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Live Report   

Sick Of It All célèbre ses trente ans


sick-of-it-all-320x448L’automne à Paris est de retour et a pris dans ses bagages Sick Of It all qui revient aux affaires dans la Capitale ! Nous allons assister ce soir à un concert un peu particulier puisque le groupe fête ses 30 ans de carrière et va ainsi reprendre tous ses plus grands hits. Il est néanmoins à noter que la présence de Sick Of It All en France est régulière puisque nous les voyons presque chaque année à Paris et dans de nombreux festivals. Afin de compléter cette soirée, les New-Yorkais seront accompagnés de Black Bomb A, des Américains de Wisdom In Chains et enfin de Crowned Kings. Une bonne dose de hardcore qui tombe à pic !

C’est au Trabendo que la puissance s’exprime ce soir. Les portes ouvrent aux alentours de 19H. Une partie du public est déjà présente à cette horaire pour dégoupiller les premières bières. Le premier groupe à monter sur les planches est donc australien, Crowned Kings. Formés en 2010 à Melbourne, les jeunes du plateau ont derrière eux deux albums studio et partagent une belle énergie !

Artistes : Sick Of It all – Black Bomb A – Wisdom In Chains – Crowned Kings
Date : 23 octobre 2016
Salle : Trabendo
Ville : Paris

L’Australie est un vivier du hardcore mondial et force est de constater que malgré une fosse assez molle en début de show, le public est réceptif face à la puissance de ce hardcore pur et dur que l’on sent très influencé par toute la scène américaine de l’Est comme de l’Ouest. Un peu à l’image d’un Deez Nuts, Crowned Kings rassemble une bonne palette sur un son clair, neutre mais très lourd. Makka, le leader de la formation harangue la foule et occupe au maximum l’espace. Les guitares sont bien réglées et la puissance de la batterie fait rage. Le groupe créé en 2010 envoie et est très impressionnant de décontraction et de maturité. Une jolie découverte pour votre serviteur.

Après cette belle performance suit l’un des meilleurs produits des Etats-Unis de ces vingt dernières années (oui on aime bien ce groupe !), Wisdom In Chains. Emmené par le charismatique et communicatif Mad Joe Black, les Pennsylvaniens proposent un hardcore plus mélodique, porté notamment par deux guitares avec un fait extrêmement rare dans le hardcore : l’utilisation très fréquente des solos de guitare. Sur presque tous les morceaux, nous avons ainsi le droit à une ligne personnelle de guitare. C’est vraiment depuis les années 2010 et leurs deux derniers albums que le groupe est devenu populaire à l’international, pas étonnant alors que les hostilités ne mettent pas longtemps à démarrer ce soir.

Dès que le combo fait son apparition, la petite fosse du Trabendo est écrasée par un pit énervé. La force de Wisdom In Chains repose sur la puissance de la voix de Joe qui souligne les coups très lourds que donne Shannon Sparky à sa batterie. La setlist est d’une grande diversité avec des morceaux très courts comme « Peace To My family » ou « Fighting In The Streets » qui sont reçus comme des météorites en pleine tête par les coreux. Les nombreux hits sont exécutés de manière magistrale, aussi bien le très rassembleur « My friend » que le plus calme et rythmé « When We Were Young ». Comme c’est souvent le cas dans la scène hardcore, le public a le droit à des textes aux thèmes très sociaux qui incitent au rassemblement et touchent le public qui applaudit toutes les interventions de Joe. Après quarante minutes de set très intense et fraternel, on se dit qu’on aimerait bien voir Wisdom In Chains en tête d’affiche d’un concert.

Black Bomb A (Rombas 2016, @Bénédicte Duval)

Et maintenant place aux locaux ! Depuis 1994, Black Bomb A partage sa présence scénique et son énergie. La salle est donc bien chaude quand le groupe monte sur scène pour envoyer son punk/hardcore à la face du Trabendo ! « Comfortable Hate » extrait du dernier album sorti en 2015 joue son rôle d’ouvreur à merveille. Un pur déchaînement d’énergie quand Poun et Arno (revenu en 2014) attaquent le chant. Cette complémentarité au chant a toujours été la marque de fabrique de Black Bomb A et ouvre parfaitement le concert. La scène du Trabendo restreint les déplacements des musiciens mais leur charisme compense largement. Sur le très rythmé « Lady Lazy », les slammeurs s’en donnent à cœur joie pendant qu’Arno joue de sa voix rauque et très imposante. Avant le morceau « Double », Arno prend la parole et remercie les groupes de la soirée sous des tonnerres d’applaudissements.

La fosse repart de plus belle et on peut apprécier le débit très rapide de paroles de Poun, extrêmement impressionnant. Le son est de bonne qualité, l’alchimie entre tous les instruments est parfaite et la guitare de Snake toujours aussi précise. Durant « Look At The Pain », Poun met en avant sa voix aiguë sur le refrain mélodique qui complète des couplets rapides et hachés. Sans aucun doute, que serait un concert de Black Bomb A sans l’hymne « Mary » ? Le morceau le plus connu du groupe est une pépite sur laquelle la fosse jette toutes ses forces dans la bataille en criant à l’unisson le puissant « oh mary, sweet mary, my mary, oh, oh ». Un grand concert.

On arrive au moment fatidique de cette soirée, à 22H passée les patrons du hardcore font leur apparition sur les planches du Trabendo. Nous les avions laissés au Hellfest et les retrouvons ce soir pour un énième concert parisien. Trente ans et pas une ride, toujours aussi motivés et sans aucune retenue. Sick Of It All a même de l’actu car il est en train de sortir son nouvel opus When the Smoke Clears. Les New-Yorkais démarrent pied au plancher par la crème de la crème « Take The Night Off ». La folie s’empare instantanément du public et nous sommes partis pour quatre-vingt dix minutes de pur hardcore New-Yorkais. Une setlist semblable à ce que l’on entend ces dernières années avec les morceaux habituels, « Injustice System! », « Uprising Nation » ou encore « Death Or Jail ». Un superbe mix de toute la discographie du groupe qui martèle le public du Trabendo. Les frères Koller, sourires aux lèvres, assurent très sereinement leur rôle et pulvérisent chaque Coreu. Les « derniers » hits « DNC » et « Road Less Travaled » sont chantés en force par un public de connaisseurs.

« Nous avons la passion et la fraîcheur » balance Lou Koller avant d’enchaîner de plus belle sur d’autres monuments. Le très dansant « Step Down » et sa mélodie reconnaissable, le plus extrême et dévastateur « Sanctuary » extrait de l’album Call To Arms. Le déferlement de folie s’accentue sur l’hymne « Scratch The Surface » où la batterie d’Armand Majidi fait très mal ! Aucune pause n’est permise dans ce concert, les morceaux s’enchaînent avec la plus haute autorité et la plus grande précision. La chanson « Machete » et sa basse surpuissante nous agresse presque les oreilles tellement le son est fort. L’ajout de l’effet saturé sur l’instrument met en avant ce dernier qui se transforme presque en guitare. Le classique « Us vs. Them » aux textes une fois de plus engagés fera partir pour une des dernières fois du concert les rescapés de la fosse en circle pit.

Sick Of It All conclut sa boucherie par le morceau « Built To Last » extrait de l’album éponyme. Un finish parfait et un Trabendo comblé sans aucun doute !

Live reports : Philippe Dory.



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