ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

CR De Festival   

Sonisphere Espagne : le rêve éveillé


Une affiche de rêve et une météo de rêve : pour sa quatrième édition, le Sonisphere espagnol a fait fort. Ce dernier se tenait les 25 et 26 mai derniers à Getafe, au sud de Madrid, devant plus de 92 000 personnes. Lorsque nous arrivons sur le lieu du festival la veille de l’événement, nous entendons un groupe effectuant ses balances sur la scène principale. Une jolie voix avec des compos grungy ? Hmmm… ne serait-ce pas là Soundgarden qui effectue lors de cet événement son grand retour en Europe après quinze ans d’inactivité ? Eh bien, la réponse est oui !

Comme vous le notez ce Sonisphere démarrait très fort… alors qu’il n’avait pas encore commencé. Alors en conséquence nous étions en droit d’attendre beaucoup de Metallica, Machine Head, Limp Bizkit, Evanescence, Gojira et tous les autres grands noms présents sur la superbe affiche visible ci-contre. Nous n’avons pas été déçus et voici pour vous ce que nous avons vécu dans le cadre de ce Sonisphere espagnol qui est le deuxième festival « d’été » couvert cette année par RM après le live report du Power Prog And Metal Fest de Mons.

Festival : Sonisphere Espagne
Dates : 25 et 26 mai 2012
Lieu : Madrid (Espagne)
Salle : Auditorio John Lennon

Bon, c’est vrai, il y a quelques nuages…

Six Hour Sundown a la charge d’ouvrir le festival aux alentours de 17h30. Le groupe de Lauren Harris, la fille de Steve Harris (Iron Maiden), joue pour la première fois en Espagne même si la frontwoman s’y était déjà produit pour son projet solo en 2009. Six Hour Sundown partage des compos hard/pop correctes devant un public, certes réduit, mais malgré tout réceptif. Pour les férus d’anecdotes croustillantes, sachez que Lauren Harris copie Yannick Noah sur scène en étant pieds nus ! Sa ressemblance avec Cristana Scabbia (Lacuna Coil) est par ailleurs frappante. Terminant son set par le single « Jekyll & Hyde », Six Hour Sundown et ses musiciens juvéniles auront bien occupés la scène. Un grand moment pour eux qui sera d’ailleurs immortalisé par la traditionnelle photo mettant en avant le groupe avec son public en arrière-plan.

Pendant ce temps, Rise To Remain foule les planches de la deuxième scène. Là encore on a droit au set d’un « fils de » puisque le groupe est mené par Austin Dickinson, le fiston de Bruce Dickinson (Iron Maiden). Et c’est que le petit a du coffre et du charisme ! Austin est d’ailleurs l’homme à tout faire de la formation. A ce titre, il incite le public à crier les paroles des chansons du groupe (« Salvation ») et descend même dans la foule. Austin Dickinson est donc particulièrement à l’aise sur scène et les compos metalcore du groupe auront été très appréciées par le public espagnol. Dans cette optique, mention spéciale au bassiste dont la gestuelle parfois crabcore était très drôle ! Mais à peine le concert terminé, le public commence déjà à se masser devant cette seconde scène. Mais que se passe-t-il ? Ha oui, c’est au tour de Skindred de monter sur les planches ! La musique ragga/metal de Skindred et ses touches de drum’n’bass sont visiblement très appréciées en Espagne car le public jouera vraiment le jeu lors de ce concert en agitant ses T-Shirts à la demande du groupe et en répondant positivement aux blagues de Benji Webbe (chant) qui souhaitait comparer la qualité du public de droite et de gauche. Pour info (ou rappel), Benji est un sacré showman qui évoluait auparavant au sein du groupe Dub War. Ce set fut intense et verra l’audience sauter à l’unisson sur les compos de Skindred. Ce dernier se fera d’ailleurs plaisir avec des samples d’AC/DC, Slayer et Slipknot. Un des très grands concerts du festival.

