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Sonisphere 2010 en suisse : les carnets de Dimebag


Festival : Sonisphere
Lieu : Jonschwil (Suisse)
Date : 18/06/2010

Après le Novarock en Autriche en 2009, Dimebag a pris son baluchon pour l’édition suisse du Sonisphere 2010, près de Zurich, le vendredi 18 juin. Avec au programme, pour la première fois de l’histoire, le Big Four du thrash metal réuni le même jour : Metallica, Slayer, Megadeth et Anthrax. Carnets de route.

« Boue : (n.f.) terre ou poussière détrempée d’eau. » Petit Larousse illustré. De la boue, beaucoup de boue, un océan de boue… Le Sonisphere en Suisse, cela a d’abord été ceci : un combat permanent contre la boue. Car dès la veille au soir, la pluie a commencé à tomber. Pour s’arrêter vers 14h le lendemain, soit près de 18 heures de pluie d’affilée ! Pas dur d’imaginer alors les conséquences sur un champ piétiné, re-piétiné, re-re-piétiné par des dizaines de milliers de hardos…


Après sept heures de route, dont l’essentiel sous la pluie, j’arrive enfin sur le site vers 22h30 le jeudi 17 au soir. Mais trop fatigué et peu motivé devant les sacs d’eau qui continuent de tomber, je décide de ne pas aller voir Airbourne – la tête d’affiche de la soirée de lancement du festival avec Overkill notamment – et de ne pas dresser ma tente pour finalement dormir dans ma voiture. Même si je suis réveillé plus tard par l’abruti de service qui balance «Battery» et «Master Of Puppets» à fond dans sa sono juste à côté. J’adore Metallica mais là… non quoi ! Je veux dormir, connard. Le lendemain matin, au réveil, le doux crépitement de la pluie continue. Je décide une première reconnaissance du site. Sur le camping, c’est polyglotte : Suisses, Allemands, Italiens… Beaucoup de Français aussi. Comme prévu, c’est une gigantesque mer de boue. On s’enfonce profondément et chaque pas est une épreuve physique. Dans l’allée centrale d’accès au site, vos pieds disparaissent dans une mer marron liquide. Vous avez donc intérêt à avoir de bonnes chaussures et des paires de chaussettes de rechange. J’arrive pour la fin du show de Devildriver, dont je connais peu la musique. En tout cas, Dez Fafara ne fait pas semblant sur une scène… Je regarde ensuite le début de Hellyeah. Sympa de revoir Vinnie Paul sur une scène.

Il y a deux scènes, une très grande à droite et une plus petite à gauche, voisine de dix mètres à peine. Il est alors important de comprendre comment fonctionne le site pour avoir la meilleure place possible durant les concerts. C’est mon obsession dans chaque festival. Et je suis toujours effaré de constater que 80% des festivaliers s’en foutent. Visiblement voir James Hetfield grand comme un timbre-poste et se contenter des écrans géants leur suffit. Pour ma part, c’est inconcevable. Mais pour avoir sa bonne place, comme dirait Clint Eastwood dans «Le Bon, la Brute et le Truand» : «Il faut la gagner.» Et donc, faire des sacrifices.

Je m’explique.

Comme dans la plupart des festivals germaniques, ici, c’est très bien organisé. Notamment dans l’art de «couper» une foule et donc éviter les mouvements dangereux. Ainsi, les deux pits sont séparés par une tranchée de trois mètres de large gardée par une bande de molosses blonds. Ensuite, pour accéder aux deux fosses, qui sont donc délimitées par deux arcs-de-cercles de barrières, il faut rentrer par les côtés, juste au pied de la scène. Un endroit stratégique gardé aussi par d’autres types de la sécurité qui règlent le trafic selon une règle simple : une fois une certaine jauge de spectateurs atteinte, on ne passe plus. On peut alors uniquement rentrer si d’autres fans sortent et seulement dans la même proportion : un pour un, deux pour deux… Les vases communicants en quelque sorte. Du coup, pas besoin d’avoir fait l’ENA pour vite comprendre que la place en or, c’est d’être accoudé à la barrière centrale entre les deux scènes, du côté de la principale. Ainsi, on a une vue imprenable sur les DEUX scènes et on peut reposer son dos. Inestimable vu qu’avec toute la flotte au sol, il est impossible de poser son cul par terre. En plus, le petit rebord en metal au sol de vingt centimètres permet d’avoir un espace dur pour poser ses pieds, le rêve absolu de tout le monde ici ! Bref, autant dire que ces places valent cher. Je décide donc de rentrer à la voiture pour déjeuner rapidement et faire mes besoins naturels. Parce qu’après, pendant une dizaine d’heures, c’est «No pipi», si je veux rester à cette fameuse place. Et donc interdiction absolue de boire pour ne pas avoir envie à nouveau d’aller vider ma vessie. (ndlr : vous notez le sens du détail dans les descriptions de Dimebag…)


