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Interview   

Sonata Arctica renoue avec le jeune loup


Sonata Arctica, voilà un groupe qui a commencé sa carrière en marchant dans les pas d’une de ses idoles nationales, Stratovarius, mais qui, au fur et à mesure, a grandi et refusé de se reposer sur ses lauriers. Plus encore, peut-être dans un mélange de doute et de volonté de se prouver à lui-même qu’il était capable d’élargir ses horizons, Sonata Arctica a repensé sa musique, la complexifiant, sortant des tempos rapides qui le caractérisaient, etc. Les fans de la première heure n’ont peut-être pas toujours retrouvé le groupe qu’ils avaient aimé, les réfractaires eux ont découvert un groupe plus aussi détestable.

Mais Sonata Arctica n’en est pas à une remise en question près et les voilà aujourd’hui – après un Stones Grow Her Name ayant déjà élagué les élans progressifs d’Unia et The Last Of Grays – prêts à se réapproprier le style qui les a fait connaître. Pariah’s Child retrouve la symbolique du loup, sur la pochette et son premier single, et l’ancien logo des Finlandais. Un album que le chanteur et compositeur principal Tony Kakko définit comme celui « que nous aurions écrit si nous avions continué sur la route tracée par les quatre premiers albums. » Mais il ne faut pas s’y méprendre, il n’est pas tant un retour dans le passé que la synthèse d’une carrière mise au profit de l’avenir.

On en parle avec le toujours sincère, plein d’autocritique et d’autodérision, Tony Kakko dans l’entretien qui suit. Ce fut également l’occasion d’évoquer l’arrivée du nouveau bassiste Pasi Kauppinen, l’impact du Picsou Magazine sur sa vie et l’incroyable histoire de Jordan Langlois, un fan français qui a marché quatre mille kilomètres pour rejoindre le groupe dans son studio.

« Nous nous sommes dit que ce serait sympa de pouvoir revenir à ce moment précis dans le passé quand nous avons décidé de faire quelque chose de complètement différent avec Unia, et ensuite prendre une autre route. »

Radio Metal : A propos de ce nouvel album, tu as déclaré que « quelques chansons pourraient bien devenir instantanément des Greatest Hits de Sonata Arctica ». Cet album mélange le son que vous avez récemment développé avec une approche un peu plus old-school et une touche épique sur sa toute dernière chanson. En fait, la couverture de l’album donne aussi l’impression d’un album « classique » de Sonata Arctica. Étais-ce un effort conscient de votre part de sortir un album qui résumerait en quelque sorte votre carrière ?

Tony Kakko (chant) : Euh ouais, j’ai dit la même chose, il me semble [Rires] avec la majorité de nos albums : « le nouvel album résume tout ce que nous avons fait par le passé. » Surtout avec Stones Grow Her Name, c’était encore des conneries [rires] je pense, en rétrospective. Mais maintenant sur Pariah’s Child nous avons vraiment combiné tout ce que nous avons fait par le passé et ce n’est pas vraiment une décision que nous avons prise : quand nous avons commencé à écrire les chansons, nous ne savions pas ce qui allait se produire. Nous avons simplement écrit des tonnes de chansons et quand nous avons commencé à répéter nous avons choisi les morceaux qui nous paraissaient les plus aboutis et les plus adaptés au groupe et à cet album. Même après ça, quand nous avons commencé à répéter, nous avons continué à écrire beaucoup de chansons. Je crois que nous avons dû changer au moins la moitié des morceaux que nous avions à ce moment-là. C’est tout simplement devenu ce que c’est aujourd’hui après de nombreux changements. Déjà, lors de la dernière tournée, nous avons dû commencer à réfléchir et nous préparer à cette tournée pour notre quinzième anniversaire. C’est aussi une bonne opportunité pour moi en tant que compositeur parce que ça me donne l’occasion de revenir aux sources, de voir et d’écouter d’anciennes chansons d’une façon nouvelle, immaculée et différente. Je le sentais plutôt bien alors j’ai décidé d’essayer d’écrire quelque chose dans ce vieux style. Et puis à un moment j’ai amené la chanson « The Wolves Die Young » à la salle de répétition. Lorsque nous l’avons jouée, nous l’avons instantanément bien sentie. Ça se jouait à la perfection et nous savions clairement que nous voulions cette direction pour l’album. C’était évident à ce stade, la première fois que nous l’avons jouée en entier, que c’était le premier single, et nous imaginions que quelque chose de totalement étrange allait se produire : que cela allait rester ainsi. Et c’est ce qui s’est passé ! C’est le premier single. Après ça j’ai écrit « Running Lights » et j’ai aussi réarrangé quelques autres chansons de façon à faire en sorte qu’elles soient plus dans la même veine : plus rapide et peut-être plus progressives. Comme ça elles allaient mieux les unes avec les autres au sein de l’album.

