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Live Report   

Sum 41 : Incandescente union !


SUM-41The Winery Dogs complet, Behemoth complet, Skunk Anansie complet, les concerts se portent bien en ce début d’année ! Et Sum 41 de confirmer cette bonne tendance avec deux Trianon à guichets fermés. Belle performance pour les Canadiens dont le dernier album, Screaming Bloody Murder, date de 2011. Peut-être leur longue absence des scènes parisiennes joue-t-elle en leur faveur. En tout cas, l’engouement des fans est là, des fans assez jeunes avec une belle présence féminine qui dès le départ paraissent très motivés pour accueillir Sum 41. Par ailleurs les punk skate rockers amènent avec eux deux groupes.

Hollerado, tout d’abord, formation canadienne elle aussi, œuvrant dans un rock mélodique qui n’oublie pas les structures énervées. Ensuite viennent les Suédois de Newdrive qui officient en tant que première partie principale, possèdent deux EPs à leur actif avec une musique résolument dans la même veine que des Sum 41 ou autres Offspring. Ces deux formations qui ont chacune une dizaine d’années d’existence ont donc la lourde tâche de chauffer la salle et de faire de ce lundi un jour plus positif qu’un simple début de semaine.

Artistes : Sum 41NewdriveHollerado
Date : 22 Février 2016
Salle : Trianon
Ville : Paris [75]

Hollerado_2016_02_22_01

La bonne humeur d’Hollerado

Hollerado, vous connaissez peut-être, ils sont passés sur Paris il y a quelques temps au Badaboum. Et si vous ne connaissez pas, vous serez sûrement séduits par leur entame de concert et leurs titres entraînants aux agréables refrains. La prestation est simple, spontanée, très fraîche et même sautillante quand les musiciens sautent de concert. Le groupe par l’intermédiaire de son meneur, Menno Versteeg, est en contact avec le public ; en effet, son chanteur est bavard, communiquant, présentant le groupe qui s’offrira une reprise des Blink 182 pour le plaisir. Evidemment, succès assuré du côté des spectateurs qui apprécient l’ensemble de ce premier concert de la soirée. Il faut dire que des titres comme « So It Goes » ou « Juliette » fonctionnent plutôt bien.

Une demi-heure c’est court mais Hollerado aura sans aucun doute réussi à tirer son épingle du jeu avec sa musique agréable et originale et une réelle bonne humeur.

Setlist :

Grief
Eloise
I Got You
Good Day At The Races
Psychotic
Dammit (reprise de Blink 182)
Juliette
So It Goes

Newdrive_2016_02_22_03

Newdrive au front !

Un peu avant 20H, les lumières s’éteignent à nouveau et c’est au tour des Suédois de Newdrive de se confronter au Trianon. L’ambiance change ; les lumières sont moins fortes, les musiciens plus visuels avec leur look, leurs tatouages, leurs casquettes de rigueur. Musicalement, nous retrouvons une veine punk skate rock assez standard. Le quatuor emmené par Chris reçoit un bel accueil des fans qui font encore et toujours bouger le sol de la salle parisienne. Le chanteur fait chanter le public sur « Away From Home », lui demande de faire du bruit pour Hollerado et pour Sum 41. Il descendra dans la fosse aux photographes histoire de voir les fans de plus prés.

Sur scène, peu de décors, la sobriété prévaut. Côté jeu de scène, là aussi, c’est réduit avec les musiciens qui montent sur les retours, sans effusions superflues. Un peu trop plat peut-être. Côté salle, les spectateurs réagissent bien donnant de la voix, comme sur « Stereo On », ou ébauchant un timide circle-pit sur le rapide « Broken Hearts & Bones ». Evidemment, quand Chris leur demande s’ils sont prêts pour accueillir Sum 41, la réponse est sans équivoque !

En constatant la réaction du public, les suédois peuvent quitter la scène satisfaits après leurs trente minutes de concert : mission réussie, les fans ont accroché.

Setlist :

Nowhere To Run
Disappointed
Away From Home
One Last Time
Gone Forever
Escape From You
Stereo On
Broken Hearts & Bones

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La star de la soirée !

Pendant le changement de plateau, « Blitzkrieg Bop » des Ramones maintient le public en éveil qui reprend les « hey ho let’s go » du classique des new-yorkais. « Killing In The Name… » de Rage Against The Machine aura le même effet fédérateur. Mais le concert démarre et les fans exultent. Point de musiciens sur scène pour l’instant mais un mix d’High Voltage d’AC/DC, de la Sex Machine de James Brown et de Master Of Puppets de Metallica. L’arrivée de la bande de Deryck Whibley dans un brouhaha sonore déclenche une ovation côté public, ovation qui semble même agréablement surprendre le chanteur.