Setlist de Skindred :

Stand For Something
Rat Race
Trouble
Doom Riff
Pressure
Cut Dem
Nobody
Warning

La deuxième scène

Sur la grande scène, Corrosion Of Conformity démarre lui avec plus de difficultés. Les 30 premières secondes de son show sont totalement gâchées par le fait qu’on n’entend pas du tout le chanteur. Des soucis techniques qui seront vite dissipés pour que le combo parvienne à livrer un bon show où il aura bien rempli l’espace malgré le fait d’être aussi peu nombreux sur scène (Corrosion Of Conformity est un trio). Dans le public, on croisera certaines personnalités du metal dont Aaron Aedy de Paradise Lost, son groupe se produisant sur scène quelques heures plus tard. Le bassiste avait le sourire et c’est normal car un morceau comme « Wishbone (Some Tomorrow) » de Corrosion Of Conformity donne clairement la pêche. Dommage toutefois que l’hymne « Vote With A Bullet » ait été un peu noyé dans un medley…

Quelques minutes plus tard, le groupe canadien Kobra & The Lotus monte à son tour sur les planches de la seconde scène pour un show dans la plus grande tradition des artistes de heavy metal. Emmené par la chanteuse Kobra Paig, le combo, avec ses deux guitaristes, propose un set sans aucune originalité bien que sans doute considéré comme efficace par ses fans. Toutefois les faits sont là : Kobra & The Lotus met en avant des compos lisses qui n’ont en tout cas pas convaincus les fans espagnols. Ceux-ci étant très peu nombreux pour ce concert.

Les dernières notes de Kobra & The Lotus terminées, il faut maintenant se rendre rapidement au concert de Limp Bizkit donné sur la scène principale. DJ Lethal s’étant fait éjecté du groupe par Fred Durst, il est remplacé par Franko Carino qui sera cependant visible par seulement quelques personnes du public placées à l’extrême gauche de la fosse car il est en effet relégué tout au fond de la scène à droite… Pour sa part, Wes Borland (guitare) et son accoutrement de ninja blanc du plus bel effet est toujours aussi déjanté dans son jeu de scène. Il sera d’ailleurs filmé par un autre ninja en la personne du caméraman du groupe qui sera, lui, vêtu de la tête aux pieds en noir. Comme d’habitude avec Limp Bizkit, les tubes seront de sortie même si les 60 minutes accordées au groupe n’auront pas permis d’entendre « Boiler » ou « Re-Arranged ». Mais sautant comme un seul homme, le public se sera largement satisfait des « My Generation », « Rollin’ (Air Raid Vehicle) » et autre « Take A Look Around ». Reprenant du Christina Aguilera et allant chanter dans le cœur du public, Fred Durst aura une fois de plus assuré en invitant même un fan des premiers rangs à chanter sur scène le morceau « Eat You Alive » et une vingtaine de filles du public sur « Faith » (dont une qui enlèvera le haut pour exhiber le terme… « Faith » !) Mais ne nous laissons pas rattraper par notre testostérone et saluons avant tout le chanteur d’un soir dont on sentait malgré tout qu’il avait déjà l’expérience des planches par son aisance scénique.

Setlist de Limp Bizkit :

Why Try
Break Stuff
Hot Dog
My Generation
Livin’ It Up
Eat You Alive
Take A Look Around
My Way
Faith
Rollin’ (Air Raid Vehicle)

Salle de presse

Après cette gifle, qu’allait donner en live The Offspring ? Eh bien, tout ce que le public attendait, à savoir des hits (quelle setlist !), de belles lumières, du partage et une très belle interprétation des morceaux par un Dexter Holland toujours aussi en voix malgré les années qui défilent. Reprenant les riffs du groupe à la manière des chants de supporters, le public a clairement joué le jeu lors de ce show qui aura également bénéficié d’un son aux petits oignons à l’image de la très grande majorité des prestations live de ce Sonisphere espagnol. Vraiment, aucune critique n’était à formuler sur la prestation de The Offspring tant elle était parfaite.

Setlist de The Offspring :

All I Want
You’re Gonna Go Far, Kid
Days Go By
Come Out and Play
Have You Ever
Staring At The Sun
Hammerhead
Original Prankster
Bad Habit
Walla Walla
Hit That
Kristy, Are You Doing Okay?
Why Don’t You Get a Job?
Americana
Pretty Fly (For A White Guy)
(Can’t Get My) Head Around You
The Kids Aren’t Alright
Want You Bad
Self Esteem

Un parallèle peut d’ailleurs être effectué avec le show d’Evanescence qui démarrera aux alentours de 2h du matin le lendemain mais dont nous allons vous parler dès maintenant. En effet, Amy Lee (comme Dexter Holland) a livré une interprétation incroyable lors du set d’Evanescence. Incroyable par sa capacité à être aussi juste et claire que sur album ! Même si le show du groupe donnait l’impression d’être légèrement expédié (set très court, aucun temps mort…), la qualité de l’interprétation mêlée à un très joli jeu de lumières auront convaincu les sceptiques de l’impact scénique d’Evanescence. Il faut dire que les tubes du groupe sont légion et que cette setlist best-of ne pouvait que séduire les fans.

