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Interview   

Shaârghot : ne pas se faire dévorer


Après l’avant-goût qu’était l’EP Break Your Body, le Shaârghot est de retour avec le véritable second épisode de sa saga, Vol. II: The Advent Of Shadows. A cette occasion, nous avons cherché à savoir où en étaient la créature et son créateur, Étienne Bianchi, tant sur le plan du scénario, du développement du personnage que de la musique elle même. Mais nous avons, pour faire suite à notre interview précédente, aussi voulu connaître l’évolution de le relation entre l’homme et son personnage. Car il y a un an déjà, Étienne nous avouait que le Shaârghot commençait à prendre beaucoup de place dans sa vie personnelle.

En outre, comme dans bon nombre d’œuvres cyberpunk et post-apocalyptiques, l’univers de Shaârghot n’est pas qu’esthétique et délivre subtilement une réflexion sociale dont nous avons également discuté.

« L’être humain est un cannibale social, c’est des gens qui se nourrissent des uns et des autres pour de bonnes ou de mauvaises raisons. […] Plus on est nombreux, plus on se mange, plus on se dilue ! »

Radio Metal : L’album Vol. II fait suite à l’EP Break Your Body, mais surtout, comme indiqué dans le titre, au premier album, le Vol. I. Dirais-tu que le travail que tu fais sur la cohérence musicale est plus important du fait du concept général lié à Shaârghot ? Dirais-tu que ça rajoute une difficulté supplémentaire quand tu écris ?

Étienne Bianchi (chant) : La vraie difficulté qu’il y a là-dedans, c’est que je dois suivre l’histoire que j’ai écrite il y a longtemps de ça et qui est programmée sur plusieurs albums. Les musiques et les thématiques doivent correspondre à l’histoire personnelle du Shaârghot, donc nous racontons une histoire. C’était déjà le cas sur le premier album, mais ça se voit déjà beaucoup plus sur le deuxième où c’est plus narratif et cinématographique. Il y a quand même quelques contraintes, il y a des choses à respecter. Entre le premier album et le deuxième, il se passe des choses beaucoup plus agressives et violentes. Le premier album, c’était un peu la découverte du personnage du Shaârghot et du monde dans lequel il vit. C’est une créature qui a été créée par erreur et qui s’est réfugiée dans les souterrains de la ville, qui a commencé à y vivre, à s’y développer, à s’y fabriquer de nouveaux amis, les Shadows, etc. Entre-temps, entre le I et le II, le Great Eyes, qui est l’organisme gouvernemental qui dirige la cité, s’est rendu compte que la chose était toujours vivante et que ça serait quand même pas mal de faire disparaître ces erreurs, et envoyer du monde pour essayer de buter tout ça, comme on a pu le voir par exemple dans Break Your Body. Sauf que, pas de chance, ça ne marche pas. Les Shadows, ça se régénère, ces saloperies, ça ne se tue pas comme ça. Donc la seule chose qu’ils aient réussi à faire, c’est d’énerver le Shaârghot et les Shadows, qui ont décidé de commencer à sortir des sous-sols de la ville, et d’aller joyeusement maraver des tronches, pour le plaisir de tout le monde, je pense. Voilà où on en est à l’heure actuelle dans l’histoire ! [Rires]

Comme tu disais, tu as écrit ton histoire il y a longtemps, elle est programmée sur plusieurs albums. Quand tu écris une histoire que tu vas mettre en musique des années plus tard, j’imagine qu’elle évolue avec le temps. Comment a évolué cette histoire depuis que tu l’as écrite au départ ?