Peut-on dire que cet album est une sorte d’expérience qui vous a permis de voir si vous pouviez toujours écrire ce type de chanson et les apprécier ?

En quelque sorte, oui, au début. Mais c’était seulement comme ça pour une ou deux chansons que j’ai écrites l’été dernier. Mais j’ai eu beaucoup de plaisir à les écrire ! Mais tu sais, évidemment quand nous avons décidé de faire ce truc spécial pour l’anniversaire des quinze ans du groupe et de ramener au goût du jour beaucoup de nos anciennes chansons, c’était déjà plus ou moins décidé que… Ouais, nous n’avons plus à nous sentir mal à l’aise avec ça. Nous avons été dans une direction totalement différente pendant quoi, huit ans ? Donc nous nous sommes dit que ce serait sympa de pouvoir revenir à ce moment précis dans le passé quand nous avons décidé de faire quelque chose de complètement différent avec Unia, et ensuite prendre une autre route. Et maintenant nous sommes en quelque sorte de retour dans cet instant et à faire un autre Unia, l’album que nous aurions écrit si nous avions continué sur la route tracée par les quatre premiers albums, tu vois ce que je veux dire ? Cet album aurait facilement pu faire suite à Reckoning Night. Le fait de reprendre l’ancien logo et tout ne fait que souligner cela et ça nous fait vraiment du bien. Les quelques concerts que nous avons donné en Finlande étaient fantastiques parce que nous avons joué des morceaux comme « My Land » que nous n’avions pas joué depuis… Je ne sais pas quand c’était la dernière fois, et les gens ont adoré. C’était un peu comme [rires] un sentiment de « le bon vieux temps est de retour » qui nous a frappé en plein visage, c’est fantastique.

Ces chansons de vos quatre premiers albums sont très rapides et très difficiles à jouer à cause du tempo et le chant très aigu. Ce n’était pas difficile pour vous de jouer à nouveau ces chansons ?

Euh… eh bien, tu sais, il y a quelques chansons que nous ne jouons même pas aujourd’hui mais sur les autres nous avons dû légèrement baisser la tonalité de façon à ce que je puisse les chanter ! [Rires] Ces chansons du premier album, même à l’époque je n’étais pas capable de les chanter sur scène ! [Rires] Pour être honnête, nous étions jeunes, stupides et simplement aventuriers. Je ne savais même pas que j’étais censé être capable de chanter ces chansons sur scène un jour, environ vingt-neuf fois par mois ou quelque chose comme ça… [Rires] Ça ne m’avait même pas traversé l’esprit. Je ne savais pas comment ces choses fonctionnaient et je ne savais pas comment mon corps fonctionnait et ce que je serais capable de faire. Alors je trouve que c’est plutôt une bonne chose, quand tu es plus vieux et plus sage, de corriger ces quelques petites erreurs que tu as faites par le passé. Au lieu d’espérer n’avoir jamais écrit une chanson comme « Wolf And Raven », tu la modifies simplement légèrement, et peut-être que certaines personnes ne remarqueront même pas la différence, mais pour nous en tant que musiciens live, ça fait toute la différence !

« C’est peut-être bien le moment de nous concentrer sur Sonata Arctica à fond et de le faire correctement, comme nous le faisions à l’époque. »

Ce retour aux sources est-il derrière votre volonté de remettre le classique loup sur le visuel de l’album ?

Ouais, je ne sais pas… Très peu de temps après la sortie de Stones Grow Her Name, quelqu’un m’a fait remarquer qu’il n’y avait pas de loup sur l’album. Ça ne m’avait même pas traversé l’esprit ! En fait, nous nous sentions un peu mal vis-à-vis de ça parce que les loups nous avaient suivis depuis Silence, ou même encore avant parce que « Full Moon » sur Ecliptica est déjà une chanson de loup-garou. Ne pas le mettre sur l’album, ce serait comme une marque de quelque chose de totalement différent et maintenant nous voulons vraiment faire un retour en arrière et réécrire une partie de l’histoire d’une certaine façon ; il n’y avait pas débat. Si nous voulons revenir vers ce type de musique et écrire à nouveau ce type de trucs, nous devons remettre le loup sur le visuel ; c’était une évidence. [Rires] Nous allions forcément avoir un loup et le vieux logo au-dessus et tout. Mais tu sais dans le livret il y a beaucoup de photos mais pas de loups [Rires].

