifier de manière à pouvoir atteindre le résultat qui a donné Titan. Bien que le processus de composition n’a duré que quatre mois, si l’équipe travaille bien et est bien organisé, il est possible de faire les choses rapidement. Notre équipe à vraiment bien travaillée et vite, et nous sommes parvenus à rentrer en studio en septembre. C’était un travail éreintant mais le résultat en valait le coup.

L’album s’appelle Titan. C’est un titre qui parait très pompeux et définitif. Est-ce qu’il représente le fait que cet album est l’accomplissement d’une carrière et votre meilleur jusqu’à présent ?

Bien sûr, tu peux dire que le titre « Titan » représente note confiance envers cet album. Et comme je l’ai dit au début, Titan représente notre meilleure œuvre jusqu’à présent. Mais c’est notre meilleure œuvre jusqu’à la prochaine. J’espère que la prochaine surpassera Titan. Mais, oui, Titan est notre œuvre la plus titanesque aujourd’hui.

Un Titan semble être l’être le plus fort que l’on puisse imaginer. Alors, comment allez-vous battre votre propre Titan ?

[Rires] Comme d’habitude pour nous, notre centre d’attention sera d’être très concentré sur notre tâche et de nous poser pour créer quelque chose d’unique. Ca peut prendre trois ans à finaliser chacun de nos albums mais nous avons besoin de temps pour créer un disque de ce genre, qui a vraiment quelque chose à dire. Nous ne voulons pas sortir nos albums tous les deux ans et partir en tournée ; nous avons besoin d’être très concentrés et très organisés dans la confection de nos albums. J’espère que le prochain sera à nouveau une opportunité de surpasser Titan, tout comme Titan l’a fait avec The Great Mass et The Great Mass avec Communion.

Interview téléphonique réalisée le 8 mai 2014 par Spaceman.
Fiche de questions, retranscription, traduction et introduction : Spaceman.

Site Internet de Septicflesh : Septicflesh.com



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