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Live Report   

Slash feat. Myles Kennedy and the Conspirators : deux Zéniths sinon rien !


Monster Truck fait l’actu ces derniers temps surtout depuis que Slash les a cités dans ses interviews parmi ses récents coups de cœur. Sacré coup de projecteur pour ce jeune groupe canadien qui possède deux EPs et un album, Furiosity, sorti en 2013. Coup de projecteur encore plus concret, cette place en ouverture de la tournée du sieur Slash en personne. Enfin, en personne, pas tout à fait. Il y a aussi Myles Kennedy And The Conspirators et leur dernier album World On Fire salué par beaucoup prouvant que tous les goûts sont dans la nature. Néanmoins avec l’efficace « World On Fire », l’énergique « Withered Delilah » ou le fédérateur « The Dissident », cet opus possède quelques sérieux arguments pour secouer le Zénith de Paris deux soirs de suite.

On en parle ensemble.

Artistes : SlashMonster Truck
Date : 12 novembre 2014
Salle : Zénith
Ville : Paris

Jer (guitare) assure l’animation scénique de Monster Truck

19H30, Monter Truck entame les hostilités avec sa musique issue directement des années 70 – stoner rock doit-on dire, oups ! La mode est là, les groupes foisonnent et le public de ce soir montre son intérêt pour cette musique qui se teinte parfois d’énormément de blues. La voix de Jon est très intéressante dans un ensemble vraiment (trop ?) empreint de l’esprit de ces années 70 qui semblent toujours fasciner en ce début de XXI° siècle. Le public apprécie néanmoins et applaudit, timidement certes, mais applaudit quand même. La plus grosse réaction des spectateurs sera toutefois logiquement obtenue quand le guitariste Jer évoquera Slash. Jer est celui qui assure l’animation scénique. Il est le mieux placé pour ce faire puisqu’il n’est ni coincé derrière un micro, un clavier ou une batterie contrairement à ses camarades. Jon assurera quand même quelques headbanging auprès du batteur. Côté lumières, le groupe est mal loti. Certes, c’est le lot des premières parties mais ce soir l’habillage lumineux est plutôt moche !

Au bout de trente-cinq minutes, les canadiens quittent le Zénith, mission réussie : le public salue leur prestation. Ceci dit, la salle reste encore un peu tiède. Plus pour très longtemps.

Slash : la star de la soirée.

20H30, Slash et sa bande débarquent pour la plus grande joie des fans. En fond de scène un drap avec le bonitos tête de mort vêtu du célèbre haut de forme. Sur scène des amplis, sur ces amplis, tout un tas d’objets, crâne, gri-gris, poupée de danseuse laptop. Seuls les premiers rangs peuvent en profiter. Par contre, tout le monde peut profiter de la musique. Reconnaissons qu’elle est plutôt bonne avec cette entrée en matière sur trois titres plutôt enlevés qui explosent dans un Zénith aux anges ! Et ce n’est pas « Avalon » premier titre issu du dernier album qui risque de calmer les esprits.
« You guys are amazing ! » indique Myles au chant. Et effectivement, le public réserve un bel accueil au groupe. Car sur scène, il s’agit bien d’un groupe. Myles Kennedy (Alter Bridge) est une figure de proue particulièrement charismatique ce soir. Todd Kerns assure son rôle d’espèce de trublion jovial et Franck Sidoris assume aussi sa part du spectacle, peut-être un peu plus qu’auparavant. Slash, lui, se contente…d’être Slash, caché derrière ses lunettes de soleil et son chapeau.

« You Could Be Mine » nous ramène à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître – les moins de trente non plus ; les Guns étaient alors au sommet, démarrant leur descente, et ce titre servait de BO au film Terminator 2. Et force est de constater que vingt après, ce titre fait toujours mouche. Comme ceux des Guns joués ce soir comme nous pourrons le constater un peu plus tard. Dans l’immédiat, place au Snakepit avec « Mean Bone ». Les spectateurs accueillent ce titre très chaleureusement comme ils le feront avec les deux morceaux issus de l’autre groupe que Slash a connu hors Guns N’ Roses à savoir « Fall To Pieces » et « Slither » tirés de la discographie de Velvet Revolver.

Le charismatique Myles Kennedy

C’est le moment où Myles présente Todd « Damn it » Kerns et lui laisse le micro pour le très enlevé « Doctor Alibi ». Todd reste au chant pour « Outta Get Me » sur lequel le public donnera de la voix et ce soir le Zénith est sacrément bien rempli donc les fans peuvent faire pas mal de bruit ! Comme lorsqu’ils soutiennent l’introduction de « Wicked Stone » de leurs applaudissements. Slash parle enfin pour introduire « Beneath The Savage Sun » qui démarre très lourdement avec Todd et Myles échangeant les premiers chants.