Mister Jeff from Slayer
Photo : www.slayer.net

J’arrive pour le début du concert d’Anthrax, le premier nom qui m’intéresse. Même si, sans John Bush, ce groupe perd presque toute sa saveur pour moi. Parce que Belladonna, voilà quoi… D’ailleurs, les nombreux sifflets et huées qui accompagnent chacune de ses interventions au micro entre les chansons prouvent que je ne suis pas le seul à préférer Bush. Anthrax a démarré tôt. Très tôt : 12h55. Etonnant quand même parce que ce festival vaut surtout pour son fameux quatuor du Big Four. Et on en place un comme cela en tout début d’après-midi. Bizarre. Même si Anthrax est clairement le moins coté des quatre, j’aurais trouvé cela bien plus cool d’enchaîner Anthrax, Slayer, Megadeth et Metallica à la suite en fin de journée. Cet événement historique aurait été ainsi bien mieux sacralisé. Mais bon, c’est pas moi qui fait l’affiche, hein ?!

Anthrax joue tous ses classiques des années 80 : «Got The Time», «Indians» sur lequel Joey ressort sa magnifique coiffe de chef indien, «I Am The Law», «Antisocial»… Sur «Only», impossible de ne pas sourire quand on entend Belladonna se confronter au répertoire de Bush. Il n’y a vraiment pas photo. Séquence émotion du concert, le groupe reprend «Heaven And Hell» en hommage à Ronnie James Dio. Belle idée. J’ai vu tout le concert bloqué sur le côté par mes amis de la sécurité, qui ouvrent les vannes à la fin. Je me rapproche alors de la zone que j’avais repérée pour, dès que possible, m’agripper à cette fichue barrière centrale.

«J’y suis ! Objectif : ne pas bouger de place durant les neuf prochaines heures.»

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Set-list Anthrax :

Caught in a Mosh
Got the Time
Indians
Antisocial
Madhouse
Only
Efilnikufesin (N.F.L.)
I Am The Law

Je suis ensuite d’un oeil distrait la performance de Bullet For My Valentine sur la petite scène. Le temps de constater que leur musique est quand même assez violente, alors que je pensais qu’ils faisaient du Sum 41. C’est ensuite l’heure du premier combo que j’attends vraiment : Alice In Chains. Les quatre membres du groupe font une entrée discrète sans intro ni drapeau à l’arrière de la scène. Comme au Bataclan cet automne, ils attaquent par l’énorme «Rain When I Die» issue de «Dirt». Mais, on sent tout de suite le groupe moins à l’aise sur une grande scène extérieure, moins propice à sa musique toute en nuances. Ensuite, je trouve William Duvall moins convaincant sur l’ancien répertoire de Layne Staley que sur les nouvelles compos qui passent très bien. Le fantôme de Staley est sûrement trop fort pour le fanatique de sa voix que je suis. De son côté, Jerry Cantrell ironise sur le temps dégueulasse : «C’est un temps digne de Seattle, on se sent comme à la maison ici !». Puis, c’est au tour de Stone Sour de jouer sur la petite scène. Je ne connais pas leur musique et la surprise est plutôt bonne. Corey Taylor est un sacré chanteur et frontman, même si dire 150 fois «fuck» ou «fuckin’» en 45 minutes est un peu exagéré.


On en rêvait depuis longtemps…
Photo : www.myspace.com/megadeth

On rentre ensuite dans le dur avec un enchaînement culte : Slayer, Megadeth et Motörhead ! Qui dit mieux ? Slayer d’abord, sur la grande scène. Le groupe décidé de centrer son concert sur son dernier album, «World Painted Blood», dont trois extraits sont joués. Une bonne idée qui amène de la variété au show, surtout pour moi qui ai dû les voir une douzaine de fois depuis 2000. Je remarque vite qu’Araya, dont les problèmes de dos ont obligé le groupe à reporter des concerts cet hiver, ne headbangue plus du tout sur scène. C’est dommage visuellement. Mais la santé avant tout, hein Tom ! Les classiques sont aussi bien sûr présents dont l’énorme «Mandatory Suicide». Que dire aussi du final sur «Raining Blood». Cette intro à la batterie, cette intro à la batterie mes enfants ! Et puis ce riff, ce riff ! Un très bon concert de Slayer. Comme à chaque fois, en fait. Ce groupe est une tuerie, c’est tout.

Pendant le concert, je regarde aussi la deuxième scène où les roadies ont déployé un grand fond de scène avec la couverture de «Rust In Peace» dont on fête les 20 ans en 2010. Plus des faux murs marqués «Fragile» autour de la batterie, dans un trip très «Hangar 18». C’est là qu’on se dit qu’on vit un moment historique quand même : Slayer joue en face de moi et juste à côté, on prépare la scène pour Megadeth ! La grande classe.

