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Interview   

Shaka Ponk : l’artiste 2.0


Le monde de la musique a beaucoup évolué ces dernières années et (très) rares sont les artistes issus des musiques alternatives qui ont eu la chance de connaître un grand succès. A ce titre, les groupes Gojira et Shaka Ponk font partie des exceptions si l’on s’intéresse à l’Histoire récente du metal/rock français.

Lundi 12 décembre, Shaka Ponk était justement de passage à Lyon (pour la deuxième fois en seulement un mois) dans un Transbordeur de nouveau plein à craquer. Un succès que le groupe est allé chercher après dix années d’existence grâce à son public et sans l’appui des gros médias musicaux ou des majors. Ainsi la réussite de Shaka Ponk n’est pas que la réussite d’un groupe. Car, dans les faits, c’est avant tout la victoire d’un collectif et de son public.

Le développement de la notoriété de cet artiste est en outre particulièrement riche en symboles et vous noterez dans l’interview suivante la clairvoyance du discours de Steve (claviers) et Ion (batterie) complètement ancré dans le monde d’aujourd’hui : celui du web 2.0 et des nouvelles technologies. Dans cette optique, doit-on vraiment être surpris par les propos d’Ion qui insiste, à la fin de cet entretien, sur le fait que le groupe a pour ambition de ne plus sortir de disques et de combler ce manque en alimentant quotidiennement son site Internet ?

Non, car avec Shaka Ponk on a simplement l’impression d’avoir affaire à l’artiste moderne dans toute sa splendeur, c’est-à-dire au groupe 2.0 qui prend acte de la chute des labels et des maisons de disques pour inventer son propre modèle et partir, seul, à la rencontre de son public.

Photo : Hulyss Bowman
« Internet est vraiment notre média à nous et à tous les groupes alternatifs, que ça soit des DJs qui font de l’électro, des rappeurs ou des gars qui font du metal ou du rock. »


Radio Metal : The Geeks And The Jerkin’ Socks est sorti cette année et l’album a connu un succès immédiat. Musicalement, c’est sans doute le disque le plus grand public que vous ayez sorti. Est-ce que vous partagez cette analyse et quels sont pour vous les différences avec vos deux albums précédents ?

Ion (batterie) : Au moment de la composition et de la réalisation de l’album, on était sur la route. Donc, on a quasiment tout fait dans le bus et on ne se posait pas du tout cette question de savoir si on allait ratisser plus large. Peut-être est-il vrai qu’il est un petit peu plus grand public, notamment par rapport à l’album Loco Con Da Frenchy Talkin’ (2006) qui s’est fait dans un bunker en Allemagne. C’était le premier, on cherchait quelque chose d’assez expérimental et il y a quelque chose aussi d’assez glauque sur cet album. Pour Bad Porn Movie Trax (2009), c’était pareil mais enfermés à Paris dans les combles. The Geeks And The Jerkin’ Socks s’est, pour sa part, vraiment fait sur les routes de France, dans le bus, et certaines parties de batteries ont été faites pendant les balances des concerts. Du coup, il y a peut-être un côté un peu plus festif que sur les deux premiers. On sortait de scène, on venait de jouer devant 500 ou 600 personnes en délire, on avait encore l’adrénaline et on prenait les instruments, les plugs… Voilà comment on a produit cet album.

Steve (claviers) : Sur scène, il y a très peu de différence dans la façon dont sont joués tous ces albums, il y a une espèce d’homogénéité rock live, avec de la transpiration. En ce moment, ça marche plutôt pas mal et on a un public hyper varié : des enfants, des gens de nos âges, des vétérans, il y a toute la famille en fait. Pourtant, ce ne sont pas forcément des gens qui ont acheté ce disque-là mais, finalement, ça fédère toujours un grand public. C’est une surprise mais nous sommes contents que ça touche un plus grand nombre.

Ion : Comme on ne s’arrête jamais vraiment par rapport à beaucoup de groupes qui ont des périodes d’enregistrements, des périodes de répétitions, de tournées… Nous on fait un peu tout en même temps et du coup on n’a aucun recul par rapport à la direction que l’on emprunte. La seule chose qu’on essaie de faire – et qu’on va encore essayer pour le prochain album – c’est de ne pas resservir la même recette. C’est avec Bad Porn que, en France, les salles ont commencé à se remplir. On aurait pu ressortir la même chose après car on avait plein de B-sides pour cet album et on aurait pu refaire un disque sans enregistrer quoi que ce soit parce qu’on avait déjà tout. Mais on ne voulait justement pas refaire cette recette de structures, de compositions, de manière de faire, on n’en avait pas envie. Souvent, nous n’aimons pas les chemins trop tracés, on aime bien sortir un peu des sentiers battus, pouvoir prendre des risques quitte à se prendre des vautres.