Est-ce que le loup est de retour pour de bon ou bien est-ce, au contraire, la dernière fois qu’on le voit ? Quelle pourrait-être la prochaine évolution pour Sonata Arctica ?

Eh bien, après chaque album je dis : « Probablement aucune, nous resterons les mêmes » donc je ne sais pas. Au risque de [il s’arrête et rit] te raconter un tas de conneries, je dirais que nous allons garder cette direction pendant un moment ; c’est ce que nous voulons faire en ce moment. Le vieux logo et les loups sont de retour pour de bon. Tu sais, nous avons réalisé que c’est ce que nous sommes et c’est la véritable identité de Sonata Arctica. Si, en tant que compositeur, j’ai envie de faire quelque chose de totalement différent, dans ce cas il faudrait que je trace mon propre chemin avec mes propres moyens, comme à travers un projet solo, en sortant un album solo ou quelque chose comme ça, pour utiliser ces idées stupides sur autre chose que Sonata Arctica parce que ce groupe représente bien plus que mes seules idées. Alors c’est peut-être bien le moment de nous concentrer sur Sonata Arctica à fond et de le faire correctement, comme nous le faisions à l’époque.

« X Marks The Spot » est l’une des chansons les plus originales de l’album. Peux-tu nous en dire plus sur la conception de cette chanson ?

« X Marks The Spot », ouais, c’est le moment humoristique de l’album. Bon, je crois que c’est l’une des chansons que j’ai réécrites au moins deux fois. Au moment des répétitions rien ne m’allait dans cette chanson en dehors des chœurs qui étaient tels quels depuis le début, mais je ne savais pas de quoi elle parlerait. Au début, j’étais parti sur une histoire de cultes et dans la version finale l’idée de cette exclamation « X Marks The Spot » [NDT : la croix marque l’endroit] m’est venue. Je n’avais alors écrit aucune des paroles pour l’album mais pour une raison que j’ignore j’ai commencé à sentir que ce serait un sujet marrant à aborder. Parfois – même souvent je dirais ces jours-ci -, les personnes âgées suivent leurs leaders de culte ou de religion. Ce sont des personnes très charismatiques et pleines de pouvoir qui prennent la vie [de ces personnes] entre leurs mains. Du coup ces personnes font tous ce qu’ils [ces leaders] leur disent de faire, sans jamais se poser la moindre question. Et ce concept est simplement devenu « X Marks The Spot » sur cet album. Mais ce n’était vraiment pas une partie de plaisir pour moi avant que nous ne trouvions ce Jaakko Koskinen, le gentleman qui fait ces parties parlées sur l’album, sur cette chanson « X Marks The Spot ». Ce n’est pas moi qui fais ce truc, c’est un autre type. Ça marche super pour la chanson et il fait vraiment bien son boulot, donc c’est fantastique et je suis prêt à te parier qu’il sera de retour sur certaines chansons de Sonata Arctica à l’avenir.

Comme cet album couvre presque tous les aspects de votre carrière, il aurait tout à fait pu s’appeler « Sonata Arctica ». Avez-vous pensé à lui donner ce titre éponyme ?

Ouais, c’était une des idées, de profiter du fait que c’est notre huitième album et de jouer avec l’aspect du nombre huit et tout, tu sais… Mais ça a été fait bien trop souvent par le passé et je ne voulais pas prendre cette orientation et après tu sais… Du moment que j’arrive à trouver quelque chose de mieux que Sonata Arctica [rires] pour le titre de l’album, je choisirai un nouveau nom et te donner autre chose que ça. Parce que ce devrait être quelque chose qui montre vraiment qu’il s’agit de l’album ultime de Sonata Arctica. Comme s’il n’y aurait plus d’autres albums de Sonata Arctica ou pour dire que s’il y avait un album de Sonata Arctica à acheter, c’est celui-là. Nous n’en sommes pas encore là, je veux encore faire de nouvelles choses. Peut-être que le dernier album de Sonata Arctica s’appellera Sonata Arctica. [Rires] Je ne sais pas ! Mais oui, ça m’a traversé l’esprit, seulement je ne suis pas encore prêt à jouer cette carte.

