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Live Report   

Soirée Saint-Valentin avec fleurs et Despised Icon au menu


Entre Igorrr, Popa Chubby et Lofofora, la sélection rock semble être assez éclectique aux Cuizines de Chelles. D’ailleurs est-ce un hasard si notre première rencontre avec cette salle de 250 places se fait le jour de la Saint-Valentin ? Mais oubliez tout ce que vous savez du 14 février et autres dîners aux chandelles, ce soir c’est pied dans les gencives et dévissage de nuque ! Car en effet, cette affiche luxueuse nous amène des mets de choix dans le brutal death et le hardcore. Au programme : de la brutalité en entrée avec Vulvodynia et Archspire. Au dessert, de la violence avec Malevolence et surtout une apparition rare des revenants canadiens que sont Despised Icon. Pendant que la pluie règne en dehors de la salle, on se prépare à bouger pour sécher ses vêtements en compagnie d’une affiche d’une rare violence mais nous montrant divers aspects du brutal death et du hardcore.

On démarre avec Vulvodynia, un groupe sud-africain que l’on aura la joie de retrouver à Paris en mai prochain, au Gibus, grâce à Suden Promotion. Le son est faible et les lumières très pauvres. Mais pour contrer cela, la musique est heureusement dynamique et donne des envies de bouger, chose dont spectateurs ne se priveront pas. Pas de place pour la timidité ce soir, dès les premiers riffs de Vulvodynia les spectateurs se lancent dans la création d’un pit nerveux. La musique est grasse, entraînante, et n’a pas d’autre prétention que de nous vider la tête. On n’aurait pas pu trouver mieux pour ouvrir cette soirée boucherie.

Artistes : Despised Icon – Malevolence – Archspire – Vulvodynia
Date : 14 février 2018
Salle : Les Cuizines
Ville : Chelles [77500]

Archspire

Archspire est le groupe à retenir de la scène brutal death technique sur l’année 2017 (et probablement dans le futur). Après deux très bons albums, il nous a sorti un concentré de ce que le genre peut offrir de mieux avec Relentless Mutation. Rapide, précis, intense, addictif, motivant : tous ses adjectifs mélioratifs peuvent être employés pour qualifier cet album. Un chanteur impressionnant, un batteur surdoué, des guitaristes virtuoses, et un bassiste magicien, ce groupe qu’on attendait probablement le plus de la soirée sera malheureusement en deçà de nos attentes à cause des soucis de sons trop nombreux. Si ces derniers s’arrangent au fur et à mesure du set, le passage de Archspire commence très mal car un son de brutal death technique se doit d’être précis…

Mais ici on avait soit trop de basse, soit uniquement de la guitare ou alors un son mal mixé donnant un effet de larsen lourd et pesant qui va faire grimacer les membres du groupe, qui paraissent être dans une certaine incompréhension. Tout ceci gâchera le premier titre « Calamus Will Animate », mais après ce début désastreux le reste de la setlist sera mieux respecté. La foule se fait néanmoins moins violente cette fois pour profiter au mieux des compositions du groupe. Même si quelques mouvements de foules se fond, on se trouve bien plus à observer les notes défiler sous les doigts des guitaristes qu’à vouloir mosher avec son voisin.

Setlist :

Calamus Will Animate
Involuntary Doppelganger
Human Murmuration
The Mimic Well
Lucid Collective Somnambulation
Remote Tumour Seeker

Malevolence

Malevolence peut sembler assez mono-neuronal (et il l’est). Mais la brutalité du groupe trouve sa subtilité dans le mélange d’un hardcore bien construit et d’un aspect thrash et death lui donnant toute son énergie et sa technique. Et c’est là que le pit se réveille réellement, avec un public de hardcore bien présent et ses mouvements de dance bien particuliers unique au genre. Même si quelques inconscients du premier rang se plaignent des mouvements de foule, il ne leur faudra pas longtemps avant de se prendre un fan qui s’est jeté depuis la scène sur eux pour comprendre que lors de ce concert tout le monde doit bouger ! Des circles pits partent dans tous les sens et nombreux sont ceux prenant de mauvais coup (provoquant de véritables bagarres au détour d’un malentendu).

Certaines personnes du public s’accrocheront même au micro du chanteur pour gueuler les paroles qu’ils connaissent. Ce dernier n’arrête pas pour autant de demander à tout le monde de participer au pit et monter sur scène détruire la salle. On sent immédiatement le manque de transition entre le public du brutal death et celui du hardcore n’ayant pas le même objectif dans le pit. Ce set est en tout cas mené à la perfection par la groupe car la technicité des morceaux est balancée par leurs attitudes live primaires. Alors si la transition du public est nette, on note le choix musical cohérent pour passer à Despised Icon.

Setlist :

Slave To Satisfaction
Severed Ties
Condemned To Misery
Wasted Breath
Trial By Fire
In The Face Of Death
Self Supremacy
Serpent’s Chokedhold

Despised Icon

Place à la tête d’affiche ! Ayant splitté en 2010, le groupe s’est reformé en 2014 et a fêté tout cela avec la sortie d’un cinquième album : Beast (2016). Après quelques passages dans les salles parisiennes tel qu’au Divan Du Monde ou l’Impericon Festival de 2016, le public est heureux de pouvoir reprendre une dose de violence. Comme à son habitude : deux chanteurs sont présents pour varier les plaisirs et souligner l’énergie que dégage le groupe. L’un chante clair, l’autre préférera le scream et l’aspect guttural de sa voix, tout comme on peut le voir chez un groupe comme Black Bomb A. Tout cela apporte beaucoup à la diversité des morceaux, en plus d’avoir encore plus d’action sur scène. En constant mouvement, le public se meut avec le groupe.

Plus professionnel, plus lumineux, peut-être bien plus mis en scène, Despised Icon continue de nous montrer qu’il n’est pas mort et restera encore dans le secteur pendant un moment. Mais c’est peut-être cet aspect plus professionnel qui fait que le set du groupe reste relativement convenu. Si la foule n’a jamais été si en forme, on a cette impression de perdre du naturel. Le groupe reste malgré tout assez bavard et content d’être sur scène. Ce set mettra en avant un large éventail de la discographie du groupe, excepté l’album Consumed By Your Poison.

Despised Icon

Des Saint-Valentin de ce type, on n’en fait plus assez ! L’amour et la tendresse étaient d’ailleurs bien présents ce soir, au détour d’un poing (ou d’un pied) que l’on se prend dans la joue ou d’un corps de trentenaire (en sueur) reçu dans les dents…

Setlist :

A Fractured Hand
Bad Vibes
The Aftermath
Furtive Monologue
Inner Demons
Bulletproof Scales
Day Of Mourning
Les Temps Changent
Beast
Retina
In The Arms Of Perdition
MVP

Report et photos : Matthis Van der meulen



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