Pour vous, les trois albums sont différents mais reste quand même du Shaka Ponk ?

Steve : Oui, ce n’est pas un style ancré. Je trouve que l’aspect ludique au sein de Shaka Ponk est très important. Il y a des gens qui préfèrent le premier album au nouveau en disant que The Geeks And The Jerkin’ Socks est bizarre parce qu’il y a des sonorités un peu 60’s mais en même temps de l’électro, etc. Mais, justement, nous, on s’est amusé avec ça sans se prendre au sérieux à se dire : « On va faire un truc de puriste ». Au contraire, nous, on s’amuse de ces paramètres et on ne veut pas du tout être puristes. On ne saurait pas le faire.

Shaka Ponk est un groupe qui s’est avant tout développé grâce au bouche-à-oreille et sans l’aide des gros médias ou des grosses majors. Quel sentiment cela vous inspire et est-ce que cela vous rend d’autant plus fier de vous dire que si vous avez autant de succès aujourd’hui, c’est avant tout grâce à votre travail et aux fans que vous avez su convaincre et fédérer ?

Ion : Effectivement ! Être, par exemple, ce soir pour la deuxième fois au Transbordeur de Lyon en moins d’un mois en sachant que, apparemment, il y aura encore beaucoup de monde, j’en ai des frissons rien que de te le dire ! Il y a deux ans, on n’aurait jamais pu imaginer que l’on ferait ça. On se disait en partie que sans l’appui d’un gros média, d’une grosse radio nationale ou une grosse chaîne de télé, ça n’était pas possible.

Steve : C’est vraiment à force de cumuler les salles, les lives, les festivals, qu’on a rencontré beaucoup de gens. En fait, c’est du porte-à-porte : on va souvent voir le public à la fin des concerts, on les connaît, on voit la tête qu’ils ont et ils reviennent. C’est un, plus un, plus un… En fait, les labels nous disaient : « Vous allez jouer à Lyon telle date et on va vendre trente places pour le Zénith, vous faites une Monkey TV (ndlr : la partie vidéo du site Internet de Shaka Ponk) sur Lyon et on va en vendre dix de plus ». Ça m’a vraiment étonné ce rapport à l’individu qui fait dix, vingt, cent, mille et on remplit un Zénith ! Mais ça n’est vraiment pas un effet du style « il y a une pub qui passe à la télé et d’un seul coup c’est facile ». La preuve, c’est que ça n’est vraiment pas facile car, apparemment, pour les copains, en ce moment, c’est un peu difficile de remplir des salles, on a donc de la chance ! Mais c’est vraiment de l’artisanat.

« Avoir du matériel, avoir quelque chose de concret : c’est la solution, c’est l’avenir. »

Remplir un Zénith sans une promotion considérable et avec une musique qui mélange autant de styles différents que vous est une chose finalement assez rare. De par votre position actuelle et votre parcours atypique, quels conseils auriez-vous envie de donner aux jeunes artistes qui, aujourd’hui, se lancent dans la musique en ayant pour objectif de remplir les salles ?

Ion : Nous, c’est grâce à ce fameux bouche-à-oreille dont parlait Steve pendant les concerts, de la Monkey TV… Internet est vraiment notre média à nous et à tous les groupes alternatifs, que ça soit des DJs qui font de l’électro, des rappeurs ou des gars qui font du metal ou du rock. Il faut profiter de ce média-là qui est libre d’accès. N’importe quel artiste peut poster ce qu’il veut : soit des textes, soit des photos, des vidéos… Bref, toute la matière de son univers. Et n’importe quel auditeur ou internaute peut faire son propre marché et choisir vraiment ce qu’il veut. Ce qui n’était pas le cas il y a dix ans quand il fallait écouter à l’époque Europe 2 et dire : « Voilà ce qu’on nous propose ». Internet et les concerts sont donc nos principaux outils.