La prestation démarre vraiment avec « Over My Head (Better Off Dead) ». D’entrée de jeu ni le public, ni les Canadiens n’ont l’intention de perdre de temps avec un round d’observation. Le son est bon, retranscrivant l’énergie brûlante du combo qui est là pour en découdre, mobile, percutant, généreux. « Paris, Paris, how the fuck are you ? » lance Deryck avant « The Hell Song » et de préciser que cela fait quatre années que le groupe a été absent mais qu’ils sont de retour désormais.

Sur ce titre, les fans chantent les paroles spontanément et le chanteur en bon meneur de foule qu’il est, profite de la ferveur des spectateurs pour les pousser un peu plus, les faire chanter un peu plus, bref, les chauffer à blanc ! Deryck arrête le morceau, joue avec les fans, relance la machine, l’ambiance est survoltée ! Même côté gradin, une bonne partie des spectateurs est debout. Le très maiden, « SkumFuck », est soutenu par les applaudissements d’un public déchaîné, titre mis en lumière avec des stroboscopes qui renforcent cette idée de prise à la gorge.

Sum41_2016_02_22_12

Sum 41 : explosif !

Deryck expliquera avant de lancer « Summer » qu’il s’agit d’un ancien morceau, le premier qu’ils aient enregistré, celui qui leur a permis de décrocher un contrat. Et même si le reste du groupe est présent, le fer de lance est le chanteur, celui qui harangue sans cesse la foule, le côté droit, puis le gauche, puis les balcons, demande qui a déjà vu Sum 41 et fait chanter les fans qui à n’en pas douter n’auront plus de voix le lendemain ! Il invitera même des fans à monter sur le côté de la scène pendant « We’re All To Blame », morceau qui s’avère une pièce maîtresse de cette soirée.

Dave Baksh et Cone McCaslin épaulent Deryck en restant sur le devant de la scène, montant sur les retours tandis que Tom reste logiquement plus en retrait s’avançant en de rares occasions pour un solo. « Enough for the slow shit » annonce le chanteur indiquant qu’ils vont être plus metal. Et effectivement « Grab The Devil By The Horns And Fuck Him Up The Ass » est très metal. On y sent du Maiden et du Metallica remis à la sauce piquante canadienne ! Côté salle, la ferveur des fans ne faiblit pas comme le prouvent leurs réactions sur l’acclamé et sautillant « Underclass Hero ». Vraiment très impressionnant. Les fans n’ont de cesse d’applaudir, de chanter les paroles des morceaux, d’interagir avec le groupe.

« Sick Of Everyone » sera l’occasion pour Deryck de placer une pique politique en renommant la chanson « Sick Of Donald Trump ». Le titre et sa pique remportent un franc succès. « King Of Contradiction » avec son énergie très Dead Kennedys maintient la pression sur cette soirée incandescente et les riffs de « Smoke On The Water » ou de « Seven Nation Army » avant « Pieces » injectent une pincée de décontraction à ce concert placé aussi sous le signe du fun. « My Direction » remet les gazs avant que Deryck ne s’adresse au public avec le plus grand sérieux. C’est lui-même qui le dit, il a une question importante à poser. « Who is all about rock ? Like a big happy family ». Et de faire chanter des « Rock ! Rock ! » à un public toujours présent et de lancer une reprise du “We Will Rock You” de Queen de toute beauté. Succès garanti pour cette version survoltée et jouissive.

Ils étaient déchaînés !

« I feel you. Do you feel me ? I love you. Do you love me ? » harangue-il encore et toujours à des fans qui lui mangent dans la main et qui chantent avec plaisir sur ce classique de Queen. « Still Waiting » ajoute à la folie de cette soirée avec le public qui chante carrément a capela. On se croirait dans un concert hardcore. La soirée est belle et le public est un élément clef de cette réussite. A se demander même qui fait le show ! Quelle union sur « In Too Deep ». Tous ces bras levés sont beaux à voir. La fin arrive, la pause rappel aussi. Et ce sont les brûlots « No Reason » et « Fat Lip » qui concluent cette belle heure et demi de concert.

Et quel concert ! Rempli d’énergie, d’envie, de simplicité, d’un esprit festif. C’était carré, efficace, bien exécuté, porté par une énorme communion entre le groupe et ses fans. Impressionnant !

Setlist :

Over My Head (Better Off Dead)
Motivation
The Hell Song
Blood In My Eyes Intro
SkumFuck
Summer
Handle This
Grab The Devil By The Horns And Fuck Him Up The Ass
We’re All To Blame
Walking Disaster
UnderClass Hero
Screaming Bloody Murder
Sick Of Everyone
King Of Contradiction
Pieces
My Direction
What We’re All About
We Will Rock You (reprise de Queen)
Still Waiting
In Too Deep
Rappels :
No Reason
Fat Lip

A voir également :

Galerie photos Sum 41.
Galerie photos Newdrive.
Galerie photos Hollerado.



Laisser un commentaire

  • oh puté………….. rien qu’à lire ça, je retombe 15 ans en arrière!!!!!!!!!!
    frissons……..

    [Reply]

    Seneuk

    Trop bon!!!
    Quelle chance ces parigots

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