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Live Report   

Slayer n’est pas près de se repentir


Comme un air de déjà-vu ce passage des monstres du thrash metal américain que sont Slayer, déjà présents l’année dernière dans la même salle du Zénith de Paris. Mais cette année la donne est différente, un album Repentless à défendre mais aussi le partage (enfin) de l’affiche avec Anthrax. Après son annulation de l’année dernière, les New-Yorkais seront bien présents aux côtés des Californiens pour cette date à Paris qui arrive quelques mois avant leur nouvel album. A noter aussi une première partie originale car ce sont les Norvégiens de Kvelertak qui vont ouvrir le concert.

Difficile pour les Norvégiens de commencer aussi tôt. En effet, il est tout juste 18H30 quand Kvelertak arrive sur la scène du Zénith. Très peu de monde assiste au concert et pour cause, beaucoup de fans n’ont pu se libérer suffisamment tôt du travail pour venir voir la prestation de ce groupe énergique dont les deux premiers opus ont été plébiscités par le public et beaucoup de critiques.

Artistes : SlayerAnthraxKvelertak
Date : 26 octobre 2015
Salle : Zénith
Ville : Paris [75]

Kvelertak (2013)

Le groupe a très peu de temps pour convaincre et démarre sur les chapeaux de roues son show. Le son est assez moyen en ce début de concert, ce qui n’est pas vraiment surprenant pour une première partie. Les musiciens envoient la sauce dès la première compo, « Åpenbaring ». Dans la musique des Norvégiens, on entend un mélange de hardcore et de touches black metal. Un mélange qui peut paraître étonnant au premier abord mais est franchement réussi. Les riffs de guitares exécutés par les trois guitaristes et la force vocale de Erlend Hjelvik (qui chante dans sa langue natale), le leader du groupe, font mouche. Les très bons morceaux « Evig Vandrar » et « Kvelertak », tous deux extraits de l’album Meir sorti en 2013, clôturent ce court concert maîtrisé du sextet.

Setlist :

Åpenbaring
Nekroskop
Mjød
Månelyst
Ulvetid
Evig Vandrar
Kvelertak

Anthrax (2012)

Il est 19H quand Kvelertak achève sa prestation et laisse ainsi la possibilité à Anthrax de défendre ses couleurs sur la grande scène du Zénith. Les fans commencent à arriver mais la salle demeure encore assez vide alors que le Zénith est déjà en configuration réduite. Ce soir Anthrax va nous interpréter ses meilleurs titres, bonne nouvelle pour leur retour en France. Les premiers du « Big Four » démarrent leur prestation par « A.I.R. » morceau vieux de trente ans et toujours aussi efficace avec un pit déjà à bloc après les premières notes. Le très fameux « Caught In A Mosh », extrait de l’album Among The Living (1987), met tout le monde d’accord avec son refrain repris par le public en chœur avec le groupe et un Scott Ian déjà bouillant. Une ambiance vraiment agréable et très joyeuse est présente durant la reprise de Joe Jackson, « Got The Time », morceau punk et très rapide qui met en avant le duo basse-batterie. « Madhouse », incontournable morceau du groupe ambiance tout le Zénith. Le son s’est plutôt bien réglé malgré certains passages où les guitares ne sont pas assez fortes.

La deuxième reprise du combo (il y en aura trois au total) vient d’un groupe de notre contrée française, Trust. Pas la peine de résumer le mouvement instantané que déclenche cette musique et la manière dont le public réagit au moment de chanter le fameux : « You’re Antisocial ». Un grand moment ! Pas de coiffe indienne pour Joey Belladonna au moment d’interpréter « Indians », autre morceau phare du groupe. On constate par ailleurs que Jonathan Donais, le deuxième guitariste du groupe qui a remplacé Rob Caggiano, est plus discret que le reste du groupe même s’il assure comme il se doit les soli du combo. L’hymne « In The End » est le moment pour Anthrax et le public de rendre hommage à deux grands de la scène, Ronnie James Dio et Dimebag Darrell. Les visages des deux musiciens sont ainsi présents sur deux affiches posées sur les amplis, un moment fort en émotion, sur cette musique épique. Dernier morceau de la soirée, « Among The Living » qui clôture avec brio ce show plein de dynamisme. Un moment excellent qui donne la pêche avec un groupe indémodable et incarné par des musiciens heureux d’être là.

