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Chronique   

Sonata Arctica – Pariah’s Child


Sonata Arctica est passé maître dans l’art de dissimuler une maturité certaine derrière une naïveté quasi enfantine, particulièrement sur son nouvel album Pariah’s Child. On a d’abord une jolie pochette dépeignant un loup solitaire dans un paysage enneigé qui aurait merveilleusement illustré une super production Walt Disney. Tout comme les orchestrations et mélodies un peu nunuches de « Larger Than Life ». Il y a aussi, par exemple, cette ballade « Love », dont le seul titre fait sourire, à l’image de « Don’t Be Mean » sur l’opus précédent, et ce « It’s a beautiful day » dégoulinant de bons sentiments répété à l’envie sur « Half A Marathon Man ».

Pourtant Pariah’s Child concentre les années d’expérience d’un combo devenu adulte. Et Tony Kakko a beau promouvoir l’album comme un retour en arrière à la période pré-Unia où le groupe était encore un jeune loup, on ne peut que constater l’impact des dernières années sur sa musique. Certes, Sonata Arctica confirme son retour à plus de concision – engagé avec Stones Grow Her Name – après deux albums aux entournures progressives. Certes, le groupe revient à des tempos et riffs un peu plus relevés sur une bonne partie des chansons. Mais ce qui caractérise avant tout Pariah’s Child c’est une certaine richesse et maîtrise. Même si les joyeuses mélodies des Finlandais restent la ligne directrice, le tout traverse une variété de reliefs. Ainsi, Finntroll n’aurait certainement pas renié les chœurs et clappements de main de banquet festif de « Cloud Factory », le break de « Blood » remonte le temps comme pour faire un clin d’œil aux Doors, « Half A Marathon Man » la joue rock’n’roll énergique, « X Marks The Spot » est la caution humour avec ses interventions vocales farfelues et « Larger Than Life » la pièce épique grandiloquente. Et c’est d’ailleurs cette dernière qui cristallise tout le savoir-faire dont font preuve les Finlandais sur cet album, en particulier dans les arrangements et structures, avec ses orchestrations soignées, ses imposants chœurs et sa posture cinématographique.

En sus, Tony Kakko jongle avec sa voix, parfois de manière très théâtrale, voire empiète sur le lyrique. « Running Lights » se voit même ponctué d’un court hurlement death. Henrik Klingenberg quant à lui s’amuse comme un fou avec sa banque de sons. Et Pasi Kauppinen, le nouveau venu à la basse, qui se fait remarquer dès l’ouverture avec un tapping virtuose, relève la présence d’un instrument jusqu’alors plutôt discret. Pariah’s Child est donc un album très travaillé où, notamment, convergent habilement les diverses époques de Sonata Arctica ; de quoi, en définitive, mettre tout le monde d’accord.

Ci-dessous le clip de « The Wolves Die Young » et la lyric-vidéo de « Cloud Factory » :

Album Pariah’s Child, sortie le 28 mars 2014 chez Nuclear Blast



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  • J’aime beaucoup Sonata arctica et je trouve ces deux morceaux prometteurs, bien plus que le dernier album qui était de la pop moisie.
    Par contre il arrive quoi à Tony? pourquoi il se coiffe comme alexandra Sublet?

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  • les pays nordiques ont apporté de la fraicheur dans l’univers du métal à l’image de sonata artica ou stratovarius

    [Reply]

  • Bonsoir,

    Juste une question: Sur quel supports sort cet album ? Juste CD ? Ou y aura-t-il un LP vinyle ?

    Merci

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