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Interview   

STONECAST : ENTRETIEN AVEC LE GROUPE


Radio Metal : Bonjour, pouvez-vous présenter Stonecast pour les auditeurs/lecteurs de Radio Metal ?

Cazu (guitare) : Je sais déjà ce que Kanon va dire, et il aura raison ! (rires) Nous faisons du heavy metal comme nous l’entendons : c’est à dire épique et rageur, au service de chansons puissantes et alambiquées. Nous assumons nos racines traditionnelles et nous les mettons au goût du jour. Un peu comme Priest avait fait en 97 avec l’album Jugulator : une claque sonore Heavy Metal !

Kanon (chant) : Bien dit.

Beev’ (basse) : Pour ma part, j’ai découvert Stonecast au moment où je cherchais un nouveau groupe. Fin 2007, j’ai décidé de passer une annonce sur le net. Je m’en rappelle bien, c’était un samedi après-midi. Et deux heures plus tard Cazu était à l’autre bout du fil ! (rires) Dès la première rencontre j’ai tout de suite accroché de par le style de jeu varié du groupe qui, pour moi, est unique aujourd’hui. Comme vous pourrez le découvrir sur l’album nous ne restons pas cantonnés à une simple vision de jeu. Nos morceaux sont variés et je pense que cet album sera apprécié par beaucoup de personnes liés à divers univers musicaux.

Gama (batterie) : Rien de plus !

Gman (guitare) : Je veux juste rajouter que Stonecast, en plus d’être un groupe avec de fortes ambitions, est aussi et surtout une seconde famille. C’est ce qui a permis au groupe de surmonter toutes les embûches, les tensions, les coups du sort, que l’on peut rencontrer dans un combo. Pour la musique, je rejoins Cazu et Kanon.

Inherited Hell est le nom de votre premier opus. Le groupe a démarré en 2002 et vous sortez votre album seulement en 2009. Quelle est la raison d’un si grand écart de temps ?

Cazu : A l’époque Kanon et moi étions accompagnés par d’autres musiciens qui n’avaient pas la même vison que nous sur la manière d’être en groupe. Par la suite lorsqu’ils ont quitté Stonecast, nous avons décidé de recruter les nouveaux membres sur des critères autant humains que musicaux. Gman et Gama nous ont rejoint à l’été 2003 mais les bassistes défilaient sans rester. Notre vision du groupe, c’est une entité à cinq. Pas de maillon faible. Et tant que c’était le cas, nous ne voulions pas précipiter un album que, de toute manière, nous n’étions pas en mesure d’assumer ni de composer. Au final, le résultat est là aujourd’hui et nous en sommes très fiers !

Kanon : Nous avons pris le temps de nous faire les dents. Nous sommes passés par deux démos en 2004 et 2005, dont la qualité prouve bien, avec le recul, que nous n’étions pas prêts pour le studio. Nous avons privilégié l’apprentissage de la scène au cours de l’année 2006, tout en faisant murir nos compos jusqu’à fin 2007, lorsque nous nous sommes mis d’accord sur les neuf morceaux qui finiraient sur l’album. Le premier semestre 2008 à été entièrement consacré au travail de préproduction.

Beev’ (basse) : Au moment ou j’ai rejoint le groupe, nous étions dans une optique d’enregistrer ce premier album. Il n’a pas fallu longtemps avant que je ne trouve mes marques au sein du groupe. En effet je me suis senti très rapidement bien, on a pu trouver une osmose qui a permis la sortie de ce premier opus.

Gama : Depuis les débuts du groupe jusqu’à 2009, nous sommes passés par toutes les étapes que nous avions à franchir avant de pouvoir livrer un album tel qu’Inherited Hell. Comme l’a dit Kanon, nous n’étions pas prêts avant. Parti de rien ou pas grand-chose, le groupe a pu progresser techniquement à son rythme. Idem musicalement, scéniquement et humainement. L’arrivée de Beev en tant que cinquième membre idéal a clôturé cette série d’étapes : nous étions enfin prêts à poser notre première pierre !

Gman : Par contre le deuxieme album ne sortira pas dans sept ans (rires). On va faire en sorte de le livrer dans les deux/trois ans à venir…!

Pensez-vous que ces soucis de line-up révèlent une approche différente de Stonecast entre les membres qui sont restés et ceux qui sont partis? La différence de motivation constitue t-elle la principale explication ?

