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Solstafir : les images quand on ne trouve pas les mots


Le dernier album de Solstafir, Svartir Sandar, sorti en octobre 2011, est certainement l’une des choses les plus agréables qui me soit passées par les écoutilles au cours des derniers mois mais je ne saurais dire pourquoi.

Est-ce le fait de ne pas comprendre un traitre mot d’islandais – le plaisir devenant alors proportionnel au mystère caché derrière ce langage abscons – ou sont-ce ses quelques petits défauts qu’on n’a pas cherché à masquer – comme de petites rides sur un visage qui rajoutent à son expressivité – sous une lourde couche de post-production qui rajoutent au charme ?

En fait, le problème, la cause de mon manque d’explication provient avant tout du fait que je ne trouve pas les mots, les mots exacts, précis, pour offrir une explication clinique à l’effet que peut produire cet album. C’est là qu’il faut faire entrer dans la partie les images, métaphores et autres ellipses pour transmettre ce qu’on voudrait exprimer mais que le langage simple, coutumier, ne peut exprimer. Cela nécessite un peu de créativité et les réalisateurs du clip pour le titre « Fjara », extrait de Svartir Sandar, n’en manque certainement pas.

Un mot sur ceux-ci, d’abord, des fois que vous voudriez vous intéresser à leurs précédents ou futurs travaux. Même si leurs noms sont bien crédités à la fin de la vidéo, il faut néanmoins plisser un peu les yeux pour bien déchiffrer les patronymes de Bowen Staines, originaire du New Hampshire et parti développé sa petite entreprise Don’t Panic Films en Islande, et son collègue Gunnar Gudbjörnsson de Sleepless in Reykjavik, œuvrant tout deux dans le milieu musical scandinave.

Maintenant présentés, on peut les saluer pour avoir réussi à offrir les images, via ce clip, qui symbolisent le mieux la façon dont je peux ressentir la musique de Solstafir : c’est comme une jolie jeune femme en robe blanche tirant un cercueil sur une plage de galets noirs ou dans d’autres paysages froids et désertiques de cette sublime île volcanique et dans lesquels on peut parfois se retrouver confronté aux anciens fondements mythologiques de ce pays de légendes.

Animalement vôtre.



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  • Un album totalement envoûtant en effet, plus je l’écoute, plus j’y suis accro. Une totale réussite, sans aucun cliché, une forme de pureté.

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  • J’ai pas tout compris mais c’est super beau.
    Sinon c’est à la mode de tirer des cerceuils dans la nature? (Vacuity de Gojira)

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    Dans ce cas, c’est une très vieille mode. Cf. le film « Django » de Sergio Corbucci qui date de 1966.

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    Mass Hysteria @ Transbordeur
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