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Live Report   

Steel Panther fait monter la température


Même si le groupe semble un peu tourner en rond musicalement avec son dernier album, Lower The Bar, Steel Panther attire toujours les foules. Leur concert au Hellfest était un événement, leur dernier concert parisien était complet, et l’Olympia de ce soir affiche également sold-out. Les Américains se sont munis de leurs plus belles perruques et bandanas et sont, comme toujours, prêts à faire passer aux fans une belle soirée placée sous le signe de l’alcool, de la fête et des relations charnelles. De son côté, le public s’est muni de ses plus beaux pantalons léopard, la couleur fluo est à l’honneur, et certaines filles se sont vêtues plus légèrement pour l’occasion (un acte courageux en ce mois de janvier) : bref de quoi passer une bonne soirée pour tout le monde avec ce groupe venu d’un autre temps et d’une autre planète.

Car là est le charme de Steel Panther : reprendre avec exagération et parodie la belle époque du glam où les couleurs étaient vives et le hard présent partout. Une époque révolue mais que la bande américaine s’évertue à maintenir en vie avec grand talent. Tout cela grâce à des musiciens auxquels on s’attache rapidement.

Artistes : Steel Panther – Fozzy
Date : 28 janvier 2018
Salle : Olympia
Ville : Paris [75]

Fozzy

Fozzy est lui guidé par Chris Jericho, catcheur canadien bien connu des fans. Ce dernier a en effet été de nombreuses fois champion du monde et a fréquenté le circuit durant bien longtemps. Depuis, le frontman a levé le pied pour se consacrer davantage à son projet musical. C’est d’ailleurs avec enthousiasme qu’on accueille le groupe sur les mythiques planches de l’Olympia. Le public est déjà bouillant et les riffs de Fozzy frappent très directement. Le tout étant appuyé par des musiciens charismatiques, avec un bassiste aux peintures de guerre, un guitariste à la crête dressée sans oublier notre chanteur en grande forme. Tous les membres s’agitent constamment sur scène en ne laissant pas un instant de répit aux photographes.

En tant que première partie, Fozzy réalise un sans faute en nous servant un hard rock efficace qui séduit le public. Une audience bien chaude qui soutiendra le groupe bruyamment jusqu’à la fin de son set. Chris Jericho se fait plaisir et revêtira durant le set différents vêtements, colorés ou sobres, à paillettes ou à clous, etc. Certes Fozzy n’est pas aussi haut en couleur que Steel Panther mais il remplit parfaitement sa fonction de chauffer le public, ce dernier ayant une forte envie de bouger grâce à ces riffs de guitare débordants d’énergie.

Setlist :

Judas
Drink With Jesus
Sins And Bones
Painless
Spider In My Mouth
SOS (reprise de ABBA)
Lights Go Out
Bad Tatoo
Sandpaper

Steel Panther

L’arrivée de Steel Panther est imminente et derrière le grand rideau rouge retentit la musique. Après quelques minutes d’attente, le groupe arrive sur « Eyes Of A Panther » et Michael Starr se reçoit déjà un soutien-gorge à agiter à la main. L’ambiance est tout de suite très chaude et on n’échappera pas aux nombreux exercices gymniques et gimmicks des musiciens. Satchel montre ses muscles et effectue des solos de guitare qui pourraient rendre jaloux Van Halen (ou presque). Tandis que Lexxi se recoiffe régulièrement avec son miroir à la main et la bouche en « duck face ». On ne change pas une équipe qui gagne et le succès du groupe n’est plus à prouver, Steel Panther étant devenu un incontournable dans la scène metal. Côté setlist, l’accent se fait surtout autour de l’album Feel The Steel, avec des titres comme « Death To All But Metal », « Asian Hooker », etc.. Mais également le dernier en date, Lower The Bar, avec « Wasted Too Much Time », « That’s When You Came In », laissant finalement peu de place à un album comme All You Can Eat puisque seul le morceau « Gloryhole » sera interprété.

Ce que l’on pourrait facilement regretter du concert est la trop grande tendance du groupe à parler entre les morceaux. Sans les interventions comiques des Américains, on aurait sûrement pu avoir dix morceaux supplémentaires ! Mais tout cela fait partie de son charme, à savoir son humour, avec les membres nous parlant vulgairement de leur peu de mots en français. Même si cela ressemble beaucoup au concert donné à la Cigale il y a quelques temps, on sourit toujours aux pitreries du groupe. Et, évidemment, Steel Panther ne manquera pas de faire monter des filles sur scène. Tout d’abord une dame arrivant en slam que le groupe fait grimper sur les planches. Il ne faudra pas longtemps avant qu’elle n’enlève son short et se retrouve en petite tenue devant la foule, avant de se mettre à danser sur les chansons des californiens. Puis, habitude durant les concerts du combo, une jeune femme s’assoit sur un tabouret et est l’attraction du show pendant un quart d’heure.