Disons que j’avais la trame principale, je sais grosso modo ce qui va se passer sur chaque album, mais effectivement, les choses sont à même d’évoluer parfois, simplement de par mes réflexions personnelles, le temps de prendre du recul sur certains sujets, juger si certaines choses sont pertinentes à aborder ou non, ou même des choses qui peuvent me venir sur la psychologie du personnage, qui peut parfois être amené à évoluer d’une façon que je n’ai peut-être pas forcément toujours prévue, et ça peut se voir à travers les clips. Parfois, nous partons sur une idée, et nous arrivons à légèrement dévier de notre trajectoire et de nous dire qu’en fait, ce n’est pas incohérent, et que c’est une nouvelle piste à explorer, donc il y a des paramètres qui peuvent bouger. Les grandes lignes, je les ai. Après, si ça bouge un peu de gauche à droite, ce n’est pas un problème, les choses peuvent s’adapter, du moment que ça reste cohérent avec l’état d’esprit du personnage.

Cet album est très lié à l’EP précédent. Il y a des morceaux qu’il y avait déjà sur l’EP et qui sont présents à nouveau sur l’album…

On va être clairs : l’EP était un teasing de l’album.

Sur l’artwork, le nom du Shaârghot commence à être bien envahi et est même en partie barré par la batte du Shaârghot…

C’est le fait qu’il commence à être mine de rien un peu noyé dans la masse des Shadows. Le Shaârghot devient petit à petit une entité, au même titre qu’une ruche ou une fourmilière, ils commencent à être de plus en plus nombreux. On ne va pas parler de LA fourmi, on va parler DES fourmis. Comme on peut le voir sur l’artwork, on distingue pas mal de silhouettes noires en arrière-plan, en plus des membres du groupe, et le truc, c’est que ça ne devient plus un problème, ça devient un ensemble de choses, quelque chose de plus collectif.

Il y a donc un peu l’idée de dilution de l’individu dans un collectif. Dirais-tu que toi, tu te sens un peu comme ça, que tu as l’impression que c’est difficile d’exister en tant que personne et qu’on est en train de se noyer dans une forme de masse ?

[Réfléchit] Vaste question ! J’ai une tout autre théorie à ce sujet-là, c’est qu’on n’est pas forcément en train de se diluer, c’est plutôt qu’on est en train de s’entre-dévorer. C’est une théorie que j’avais déjà développée dans le premier album, dans un morceau qui s’appelle « Uman Iz Jaws », qui est un morceau volontairement mal traduit, qui voudrait dire « Humain Être Mâchoires ». Je pense en fait que l’être humain est un cannibale social, c’est des gens qui se nourrissent des uns et des autres pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Par exemple, quand on commence à vraiment fréquenter quelqu’un pendant longtemps, on finit par adopter des mimiques, des expressions de cette personne, parce qu’à force d’être en contact avec cette personne, on finit par se nourrir d’elle. Donc je pense que nous sommes tous en train de nous entre-dévorer, que ce soit pour la culture, que ce soit pour ce que ça peut apporter à d’autres personnes, etc. Donc plus on est nombreux, plus on se mange, et ça rejoint un peu ce que tu dis : plus on se dilue ! [Rires]

« J’ai vécu quelques expériences dernièrement, assez peu agréables, où les gens ont plus tendance à s’adresser à toi comme étant le prolongement de ton art […]. Il faut parfois rappeler aux gens que […] je ne suis pas juste un hurluberlu, peint en noir, avec un chapeau melon, qui saute partout en hurlant, et que derrière tout ça, mine de rien, il y a un humain. »

Tu nous as décrit l’histoire qui est racontée sur cet album-là. C’est une histoire avec forcément pas mal de violence, et ça se traduit beaucoup par un champ lexical de la mort et de la violence qui est très présent dans les paroles et dans les titres des morceaux. Dirais-tu que c’est quelque chose qui a inspiré la musique et qui t’a poussé à aller sur des rythmiques, des riffs, des manières de chanter plus agressifs ?

