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Interview   

Sonata Arctica : l’heure tourne…


Sonata Arctica 2016La particularité du nom du nouvel album de Sonata Arctica, The Ninth Hour, c’est qu’il est, entre autres, une référence biblique, plus précisément au moment où Jésus Christ est mort sur la croix. Or le chanteur Tony Kakko n’est pas catholique pratiquant et affirme n’avoir même « aucune » relation avec la religion. Il apparaît en sus que le chanteur cultive, non sans humour, les contrastes, notamment dans la manière qu’il a de lier des textes tristes à des mélodies joyeuses et inversement.

Nous nous sommes entretenus avec lui afin de comprendre les raisons des choix effectués pour ce nouvel opus et d’en savoir plus sur le message environnemental du disque. Un disque par ailleurs conçu sous pression, diversifié émotionnellement et musicalement et notamment emprunt de quelques influences speed metal des débuts du groupe. Le tout sous une volonté inébranlable de ne pas se répéter.

Sonata Arctica 2016

« Si j’avais eu bien plus de temps, genre un mois ou deux mois de plus, pour me concentrer sur la composition de l’album, j’aurais peut-être écrit des chansons d’un autre genre à la place [de « Rise A Night » ou « Fly, Navigate, Communicate »] pour préserver l’unité de l’album. »

Radio Metal : Il y a deux ans, vous avez réenregistré et ressorti votre tout premier album, Ecliptica. A quel point cette expérience a-t-elle été nostalgique ?

Tony Kakko (chant) : Disons que c’était une tâche intéressante à entreprendre ! [Rires] L’idée est venue de notre label au Japon. La seule raison pour laquelle nous avons approuvé cette idée était le fait que nous avons été avec le label tout au long de notre carrière et ils ont traversé des hauts et des bas, et ils travaillent toujours avec nous, donc quand ils nous ont gentiment demandé ça après une petite période difficile, nous avons décidé de nous lancer et de le faire. C’était excitant, intéressant et c’était un processus d’apprentissage en même temps, dans le sens où tu dois revenir à l’époque où tu avais une vingtaine d’années et essayer de faire les mêmes choses que tu as faites. Et en tant que chanteur, j’ai remarqué qu’à l’époque, je faisais des choses que je ne peux plus faire ! [Rire] Je ne sais pas pourquoi. Ma technique a évolué [mais à l’époque], je n’avais aucune technique ! Sur Ecliptica, à l’origine, je faisais juste des « trucs » [petits rires]. C’était cool, ceci dit, de remarquer que je n’étais pas un aussi mauvais chanteur que je le pensais, déjà à l’époque ! [Rires]

Avec le recul, que penses-tu de ce premier album ?

Pendant un temps j’avais un genre de gros problème avec cet album, je ne pouvais pas l’écouter, vraiment. Ça me donnait des frissons, mais dans le mauvais sens ! [Petits rires] Parce que j’entends toujours, bien sûr, beaucoup de mauvaises choses dessus et des choses qui auraient pu être bien mieux faites, mais avec le temps, j’ai en quelque sorte grandi et mûri ; c’était il y a longtemps. Bizarrement, ce que nous avions fait à l’époque, c’est devenu une chose sympathique, mignonne et jolie. Quand je pense à cet album et que j’écoute les chansons, j’ai des souvenirs de l’époque où j’avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans et donc c’est aussi devenu un délire nostalgique, donc j’aime bien ça. Et bien sûr, nous jouons toujours la grande majorité des chansons de cet album en live, donc elles résistent bien à l’épreuve du temps et étaient vraiment bonnes. Je ne pourrais pas, en mon âme et conscience, dire que je déteste cet album, jamais de la vie !

Sur le nouvel album The Ninth Hour, il y a des chansons très rapides qui peuvent rappeler vos débuts, comme « Rise A Night » ou « Fly, Navigate, Communicate ». Penses-tu que le fait de travailler sur Ecliptica Revisited, mais également votre album précédent qui incluait ces éléments, vous a d’une manière ou d’une autre influencés dans la composition du nouvel album ?

