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Live Report   

Shaka Ponk live : la joie et le partage


Un Transbordeur de Lyon complet vendredi dernier et une deuxième date rajoutée au même endroit le 12 décembre prochain ; un Zénith de Paris complet ce vendredi 25 et un Olympia prévu le 4 avril 2012 : oui, après onze ans d’activité, Shaka Ponk remplit les salles.

C’est aussi cette notion de temporalité que voulait faire partager Frah (chant) quand il s’est adressé au public du Transbo pour lui expliquer que les labels avaient dit au début du groupe que « son putain de singe et son concept de merde », ils pouvaient se le garder pour eux tout en affirmant que, malgré tout, les gens se déplaçaient aux concerts toujours un peu plus nombreux « à 10, à 50, à 100, à 500 et puis maintenant… » à 1 500, comme en ce vendredi 18 novembre. Et ça en effet, comme le dit justement le chanteur, « c’est inestimable ».

Artistes : Shaka Ponk Appletop
Date : 18 novembre 2011
Lieu : Lyon
Salle : Transbordeur

Frah

Maintenant que ses clips sont diffusés sur certaines chaînes musicales et que ses chansons sont mises en avant sur quelques radios, il est plus simple de toucher un public nombreux quand on s’appelle Shaka Ponk. Mais il est bien évident que l’emballement récent qu’a connu le groupe est avant tout lié au bouche-à-oreille constant dont il a bénéficié de la part du public. Et ce avant le coup de pouce communicationnel précédemment évoqué. En conséquence, Shaka Ponk sait qu’il doit vraiment tout à ses fans et c’est pour cette raison que Frah dira avec une totale sincérité à la fin du show de Lyon la phrase suivante :

« Shaka Ponk : c’est vous ! »

Steve

Comme signalé en introduction, le groupe est un collectif et la gratitude qu’il a envers son public est aussi valable pour ceux qui, dans l’ombre, ont contribué au développement de sa notoriété. La présentation à la foule du manager et de certains autres membres de la « Team Shaka Ponk » participant ainsi au bon esprit de ce concert lyonnais. Alors quand la chanteuse Samaha Sam descend dans la foule, lui demande de se séparer en deux puis fait s’asseoir le public pour taper dans les mains, toucher et embrasser les visages, on a vraiment l’impression d’assister à un concert entre amis. Le genre de show donné sur la plage, au coin du feu, où chaque seconde qui passe prend son sens dans le plaisir simple d’être ensemble. Sans superficialité, sans formatage mais juste avec de la joie et du partage.

Shaka Ponk en live, c’est donc forcément un concert plein de bonne humeur avec une fosse sacrément agitée, partageant à l’unisson la musique bigarrée du groupe. Ce dernier faisant du Shaka Ponk, c’est-à-dire de l’électro, de la funk, du rock, du metal voire du reggae. Et convenons-en, le public s’en fiche si Frah et Samaha Sam oublient à tour de rôle certaines paroles de chansons, s’ils se percutent sur le morceau « Twisted Mind » à cause de l’adrénaline du concert ou si la frontwoman est convaincante sur un titre comme « Sex Ball » mais beaucoup moins sur le début de « Hell’O »…

Twisted Mind !

Oui, l’audience passe au-dessus de tout ça car elle a notamment conscience d’avoir vu pendant 1h45 un groupe dont l’impact visuel ne peut que marquer les esprits. L’utilisation originale et diversifiée de l’écran géant en est un bon exemple. Goz, le singe mascotte, donne le tempo et s’engagera même, comme le veut la coutume chez Shaka Ponk, dans un duel de batterie avec Ion. Frah et Samaha Sam s’en sortent pour leur part très bien dans le jeu des magnifiques ombres chinoises qu’ils effectuent derrière l’écran. Le jeu de lumières sur un concert de Shaka Ponk étant, comme à chaque fois, particulièrement soigné.

Mais si on ne devait retenir qu’une seule chose, c’est bien le punch et le dynamisme scénique de Shaka Ponk. Ce dernier nous aura fait vivre de grands moments sur les titres pêchus que sont par exemple « Prima Scene » ou « How We Kill Stars » tout en n’hésitant pas à innover avec une reprise de Kim Wilde « Kids In America » qui mettait aussi en avant des riffs de Nirvana. Le fait que les deux chanteurs se jettent dans la foule et soient portés jusqu’en haut des marches du Transbordeur (!) sera en outre une preuve de plus de l’incroyable communion entre ce groupe et son public.

Sincèrement, nous ne sommes pas loin de penser qu’il n’y a qu’à un concert de Shaka Ponk que l’on peut voir ce genre de choses mais ce n’est pas étonnant de toute façon… car il n’y a bel et bien qu’un seul Shaka Ponk.

Samaha Sam

Setlist :

Intro
Shiza Radio
Reset After All
Hombre Que Soy
Twisted Mind
Hell’O
Sex Ball
I’m Picky
Prima Scene
Brunette Localicious
Dot.Coma
Te Gusta Me
Run Run Run
Duel de batterie Goz vs Ion
Kids In America (reprise de Kim Wilde)

Rappels :

Let’s Bang
How We Kill Stars
Palabra Mi Amor
French Touch Puta Madre

Photos : Claudia Mollard – claudia-mollard-photographie



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  • dans le paysage musical actuel,ce genre de groupe faisant corps avec son public est une vraie bouffée d’oxygéne car de nombreux groupes jouent carrée mais sans feeling ce qui est triste car un concert est fait pour partagé

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