Steel Panther

Une prestation de Steel Panther est toujours un moment d’où l’on sort avec plein d’anecdotes. Entre les nombreuses vannes et l’importante participation du public féminin à la soirée, on ne s’ennuie. Quoi qu’on puisse penser du groupe ou du glam en général, difficile de trouver quelque chose à redire musicalement après un set pareil : Steel Panther est particulièrement doué dans ce qu’il propose. Un solo de guitare qui reprend plusieurs hymne du rock et du metal, des personnages haut en couleur, des musiciens de talent, un public généreux et toujours présent : l’amusement était de mise à l’Olympia en ce 28 janvier. Le concert se termine sur « Party All Day (Fuck All Night) », avec une dizaine de filles sur scène dansant autour du groupe et prenant des photos avec les membres. En résumé, une soirée rafraîchissante réchauffant une ville sous le froid, amenant ainsi un peu d’été dans l’hiver.

Setlist :

Eyes Of A Panther
Goin’ In The Backdoor
Asian Hooker
Tomorrow Night
Wasted Too Much Time
Poontang Boomerang
That’s When You Came In
Weenie Ride
17 Girls In A Row
Gloryhole
Death To All But Metal
Community Property
Party All Day (Fuck All Night)

Report et photos : Matthis Van der meulen.



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  • Concernant la setlist, elle était vraiment dégueulasse et manquait de cohérence. Le groupe fait bien de se reposer sur son 1er album, et de boycotter « all you… ».
    Par contre, il a de quoi piocher dans ses 1er, 2nd et 4ème album (si on considère FTS comme le 1er).
    On mérite un « the shocker », « eatin’ ain’t cheatin' », « Why Can’t You Trust Me », « Gold-Digging Whore », « Critter », « i got what you want », « Wrong Side of the Tracks (Out In Beverly Hills) »…

    Oui trop de blabla. Avant je dis pas, c’était sympa pour meubler. Mais avec 4 albums (5 officiellement), le groupe a de quoi faire.

    « Même si cela ressemble beaucoup au concert donné à la Cigale »
    >>> Alors là, je ne suis absolument pas d’accord. Le concert de la Cigale c’était le feu. Bonne setlist, bonne ambiance, un groupe en forme et qui se donnait. La partie stand up bien lol. Un « 17 girls in a row » dans les règles de l’art (comprendre boobs out). Parce que celui de l’Olympia, c’était une convention de bonnes soeurs (que je respecte, c’est pour l’image).

    La fille en short, Alice si je me souviens bien, j’ai l’impression que ça sentait le truc préparée. Fille castée et payée.

    « avec une dizaine de filles sur scène dansant autour du groupe et prenant des photos avec les membres »
    >>> Elles en ont de la chance. Mais c’est là que c’est de plus en plus n’importe quoi durant 17 girls… Elles font de plus en plus de selfies sur scène, avec les musiciens qui y répondent toujours favorablement… alors qu’ils jouent. Elles demandent ou prennent des médiators.

    J’ai vu ST au bataclan, à l’olympia, à la cigale, et à chaque fin de concert je me disais : un mauvais concert de ST, ça n’existe pas. Et ben si, jusqu’à celui-ci.
    Groupe en roue libre, pas très participatif (limite fatigué), un show vu et revu, setlist pitoyable.
    Les accidents ça arrive, et celui que je vais conter montre une fois de plus que ce n’était pas le soir de ST. Juste avant « death to all… », Satchel met un coup involontaire à Starr. On a une chanson sans énergie (Starr pensait à sa dent, Satchel s’en voulait pour le coup, et ce coup de stress à déteint sur les autres. De toute façon Stix était encore plus transparent qu’à son habitude).

    Le groupe a tardé pour revenir sur scène. Non pas pour monter l’ambiance. C’était le temps de contrôler si Starr pouvait poursuivre.

    Le public… trop m’as-tu-vu dans son accoutrement. Certains se sont mis dans l’ambiance libre à eux, si d’autres ne supportent pas de voir des licornes et des pikachu au HF. Moi, je ne supporte pas le look glam (souvent raté), et l’attitude beauf d’un Patrick Chirac sortit tout droit de Camping à un concert de SP.
    Puis ceux qui payent une place au prix d’un rein en mezzanine, pour être debout tout du long je ne comprends pas.

    SP m’a énormement déçu ce soir là.

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