Un peu ! [Petits rires] Une chanson comme “Rise A Night”, en fait, je l’ai écrite en pensant que ce serait la piste bonus pour le Japon, parce qu’ils demandent toujours ça, ils voudraient une chanson vraiment très power metal rapide comme chanson bonus. C’est une clause contractuelle, nous devons avoir une piste bonus pour le Japon. Ça a toujours été ainsi, et ce sera probablement toujours ainsi. Mais quand j’écrivais les chansons, j’ai réalisé que, tout d’abord, je semblais être à court de temps ! [Petits rires] Je n’avais pas d’autre option que de mettre “Rise A Night” sur la version normale de l’album. Bien que j’aime vraiment beaucoup la chanson, elle a de bonnes mélodies et j’aime même un peu l’histoire que j’ai réussi à écrire ici, mais c’est une chanson qui ressort comme étant un peu bizarre, comme si elle n’était pas à sa place quand tu la compares à l’enchaînement de chansons qui la précède. C’est une ambiance totalement différente. Peut-être que ça devient même encore plus évident avec la chanson suivante, “Fly, Navigate, Communicate”, qui est la deuxième chanson à être comme ça. C’est l’une de ces chansons où, si j’avais eu bien plus de temps, genre un mois ou deux mois de plus, pour me concentrer sur la composition de l’album, j’aurais peut-être écrit des chansons d’un autre genre à leur place pour préserver l’unité de l’album, en quelque sorte. Mais le fait que j’ai écrit des chansons comme “Rise A Night” ici, c’est quelque chose que je fais tout le temps, j’essaie simplement de trouver des manières d’écrire les bonnes chansons pour Sonata Arctica. Souvent, quand tu as une bonne mélodie, et que par ailleurs tout est là, la chanson est comme pleine, alors c’est simplement une question de trouver le bon type d’arrangement. Dans un sens, je pense que “Rise A Night” aurait aussi bien fonctionné comme une sorte de ballade, si tu lui écris des paroles un peu différentes et que tu la réarranges un peu, etc. Donc c’est une question d’arrangement.

Récemment, tu as déclaré que les diamants sont faits sous pression. Peux-tu nous en dire plus sur le processus d’écriture de l’album et comment la pression y a joué un rôle ?

A l’époque où nous étions encore en tournée pour Pariah’s Child, j’ai eu l’idée que cet album serait plus heavy metal et plus rapide et tout, mais ensuite j’ai eu cette période d’environ quatre mois, pour la première fois dans l’histoire de Sonata Arctica, où j’ai choisi de prendre un temps de repos, où je ne pensais même pas à Sonata Arctica ou à un quelconque aspect commercial ou musical. J’ai continué à écrire des chansons, mais elles étaient complètement différentes de ce que peut sortir Sonata Arctica. Et quand je suis parti en tournée, j’ai eu ce concert au Rock In Rio, et beaucoup de concerts de Noël en Finlande sur cette tournée, et j’ai passé du temps avec ma famille. J’ai pris du temps loin de Sonata Arctica et c’était très agréable. Ensuite, au début de cette année, bien sûr j’avais un plan, mais à présent il fallait que je commence à travailler sur l’album, et j’étais complètement à sec ! Et c’était plutôt fâcheux, parce que nous avions cette tournée nord-américaine de sept semaines qui arrivait, en première partie de Nightwish, qui commençait en février et nous revenions début avril. Et donc, l’album devait être prêt fin juin, j’étais vraiment très embêté, dans le sens où il fallait que j’écrive toutes les chansons, d’abord les répéter, ensuite les enregistrer, les mixer, les masteriser, avant la fin du mois de juin ! Les mecs étaient déjà partis en studio, et je leur envoyais tous les deux jours de nouvelles compositions à répéter et enregistrer. C’était un processus vraiment très tendu, et je pense que le meilleur exemple de la stupidité de ce planning, c’est le fait qu’une semaine avant le mastering, je me suis encore rendu compte que “oh mon dieu, il me manque une chanson complète !” Donc j’ai commencé à écrire une chanson de zéro à ce moment-là, mais ça s’est plutôt bien passé, c’est la piste bonus pour le Japon, à la place de “Rise A Night”. Donc c’était vraiment intense !

Sonata Arctica - The Ninth Hour

« Le meilleur exemple de la stupidité de ce planning, c’est le fait qu’une semaine avant le mastering, je me suis encore rendu compte que ‘oh mon dieu, il me manque une chanson complète !’ Donc j’ai commencé à écrire une chanson de zéro à ce moment-là. »

L’album comprend une grande diversité musicale mais aussi émotionnelle. On ressent de la mélancolie même dans les chansons les plus joyeuses ou rapides. D’où ça vient ?