Setlist d’Evanescence :

What You Want
Going Under
The Other Side
Weight Of The World
Made Of Stone
Lithium
My Heart Is Broken
Sick
The Change
Call Me When You’re Sober
Imaginary
Bring Me To Life

Rappel :

My Immortal

Espace VIP

Si nous sommes malheureusement contraints de faire des impasses sur les shows de Sonata Arctica, Kyuss Lives! et Paradise Lost, notamment à cause des chevauchements d’horaires (qu’il est dur de faire des choix dans une affiche composée d’autant de grands noms !), nous ne pouvions manquer le grand retour de Soundgarden après quinze ans d’absence. Dans la douce nuit madrilène, la bande à Chris Cornell aura proposé un set très professionnel avec un son parfait (à la différence du set donné deux jours plus tard à Paris qui sera terni par des soucis techniques). Mais sur ce concert de Madrid, une réserve pourra tout de même être effectuée sur cette prestation très figée dont on aurait pu attendre plus de pêche avec des morceaux aussi rentre-dedans que « Jesus Christ Pose » ou « Rusty Cage ». D’ailleurs, le fait que les membres ne bougent pas trop a comme conséquence deux interprétations possibles : soit le fan se dit que les compos grunge de Soundgarden se ressentent avant tout et se satisfait d’un show sans mouvements, soit le fan est déçu d’aussi peu d’énergie et constate que, malgré la magnifique voix de Chris Cornell, la prestation scénique de Soundgarden reste trop lisse et un peu trop éloigné du public. Il suffit de regarder l’attitude hyper flegmatique et détachée de Ben Shepherd (basse) pour s’en convaincre. Soundgarden a donc délivré un bon concert (avec une discographie pareille : que de tubes !) même si le public était en droit d’attendre plus (de communication, de jeux de lumières, de dynamisme…) concernant un tel événement.

Setlist de Soundgarden :

Searching With My Good Eye Closed
Spoonman
Jesus Christ Pose
Gun
Blow Up The Outside World
Fell On Black Days
Ugly Truth
Hunted Down
The Day I Tried to Live
My Wave
Outshined
Rusty Cage
Black Hole Sun
Live To Rise
Slaves & Bulldozers

L’entrée de l’espace VIP

Contrairement à Soundgarden, Machine Head aura pour sa part beaucoup bougé. Entouré par un halo de lumières, le groupe a eu la chance d’avoir un public au taquet qui a fait en sorte que ce concert soit une grande fête. Robb Flynn s’est comme d’habitude montré très communicatif en remerciant l’audience pour être présente lors de cet horaire tardif tout en mettant en avant ses musiciens. Le chanteur-guitariste de Machine Head a en outre signalé que le groupe se produisait seulement pour la deuxième fois de sa carrière dans un festival espagnol, Robb et sa grosse barbe brune a été comme d’habitude plein de charisme. Sur la musique, le combo américain aura fait le choix de proposer une setlist très orientée sur ses récents albums, en oubliant malgré tout quelques tubes incontournables comme « Old » ou « Davidian ». Mais le public a accepté sans difficultés cet état de fait en pogotant à l’envi.

Setlist de Machine Head :

I Am Hell (Sonata in C#)
Be Still and Know
Imperium
Beautiful Mourning
Darkness Within
Locust
Who We Are
Halo

Sur la seconde scène, les pogos n’étaient peut-être pas aussi nombreux mais le stoner d’Orange Goblin est également parvenu à séduire l’audience. Il faut dire que les grandes imprécations de Ben Ward (chant) vers le ciel sont diablement impressionnantes. Orange Goblin, c’est de la vibration et un univers cradingue dont les chansons (« Stand For Something », « Blue Snow ») incitent au headbanging. Remerciant chaleureusement l’audience, Ben Ward a paru savouré chaque seconde de ce concert qui était d’autant plus appréciable dans la douceur de la nuit madrilène où la fatigue de cette première journée facilitait sans doute la réception de cette musique répétitive.