Mais parlons un peu lumière. L’habillage est sobre, fait de grands rais lumineux. Rien de tape-à-l’œil, ce qu’il faut pour soutenir le rock’n’roll que le groupe produit. Et qu’il produit bien survitaminant « Beneath The Savage Sun » qui remporte un bel accueil du public. Mais que dire de l’accueil que reçoit le brûlot « Rocket Queen » ! Le public chante évidemment le refrain, applaudit et se manifeste spontanément sur le solo de Slash, tout en feeling…et tout en longueur. Ceci dit, le solo est agréable malgré sa longueur et même si Slash pêche un peu par excès sur cet exercice. Derrière, la section rythmique tient sans sourciller le motif du titre. La reprise du cours normal du morceau est plutôt jouissive ! Et le break soutenu par les « hey ! hey ! » du public est un beau moment live. « Slash on the electric guitar » précise Myles.

Une grosse ambiance

Après cette furie, le plus calme « Bent To Fly » permet un instant de reprendre son souffle et ses esprits avant que « World On Fire » n’appuie à nouveau sur l’accélérateur. Le public applaudit, crie, soutient le groupe, apprécie. A juste titre. « Anastasia » voit Slash se munir d’une guitare double manche pour son intro hispanisante et son riff d’introduction qui calque. Une tuerie !

Un petit peu plus d’échange avec le public serait parfait mais ni Slash, ni Myles ne sont de grands communicants. Todd pourrait faire quelque chose mais ce n’est pas forcément son rôle. Peu importe, la musique prévaut et « Sweet Child O’ Mine » fait exploser le public prouvant sans aucuns doutes possible que les morceaux des Guns sont une classe au-dessus, entrés dans les classiques indémodables. Et sans diminuer d’aucune sorte les qualités vocales de Myles, le timbre d’Axl manque sur ce titre. Mais Slash est là et décoche un magnifique solo. Enorme succès pour ce titre. Mérité ? A vous de deviner.

“You’ve been fuckin unbelievable !” remercie Myles. “Make some noise pour Monster Truck, amazing band !” Et de présenter le groupe, Franck, Todd, Brent Fitz à la batterie et Slash qui reçoit une grosse ovation. Quoi de plus normal, l’homme est une légende et même s’il est accompagné d’un groupe, il reste Slash qui a marqué l’histoire de notre musique et du rock en général avec une patte indélébile. « You guys are fuckin awesome » dit-il avant de présenter Myles.

Slash ou l’homme le plus applaudit de la soirée.

« Slither » termine la première partie du spectacle et la pause se fait dans un dispensable larsen avant que le groupe ne revienne achever ces deux heures de spectacle avec l’énorme « Paradise City » et une festive pluie de confettis.

Alors, évidemment nous pourrons regretter l’absence de l’énergique « Withered Delilah » ou du fédérateur « The Dissident », nous étonner que le classique « Apocalyptic Love » n’ait pas été joué. Une question de goût et de couleur ? Aussi. Dans tous les cas, nous pouvons nous réjouir de la belle prestation que le groupe a offert ce soir, sans temps mort, piochant avec bonheur dans l’ensemble de la discographie de l’homme au chapeau sans aucune baisse de rythme. Et puis Slash est Slash. A voir au moins une fois dans sa vie de metalleux en herbe. Au vu des deux Zéniths prévus, vous avez été nombreux à le voir cette fois-ci !

SetList du 12/11/2014 :

You’re A Lie
Nightrain
Halo
Avalon
Back From Cali
Automatic Overdrive
You Could Be Mine
Mean Bone
Doctor Alibi
Outta Get Me
Wicked Stone
Beneath The Savage Sun
Fall To Pieces
Rocket Queen
Bent To Fly
World On Fire
Anastasia
Sweet Child O’ Mine
Slither
——–
Paradise City

Setlist 13/11/2014 (source setlist.fm) :

Ghost
Nightrain
Standing In The Sun
Avalon
Back From Cali
Stone Blind
You Could Be Mine
Shadow Life
Doctor Alibi
You’re Crazy
Mr Brownstone
Beneath The Savage Sun
Rocket Queen
Bent To Fly
World On Fire
Anastasia
Sweet Child O’ Mine
Slither
——–
Paradise City

Photos : Lost

A voir également :

Galerie photos Slash.



Laisser un commentaire

  • Les lunettes 3D étaient distribuées à l’entrée ??
    Oups pardon je confonds avec la bande à Axl, allez savoir pourquoi…

    La ce sont en fait des chapeaux haut de forme qui étaient… vendus bien sur, faut pas déconner non plus!!

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