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Nouvelles Du Front   

Sound City sera plus qu’un documentaire


La légende des studios Sound City n’est pas née sur le caractère exceptionnel des lieux où sont implantés les studios. Non, il s’agit là d’un cas où les Hommes fabriquent les lieux mythiques car on ne peut pas dire que les deux bâtiments de Van Nuys à Los Angeles dégagent quoi que ce soit de particulier de l’extérieur. En revanche, ce qui s’est passé à l’intérieur suffit à créer la légende du site.

Les maîtres des lieux s’appelèrent tour à tour Neil Young, Keith Olsen, Butch Vig, ou plus récemment Rick Rubin, Joe Barresi ou Trent Reznor. Ce sont eux qui ont été derrière les manettes de cette Neve 8028, une console de mixage analogique, l’outil ultime du XXème siècle qui a vu naître des disques exceptionnels comme les albums de Fleetwood Mac dans les 70’s, Nevermind de Nirvana, l’éponyme de Rage Against The Machine ou With Teeth de Nine Inch Nails dans les années 90. Cette console 100% analogique s’est révélée comme un vrai refuge pour les artistes Rock de la fin de siècle à l’ère de l’explosion de Pro Tools et des artifices numériques de la production. Un havre de paix brut qui retranscrit à merveille la sueur, les joies et les larmes des efforts Rock les plus intenses, une sorte de caution old-school pour que l’opus sonne avec le grain d’antan.

Trailer du documentaire Sound City :

Est-ce que Dave Grohl s’était imaginé tourner un documentaire quand il acquit la fameuse console à la fermeture des studios de Los Angeles en 2011 ? Pas sûr, néanmoins il s’est lancé dans ce qui, selon un message qu’il a posté sur le Facebook officiel des Foo Fighters, « pourrait être le plus gros, le plus important projet » pour lequel il ait travaillé. Pas rien, donc, pour celui que l’on connaît quand même pour être un accroc de travail, jamais à court de projet ni d’envie de faire quelque chose de nouveau, que ce soit avec les Foo Fighters, les Queen Of The Stone Age ou encore Them Crooked Vultures.

Mais Dave Grohl est un passionné et quand il se lance dans un projet, il n’y va pas qu’à moitié, preuve en est la bande originale qui va accompagner la sortie de ce documentaire, présenté au prestigieux festival Sundance du film : il aurait pu piocher dans la multitude de titres enregistrés dans les fameux studios mais il a préféré rassembler des icônes comme Trent Reznor (Nine Inch Nails), Brad Wilk (Rage Against The Machine), Paul Mac Cartney (Beatles), Josh Homme (Kyuss, Queens Of The Stone Age) pour enregistrer une dizaine de titres déments dans lesquels il prend forcément part. Corey Taylor (Slipknot) est de la partie également, lui que l’on va voir s’exprimer dans le documentaire si on se fie au trailer. Tout comme Trent Reznor, d’ailleurs, ou encore Lars Ulrich (Metallica).

On imagine les centaines d’histoires passionnantes qu’ils ont chacun à raconter sur le processus d’enregistrement, les anecdotes sur ce moment si particulier de la vie de groupe qu’est l’enregistrement, où les membres peuvent se retrouver 24 heures sur 24 pour accoucher (ou non) d’un support musical qui pourra changer leur carrière à jamais… On imagine également que Dave Grohl a voulu avancer sur le débat qui oppose musiciens, professionnels de la musique et public concernant la place de la technologie dans la musique d’aujourd’hui. Prive-t-elle la musique de ce supplément d’âme qu’il y avait avant lié à l’incertitude du rendu d’un enregistrement ? Donne-t-elle au contraire une opportunité unique d’atteindre la perfection grâce à la retouche numérique ? Nul doute que l’ami Dave et sa longue expérience dans de nombreux rôles de musicien et producteur, donnera des pistes de réponse à cette question, si importante pour l’industrie musicale et ses consommateurs que nous sommes.

Mais, on y revient, l’aspect le plus attirant de ce documentaire résidera très sûrement dans les clés qui peuvent nous aider à comprendre ce qui fait ou ne fait pas un album réussi… Selon Lars Ulrich, c’est « La chimie » […], quelque chose qui se passe entre les personnes. » comme on peut le voir dans les extraits du documentaire. Pour Rick Rubin, il faut être « vrai avec soi-même et faire la musique que l’on aime ». On est rassuré, c’est donc simplissime de produire un opus aussi gigantesque que Unchained de Johnny Cash produit par Rubin en 1996… Trêve de plaisanterie, on salive d’avance sur la parole de ces magiciens du Rock qui ont œuvré dans ce lieu unique, où jusqu’au bout du bout de son histoire, on y fît des miracles en travaillant, justement, sur le facteur humain.

Dans cet âge de la technologie, où l’on peut manipuler n’importe quoi, comment conserve-t-on l’élément humain ? Éléments de réponse avec les témoignages des Ross Robinson, Brett Gurewitz, Joe Baresi et consorts dans ce documentaire que l’on va s’empresser de découvrir dès le 1er février dans les bonnes salles.

Sortie mondiale du film : 1er février 2013
Sortie de l’album Sound City : 12 mars 2013

Tracklist de l’album Sound City :

1. Dave Grohl, Peter Hayes et Robert Levon Been – “Heaven and All”
2. Brad Wilk, Chris Goss, Dave Grohl et Tim Commerford – “Time Slowing Down”
3. Dave Grohl, Rami Jaffee, Stevie Nicks et Taylor Hawkins – “You Can’t Fix This”
4. Dave Grohl, Nate Mendel, Pat Smear, Rick Springfield et Taylor Hawkins – “The Man That Never Was”
5. Alain Johannes, Dave Grohl, Lee Ving, Pat Smear et Taylor Hawkins – “Your Wife Is Calling”
6. Corey Taylor, Dave Grohl, Rick Nielsen et Scott Reeder – “From Can to Can’t”
7. Alain Johannes, Chris Goss, Dave Grohl et Joshua Homme – “Centipede”
8. Alain Johannes, Chris Goss, Dave Grohl et Joshua Homme – “A Trick With No Sleeve”
9. Paul McCartney, Dave Grohl, Krist Novoselic et Pat Smear – “Cut Me Some Slack”
10. Dave Grohl, Jessy Greene, Jim Keltner et Rami Jaffee – “Once Upon a Time… The End”
11. Dave Grohl, Joshua Homme et Trent Reznor – “Mantra”



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