Je ne sais pas. Je ne veux pas m’attarder sur une seule émotion, ou sensation, ou histoire pendant trop longtemps. J’essaye de trouver de nouvelles façons de faire ce que je fais. Même si c’est par exemple écrire cent chansons d’amour, elles devraient toutes être différentes d’une certaine façon et c’est tout simplement ainsi que je travaille. Je n’aime pas trop me répéter. Bien sûr, stylistiquement, nous écrirons au final des chansons qui seront dans la même veine et la même famille, et du coup, certaines personnes disent que telles deux chansons sont exactement identiques, mais elles ne le sont évidemment pas ; je n’aime pas m’auto-plagier. Je ne sais pas, c’est la façon dont je travaille qui rend les choses si diverses, possédant une grande variété. Quand j’écris des paroles, bien sûr, la thématique vient et j’essaie de lire différentes choses, regarder des films et m’inspirer de plein de choses différentes, n’importe quoi , la politique, comme sur cet album en l’occurrence, et des choses environnementales qui, bien sûr, devraient être une préoccupation pour tout le monde et, bien sûr, des histoires d’amour. Qui n’aime pas les histoires d’amour ? [Rires] Et je fais en sorte que tout l’album sonne comme du Sonata Arctica. Mais au fond, je ne sais pas si j’ai vraiment une réponse claire pour ça, parce que je ne sais pas ! Si j’en avais une, je la mettrais sans doute dans une bouteille pour la vendre.

Dans le communiqué de presse, tu as dit : « Notre musique a essentiellement été faite de choses joyeuses par-dessus lesquelles on peut chanter, mais les paroles ne sont jamais vraiment rentrées dans ce moule. » Dirais-tu qu’il n’y a aucun lien entre la musique et les paroles ?

Bien sûr, elles sont liées. De belles mélodies et des paroles tristes vont plutôt bien ensemble mais les gens confondent peut-être souvent, d’une certaine manière… Particulièrement sur les premiers albums de Sonata Arctica, nous avions ces chansons aux airs insouciants avec des paroles vraiment tristes, et certains ont commencé à nous qualifier de « metal joyeux » sans vraiment avoir lu les paroles, ce qui est drôle [petits rires]. Mais, bien sûr, les chansons et les paroles sont liées, mais parfois j’apprécie de jouer avec un genre de contraste, avoir une mélodie vraiment très triste et écrire des paroles aussi joyeuses que possible, et c’est très exigeant et difficile pour moi, pour une quelconque raison, je ne sais pas. Je suis un mec très joyeux et enjoué dans la vie, donc je suppose que mon art est un peu un contraste en cela. J’imagine que c’est un exutoire pour toutes ces émotions et cette partie de moi. Nous avons tous beaucoup, beaucoup de facettes.

Votre nouvel album s’appelle The Ninth Hour (La Neuvième Heure), qui est une référence à la bible, et plus particulièrement au moment où Jésus est mort sur sa croix. Avant même de parler du thème de l’album, peux-tu nous en dire plus sur ta relation avec la bible, notamment dans la mesure où a dit que tu n’étais « pas quelqu’un de très religieux » ?

Non ! Je n’ai vraiment aucun rapport avec la bible, non [petits rires]. Je ne suis pas vraiment quelqu’un de religieux. Ma famille n’a jamais été religieuse. Nous n’avons jamais été à l’église, à part pour les occasions où tu as véritablement besoin d’y aller, comme les mariages, les enterrements ou peu importe. Mais non, je ne fais même pas partie d’une quelconque organisation religieuse ou église. Je voulais juste connecter le nom de l’album avec le concept de la pochette. Les gens mettent un peu trop l’accent sur la référence biblique. Mais en même temps, je m’y attendais et j’ai pensé : « Est-ce vraiment une bonne idée d’utiliser ce nom ? » Mais, bon, si ça fait parler les gens et si ça attire leur attention sur ce que j’essaie de faire comprendre avec cette pochette d’album et la musique, alors c’est une bonne chose, bien sûr. J’essaie de m’expliquer des milliers de fois, pas d’inquiétude, mais étant donné tout le sens qu’il y a derrière ça, le sens biblique est exagéré. Et bien sûr, Nuclear Blast va mettre l’accent sur cette déclaration, genre je suis un messie ou quoi [rires]. « Ouais, ouais, ouais ! C’est de la publicité, mettons ça en avant, et on s’en débrouillera après ! » Et me voilà à l’expliquer ! [Rires]