J’avais l’idée des thèmes depuis le début, mais après, il faut savoir que je fais toujours des expérimentations, je n’ai pas spécialement envie de faire la même chose. Faire cinq morceaux qui vont se ressembler, ça ne m’intéresse pas trop, donc je préfère naviguer de ci, de là, et essayer de nouvelles choses, différentes rythmiques, différentes influences, chercher quelque chose du côté de la drum’n’bass, du côté du hardcore. Donc avant tout, musicalement, le but est de trouver quelque chose de fun, de différent, qui m’amuse, et qui au final nous amuse tous dans ce petit délire-là. Nous avons emprunté des choses à la psy-trance, par exemple… L’idée, c’est que c’est une espèce de laboratoire d’expérimentations musicales, tout en restant orienté sur le registre metal industriel. Mais du coup, on peut y apporter tellement de choses diverses et variées que nous ne savons pas forcément très bien quelle gueule va avoir l’album au final. La seule chose que nous savons, c’est que de toute façon, ce sera hybride. Et il en ira de même pour le suivant !

À propos de violence, il y a un morceau qui sort du lot, c’est « Now Die!!! », dont le chant est particulièrement enragé. As-tu fait un travail particulier sur ta voix ou sur l’état d’esprit dans lequel tu te mets pour dégager cette rage ?

Pour l’état d’esprit, c’est simple. Au moment de chanter, j’essaye de me mettre dans la peau du personnage et de voir les personnes à qui il s’adresse. Là, cette chanson est destinée à toutes les personnes haut placées qui dirigent le Great Eyes, la cité-ruche, toutes ces personnes qui se sentent au-dessus des lois, au-dessus des gens, et qui se croient à l’abri de la justice. Donc c’est une espèce de mollard craché à leur gueule. Comme il est dit dans la chanson : si tu peux saigner, c’est que tu peux mourir, donc en fait, tu es comme les autres, et maintenant, c’est ton tour. Donc c’est juste de me mettre dans le jeu d’acteur du personnage, et de m’imaginer batte de baseball à la main. Je suis prêt à gueuler comme lui ! Et au niveau du travail vocal, je ne dirais pas que celui-ci m’ait demandé un travail particulièrement plus ardu que d’autres. Il y en a d’autres sur lesquels j’ai plus galéré en testant de nouvelles choses, comme « K.M.B. », par exemple, où j’ai testé quelque chose de beaucoup plus rauque et beaucoup plus puissant, c’est quelque chose que je n’ai pas l’habitude de faire. Mais encore une fois, dans le laboratoire musical, on va essayer, on va voir ce que ça donne, peut-être que c’est une bonne idée, peut-être que ça va être à chier, on n’en sait rien, mais testons, on n’a rien à perdre. Au contraire, ça sera peut-être amusant, et on n’est pas à l’abri d’un succès ! [Petits rires]

Avec ce laboratoire musical, est-il déjà arrivé en session d’écriture, en séance de compo, que tu trouves une idée qui oriente l’histoire un peu différemment, ou qui te donne une idée sur l’histoire et qui te la fasse modifier ?

Oui, ça arrive. Je laisse quand même la place à l’aléatoire, et des fois, il y a des choses qui arrivent, comme par exemple, une compo peut se retrouver modifiée à cause d’un bug. Un coup, un arpégiateur se met à bugger, à faire n’importe quoi, on se dit : « Merde, ce n’est pas du tout ce qui était prévu, mais en fait c’est une super idée ! » [Rires] Et du coup, on se dit qu’on va peut-être le faire différemment, parce que ça sonne mieux comme ça, et que c’est plus rigolo. Donc on s’adapte à l’erreur pour voir jusqu’à où ça peut nous mener. Par exemple, « Now Die!!! » a pris une direction vraiment plus électro parce que nous avons eu des bugs au moment de la composition de celui-là, dès le début. Nous nous sommes retrouvés avec un arpégiateur extrêmement énervé dès le départ et nous nous sommes dit : « Mais en fait… Elle est très bien cette erreur ! Gardons ce bug ! » Ça rend le truc beaucoup plus techno que ce que je voulais à la base, mais du coup, les choses peuvent évoluer avec l’erreur, ou la chance, je ne sais pas trop comment appeler ça.

