ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Slipknot triomphe au Zénith


Du côté de Slipknot, les événements de ces quatre dernières années avec la dissolution de la base rythmique due à la mort de Paul Gray en 2010 et plus récemment au départ de Joey Jordison, qui était partie-prenante du processus de composition, n’ont pas été faciles à vivre. Le groupe a sorti un nouvel opus, The Gray Chapter, fidèle à son identité musicale et c’est toutefois devant un Zenith qui n’affiche pas complet que le combo va se produire en ce 29 janvier. Malgré tout la salle est loin d’être vide et c’est même un grand mélange de générations qui a fait le déplacement pour soutenir les neuf masqués de Des Moines.

Pour les précéder, Slipknot a décidé de faire appel à un jeune groupe aux mêmes influences musicales, King 810. Ce combo en activité depuis 2007 ne se laisse pas impressionner par la grandeur du Zénith. Le quatuor commence même sur les chapeaux de roues devant une fosse déjà bien remplie avec des musiques entraînantes comme « Killem All » et « Murder Murder Murder », tous deux extraits de leur nouveau disque Memoirs Of A Murderer.

Artistes : SlipknotKing 810
Date : 29 janvier 2015
Salle : Zénith
Ville : Paris [75]

King 810

La voix imposante de David Gunn, qui nous rappelle un peu celle de Jonathan Davis (Korn), impose le respect. Les particularités de ce groupe sont les samples utilisés sur une table de mixage par un DJ, ainsi que des voix off et des effets de voix. Durant le live, il arrive au bassiste d’abandonner son instrument pour un synthétiseur. Le concert est d’ailleurs ivisé en deux parties, d’un côté la première partie agressive et punshie et de l’autre côté la deuxième plus calme avec des rythmes lents et beaucoup plus lourds qui nous font même un peu penser à des groupes de doom comme Ahab. Le plus intéressant pendant le concert résident dans les changements de rythme opérés par le batteur et certains riffs mélodiques. A part ça le set est tout de même un peu maussade et nous laisse sur notre faim de par son air de déjà vu qui manquait de créativité malgré une volonté réelle de bien faire.

Corey Taylor en grande forme

Un grand drap cache la scène, la pression monte d’un cran et l’enthousiasme est à son maximum… et d’un coup la salle est plongée dans le noir. On entend les premières notes de « XIX » retentir et la magnifique voix de Corey Taylor, le chanteur de Slipknot, résonner dans toute la salle. Le public reprend l’intro en choeur. Les notes violentes des guitares de Mick Thompson et Jim Root combinées à une batterie violente, c’est « Sarcastrophe » qui lance le concert et déchaîne la fosse qui transforme le Zénith en un bordel sans nom. On remarque qu’une grande partie du public chante cet extrait de la nouvelle création des neuf qui semble en conséquence bien acceptée par une bonne partie de l’audience. Le concert commence donc sur de bonnes bases. Notons d’ailleurs que le nouveau bassiste Alessandro Venturella est bien présent sur scène (ce n’était pas le cas sur certains set donnés récemment par le groupe) et son son de basse ressort très bien. Le set se poursuit sur un rythme effréné avec un « The Heretic Anthem » toujours aussi agréable à écouter et à chanter, notamment sur le refrain que toute la salle reprend avec Corey : « If you’re 555, then i’m 666 ». Sur « My Plague » extrait aussi de Iowa, Corey démontre encore ses talents de grand chanteur où sa voix claire est toujours d’une justesse incroyable. Sid Wilson, prend quant à lui son rôle de DJ très à coeur ce qui ne l’empêche pas d’arpenter la scène de long en large.

Corey harangue la foule comme à son habitude par un petit : « Comment ça va mes amis » en français. « The Devil In I » qui n’est pas la chanson la plus brutale de Slipknot permet à la fosse de souffler un peu et peut-être de faire plus attention aux superbes décors qui habillent la scène : une énorme tête de bélier, une grande rampe transparente qui sert d’escalier, un majestueux drapeau avec la couverture de « The Gray Chapter » et bien sur des jets de feu pour accompagner le tout comme sur la chanson qui va suivre et qui sera le seul extrait de All Hope Is Gone. Vous l’avez sans doute compris, c’est au tour de « Psychosocial » de déchaîner les passions. Il est à noter sur ce morceau que le nouveau batteur du groupe, Jay Weinberg, ne se laisse pas démonter par la difficulté de l’exercice et met tout le monde d’accord.

Slipknot sur scène : puissance et brutalité

C’est aussi le moment de voir Shaw Crahan et Chris Fehn descendre de leurs montures pour jouer au côté du reste du groupe avec leurs petites caisses claires. Le clown, fondateur du groupe, est quant à lui un peu moins entreprenant et plus en retrait ce soir et reste pour sa part le plus clair de son temps sur son perchoir. « Eeyore », « Liberate » et « Purity » trois musiques de l’album Slipknot rappellent à quel point le combo est puissant et brutal, surtout « Purity » qui montre bien l’opposition entre son couplet dans la retenue et son refrain avec un chant clair imposant. On remarque aussi que dans ce premier album, Slipknot faisait grand usage des effets électroniques et des effets de voix.

« Before I Forget » est lancé pour le bonheur des adeptes de Vol.3: The Subliminal Verses, suivi par le grand classique « Duality », sans doute la musique la plus connue et la plus appréciée du public. Les breaks imposants et les montées en puissance de ces compos installent vraiment une ambiance destructrice dans la salle. Le traditionnel « Spit It Out » est joué après un « Left Behnind » très bien géré. « Custer » dont le refrain est chanté par grand nombre de fans fait office de sortie pour le groupe… avant l’habituel rappel.

Une prestation intense

C’est reparti, la bande son de « 742617000027 » précède bien sûr « (Sic) » première chanson de l’album Slipknot. On sent une fosse un peu fatiguée en cette fin de concert – on aura vu des fosses plus folles lors de concerts de Slipknot – même si l’habituel « People = Shit » redonne un peu de baume au cœur. C’est sur « Surfacing » que Slipknot va finir son show et clôturer sept ans d’absence dans la capitale. Le groupe n’a en tout pas été oublié par Paris au regard de sa sortie de scène triomphante. C’est donc un public comblé et heureux du spectacle proposé qui sort du Zénith sous les premières neiges d’hiver.

Set List Slipknot :

XIX
Sarcastrophe
The Heretic Anthem
My Plague
The Devil In I
Psychosocial
The Negative One
Eeyore
Liberate
Frail Limb Nursery
Purity
Before I Forget
Duality
Left Behind
Spit It Out
Custer

Rappels :

742617000027
(sic)
People = Shit
Surfacing

A voir également :

Galerie photos Slipknot.
Galerie photos King 810.



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    Judas Priest @ Vienne
    Slider
  • 1/3