Cazu : Ca dépend. Certains n’étaient là que par un malheureux concours de circonstances… La motivation n’était pas le problème fondamental dans la mesure où tous nos ex-membres continuent à faire de la musique dans d’autres formations. Le problème étaient à chaque fois différent : Thumbag étaient plus branché « speed mélo » alors que Verdo, au contraire, voulait incorporer des éléments bien plus extrêmes à notre musique. Quant à Scythe, le problème était surtout humain. Un mec qui balance du déo et quitte la pièce quand tout le monde lâche des caisses n’était pas fait pour rester avec nous (rires) ! Sans rire, musicalement nous n’arrivions pas à nous entendre malgré beaucoup d’efforts de part et d’autres…

Gama : On a toujours cherché une cohésion à 100% d’un point de vue état d’esprit, implication, motivation et rigolade (!), et si à quatre la cohésion existe depuis 2003, c’est seulement avec Beev qu’on l’a franchement trouvée à cinq depuis un an et demi !

Gman : On a eu la chance, enfin, de trouver le bassiste qui est sur la même longueur d’onde que nous… c’est à dire, bière, saucisson, fromage…! Et en plus il joue bien… (rires)

Vous pratiquez un heavy accrocheur avec des paroles en anglais, mais aussi en français comme on peut le voir sur le titre « Compagnons ». Généralement les artistes choisissent entre les deux langues. Pourquoi avoir préféré garder les deux ?

Kanon : Je n’aurais jamais pu envisager un morceau comme « Compagnons » en anglais. Il y a des choses que nous avions besoin de dire dans notre langue maternelle. C’est une question de ressenti. Pour trouver les mots justes, il fallait que « Compagnons » soit en français. Le langage n’est pas une barrière chez nous. Si un jour une autre langue faisait son apparition dans nos morceaux, je pense pouvoir affirmer que cela serait également dû à une question de ressenti. Chaque langue a sa propre musicalité et rien n’était plus pertinent pour moi que le français sur « Compagnons ». Rappelez-vous des versions anglaises de Sortilège ! D’ailleurs qui s’en souvient ?! Quel gâchis…

Gama : Moi je ne parle ni français ni anglais ! Alors… (rires)

Gman : « Compagnons » : c’est le frisson garanti en live…

(Kanon) : « Nous avons pris le temps de nous faire les dents. Nous sommes passés par deux démos en 2004 et 2005, dont la qualité prouve bien, avec le recul, que nous n’étions pas prêts pour le studio. Nous avons privilégié l’apprentissage de la scène au cours de l’année 2006, tout en faisant murir nos compos jusqu’à fin 2007 »

Comment définirais-tu l’identité Stonecast ? Dans votre blog, Kanon écrit « Nous sommes Stonecast, nous jouons du Heavy Metal ! » : ça fait très Manowar dans l’esprit !

Cazu : Manowar a forgé notre identité à tous, sur un plan autant personnel que musical. Nous nous sommes retrouvés en tant que fan dans le message de Manowar, car nous adhérons totalement à leur état d’esprit guerrier et fraternel. Et c’est comme ça dans la vie de tous les jours. Je sais que chaque fois que j’ai eu à faire face à une situation de stress intense, comme un premier rendez vous professionnel par exemple, les Kings of Metal étaient à mes cotés et m’aidaient à affronter la situation sans peur et la tête haute. Nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui grâce à Manowar, c’est donc naturel que cet état d’esprit transparaisse dans notre message avec Stonecast, sans que nous nous proclamions leurs héritiers pour autant.

Kanon : Effectivement. Stonecast est né de cette passion pour le heavy metal. A mon sens il ne devrait pas y avoir de règles dans la façon de composer du heavy metal. Le heavy metal c’est notre liberté ! Le style n’a cessé d’évoluer depuis trente ans et c’est grâce à tous ces groupes qui ont pris cette liberté de composer comme ils l’entendaient. Au final c’est l’esprit et la puissance qui se dégagent de la musique qui comptent, et je suis convaincu qu’ils sont aussi forts aujourd’hui qu’il y a trente ans. Personnellement je ne suis pas fan des étiquettes, chacun se fera sa propre idée en écoutant notre musique, mais je ne peux pas mieux définir Stonecast : nous jouons du heavy metal, et comme l’a dit Cazu plus haut, comme nous l’entendons.

Beev’ : Pour moi, Stonecast c’est l’influence de tous les membres. Chacun est influencé par divers horizons et c’est ce mélange qui rend si particulier Stonecast.