La référence de La Neuvième Heure a en fait ici très peu à voir avec la religion. Bien sûr, [ça a à voir avec la] bible en tant que telle, mais pas avec la religion. Au départ, j’avais ce concept, l’idée, et l’explication derrière la pochette de l’album, et ensuite il fallait que je commence à réfléchir à quel genre de nom conviendrait. Evidemment, c’est notre neuvième album, donc La Neuvième Heure m’est venu à l’esprit immédiatement. Bien sûr, j’ai un peu d’éducation, j’ai été à l’école [petits rires], donc je sais que la neuvième heure a également un sens biblique. Mais j’avais quand même besoin de m’informer un peu sur toutes les significations qu’il y avait derrière ça. Certaines ne convenaient pas à mes idées, mais il y avait une phrase qui convenait parfaitement, et c’est celle que j’ai utilisée. Ça convient vraiment à cette idée éco-consciente derrière la pochette de l’album, que nous vivons vraiment des moments où si nous voulons nous assurer de la survie de cette planète, nous devrons faire des sacrifices personnels en termes de finances et du style de vie luxueux que nous avons. Nous devons sacrifier une partie de ce confort que nous avons accumulé au cours des dernières générations. Dans beaucoup, beaucoup de cas, nous devrons, et devrons vraiment, nous repentir et nous excuser pour les choix que nous ou les générations précédentes ont faits pour nous, parce que nous avons détruit tellement de cette planète. A l’heure actuelle, il semble impossible d’éviter une partie de la destruction environnementale qui est en cours. La nature est remarquable pour se renouveler mais nous devons lui permettre de le faire plutôt que de continuer à la détruire.

Sonata Arctica 2016

« A l’heure actuelle, il semble impossible d’éviter une partie de la destruction environnementale qui est en cours. La nature est remarquable pour se renouveler mais nous devons lui permettre de le faire plutôt que de continuer à la détruire. »

En vérité, l’espèce humaine a déjà fait face à des guerres mondiales et ce n’est pas la première fois qu’elle manque de respect à sa planète. Donc penses-tu que cette fois nous traversons une époque plus critique que jamais ?

Je ne pense pas que dans cet album… C’est comme, par rapport à la pochette de l’album, son nom et tout, je n’ai pas pris en compte le facteur guerre ou qu’on pourrait s’autodétruire avec des armes, comme des bombes et tout ce bordel, mais plutôt simplement l’approche environnementale de la chose, le fait que nous polluons trop, et que nous avons probablement déjà pollué l’eau à tel point que nous et nos enfants finirons par manger du plastique. Parce que les poissons mangent du plastique et ensuite nous mangeons les poissons et ensuite, quand on meurt, quelque chose nous mange, et le plastique est tout à coup partout sous une forme ou une autre, et nous n’en sommes mêmes pas conscients, parce que la technologie et la science ont pris le dessus, mais ils ne savent rien. Ils font quelque chose mais pas tout. Donc le futur nous le dira.

Puisque que tu as utilisé cette image biblique, je me dois de te demander : qui pourrait être notre Jésus-Christ du 21ème siècle ?

[Rires] Je ne sais pas ! Je n’en ai aucune idée ; il y a beaucoup de gens qui vivent un peu ce genre de style de vie, je suppose, à être de vraiment bonnes personnes. Mais je pense que si Jésus arrivait tout à coup ici comme une personne normale, il serait considéré comme un hippie ! [Rires] Et il serait considéré comme le gourou d’une secte, dans un sens, parce que le monde est différent. Si j’étais croyant, je lui dirais d’arrêter cette merde et qu’il ne revienne jamais, bien sûr, car ce serait la fin du monde.

Le milieu de la pochette semble paisible, puisque la nature et les technologies humaines sont présentées comme en équilibre. A gauche on voit l’image d’une dystopie humaine après que l’espèce humaine ait détruit la nature, et à droite on voit la nature sans humains. Penses-tu que ces temps sombres et critiques que nous vivons actuellement pourraient mener à l’un de ces futurs ?