Steve : Je ne pense pas qu’on ait de conseils à donner mais, pour nous, composer de la musique fait partie de 30% de notre travail…

Monkey TV en est un bon exemple puisque vous alimentez très régulièrement votre site avec de nouvelles vidéos ou des clips faits maison. Cette politique de dialogue constant avec vos fans a-t-elle toujours été recherchée depuis vos débuts où s’est-elle imposée naturellement avec le temps ?

Ion : Non, cette démarche là n’était pas programmée. Notre façon de faire, c’est de compter beaucoup sur nous-mêmes. A la base, on l’a fait parce que, quand on est parti à Berlin, on n’avait pas le choix. Personne n’avait envie de mettre de l’argent pour produire un clip de Shaka Ponk et aucun grand réalisateur professionnel n’avait envie de mettre du temps pour le faire. Donc on s’est dit : « Personne ne le fera, personne ne viendra nous chercher, donc faisons-le nous-mêmes ». Aujourd’hui, on a des gens qui nous ont proposés de produire ou de réaliser un clip. Maintenant qu’on a le choix, on choisit quand même de le faire nous-mêmes parce qu’on y prend beaucoup de plaisir et nous savons à quoi nous en tenir. Alors, effectivement, lorsqu’on voit qu’il y a des clics sur les vidéos qu’on a postées et qu’on remplit des salles, on a une certaine fierté de se dire qu’on a mis les mains dans le cambouis. On a cherché sur des forums comment utiliser After Effects (ndlr : After Effects est un logiciel qui permet de créer des effets spéciaux et des animations graphiques) ou d’autres logiciels et je pense que tout cela est de plus en plus accessible à tout le monde. Avoir un ordinateur et faire de la vidéo, des photos, du son, de l’image, du Net etc., maintenant toutes ces choses sont abordables alors qu’il y a vingt ans il fallait aller dans un studio qui coûtait très cher ou avoir du matériel…

Steve : Avant d’être signé par une maison de disques, il faut être un artiste accompli et produire un maximum de trucs. Donc il faut bien sûr avoir un minimum de temps pour le faire et le faire sérieusement. Au départ, quand nous sommes partis à Berlin, c’était difficile. Il a fallu tout lâcher. Maintenant, c’est un peu plus confortable parce que nous sommes revenus en France, on a la famille qui est ici, on a assez de concerts pour ne pouvoir faire que ça et se concentrer là-dessus. Mais c’est vrai qu’avec Internet, les ordinateurs, ou même le câble, on peut produire et se faire entendre…

Ion : …et exister. Avoir du matériel, avoir quelque chose de concret : c’est la solution, c’est l’avenir. Maintenant, le son va très souvent avec de l’image et pas qu’avec Shaka Ponk. On va voir un MySpace, un YouTube et au minimum on va avoir des photos et des vidéos pas forcément réalisées par David Lynch ou je ne sais qui. Ça peut être des choses très amateur mais qui souvent touchent encore plus que des grosses productions. Je pense qu’il faut vraiment compter là-dessus et rentabiliser à fond cette possibilité qu’est Internet. Le fait d’exister sans attendre qu’une grosse major vienne nous dire : « J’adore ce que tu fais, je te file une avance d’un million de dollars » parce que ça n’existe déjà presque plus et je pense que c’est voué à disparaître…

On peut vraiment effectuer un parallèle entre l’éclosion de votre groupe et l’émergence du web 2.0 car, si le web 2.0 a mis le commentateur au centre d’Internet, on a l’impression que vous, en tant qu’artistes, vous avez tendance à faire pareil avec vos fans que vous placez au centre de la communauté… Donc n’êtes-vous pas en train d’inventer ce que doit être l’artiste idéal moderne, soit l’archétype du groupe 2.0 de demain ?

Ion : Nous avons l’impression de partager notre univers avec les gens. Lorsqu’ils vont voir le clip de la chanson « How We Kill Stars » ils se rendent compte qu’il y a une certaine authenticité qui sort de ça…Même s’il y a certains plans ou traitements maladroits. Les gens qui reçoivent ça peuvent être sûrs que ça sort de nos petites mains et que ça correspond à tout notre univers et de ce qu’on a envie de donner et de communiquer. Ce qui n’est pas évident quand tu signes avec une grosse major qui va t’imposer un réalisateur, te dire comment te coiffer, quelle veste porter et ce que tu dois faire. Du coup, le spectateur va se demander où est la part de l’artiste qu’il aime là-dedans. Après, ça n’est pas évident de le faire car il faut du temps, il faut s’investir, mais je pense toujours aux DJs qui ont intégrés les groupes de rock et de metal dans les années 1990 car, à l’époque, tout le monde disait : « Un DJ qui scratch dans un groupe de rock, ce n’est pas possible » et puis ça a fini par devenir quelque chose de complètement normal. Maintenant, on imagine très bien que les groupes peuvent avoir leur DJ et en plus un vidéaste. Ça peut être un ami qui touche un peu à la vidéo, à la photo et qui vient faire partie du groupe, pas en tant que musicien, mais en tant que vidéaste du groupe et fournir de l’image fidèle et assez authentique.