Des règles, toujours des règles !

La journée du samedi ouvre pour sa part avec le groupe Sister et ses quatre musiciens grimés black metal mais qui proposent une musique plutôt orientée glam/thrash. Le chanteur court dans tous les sens et profite de la nouvelle configuration de la scène puisque, comme Metallica joue le soir-même, le Snakepit est présent à la différence de la veille ou une simple fosse or différenciait les deux publics. Grâce au Snakepit, les fans des Mets se situent au cœur du pit et tout autour de cette avancée de scène qui émerge des deux côtés de la scène pour se rassembler dans le coeur de l’audience. Devant un public peu nombreux, Sister a délivré un set correct pendant que votre serviteur refaisait le monde avec lui-même pour savoir si l’homme ci-dessous (avec un bracelet artiste et un pass spécial Metallica) était vraiment James Hetfield… !

Non, ce n’était pas James Hetfield !

« Fuck, fucking, fuck, fucking yeah! » : ha, c’est sûr on peut dire qu’Alexi Laiho, le chanteur-guitariste de Children Of Bodom, a du vocabulaire ! Mais même si notre homme aime employer des gros mots, il faut également constater que son groupe envoie du bois devant un public de fidèles acquis à sa cause. Une audience pas forcément nombreuse mais en tout cas concernée. Ceci est également valable pour le show de Mastodon qui se produit en même temps sur la scène principale. Une des forces du groupe est d’avoir quatre musiciens qui savent chanter pour proposer de jolies harmonies vocales. Toujours aussi excentriques avec leurs looks de chiens fous, les membres de Mastodon assurent lors d’une prestation très correcte avec en guise de backdrop la pochette de leur dernier album, The Hunter.

Setlist de Children Of Bodom :

Hate Me!
Warheart
Shovel Knockout
Blooddrunk
Angels Don’t Kill
Needled 24/7
Downfall
In Your Face

Setlist de Mastodon :

Black Tongue
Crystal Skull
Dry Bone Valley
Thickening
Octopus Has No Friends
Stargasm
Blasteroid
All The Heavy Lifting
Spectrelight
Curl Of The Burl
Bedazzled Fingernails
Blood and Thunder

Hygiène et propreté

« Excentrique », voilà peut-être le terme le plus adapté pour évoquer également le set de Ghost. Entièrement habillés de blanc, les musiciens sans visage de Ghost font de l’effet lorsqu’ils arrivent sur scène. Muni de sa tiare, Papa Emeritus (chant) impressionne. Côté musique, sa voix se rapproche parfois de celle de King Diamond (Mercyful Fate) et les compos de Ghost sonnent globalement très 80’s. Ces dernières sont d’ailleurs inégales mais il est incontestable que certains passages de la musique de Ghost sont taillés pour le live. La qualité des riffs, le jeu sans fioriture de son batteur et l’éloquence théâtrale de tous les membres du groupe donnent au show du combo suédois une indéniable aura mystique. Le public espagnol aura ainsi vu un set rôdé de qualité.

Setlist de Ghost :

Masked Ball
Con Clavi Con Dio
Elizabeth
Prime Mover
Stand by Him
Death Knell
Satan Prayer
Genesis
Ritual

Aux alentours de 19h35, Within Temptation ouvre son set par le film d’animation qui précède la chanson « Shot In The Dark », un des gros hits du combo hollandais qui démarre idéalement le concert. Within enchaînera plus tard avec « What Have You Done » qui met en avant des images de Keith Caputo (Life Of Agony)… alors que la chanteuse était encore un homme. Vétu d’une jupe et d’un bustier noir, l’élégante Sharon Den Adel assure remarquablement ses parties vocales pendant que les autres musiciens font le boulot. Malgré tout, dommage que Robert Westerhol soit resté à la maison parce que, en conséquence, une partie de l’âme de Within Temptation est absente ce soir. Comme souvent avec Within Temptation, les tubes « Ice Queen » et « Mother Earth » seront des grands moments qui verront le public chanter à gorge déployée. Un bon concert.

