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Interview   

SUBSONIC : ENTRETIEN AVEC PIERRE


Radio Metal : Peux-tu présenter Subsonic pour tous ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Pierre : Le groupe s’est formé en 1998 à l’initiative de Frederick Vogel (guitare/chant), Loic Brisard (batterie/percussions) et moi-même. Notre trio signe son premier album en 2002 chez le label indépendant Rebel Music distribué par Musea Record. Et notre second opus « Dark City » voit le jour en 2007.

Votre style musical se rapproche de groupes de rock français comme Noir Désir ou No One Is Innocent. Peut-on dire que ces deux groupes constituent vos principales influences ?

Tu cites les deux références françaises du groupe mais tu aurais même pu ajouter Trust et le compte y était ! Ces formations sont incontournables. L’énergie, les textes…tous les ingrédients sont présents chez eux. Et c’est ce qui fait les grands groupes ! Mais dans les faits nous puisons nos influences chez les anglo-saxons. Notre musicalité est d’ailleurs plus proche d’eux.

Pierre, ta voix et ton phrasé font d’ailleurs clairement penser à celui de Bertrand Cantat. Noir Désir est un des plus grands groupes de rock français de ces dernières années. Penses-tu que Subsonic parvienne malgré tout à se démarquer de l’influence du groupe bordelais ? Et si oui comment ?

Je suis conscient que mon timbre de voix rappelle celui de Bertrand Cantat mais Subsonic n’est pas le copié collé de Noir Désir ! D’ailleurs cette comparaison disparaît en live. Des titres comme « Le Prix », « Irréversible » ou encore « Fashion Victime » sont aux antipodes de leur univers.

Comment pourrais-tu définir l’identité musicale de Subsonic ?

Nous attachons beaucoup d’importance au son et à ce que nos titres soient différents les uns des autres. Cela nous oblige à repousser nos limites et du coup notre musique donne ce mélange de rage, de sensibilité et de gros riffs rock. Nous nous efforçons d’être Subsonic, avec tous ses défauts et ses influences qu’il nous faut digérer, recracher, pour être ensuite tout à fait nous-mêmes. C’est en tout cas ce que nous avons essayé de faire sur « Dark City ».



(Pierre) : « Je suis conscient que mon timbre de voix rappelle celui de Bertrand Cantat mais Subsonic n’est pas le copié collé de Noir Désir ! D’ailleurs cette comparaison disparaît en live. Des titres comme « Le Prix », « Irréversible » ou encore « Fashion Victime » sont aux antipodes de leur univers. »

D’ailleurs on peut noter une vraie variété de compositions sur cet opus. Une chanson comme « Irréversible » comporte un côté lancinant et répétitif prononcé. Est-ce que tes goûts musicaux se rapprochent parfois de musique plus dure que le rock généraliste ?

Mes goûts musicaux sont très variés. J’adore Mike Patton, les Red Hot Chili Peppers, Metallica et son « bassman de folie » (NDLR : Pierre fait ici allusion à Robert Trujillo), Rage Against The Machine…bref tout ce qui groove et qui déchire !

Quelle est ta relation musicale avec Frédéric. Ses riffs sont très bons et recherchés. Est-ce lui qui, justement, apporte une touche plus dure aux compositions de Subsonic ?

Frederic et moi, c’est une amitié de vingt ans. Nous sommes à la base de Subsonic. Avec lui tout est possible : il aime la gratte et le son qui arrache. Frédéric apporte énormément au groupe et la puissance de ses mélodies me laisse toujours sur le cul.

Votre musique est particulièrement accessible et vous avez réussi à toucher la bande FM car vous êtes en lien avec la Ferarock. Pour autant est-ce que vous parvenez à jouer au-delà du grand ouest ?

Ca fait toujours plaisir d’être diffusé sur la Ferarock car ça donne de la crédibilité a Subsonic. Et d’être aux cotés de groupes signés…c’est aussi un pied de nez aux super prods ! Par ailleurs, nos concerts ne se limitent pas au grand ouest car nous jouons sur tout l’hexagone.

Vous êtes également parvenus à toucher la télévision. Peux-tu nous expliquer comment vous êtes parvenus à avoir votre très bonne reprise de Serge Gainsbourg, « Requiem Pour Un Con », sur la compilation de l’émission Paris Dernière ?!

C’est simple ! J’ai envoyé l’album à la production de l’émission Paris Dernière. Et en fait nous n’avons eu aucun contact avec Ardisson ! C’est juste la secrétaire de sa femme qui m’a appelé pour m’annoncer que notre version était retenue pour l’émission…Quand nous avons vu les images : les portables n’ont pas arrêté de sonner et les potes nous ont tous dit « Vous êtes trop forts ! ». Les retours sont positifs. Les gens aiment bien notre version du « Requiem » et j’espère que, là-haut, Gainsbarre s’est marré !

Les groupes de rock sont aujourd’hui très nombreux. Trouves-tu qu’il soit aujourd’hui plus difficile de faire son trou dans le milieu ?

Cela dépend ce que tu appelles « faire son trou dans le milieu ». D’ailleurs par milieu, tu fais allusion à la majorité cannibale qui dévore l’âme de l’artiste ou bien à ce trust de la variétoche et ses flonflons ?! Non heureusement il y a les indés, Radio Metal, radiocbe aussi, qui se font l’écho et le relais de la scène indérock. De la place il y en a pour tout le monde. Le seul critère c’est le talent. Certains sont plus doués que d’autres mais en aucun cas ça n’empêche de s’exprimer. C’est de toute façon le public qui fait la différence : le reste ne compte pas.

La scène représente toujours un très bon moyen de promotion. Vous avez d’ailleurs plus de 400 concerts au compteur. Vous définissez-vous comme un groupe de scène avant tout ?

Nous sommes avant tout un groupe de scène. Car c’est avant tout là que se fait la relation avec le public. Pas de strass, ni paillettes : que de l’envie, de la sincérité à partager. Oui découvrez notre zik sur MySpace et laissez vos commentaires ! Et si notre univers vous branche, bienvenue à bord !

Entretien réalisé le 2 novembre 2008 par email
MySpace Subsonic : myspace.com/subsonic44[/urlb]



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