Steve : Il s’agît de voir la musique. Nous essayons d’intégrer le public, on a besoin d’eux, ils font partie du projet. Sur les Monkey TV, on sent bien qu’il y a un partage et une énergie qui circulent entre eux et nous.

Ion : D’ailleurs, nous le disons souvent et c’est sincère, on considère qu’on en prend peut-être autant plein la gueule qu’eux en nous regardant. Pour nous, c’est un spectacle fabuleux, voir tout ces gens avec la banane et kiffer c’est vraiment un super spectacle ! Je pense qu’ils sont aussi présents que nous dans les Monkey TV : on nous voit sur scène et en backstage et on les voit, eux, en train de kiffer et de donner leur avis sur les choses.

Steve : Le projet, c’est aussi qu’ils puissent se reconnaître, qu’ils puissent suivre la tournée avec nous, qu’ils puissent aller se voir quatre jours après et se rappeler ce moment-là. Ce sont des moments uniques. On travaille tellement à se mettre sur les ordinateurs, à fabriquer des machines, des câbles, etc. que, lorsqu’on arrive en concert, c’est la récréation. On le ressent tous comme ça et, en plus, savoir que, en ce moment, c’est un peu la dèche pour remplir des salles et que, nous, on fait deux Transbordeur à Lyon… C’est impensable !

« L’exil, l’entourage et aussi beaucoup de persévérance car des obstacles et des claques dans la gueule, on en a pris beaucoup. On a toujours réussi à essayer de ne pas se démonter et à continuer d’avancer millimètre par millimètre. »

Et surtout, le 25 novembre dernier, vous remplissiez le Zénith de Paris, ce qui a dû être un très grand moment pour vous. Comment l’avez-vous vécu ?

Ion : C’est une belle revanche ! Il n’y a aucune amertume face à l’industrie de la musique. Je comprends qu’il y ait des gens qui aient besoin de manger, d’autres qui font du business et il doit certainement y avoir aussi des passionnés dans cette industrie car tout n’est pas noir. Mais, en tout cas, c’est une petite revanche sur ce business dans le sens où on a bien senti, dès le début, qu’on n’intéressait pas ces gens-là, que, pour eux, ça n’était peut-être pas rentable, je n’en sais rien, nous n’avons donc pas travaillé avec eux. On a peut-être été un peu laissé sur la paille comme des centaines d’autres groupes rien qu’en France et le fait de remplir le Zénith était une petite revanche sur ce business.

Steve : On n’a pas du tout d’animosité. En plus, c’est rigolo parce que, aujourd’hui, ils reviennent, ils nous proposent des choses, c’est plutôt drôle. On les écoute parler puis on sourit (rires)…

C’est la preuve qu’ils se sont trompés…

Steve : Le problème c’est qu’ils recherchent le phénomène, c’est ça qui est incroyable…

Ion : C’est le public qui a décidé. En tout cas, si ça peut les faire changer de point de vue sur certaines choses et sur certains styles et que ça puisse ouvrir des portes à d’autres groupes qui vont aller toquer chez eux, peut-être qu’ils se diront : « Tiens, ce coup-ci, on va peut être s’y prendre à deux fois avant de leur dire d’arrêter de se foutre de notre gueule avec leur tête de singe sur la pochette et ce son qui n’existe pas, qui n’est pas bien, et qui ne se vendra pas. » Peut-être que, maintenant, ils essaieront d’approfondir un petit peu avant de juger…

C’est fort pour vous de vous dire que vous êtes, en quelque sorte, devenus un symbole, le symbole de la réussite d’un groupe alternatif ? Car, aujourd’hui, quel groupe est capable de remplir un Zénith sans avoir été aidé par un gros média ?