Setlist de Within Temptation :

Shot in the Dark
In The Middle Of The Night
Faster
What Have You Done
Fire And Ice
Ice Queen
Iron
Stand My Ground
Sinéad

Rappel :

Mother Earth

Slaaaaaaaayer !
@sonisphere.eu

Un bon concert : ce sera également le cas, dans un genre différent, vous vous en doutez, du show de Slayer donné sur la même scène. Les deux guitaristes Gary Holt et Kerry King parviennent parfaitement à contrebalancer le manque de mouvements de Tom Araya en headbanguant à fond et en bougeant du mieux qu’ils peuvent. Tom Araya, malgré ses problèmes aux cervicales qui l’empêchent de faire des hélicoptères, a su s’adapter en proposant au public un jeu de scène en forme de sourires, de calme, d’ironie et de « proximité distante ». Nous aurons le temps de revenir en détails sur cette caractéristique spéciale dans notre live report à venir concernant le concert de Slayer et Gojira à Clermont-Ferrand. Pour le moment, notons simplement l’intégration remarquable de Gary Holt qui apporte vraiment un plus par son investissement. Sa guitare rouge et blanche en ferait presque oublier Jeff Hanneman et son statisme… mais n’en voulez pas à votre serviteur qui a fait exprès d’utiliser le terme « presque » ci-dessus pour ne pas se faire menacer de mort par les fans de Slayer ! L’audience a assisté à un show traditionnel de Slayer qui aura été un bon set mais nous vous expliquerons prochainement pourquoi ce concert a été un « bon » concert alors que le set de Clermont a été un « grand » show…

Setlist de Slayer :

World Painted Blood
Psychopathy Red
Die By The Sword
Chemical Warfare
Hate Worldwide
Mandatory Suicide
Altar Of Sacrifice
Jesus Saves
Dead Skin Mask
Raining Blood
Angel Of Death

Rappels :

South Of Heaven
War Ensemble

Metallica live
@Metallica.com

Metallica a, quant à lui, assuré pendant ses deux heures de shows. A la différence du concert donné au Stade De France, Metallica aura joué le formidable « The Shortest Straw » à la place de « No Remorse » en sachant que le public portugais avait entendu la veille « Fuel » et « Fight Fire With Fire » à la place de « The Shortest Straw » et « Battery ». Une nouvelle fois, merci à Metallica de changer à chaque fois ses setlists et de penser à ses (nombreux) fans qui les suivent partout. Car le groupe parvient grâce à cela à ne pas lasser ses fanatiques et refuse ainsi de tomber dans le piège de la routine. Tous les ingrédients évoqués dans le concert parisien furent en tout cas réunis lors de cette prestation espagnole : interprétation du Black Album à l’envers, communication maximale de James Hetfield, briquets aux moments des ballades et longues minutes passées à la fin du concert sur scène. « Faudra dire que j’étais au premier rang, que j’ai récupéré un médiator de Kirk et failli avoir une baguette de Lars » me dit de vous dire Dimebag, le maître du quiz ! Et la preuve se situe sous cette setlist…

Setlist de Metallica :

Hit The Lights
Master Of Puppets
The Shortest Straw
For Whom The Bell Tolls
Hell And Back
The Struggle Within
My Friend Of Misery
The God That Failed
Of Wolf & Man
Nothing Else Matters
Through The Never
Don’t Tread On Me
Wherever I May Roam
The Unforgiven
Holier Than Thou
Sad But True
Enter Sandman

Rappels :

Battery
One
Seek & Destroy

Un collector

Il est aux alentours d’1h20 lorsque Gojira monte sur les planches au moment où le dernier membre de Metallica quitte la grande scène. Nous vous en avons parlé il y a encore quelques jours, le groupe est sans doute en train de passer un cap sur la scène internationale. L’Enfant Sauvage, son nouvel album qui sortira le 25 juin prochain, va peut-être l’aider en ce sens mais, en tout cas, ce qui est certain, c’est que le public espagnol a apprécié ce show à sa juste valeur malgré l’horaire tardif. Le show de Gojira peut d’ailleurs être résumé en une seule anecdote : sur le morceau « Flying Whales », le public s’est mis à pogoter en prenant de cours la personne située juste devant moi qui avait un verre à la main. Notre homme s’est donc retrouvé dans le pogo malgré lui et comme il s’est fait bousculé dans le dos sans s’y attendre… son verre de bière s’est INTEGRALEMENT retrouvé dans le visage de la personne qui se situait (heureusement) juste à ma droite ! Votre serviteur a donc pu observer ce qu’était un festivalier qui venait de se prendre une bière entière (aux alentours de 9 euros tout de même…) dans le visage. Et, en fait, c’est exactement comme lorsque vous sortez d’une piscine… sauf que là vous sentez sévèrement la bière. Une anecdote qui résume à elle seule l’intensité de ce très grand concert donné par les Basques. Un show d’une qualité d’ailleurs égale à la performance de Clermont-Ferrand donnée trois jours plus tard. « Just Fucking Gracias! » dira Joe au public madrilène.