Gama : Effectivement, tous issus de divers horizons, notre point commun à tous les cinq est….le heavy bien sûr !

Gman : Le heavy c’est ce qui nous fait nous lever tous les jours. Et y a des jours bons, des jours tristes, des jours puissants… c’est ça notre musique je crois…

Vous écrivez aussi : « L’expérience du studio c’est se retrouver nu devant sa propre imperfection ». Le studio est en effet une expérience toujours enrichissante et vécue différemment selon les sensibilités. Certains artistes aiment être en studio et d’autres beaucoup moins. Comment avez-vous vécu cette vie en commun ?

Cazu : Tout d’abord nous n’étions pas tous les jours les uns sur les autres…A notre niveau, chacun de nous a un travail, et il aura fallu répartir nos cessions individuellement sur un mois entier… Parfois nous nous retrouvions à deux ou trois et c’était génial de voir chacun enregistrer sa partie. J’adore la batterie, alors j’ai essayé d’assister à un maximum de prises avec Gama, histoire de le faire chier sur tel ou tel coup de cymbales! (rires) Sinon, je m’en rends compte aujourd’hui, j’étais tellement la tête dans le guidon que j’ai parfois mis de coté le plaisir d’être là, en train de réaliser un des mes rêves de gosse… Je pense que j’apprécierai bien plus la prochaine fois, et j’ai hâte !

Kanon : Lorsque j’ai entendu les premiers rushs instrumentaux de « Hellish Heirs », je me suis pris une claque monumentale. J’étais pétrifié ! L’envie d’en découdre vocalement me rongeait depuis des mois et là d’un coup je me suis mis à baliser. Je ne pouvais pas tomber entre de meilleures mains que Thomas pour me tirer vers le haut avec une facilité déconcertante. Ce fut un privilège et une expérience phénoménale de bosser avec lui. Je n’aurais jamais pensé avoir le luxe de (re)composer des lignes de chant en studio.

Beev’ : C’était pour moi une première dont je me souviendrai toujours (rires). Je n’ai pas eu la chance d’avoir beaucoup de jours de congés pour assister à toute la période d’enregistrement mais je dois dire que d’avoir pu être présent pour l’enregistrement de Kanon à été l’un de mes plus grands plaisirs.

Gama : Et moi c’est quasiment la seule chose que j’ai ratée à mon grand regret ! De par mon emploi du temps à l’époque et ma proximité du studio, j’ai eu la chance de pouvoir y aller souvent. En tant que musicien, bien sûr, l’expérience a été intense, c’est génial ! Mais l’expérience de l’album entier au studio a été formidable, voir sa construction petit à petit, et pouvoir partager autant de choses avec Thomas a été une vraie leçon de vie… et de musique ! J’ai vraiment pris mon pied avec cet enregistrement !

Gman : Intense, jouissif, stressant, trop court… je crois que c’est ça le studio…J’étais bien préparé, donc pour moi ça s’est bien passé. La seule frustration a été de ne pas être là pour les prises des autres…. Mais bon on peut pas tout faire en meme temps…

Comme vous le rappeliez, Inherited Hell a été enregistré au Freaky Dog Studio de Thomas Tiberi (ex- Sonny Red, R.A.S, Bokaputa, Dean Bowman). Pouvez-vous décrire la relation que vous entretenez avec lui et ce qu’il vous a apporté ?

Kanon : Il est évident que son enthousiasme et son implication tout au long de l’enregistrement nous ont fait le plus grand bien et cela s’entend sur le disque. Vivement le prochain ! Personnellement, il m’a d’emblée apporté la confiance qui me faisait défaut, j’ai rapidement compris qu’il fallait que je me lâche et je me suis lâché. Je lui en suis très reconnaissant, c’était génial!

Cazu : Thomas est un ami du lycée et un véritable passionné de musique. Il n’y a qu’à écouter la qualité de ses ?uvres (que ce soit avec Sonny Red, en solo, ou dans un registre plus jazz avec Dean Bowman) pour se rendre compte de son talent. Bien qu’il n’en écoute plus autant qu’auparavant, il fut très excité à l’idée d’enregistrer un album de pur heavy metal avec le gros son d’aujourd’hui. D’ailleurs, il a participé à l’arrangement de quelques morceaux, comme « Haven » par exemple, ce qui rend le résultat final encore plus éblouissant ! Nous avons fait le bon choix et qui sait, peut être que nous enregistrerons le prochain avec lui… s’il veut toujours de nous ! (rires)