La dernière fois qu’on s’est parlé, on avait beaucoup parlé de la difficulté de se couper du personnage. Tu nous disais que le Shaârghot était très envahissant, qu’il prenait de plus en plus de place dans ta vie. De manière générale, quand on a une activité professionnelle, artistique, ou les deux, plus on vieillit, plus on a tendance à vouloir marquer de manière beaucoup plus nette une séparation entre le privé et le professionnel. Comment ça évolue pour toi ? Est-ce que c’est une envie qui commence à naître en toi d’essayer d’un peu plus séparer les choses ? Ou au contraire es-tu encore dans le Shaârghot qui t’envahit, et tu essayes de cultiver ça ?

C’est justement très amusant que tu me parles de ça parce que j’ai vécu quelques expériences dernièrement, assez peu agréables, où les gens ont plus tendance à s’adresser à toi comme étant le prolongement de ton art, ou comme étant toi-même le personnage, plutôt qu’en tant que personne. Jusqu’à il y a encore pas si longtemps, quand j’entrais dans un bar, j’étais un client comme un autre qui venait juste prendre une bière. Sauf que je ne suis pas n’importe quel crétin qui vient prendre une bière, il se trouve qu’il y a quelque chose derrière, que pas mal de gens le savent, qui du coup s’adressent à moi de façon différente que si j’étais n’importe qui. À un moment, c’est bien de connaître tout ça mais il faut parfois rappeler aux gens que non, derrière le personnage, il y a une personne, et que je ne suis pas juste un hurluberlu peint en noir, avec un chapeau melon, qui saute partout en hurlant, et que derrière tout ça, mine de rien, il y a un humain [rires]. Nous sommes tous les mêmes humains assis derrière un bar à boire une bière, au final, et il se trouve que certains font des imbécillités sur scène, c’est tout ! [Rires] Mais partageons tout de même cette bière tous ensemble, c’est très bien !

« Les artistes qui réussissent le mieux maintenant sont ceux qui ont de bons visuels, une bonne communication, mais c’est de la communication à tout prix, c’est de l’image à tout prix, et parfois, c’est de l’image très vide. »

Sur les couleurs et l’atmosphère globale de ta musique, on est clairement dans une atmosphère cyberpunk, avec un petit côté post-apocalyptique. Ce sont vraiment deux atmosphères qui reviennent sur le devant de la scène, c’est assez populaire dans le cinéma et dans l’art en général. Es-tu content que ces atmosphères-là reviennent sur le devant de la scène, ou est-ce que ça te fait un peu peur ?

Je t’avoue que je ne me suis jamais vraiment posé la question. J’ai toujours fait ça parce que j’aimais ça. La toute première BD post-apo que j’ai eue entre les mains, je devais avoir trois ans, je n’étais pas capable de lire, mais je regardais les images. Ça s’appelait Neige, et ça se passait dans un univers post-apocalyptique dans une Europe qui avait subi une espèce d’hiver nucléaire. Tu dois te dire : « Il a eu ça à trois ans, c’est peut-être un petit peu tôt pour ça ! » [Rires] J’ai toujours baigné dans ce genre de choses, j’ai toujours beaucoup apprécié les films comme Blade Runner ou Mad Max, pour citer les gros noms. Donc au final, le fait que ce soit plus à la mode ou non en ce moment, ça ne change absolument rien à ce que j’aurais voulu créer. De toute façon, c’est ce qui m’amuse. Après, si c’est à la mode ou non, tant mieux pour moi !

Au-delà de son esthétique, qui plaît beaucoup en ce moment, il y a quand même souvent un message et une vraie réflexion sur la société et sur l’humain dans les grandes œuvres de post-apo. N’as-tu pas peur que l’effet de mode que l’on a en ce moment privilégie l’esthétique, et délaisse un peu le message et le travail de réflexion qu’il y a même derrière des films très populaires comme Blade Runner ?