Ion : A voir toutes les salles remplies, parfois je me demande pourquoi nous ? Je connais d’autres groupes qui mériteraient et pourquoi ils ne le font pas ? Peut-être parce que personne ne les a aidés, peut-être qu’on a eu un peu de chance d’avoir rencontré les bonnes personnes.

Steve : A chaque fois qu’on nous décourageait en nous disant que nous n’y arriverons pas, on bossait deux fois plus.

L’expatriation a peut-être aussi joué en votre faveur. Le fait de partir à Berlin en 2005 était pour vous une expérience humaine et musicale importante. Est-ce que vous pensez que dans un pays pas très rock comme la France et dans la conjoncture aujourd’hui difficile de l’industrie de la musique, l’expatriation va devenir une obligation pour les artistes qui veulent s’en sortir ?

Ion : Je pense que tout notre parcours – que ça soit l’exil à Berlin, la présence de notre entourage mais aussi celle du manager, de nos ingénieurs du son et de toute l’équipe technique qui sont passionnés – nous a aidé. Ce sont des gens qui ont travaillés dans des circuits beaucoup plus mainstream, de variété, même en live, et on sent qu’ils ne sont pas là pour casser la croûte et gagner de l’argent mais parce qu’il y a vraiment une passion. Les quinze que nous sommes en ce moment sur la route sont tous aussi passionnés les uns que les autres. Tout ça fait qu’on a peut-être eu un peu de chance dans cette histoire : l’exil, l’entourage et aussi beaucoup de persévérance car des obstacles et des claques dans la gueule on en a pris beaucoup. On a toujours réussi à essayer de ne pas se démonter et à continuer d’avancer millimètre par millimètre.

Aujourd’hui vous faites sold-out sur beaucoup de vos dates et votre dernier album se vend plutôt bien. Quels sont donc maintenant les objectifs principaux de Shaka Ponk et les rêves que vous avez encore envie de réaliser ?

Ion : On remplit les salles mais je ne sais pas si le disque se vend si bien que ça. [Rires] Les objectifs, c’est de continuer ; on a déjà pas mal de petits bouts de sons, de vidéos… On travaille beaucoup au jour le jour, on n’a malheureusement pas beaucoup de recul sur ce que l’on fait parce que le meilleur recul qu’on ait, c’est lorsque nous sommes sur scène et que nous voyons les gens ; là, on réalise un petit peu. On se dit qu’il y a trois ans on ne jouait que devant huit personnes dans le café d’à côté. On vit tellement la chose au jour le jour que les projets, c’est de continuer d’alimenter, de s’exprimer, de communiquer, d’essayer de toucher les gens et de les faire participer. Peut-être prochainement – le plus tôt possible – on aimerait bien ne plus faire de disques et faire un super site internet avec tout Shaka Ponk – tout le matériel, toutes les vidéos, tout dedans – et alimenter quotidiennement le site pour vraiment proposer notre univers complet en temps réel et en accès illimité à tout le monde.

Interview réalisée le 12 décembre en face-à-face par Doc’ à Lyon
Retranscription : Isabelle

Monkey TV Shaka Ponk : tv.shakaponk.com
Site Internet Shaka Ponk : shakaponk.com



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  • Leonhearth0 dit :

    Autant au niveau musical, je n’aime pas du tout Shaka Ponk (pas au niveau technique, juste que au niveau personnel je ne ressent aucune émotion dans leurs chansons), autant leur percée dans ce milieu est carrément impressionnante.

    Réussir à toucher un public aussi large et hétéroclite sans l’aide d’un gros label et donc à la force du poignet, ça mérite qu’on leur lève nos chapeaux !

    [Reply]

  • Franchement BRAVO aux Monkeys ! La où je suis pas trés d’accord c’est quand je vois écrit que le groupe n’a pas eu de coup de pousse de la part des médias autres que l’internet : en effet j’ai découvert Shaka Ponk en 2008 lors d’un mini live sur Virgin Radio avec « How we kill a star » ! Je m’y suis intéressé et ai acheté l’album « Bad Porn Movie Trax II » et ai de suite adhéré !

    Vivement une prochaine date pour Toulouse !

    [Reply]

    jclebelge

    idem je les ai découvert chez nagui dans taratata pour Bad Porn Movie Trax, comme quoi 🙂
    shaka pawa

  • J’ai peut-être lu trop vite, mais ils arrivent à vivre de leur musique au moins?

    [Reply]

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