Gama : Bosser avec Thomas et le voir bosser n’est qu’une partie de plaisir ! Il sait mettre à l’aise, est très pro, et par-dessus tout et contrairement à pas mal d’autres, il aime la musique et pas seulement le son. J’étais déjà ultra fan de Thomas le musicien bien avant l’album, j’adorais le travail qu’il faisait sur le son des groupes qu’il enregistrait…mais je le connaissais peu humainement. Là j’ai pris une grosse claque de tous les points de vue avec lui ! Non seulement il a fait un excellent travail sur notre album, mais aussi sur nous-mêmes, et j’ai découvert un mec en or ! Personnellement, il a toujours pris le temps avant l’album de m’expliquer tout ce que je devais savoir. Il m’a également rassuré sur les craintes que je pouvais avoir et a su me mettre dans un super état d’esprit pour l’album ! Vraiment merci Thomas !

Beev’ : Un grand merci à lui, il à fait ressortir de nous ce que je n’aurais jamais crû possible.

Gman : Wouch ! Comme il va se la peter en lisant ça…! Blague à part, je le connaissais assez peu avant le studio. Mais ce gars est énorme (je parle de son talent, parce qu’avec tous les « americano » qu’il s’est bouffé en un mois il a pas pris un seul gramme…) Thomas a su anticiper nos craintes, nos erreurs, nos désirs. Il s’est adapté à la personnalité de chacun en studio et le résultat dépasse nos rêves les plus fous… Il s’est montré d’une patience à toute épreuve (et il en a fallu, parce qu’on est du genre tatillion). J’espère qu’on pourra enregistrer le deuxième album chez lui…UN GRAND MERCI THOMAS.

Stonecast vient juste de signer un contrat avec le label italien Underground Symphony. Est-ce difficile aujourd’hui pour un groupe de heavy français de se faire signer chez des labels de l’hexagone ?

Kanon : Ca dépend si c’est le label qui s’intéresse à toi ou si c’est toi qui t’intéresse au label. Heureusement pour nous, nous avons eu le choix entre des labels de Belgique, de France et d’Italie. Donc nous n’avons donc pas signé de contrat par défaut. Je peux te garantir qu’à notre modeste niveau de notoriété (j’insiste là dessus), les conditions de notre contrat avec US sont à mille lieues de ce que l’on a pu nous proposer par ailleurs. Il y a un monde d’écart.

Gman : C’est sûr : y a pas photo !

Cazu : Nous avons eu un contact avec un label français, dont nous tairons le nom, et qui nous proposait une sodomie sans vaseline assez douloureuse en termes de contrat. Nous savions qu’en tant que groupe de heavy, on ne devait pas trop compter sur le support des entreprises françaises. En France, les gens cherchent à faire du fric, à signer la nouvelle star de l’année prochaine, puis à s’en mettre plein les poches et passer au suivant… En tout cas, c’est ce qui se fait ressentir. C’est dommage, car il y a un étendard français à brandir et il y a un public. Pour preuve, le Hellfest de cette année va être une des plus belles affiches de festivals de tous les temps. Ca va être un carton assuré. Ben Barbaud est un messie ! Cela dit, nous sommes heureux à 200% de notre collaboration avec Underground Symphony. Ces gens croient en nous, et grâce à eux nous allons sortir un CD d’une qualité exceptionnelle. Nous n’étions pas en droit d’espérer un tel traitement, pourtant ils nous l’offrent. Encore merci à eux !

Kanon : Sur un plan personnel je suis fier que notre premier album sorte chez eux. En tant que Metalhead, j’ai apprécié nombre de leurs groupes au fil du temps, et je n’ai jamais été déçu de la qualité des produits que j’ai achetés. Ce sont des passionnés avant tout.

Beev’ : En France le fait de dire que nous faisons du heavy nous classe directement dans une catégorie de gens peu fréquentable et ça me met la rage, alors qu’à l’étranger c’est différent. De plus comme l’a dit Cazu, on n’est pas là pour se faire avoir par des labels qui sont là pour tout rafler et nous déposséder de notre propre musique.

Gama : Le problème n’est pas de se faire signer par un label français, mais de signer un contrat honnête avec des gens motivés pour bosser avec toi ! Il est très facile pour un label de signer des groupes, de tout leur prendre et ne rien faire pour eux ; ce n’est pas ce que nous cherchions.