« Nous disons souvent ça dans le groupe : tout le monde peut me suggérer n’importe quelle idée mais généralement je ne la retiens pas ! [Rires] »

Pasi Kauppinen a rejoint le groupe après le départ de Marko. Avant cela, il a travaillé avec vous pendant un long moment. Est-ce la raison pour laquelle vous l’avez choisi ? Recherchiez-vous quelqu’un qui soit proche du groupe, quelqu’un en qui vous pouviez avoir confiance ?

En partie, oui. C’est un gars extrêmement gentil. C’est un bassiste formidable et il a un studio chez lui ce qui évidemment a eu un effet sur notre décision. Tu sais c’est agréable d’avoir quelqu’un dans le groupe qui sait vraiment comment les studios fonctionnent et qui peut se charger de ces trucs même quand tu es en tournée. Par exemple si tu as besoin de quelque chose en supplément, comme une intro ou quoi que ce soit, il va s’en charger. Une des raisons les plus importantes à ce choix, évidemment, est que lorsqu’il a décidé d’arrêter, Marko nous a dit : « Il faut que vous preniez Pasi. Vous ne pouvez choisir personne d’autre que Pasi. » Alors s’il n’approuvait personne d’autre, eh bien nous non plus. Nous avions parlé du fait de le prendre de toute façon. C’est parfait, tout le monde était d’accord avec ça.

Donc vous n’avez pas auditionné d’autres bassistes ?

Non, non non non. C’était décidé. C’était facile. Nous ne voulions même pas entendre parler d’autres bassistes. Nous voulions Pasi, il est parfait !

Comment a-t-il contribué à l’écriture de l’album, en dehors de sa participation au mixage ?

En tant que compositeur, c’était très inspirant d’avoir un tel virtuose de la basse dans le groupe. Ça m’a permis d’écrire des choses que je ne pouvais pas auparavant. C’était comme avoir deux guitaristes dans le groupe, si ce n’est que l’autre guitariste joue de la basse [rires] d’une manière virtuose. En dehors de ça, j’ai écrit toutes les chansons et bien sûr tout le monde avait son mot à dire et parfois ils apportaient de bonnes idées, parfois de mauvaises idées. Nous disons souvent ça dans le groupe : tout le monde peut me suggérer n’importe quelle idée mais généralement je ne la retiens pas ! [Rires] C’est plus ou moins devenu une blague entre nous parce que j’ai une vision assez forte de ce que je veux et tes idées doivent être vraiment très bonnes si tu veux qu’elles soient retenues. C’est comme ça que je fonctionne. Parfois c’est bien et parfois ça ne l’est pas mais je pense que quelqu’un qui a une vision très claire à de meilleures chances de savoir comment le produit final sonnera.

Tu as contribué au chant sur l’album solo de Tuomas Holopainen à propos de Balthazar Picsou. Quelle est ta relation avec ce personnage ? Es-tu un fan de Disney tout comme Tuomas ?

Ouais, en Finlande ce Aku Ankka/Donald Duck magazine est vraiment un truc énorme et j’y suis inscrit depuis l’âge de deux ans donc depuis 36 ans. Alors j’ai vraiment grandi en lisant les histoires de Donald Duck et Balthazar Picsou ainsi que tout l’univers de Disney, donc quelque part c’est ancré profondément dans mon subconscient. Ça a en grande partie construit la personne que je suis et ça ne m’a jamais quitté non plus. Je n’ai jamais été à fond dans Spiderman ou les trucs comme ça, j’étais un fan de Donald Duck depuis le départ [Rires]. C’est une des raisons pour lesquelles il m’a pris dans ce projet aussi, parce que je crois que tout le monde devait adorer les canards [NDT : Duck en anglais] ! [Rires] Tu sais, autrement que dans ton assiette ! [Rires] Tu dois être un fan de Walt Disney je pense.

« J’ai vraiment grandi en lisant les histoires de Donald Duck et Balthazar Picsou ainsi que tout l’univers de Disney […]. Ça a en grande partie construit la personne que je suis. »

Sur un autre sujet : il y a quelque mois, un fan français de Sonata Arctica du nom de Jordan Langois a fait le voyage de France jusqu’à la Finlande à pieds afin de pouvoir vous rencontrer et boire un coup avec vous. Que ressens-tu face à une telle dévotion ?