Setlist :

A.I.R.
Caught In A Mosh
Got The Time (reprise de Joe Jackson)
Madhouse
Antisocial (reprise de Trust)
Fight ‘Em ‘Til You Can’t
Indians
March Of The S.O.D. (reprise de Stormtroopers Of Death)
In The End
Among The Living

Slayer (2014)

Après cet excellent moment passé avec Anthrax, le public s’impatiente à l’idée de (re)voir ce groupe iconique du metal qu’est Slayer. La salle est de plus en plus remplie, sans pour autant déborder, et un grand drap blanc est installé pour cacher la scène pendant la pause. Slayer vient aujourd’hui à Paris pour défendre sa nouvelle pépite Repentless, premier album écrit sans le défunt Jeff Hanneman et qui intervient six ans après World Painted Blood. Les lumières s’éteignent et l’intro « Delusions Of Saviour » résonne sur bande-son. L’audience peut voir les ombres des musiciens arriver derrière le rideau sur la scène, et d’un coup… le riff de « Repentless » sonne et le rideau tombe. Une vive agitation démarre dans la fosse et les quatre bêtes déchaînent leur violent thrash metal dans un Zénith qui propose une basse de Tom Araya et une double pédale de Paul Bostaph aux rendus trop brouillons. Après cette première claque, « Postmortem » de l’album Reign In Blood est à son tour enchaîné avec la même énergie et le même entrain. Pas le temps de respirer. L’hymne « Disciple » permet à tout le monde de se mettre d’accord avec ce mythique refrain « God Hates Us All » repris à l’unisson par tout le public dans un grand moment de communion.

Le troisième morceau de God Hates Us All, album de 2001, « God Send Death » suit son confrère (comme dans l’album), avant de voir le premier morceau de Seasons In The Abyss, « War Ensemble », balancer du lourd. Le son commence à s’améliorer et les solos de guitares sont parfaitement exécutés par les deux génies de la six cordes que sont Kerry King et Gary Holt. La douce intro de guitare de « When The Stillness Comes », second morceau du nouvel opus, est joué sous un éclairage vraiment atmosphérique où la basse prédomine. « Mandatory Suicide » extrait de South Of Heaven est un modèle de perfection et une musique taillée pour le live. Nous sommes à la moitié du concert et même si le public en a déjà pris pour son grade, le meilleur est à venir avec un enchaînement de hits à n’en plus finir.

Tout d’abord, Slayer commence par le puissant « Chemical Warfare ». On voit les fans de la première heure se donner à fond dans le pit. Show No Mercy est représenté par « Die By The Sword », une des musiques les plus agressives de Slayer, où le chant crié de Tom Araya est particulièrement intense. Un peu de magie noire ? Obligé dans un concert de Slayer, qui attaque un « Black Magic » toujours aussi épique et qui est royalement enchaîné avec le morceau précédent. Si le public s’attend à un enchaînement « Hell Awaits – The Antichrist », seul « Hell Awaits » est joué. La setlist est plutôt variée comme le prouve la présence du titre « World Painted Blood », morceau des année 2010 dont l’intensité live est réelle mais est tout de même moindre que les trois monstres qui vont suivre ! Le tube « South Of Heaven » bien sûr avant quelques coups de toms de batterie, de la fumée et une formation de Wall of Death sur un fabuleux « Raining Blood » ! Le morceau le plus connu de Slayer arrive comme une météorite sur la terre, c’est court mais tellement intense. La conclusion du concert de Slayer avec « Angel Of Death » termine comme à l’accoutumée ce show purement thrash et éminemment carré qui aura duré un peu plus d’1H30.

Une bien belle soirée.

Setlist :

Repentless
Postmortem
Hate Worldwide
Disciple
God Send Death
War Ensemble
When The Stillness Comes
Vices
Mandatory Suicide
Chemical Warfare
Die By The Sword
Black Magic
Hallowed Point
Seasons In The Abyss
Hell Awaits
Dead Skin Mask
World Painted Blood
South Of Heaven
Raining Blood
Angel Of Death



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  • Si seulement Anthrax arrêtait de faire le cover band et se concentrait sur son répertoire… Excellent set néanmoins, cool de réentendre AIR.
    Quant à Slayer… Continuer à aller les voir dans cette formation sans magie (comprenant un usurpateur et un mercenaire) après avoir suivi toutes les tournées européennes depuis 1985 relève du masochisme, faut vraiment que j’arrête ou que je consulte…

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