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Nouvelles Du Front   

Soilwork diffuse la panique


Merci Peter Witchers, le grand Soilwork est de retour !

Non pas que Sworn To A Great Divide était un mauvais album mais il lui manquait clairement le petit quelque chose, l’éclair de génie qui a fait la grandeur des Natural Born Chaos, Figure Number Five, Stabbing The Drama… Et tout le reste ! Et cette petite étincelle est essentiellement cachée dans le cortex cérébral de Peter, le principal compositeur. Ceux qui connaissent et apprécient le groupe depuis quelques années le savent et c’est la raison pour laquelle en 2005 tous – encore assommés par la bombe Stabbing The Drama – ont frémi à l’annonce de son départ. Certains optimistes se sont dit – à raison – que les autres membres avaient eux aussi leur part de responsabilité dans le talent indécent affiché par le groupe. Mais lorsque le moment de vérité est arrivé avec Sworn To A Great Divide, tous ont pensé que Soilwork ne serait jamais plus le même, ou plutôt Soilwork n’avancerait plus, ne surprendrait plus, ne serait plus aussi génial qu’auparavant. Ne me faites pas mentir, l’album de 2007 avait ses qualités, essentiellement mélodiques, et nombres de formations se contenteraient bien d’une ?uvre de cette qualité. Mais dans les standards imposés par la bande à Bjorn « Speed » Strid la galette paraissait bien pâle, manquant de mordant, de relief, de génie.

Mais voilà, ne jamais dire jamais. En 2008, Peter Witchers en a marre des vacances ou bien est-ce de voir ses ex-collègues patauger ? Toujours est-il qu’il réintègre officiellement le groupe. Ouf ! Les mirettes des fans peuvent à nouveau briller d’espoir. D’autant plus que peu de temps avant, le monstrueux Dirk Verbeuren a rapporté sous son coude Sylvain Coudret, un collègue frenchie officiant chez Scarve, pour combler le poste de second guitariste laissé vacant par le départ de tonton Ola Frenning.


Ce qui nous ramène à The Panic Broadcast, nouvel opus à paraître fin juin et sur lequel, fébrile et suintant l’angoisse, tous les fans braquent un regard insistant. Et dès ses premières déclarations, Bjorn « Speed » Strid rassure :

« Sur le dernier album j’ai beaucoup joué avec mes parties vocales, mais je me rendais compte que tous les autres étaient plutôt sur la réserve du fait que Ola était dans un état d’esprit du type « Oh, faisons les choses de manière basique… ». Le nouvel album est une réinvention de ce que Soilwork est réellement. C’est censé être enjoué et progressif mais aussi accrocheur. Nous tapons le poing sur la table avec cet album.

[…] L’album te laisse bouche bée lorsque tu finis de l’écouter. Il n’y a que 10 titres, 48 minutes, mais c’est clairement suffisant pour faire passer le message. Je pense que dans ces 48 minutes nous avons exprimé tout ce que nous avions à dire que ce soit musicalement tant qu’au niveau des paroles. Au final le résultat est vraiment brutal, et même s’il y a des parties plus calmes, elle sont très intenses et « dans ta face ». Il y a tellement de présence dans la musique qu’elle devient brutale. Même si un titre comme « The Akuma Afterglow » est accrocheur, on y trouve tout de même des éléments progressifs. Ce n’est pas simplement couplet / refrain / couplet / refrain ; nous avons essayé d’expérimenter au-delà de ça.

[…] Les riffs et soli sont intéressants car il n’y a pas que des accords basiques derrière les soli. La musique est très progressive et a réellement un sens. La batterie sur cet album est dingue, et je suis très content de ça car Dirk (Verbeuren) était freiné sur le dernier et ne pouvait pas jouer comme il le souhaitait. »

D’ailleurs Dirk confirme :

« Le fait de travailler sur The Panic Broadcast était une formidable opportunité pour moi d’être créatif. La complexité des nouveaux titres me rappelle Scarve, et mon approche de la batterie était similaire dans le sens où j’ai essayé d’amener quelque chose d’un peu inhabituel sur chaque chanson. Avec cet album, je ressens que j’ai vraiment trouvé mes marques au sein de Soilwork. C’est clairement le travail le plus stimulant techniquement que j’ai pu faire avec le groupe et probablement la plus dynamique des performances que j’ai pu réaliser jusqu’alors. Je suis subjugué par ce que l’on a accompli ! »

Malgré tout, il émet aussi une réserve[/urlb] :

« Ne vous attendez pas avec ce nouvel album que le groupe revisite et retravaille ses albums de références comme Natural Born Chaos. Ceux qui s’attendent à un remake de nos albums précédents devront aller voir ailleurs, mais pour vous qui adoptez notre voyage musical avec un esprit ouvert, soyez prêts à succomber à The Panic Broadcast! »

Mais oui mec ! C’est précisément ça que l’on veut ! On veut que Soilwork avance sans regarder derrière lui, tout comme il l’a fait pour ses six premiers et géniaux albums ! Qu’y a-t-il de plus excitant lorsqu’un artiste parvient à maintenir un voile sur sa prochaine création ? Lorsqu’il entretient l’effet de surprise ? Quel bonheur, lorsque le drap tombe et que l’on découvre un paysage inédit ; à condition bien entendu que l’?uvre soit réussie, cela va sans dire. Mais comment douter d’un Soilwork ainsi revigoré ?

Justement, le peintre vient tout juste de dévoiler un petit coin de toile. En vous rendant sur la page myspace de Soilwork vous pourrez vous délecter d’un premier titre issu de The Panic Broadcast. Il s’agit de « Two Lives Worth Of Reckoning ». Comme d’habitude, le refrain est imparable mais ce qui frappe aussi ce sont ces riffs thrashy terriblement bien sentis et ce sens exacerbé de la musicalité que l’on n’avait pas entendu depuis… Stabbing The Drama ! Alors, même si on se maudit de penser « peut mieux faire », on aura aussi remarqué la petite lueur, oui, la petite étincelle, elle est là.

Reste à savoir jusqu’où ils auront réussi à pousser la magie ? Mais rien que cet avant-goût et la sublime pochette (doit-on s’attendre à des influences asiatiques ?), suffisent à mettre l’eau à la bouche.



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