C’était un truc de dingue quand j’ai entendu parler de ça ! Ses potes avaient mis un lien vers une vidéo qu’il avait enregistrée le jour de son départ à pieds et je lui ai envoyé quelques e-mails pendant qu’il marchait, puis il a enfin rejoint la Finlande, assez rapidement d’ailleurs je trouve. Il a marché très rapidement. Je l’ai invité à nous rejoindre dans le studio près de Kokkola, qui se situe à peu près quatre cent kilomètres au sud de Kemi qu’il voulait évidemment visiter pour voir les feux nordiques et les aurores boréales, tout ça, et nous rencontrer bien sûr. Je l’ai invité à venir à Kokkola, il y a passé quelques nuits et il a même participé au nouvel album, tu sais ? [Rires] Quand tu entends ces applaudissements, il en fait partie. C’était dingue tu sais, d’avoir quelqu’un prêt à parcourir tout ce chemin et à faire quelque chose comme ça juste pour rencontrer quelques personnes, un groupe qu’il aime bien, ça te laisse sur le cul ! Je ne sais même pas si j’aurais pu faire un truc pareil. Il est jeune et quand tu es jeune, tu dois faire ce genre de trucs si tu en as envie. C’est vraiment dingue. Il est passé à la radio nationale finlandaise et tout, il a même eu des interviews donc il a été très connu en Finlande pendant un moment. [Rires]

Quand tu l’as rencontré, tu n’avais pas peur qu’il puisse être un de ces dangereux maniaques comme le type qui a tiré sur Dimebag Darell ?

Ouais… on avait des flingues ! [Rires] Non, non non. Il avait l’air d’un type vraiment sympa. Ça ne m’a même pas traversé l’esprit. Bon, le prochain type qui part à pieds depuis n’importe où dans le monde pour rejoindre la Finlande… Attention ! [Rires] Nous aurons vraiment nos flingues la prochaine fois ! Tu m’as foutu la trouille maintenant. [Rires] Non, non, il avait l’air d’un mec vraiment sympa ; c’est un type vraiment sympa et j’espère le voir en France.

Pour quel artiste serais-tu capable de faire la même chose ?

Peut-être qu’il y a vingt ans j’aurai fait un truc comme ça ! [Rires] Je ne sais pas, ça aurait été vraiment cool de voir Queen enregistrer quelque chose quelque part. [Rires] Je ne sais pas, c’est peut-être le seul groupe pour lequel j’aurais fait ça. A un moment, Stratovarius comptait beaucoup pour moi, mais je ne sais pas si j’aurais marché d’ici jusqu’en France par exemple, s’ils s’étaient retrouvés à enregistrer là. En fait, je ne pense pas que je l’aurais fait.

OK, alors tu ne serais pas allé rendre visite à Jordan en France, par exemple ? [Rires]

[Rires] Je ne pense pas. Ce n’est pas vraiment mon genre, ou bien peut-être que je suis trop putain de vieux pour ça maintenant ! [Rires]

Il chante sur l’une des chansons de l’album. Comment c’était d’enregistrer ce morceau ?

Oui, il chante sur la chanson « Cloud Factory »… Non, je me corrige à nouveau. Tu sais sur « X Marks The Spot » il y a ces chœurs et il en fait partie. Il est là et il a aussi joué de la flûte sur ce truc qui devait être à la fin de l’album mais nous ne l’avons pas retenu au final, il y avait quelque chose qui ne collait pas et ça ne semblait pas approprié de le mettre là. Mais tu sais je suis certain que nous allons l’utiliser sur un documentaire ou quelque chose comme ça. Nous avons des tonnes de vidéos de cette session d’enregistrement avec Jordan. Comme ça il pourra être connu en France aussi… à moins qu’il ne le soit déjà ! [Rires]

On dirait que c’est vraiment facile de se faire embaucher en tant que chanteur dans Sonata Arctica, tu dois juste marcher pendant quatre mille kilomètres et le tour est joué ! [Rires]

Eh bien on parle de chœurs, tu sais c’est un très grand chœur donc c’est super d’avoir une variété de personnes différentes qui y chantent, ça donne une impression de grandeur à l’ensemble. Si nous pouvions avoir un stade entier ce serait encore mieux et même si certaines personnes n’ont pas la moindre idée de comment chanter ça donne encore plus de profondeur à l’ensemble alors… [Rires]

Interview réalisée par téléphone le 5 février 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription et Traduction : Natacha.
Introduction : Spaceman

Site internet officiel de Sonata Arctica : www.sonataarctica.info

Album Pariah’s Child, sortie le 28 mars 2014 chez Nuclear Blast



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