Effectivement, je suis plutôt d’accord avec toi. On remarque que de plus en plus, ces dernières années, tout passe à travers l’image. Généralement, les artistes qui réussissent le mieux maintenant sont ceux qui ont de bons visuels, une bonne communication, mais c’est de la communication à tout prix, c’est de l’image à tout prix, et parfois, c’est de l’image très vide, tout pourvu qu’il y ait quelque chose qui passe, et que ça communique, et que ça montre du beau, ou autre chose que du beau d’ailleurs. Ces derniers temps, avec les réseaux sociaux, les gens s’attardent plus sur l’aspect image que sur l’aspect message. Au final, je pense qu’il y a beaucoup d’œuvres, si tu creuses un petit peu, où ce n’est pas que du fun. Pour le dernier Mad Max, par exemple, on peut s’arrêter sur le côté beauté, visuel de la chose et dire : « Putain, c’est un film d’action, c’est trop bien, trop cool, etc. », tu prends une grosse baffe dans la gueule. Mais quand tu creuses un peu, il y a effectivement des messages derrière. Mais je pense que les gens ne prennent plus trop la peine de chercher, de voir les petits détails cachés, parce qu’il y a des messages, enrobés d’une grosse partie de fun, certes, mais il y a quand même des messages derrière tout ça. C’est également valable chez nous, il y a des messages disséminés à gauche, à droite, des petits clins d’œil, des petites références, etc. Mais il est possible que beaucoup de gens ne voient pas grand-chose de plus que des types en noir bondissant un peu partout sur scène. Mais bon, peut-être que les choses seront amenées à évoluer, et qu’on aura peut-être plus tard un courant musical ou scénique où les gens auront envie de chercher un petit peu plus.

Tu disais tout à l’heure que tu as vu la BD Neige à trois ans, ce qui est quand même très jeune. Je sais qu’il y avait une autre série de BD qui t’avait marquée, qui est Transmetropolitan. Rassure-moi, tu ne les as pas lus à trois ans, ceux-là ? Parce que vu la quantité de gros mots…

[Rires] Non ! Celle-là, je l’ai découverte beaucoup plus tard. Je bossais avec un journaliste, et je pestais allègrement devant les plans que nous avait faits le cadreur vidéo, où il n’y avait pas la mise au point, la balance des couleurs n’était pas faite, etc., donc généralement, dans ces cas-là, quand le travail est mal fait en amont, ça a le don de me faire lancer des chapelets de jurons à l’infini, et à un moment, je vois que le journaliste me regarde et il me dit : « Est-ce que tu connais Transmetropolitan ? » Je réponds : « Non, pourquoi ? » « Parce qu’il y a quelqu’un dans cette BD qui pourrait être de ta famille ! Je pense que ça pourrait t’intéresser ! Vous devez avoir quelque chose à vous dire ! » Et il m’a ramené l’intégralité des tomes, et je les ai tous bouffés en une semaine, et effectivement, on pourrait être de la même famille ! [Rires]

C’est clair qu’au niveau des insultes, c’est très créatif. À des moments, c’est même trop, mais c’est en même temps ce qui fait le charme aussi de cette BD. C’est très vulgaire et violent en termes d’insultes, mais une fois que tu vas au-delà, c’est une BD intelligente, par rapport aux réflexions sur la société de demain, etc.

Oui, et c’est très drôle parce que je trouve que plus le temps passe, plus on se rapproche progressivement de Transmetropolitan, sur bien des aspects. Je vois l’époque à laquelle ça a été écrit, et je vois maintenant notre société, je me dis qu’il y a quand même de plus en plus de choses qui nous rapprochent de ça. Je me dis qu’au final, cette BD était quand même terriblement intelligente… Et touchante aussi, parce que mine de rien, le personnage de Spider, tout aussi violent, vulgaire et grossier qu’il veut l’être, cache une certaine fragilité, et on s’attache quand même à ce personnage qui est à première vue difficilement abordable.

Interview réalisée par téléphone le 13 mai 2018 par Philippe Sliwa.
Retranscription : Robin Collas.

Site officiel de Shaârghot : fr-fr.facebook.com/shaarghot.

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