Setlist de Gojira :

Space Time
Clone
Backbone
Remembrance
Flying Whales
The Heaviest Matter Of The Universe
Oroborus
Toxic Garbage Island
L’Enfant Sauvage
Vacuity

Si nous avons déjà évoqué ensemble la tardive mais néanmoins très bonne prestation d’Evanescence effectuée samedi, nous serons malheureusement encore obligés de passer outre certains groupes dont Fear Factory puisque ces derniers ont démarré leur set vers 4h (!) du matin à cause des changements de planning. Le bilan de ces deux jours fut en tout cas complètement positif. Notre fine équipe aura ainsi eu le privilège d’assister à de très bonnes surprises live (Skindred, Evanescence…) et à de très grands moments qui valaient à eux seuls le déplacement (Limp Bizkit, Gojira…).

Question grands moments, notons également les nombreuses tentatives des festivaliers pour déjouer le service de sécurité et tenter de se retrouver dans le Snakepit ! Nous estimons d’ailleurs être bien placés pour en parler puisqu’on a tenté le coup aussi ! Pour finir, il faut également vous préciser que jamais nous n’avions vu en festivals autant de malaises, d’évanouissements ou d’entorses. Un constat probablement dû à la chaleur écrasante puisqu’il faisait plus de 35° à Madrid les 25 et 26 mai derniers.



Laisser un commentaire

  • Un bon article où je suis completment d’accord, car pour y etre aller c’était vraiment énorme!!! A noter que normalement le soni espagnol a lieu durant le mois de juillet et vu la température l’an dernier l’orga a décider de le placer fin mai, je crois ke la prochaine fois il aura lieu en hiver car il fesait vraiment chaud. J’étais dans la fosse black circle et franchement ne pas avoir 40 000 bourrins ki poussent derriere ca fait du bien, on passe les concerts trankil bieres a la main en voyant metallica a 1m de distance, la klasse. Un grand professionnalisme des agents de sécu ki passent dans cette fosse spéciale pour virer les intrus car oui quand on paye son billet 130 € on pas envie de venir se faire emmerder par ceux ki l ont payé beaucoup moins cher surtout k ils avaient une forte tendance a venir foutre le bordel. Un tres tres bon fest en tout cas !!!

    [Reply]

  • Merci beaucoup pour ce live report ça se lit super bien !!
    De bons groupes sont passés ça c’est clair mais sûr que je n’y serais pas aller non plus avec une telle chaleur !!

    [Reply]

  • dire que j’habite a 15 km d’amneville, et qd je vois l’affiche de cette année…pppfffffff degouté.
    je me demande encore pk ça s’appelle encore sonisphere…

    [Reply]

  • dire que j’habite a 15 km d’amneville, et qd je vois l’affiche de cette année…pppfffffff degouté.
    c’est pas le meme fest

    [Reply]

  • Breizhwarrior dit :

    Ouais, eh ben c’est un sonisphère ,où je regrette de pas y être allé ! L’affiche était absolument géniale, y’en avait pour tout les gouts
    Mais la chaleur devait taper sur la caboche, les concerts la nuit devaient être plus agréable.

    [Reply]

  • Ça se lit tout seul et sans temps mort ce grand report !
    D’autres photos seront mises en ligne ultérieurement ?

    « Heureusement » que j’étais déjà prévenu avec l’article Gojira pour le probable loupage sur Fear Factory, j’ai scrollé direct en fin d’article pour ne pas être déçu, reste plus qu’à attendre l’album dans une semaine XD

    Juste qu’avec leurs changements de line-up à chaque album maintenant… c’est toujours bon de savoir à quoi s’en tenir surtout à l’approche de la tournée de promo d’Industrialist…

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Arch Enemy + ACOD @ Cenon
    Slider
  • 1/3