Set-list Slayer :

World Painted Blood
Jihad
War Ensemble
Hate Worldwide
Dead Skin Mask
Angel Of Death
Beauty Through Order
Disciple
Mandatory Suicide
Chemical Warfare
South Of Heaven
Raining Blood

Puis La Mégamort débarque pour un démarrage culte «Holy Wars» – «Hangar 18». J’espère alors voir jouer «Rust In Peace» en entier. Espoir déçu. Mais bon, on a quand même un best-of des familles : «Symphony Of Destruction», «In My Darkest Hour», «Peace Sells», «Trust», «A Tout le Monde»… Marrant de voir un public à grande majorité non francophone reprendre en choeur le refrain en français de la chanson. A la fin de «Peace Sells», on a droit à l’arrivée de Scott Ian sur scène pour gueuler «Peace Sells But Who’s Buying ?» avec Dave Mustaine. Un grand moment. Pour l’instant, c’est le meilleur show de la journée.

Set-list Megadeth :

Holy Wars… The Punishment Due
Hangar 18
Wake Up Dead
Headcrusher
In My Darkest Hour
Skin O’ My Teeth
A Tout Le Monde
Hook In Mouth
Trust
Sweating Bullets
Symphony Of Destruction
Peace Sells But Whose Buying ?


La photo collector

Michael Poulsen, le chanteur de Volbeat passe à deux mètres de moi avec ses lunettes de soleil et sa gomina façon Elvis. Je gueule «Volbeaaaat», mais le mec ne me calcule pas. Ah, ces vedettes ! Puis, c’est au tour de Motörhead de monter sur scène. Alors que le soleil daigne enfin refaire son apparition. Un bon show de Motörhead. Je ne suis pas un grand fan mais avec Lemmy, on sait toujours qu’on va passer un bon moment. Même si le solo de batterie de Mikkey Dee est toujours aussi chiant.

Pendant le concert, un dilemme se pose alors à moi. Je suis à 25 mètres à peu près de la scène et la foule est quand même assez clairsemée (grâce à l’organisation évoquée plus haut). Je me dis alors que cela vaut peut-être le coup de quitter ma barrière pour me rapprocher le plus possible de la scène. Parce qu’après, c’est Metallica, merde quoi ! Je décide alors d’y aller et en marchant dans les 15 centimètres de boue habituels, je me dis que cette fameuse bouillasse va en fait être ma meilleure alliée. Car dans ces conditions, impossible de bouger. Donc pas de mouvement de foules, pas d’abrutis qui passent leurs temps à fendre la foule, pas de po-go éprouvants pour un vieux comme moi…


Robert Trujillo
Photo : www.myspace.com/metallica

Bref, des conditions royales. Du coup, pendant la prestation des punks de Rise Against sur la scène annexe (Qu’est-ce qu’ils font si haut sur l’affiche, ceux-là ?!), je me rapproche le plus possible de la scène. Je compte, je suis au 7e rang. Je serai donc à dix mètres à peine de James Hetfield.

« C’est bon, coco ! »

La dernière heure d’attente passe vite puisque je me concentre sur le travail des roadies : aménagement de la scène, pose des set-lists au sol, réglage des micros, des instruments… Intéressant de voir ce ballet incessant, de comprendre qui fait quoi. Puis comme à Lyon le 23 mai lors du concert de Metallica à la Halle Tony Garnier la sono crache dans le même ordre l’énorme «Dragula» de Rob Zombie, un morceau de Serj Tankian ou SOAD et «It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock N’ Roll)» d’AC/DC. Ce qui amène deux commentaires : c’est Metallica ou son staff qui a choisi ces titres. Et ils ont bon goût !

Puis la première vraie intro du Metallica 2010 résonne, à savoir «Heavy Metal Thunder» de Saxon. Etonnant de constater que beaucoup de fans ne savent pas que c’est le groupe lui-même qui a choisi ce morceau avant de lancer sa «vraie» intro, le magnifique «The Ecstasy Of Gold» d’Ennio Morricone, accompagné sur les écrans géants par le film «Le Bon, la Brute et le Truand» où apparaît originellement cette musique. Ah cette fameuse scène du cimetière quand Tuco cherche la tombe d’Arch Stanton où sont planqués les dollars pour les connaisseurs ! Le groupe déboule alors dans une furie complète pour lancer «Creeping Death». Je suis émerveillé parce que je n’avais jamais vu Metallica en festival dans des conditions aussi fabuleuses, à quelques mètres d’eux à peine. Le concert prend alors une toute autre dimension quand on voit de si près les visages des mecs, à l’image de James Hetfield quand il mime des scènes de douleur en labourant ses riffs.