Oui. Si l’on continue à tout foutre en l’air, alors le sablier qui représente nos futurs possibles si les choses tournent vraiment mal, alors l’un des deux se produira sûrement. Et le bouton avec les flèches, sous les récipients du sablier représentent ce que l’on fait et ce que l’on devrait faire. Une option est que nous détruisions totalement la nature et que nous ayons à vivre dans ce futur dystopique avec un climat horrible, de la pollution et la misère complète. L’autre option qui pourrait en ressortir, c’est qu’on s’autodétruise d’une quelconque manière, on s’éteint complètement, et la nature finira par s’auto-guérir car nous ne serons plus là pour l’en empêcher et la terre continuera à tourner. L’idéal, bien sûr, c’est cette utopie qui est le thème principal ici, où tant la technologie humaine que la nature sont en équilibre et tout va bien.

Peux-tu nous en dire plus sur le concept de la deuxième partie de “White Pearl, Black Oceans”, la chanson de dix minutes qui est à la fin de l’album ? Comment as-tu réussi à créer un lien avec la première partie et en même temps la faire rentrer dans le thème de l’album ?

C’était un défi, bien sûr. Evidemment, il a fallu que je passe outre le fait que, supposément, tout le monde est mort à la fin de la première partie de la chanson, et ce n’est pas forcément le meilleur point de départ pour une suite [Rires]. Mais j’ai décidé que peut-être ils n’étaient pas morts, ces deux personnages principaux, mais que par miracle ils étaient sauvés. Voilà ce qui s’est passé et j’ai commencé à travailler autour de ça, en essayant de trouver une histoire à la hauteur de la première, de même que pour la musique. Musicalement, la deuxième partie reprend un peu là où la première s’est arrêtée, dans ce truc calme et serein de l’océan, et évolue à partir de là, mais ce n’est pas aussi heavy que la première partie, c’est plus serein et je pense que ça va bien avec l’histoire, qui va vers un dénouement heureux tout du long, et il n’y a pas de drame qui demanderait des passages aussi heavy, musicalement. Bien sûr, il y a le solo, qui est rapide et tout, mais ça représente peut-être le voyage que le personnage principal ou l’homme doit faire pour trouver l’amour de sa vie.

Les orchestrations et la façon dont vous les mixez avec les guitares, sur cette chanson mais aussi sur l’album, peuvent un peu rappeler le travail de Nightwish. Est-ce que la tournée avec eux vous a inspirés d’une manière ou d’une autre ?

Je ne sais pas. Je ne me suis pas vraiment beaucoup occupé du mixage, des sons et tout, c’était Pasi [Kauppinen], notre bassiste, qui a mixé l’album. Je me suis juste concentré sur ma partie des choses, qui consiste à concevoir la musique. Je voulais simplement que tout sonne bien. Donc nous n’avions pas ce type de but, genre : « Oh, faisons-le sonner comme Nightwish. » Mais évidemment, quand tu combines une orchestration avec un genre d’orchestre symphonique et de la musique heavy avec de belles mélodies, Nightwish est la première comparaison qui vient à l’esprit, donc on ne peut pas y échapper. Et c’est cool, bien sûr. C’est bien d’être sur l’épaule d’un géant ! [Petits rires] Si les gens disent que ça sonne comme Nightwish, je prends ça comme un compliment, c’est super. Mais ce n’était en aucun cas notre but. Car nous avons également fait cela par le passé. Déjà sur l’album Reckoning Night, la première partie de “White Pearl Black Oceans…”, si nous avions eu les moyens, nous aurions absolument utilisé un orchestre symphonique ou ce genre d’orchestrations, mais la technologie n’était pas assez évoluée à l’époque et nous n’avions pas les moyens de le faire. De nos jours, les choses sont différentes et mieux, en ce sens.

Interview réalisée par téléphone le 6 septembre 2016 par Philippe Sliwa.
Retranscription : Céline Hern.
Traduction : Aline Meyer.
Photos promo : Ville Juurikkala.

Site internet officiel de Sonata Arctica : www.sonataarctica.info

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  • Concernant les références bibliques, notons également que « the 8th commandement », sur Ecliptica, en est une belle : le 8e commandement est

    « 8- Tu ne porteras pas de faux témoignage. »

    et la chanson parle du mensonge.

    Il est donc clair qu’il est influencé, en tout cas qu’il connait assez tout ça pour s’en inspirer de façon directe.

    Précisons que ça ne me dérange pas, bien au contraire.

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