Gman : Effectivement le débat n’etait pas « français ou pas français », mais plutôt « qui nous veut nous aider » façe à « qui veut un groupe de plus dans le catalogue et les laisser là ». Ce débat n’est sûrement pas celui de tous les groupes en France. Beaucoup ont sûrement trouvé chaussure à leur pied en France, mais pas nous. Au final le choix s’est imposé de lui-même. US nous accueille les bras grands ouverts…

Enormément de groupes italiens jouent du heavy metal. Comment s’est passé votre rencontre avec le label ?

Cazu : C’est simple, il n’y a que les labels français qui grincent des dents lorsqu’on parle de heavy metal. A l’étranger, le dialogue est plus ouvert, plus passionné…

Kanon : Carrément. Nous avons suscité l’intérêt de US sur la base d’un morceau, « Hellish Heirs », que l’on venait de mettre en écoute sur notre MySpace. Tout est parti de là. Ils ont pris le temps de l’écouter, ça leur a beaucoup plus, je leur ai donc envoyé l’album entier et ils nous ont proposé un contrat. Je sais pas pourquoi mais j’ai toujours eu le feeling que Stonecast signerait son premier deal à l’étranger.

Gman : Tu l’avais prophétisé des années avant, c’est clair…! (rires)

Beev’ : Undergroud Symphony s’est montré très concerné par ce que nous faisons : c’est pourquoi nous avons signé chez eux.

Gama : Force est de constater que tous les pays ne se bougent pas autant en matière de heavy… Avec Underground Symphony, on se sent à la maison !

Vous êtes à la recherche d’un manager. Alors pour les décideurs qui lisent ces lignes, avez-vous un message à leur délivrer ?

Cazu : Qu’ils n’hésitent pas à nous contacter ! Nous recherchons quelqu’un de sérieux et motivé, pourquoi pas un sixième membre du groupe. Il doit bien y avoir d’autres raisons que le fric qui poussent les gens à devenir manager…ce sont ces gens là qui nous intéressent ! Parce qu’ à moins d’un coup du destin, nous n’allons pas devenir la poule aux oeufs d’or dès le mois prochain (rires)…Quoique l’album sort le mois prochain, sait-on jamais ?

Gman : Un message à délivrer : « vous trouvez pas qu’on est beaux ? » (rire) Un manager et un booker, nous permettraient d’aller beaucoup plus vite, c’est évident. Mais où sont-ils ?! (rire)

Peu de concerts à venir sont répertoriés pour Stonecast. Le fait d’avoir un manageur est-il vraiment la priorité pour le groupe en ce moment ?

Cazu : Oui, ainsi que celle de travailler avec des tourneurs. A l’heure actuelle, notre train de vie ne nous permet pas de nous investir à 100% dans l’organisation d’une tournée. La gestion d’un groupe demande beaucoup plus d’investissement que récolter des amis sur MySpace… Beaucoup de groupes se croient populaires parce qu’ils ont 25 000 friends online, c’est ridicule. Je ne crache pas dans la soupe, Internet est un bon moyen de se faire connaître… mais c’est sur album et sur scène que ça se passe. En tout cas pour nous.

Gama : Cela dit, nous espérons pouvoir faire un maximum de scènes ! Mais ce n’est pas facile à organiser !

Vous êtes marseillais donc vous avez forcément le droit à la question foot. Franchement, du côté du Vieux-Port, on pense vraiment pouvoir être champion ?! Vous savez quand même que la place est réservée depuis sept ans…?

Cazu : Ca fait seize ans qu’on attend ça ! Tout le monde en a marre de voir Lyon sur le trône, le public veut du nouveau… Je préfèrerais encore que ce soit Paris qui remporte le titre (rires), mais cette année est la nôtre ! ALLEZ L’OM !

Kanon : Lyon en tant que champion n’intéresse personne et ennuie tout le monde depuis sept ans. (NDDoc : Il est toujours appréciable de savourer la frustration des Marseillais !!!) Il est temps de reprendre notre place, allez l’OM !

Beev’ : En tant que supporter de l’OM j’espère même le doublé (rire), après tout pourquoi pas !

Gama : Marseillais ? OM ? Je vais me fâcher ! Steve Harris est le mec qui a le mieux compris le foot !

Gman : J’espère que Basile Boli mettra le prochain but…! (rires)

Entretien réalisé le 7 Avril 2009 par email
MySpace Stonecast : myspace.com/stonecastmetal



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