L’a(r)s des as ?
Photo : www.myspace.com/metallica

On vit bien plus le «truc». «For Whom The Bell Tolls» suit puis c’est «Fade To Black». On se croirait en 1984 sur le «Ride The Ligthning Tour». D’autant plus que suivront plus tard le morceau «Ride The Lightning» – très rarement joué en live alors que c’est un titre fantastique – et «Fight Fire With Fire». Soit cinq titres sur huit de Ride The Lightning ! On peut noter aussi le retour de «Welcome Home (Sanitarium)» dans une set-list équilibrée où il n’y a toujours aucun titre de «Load», «Reload» et «St-Anger». Comme si le groupe, à l’image de ses fans, reconnaissait que ces disques n’ont pas été sortis par le «vrai» Metallica…

Avant «Sad But True», James salue tous les groupes de l’affiche et spécialement ceux du Big Four. Une déclaration qui rappelle le moment unique. Sur l’intro d’ »Enter Sandman » qu’il démarre désormais traditionnellement à genoux dans la foulée de «Nothing Else Matters», Hetfield montre malicieusement son médiator à la caméra : on y reconnaît les quatre blasons de Metallica, Slayer, Megadeth et Anthrax avec au dos «The Big 4, June 2010». Putain, j’aimerais bien l’avoir ce médiator ! Puis le groupe termine son set de près de deux heures par l’habituel «Seek and Destroy».

Set-list Metallica :

Creeping Death
For Whom The Bell Tolls
Ride The Lightning
No Remorse
Fade To Black
That Was Just Your Life
The End Of The Line
Sad But True
Welcome Home (Sanitarium)
Broken, Beat And Scarred
One
Master Of Puppets
Fight Fire With Fire
Nothing Else Matters
Enter Sandman

Rappels :

Breadfan
Whiplash
Seek & Destroy

Je regarde alors juste le début du concert des Danois de Volbeat dont je suis devenu fan depuis que Le Doc m’a fait découvrir leur dernier album, l’énorme «Guitar Gangsters And Cadillac Blood». Mais je tiens seulement une chanson ; je suis trop fatigué, cette mer de boue a tué toute forme de résistance en moi et imaginer les trois-quarts d’heure (!) qu’il va me falloir pour rejoindre ma voiture achève de me dire qu’il faut rentrer. Tant pis pour Volbeat dont j’entends quand même les hits au fur et à mesure que je m’éloigne au milieu d’un troupeau de hardos. Incroyable cette vision de milliers de personnes peinant ensemble pour réussir à parcourir quelques mètres en avançant comme des tortues dans 20 centimètres de boue.

Voilà, c’est terminé. Le Sonisphere 2010, c’est fini pour moi. Je retiens que j’ai vu un immense concert de Metallica dans des conditions géniales qu’il fallait vraiment savourer. Content aussi bien sûr d’avoir vu ensemble les quatre grands du thrash pour la première fois depuis leurs débuts il y a prés de 30 ans. Même si l’absence de John Bush représentait un vrai manque pour moi et que l’éparpillement des quatre sur l’affiche a amoindri l’impact de l’événement. Mais voilà, il fallait y être.

Et j’y étais !

(NDLR : en effet, Dimebag était bel et bien présent avec un pote comme le montre la vidéo ci-dessus…)




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  • Je me suis enfilé après Anthrax dans la fosse et j’ai pas bougé,y’avait tout les groupes que j’aimais qui passaient devant moi! Bon juste Megadeth sur la scène à côté mais on voyait très bien et le son nikel!
    Mais ne t’inquiète pas j’ai rattrapé mon retard en bière et en bouffe après Amon Amarth ;D

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  • salut
    je n’etais pas aussi pres de dimebag pour les concerts mais j’ai eu un son pourri pour slayer, constitué d’un brouara de basses, pas un son de guitare et la voix d’araya inexistante.
    par contre megadeth nickel.
    sinon avez vous galere comme nous avec le stationnement (10CHF la place de parking ds un champ) et le remorquage de la voiture en tracteur (20CHF si c’est pas exagere encore une fois) vu ce que le champ a du engorger d’eau lors des averses.

    habitué du rock am ring je ne m’attendais pas a autant subir la machine a fric

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  • Dimebag Darrell dit :

    Merci les gars.
    Valentin, 12 heures de suite, respect !

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  • ouai j’y etait aussi au cocnert j’etait a la separation entre la partie avant et le reste du parque (coté de la ptite scene).je suis un grand fan de metallica et j’ai adore ce cocnert (mon 1er) .bon live report !!

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  • Je devais pas être loin de toi Dimebag j’étais aussi vers le septième rang de la barrière et j’y ai campé 12 heures de suite ;D
    Excellent ce live-report du tout bon boulot!

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  • Je suis un fan absolu de la vidéo finale. C’est dingue de voir les effets de l’alcool…haha

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