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Interview   

Symphony X : du prog’ sans prise de tête


Iconoclast, le nouvel album de Symphony X, sans être un concept album, a pour thématique globale l’interaction voire la lutte de l’homme contre la machine. “Pas très original”, diriez-vous à Michael Romeo, si vous l’aviez en face, grandes gueules que vous êtes. Et celui-ci, bonne pâte, vous répondrait le plus simplement du monde : “Ça doit être très difficile de trouver un sujet qui n’ait pas encore été abordé, mais on le fait à notre façon. Nous avons essayé de trouver quelque chose qui nous permette de nous diriger dans une direction que nous n’avions pas encore vraiment explorée.”. Pas de message caché ni d’intention particulière derrière la musique, simplement de la spontanéité, de quoi faire de la musique cool avec des paroles qui vont avec.

La musique semble d’ailleurs l’unique véritable préoccupation du groupe, qui se fiche donc des enjeux promotionnels liés au fait de sortir un album simple ou double et qui se refuse de communiquer sur quoi que ce soit d’autre que ses oeuvres. Une musique que Michael et ses collègues ne peuvent écrire dans les conditions de tournée ou quand ils rentrent se ressourcer auprès de leur famille, raisons pour lesquelles ils préfèrent prendre leur temps.

Entretien avec Michael Romeo.

« Ça doit être très difficile de trouver un sujet qui n’ait pas encore été abordé. Mais on le fait à notre façon. […] Ce n’est pas comme si on plagiait qui que ce soit. Il y a tellement d’albums qui parlent d’épées et de dragons ! »

Radio Metal : Quels souvenirs gardes-tu de la tournée avec Psychotic Waltz et Nevermore ? Il était agréable de voir que tant de monde s’était déplacé pour ces groupes !

Michael Romeo (guitare) : Cette tournée était une très bonne expérience. Tous les groupes à l’affiche était cool, et comme nous connaissons les gars de Nevermore depuis des années, c’était sympa de se retrouver avec eux. Le côté positif de cette tournée est qu’elle nous a donné l’opportunité de jouer de nouvelles chansons. Nous avons essayé d’inclure un ou deux titres du nouvel album à la setlist tous les soirs, même si la sortie était encore très lointaine – on parle du mois de juin. Mais nous nous sommes dit que nous allions le tenter quand même et voir les réactions. Elles ont été formidables. Pour nous, rien que pour ça, la tournée a été une super expérience. La seule chose désagréable, c’était de voir les tensions s’exacerber du côté de Nevermore. Comme je l’ai dit, nous connaissons ces gars depuis des années, nous sommes amis, et c’était vraiment nul de voir le groupe se déliter. Ils devaient participer avec nous à la tournée américaine que nous venons de boucler. La semaine avant notre départ, nous avons officiellement appris que Jeff et Van avaient quitté le groupe et ne participeraient pas à la tournée. C’est vraiment dommage de voir ça. Mais en dehors de cela, tout s’est très bien passé.

Les deux titres que le public a pu entendre jusqu’à présent en live et en studio, « Dehumanized » et « The End Of Innocence », sont plutôt rentre-dedans, dans la continuité de l’album Paradise Lost. Doit-on s’attendre à un nouvel album, Iconoclast, dans la même veine ?

Oui. Musicalement, je les trouve assez proches, mais il y a malgré tout des éléments très différents sur le nouvel album. De par le thème du disque, qui parle du bien et du mal, de l’enfer et du paradis, Paradise Lost était très sombre, avec les orchestrations, les chœurs… Ça s’y prêtait bien. Mais pour Iconoclast… Musicalement, c’est très similaire : il y a toujours beaucoup de gros riffs et de refrains accrocheurs. Mais il y a aussi cet aspect mécanique. Beaucoup de titres tournent autour du thème de l’homme contre les machines et la technologie. Du coup, certaines textures subtiles, certaines couches de guitares, certains sons de claviers et même les percussions, tout ça est un peu plus artificiel, plus mécanique. La grosse différence avec Paradise Lost est là, je crois. L’album est toujours plutôt agressif, mais comme il tourne autour du combat entre l’homme et la machine, il a ce côté plus implacable. Comme une machine, en fait. Les riffs sont un peu plus acharnés et les titres s’enchaînent.

À propos de ces sonorités industrielles, avez-vous écouté des disques d’artistes indus afin de vous inspirer de ces ambiances ? Des groupes comme The Prodigy ou Combichrist, par exemple ?

Non, je n’utiliserais pas le mot « industriel ». Il y a peut-être un soupçon de ça, mais ce n’est pas ce que nous voulions faire. Nous ne voulions pas pousser ça si loin. Nous voulions simplement ajouter quelques éléments subtils qui donneraient à l’album un côté plus mécanique. Et je pense, ou plutôt je sais, que l’inspiration m’est venue de bandes originales de films. Quand j’ai du temps, j’écoute du metal avec des groupes classiques, comme du Sabbath ou du Priest, ce genre de choses. Mais j’aime aussi la musique classique et la musique de films. Je me suis particulièrement intéressé aux bandes originales de 300 et de Matrix. La BO de Matrix comporte pas mal de sons de claviers avec un côté industriel, et celle de 300 compte carrément des guitares électriques. C’est assez agressif, il y a pas mal de percussions très distordues. C’est très edgy, et il y a aussi cet aspect mécanique et implacable. C’est de là qu’est venue l’idée. J’avais déjà commencé à écrire quelques mélodies avant d’avoir cette idée, juste pour voir quelle direction nous pouvions prendre. C’était assez similaire à Paradise Lost, avec des riffs heavy, ce genre de choses. Mais quand j’ai commencé à écouter ces BO et à avoir cette idée de mécanique en tête, je suis revenu à ces mélodies et j’ai expérimenté. J’ai ajouté des percussions métalliques et des sons de claviers plus artificiels plutôt qu’un son de cordes. J’en ai fait quelque chose de plus numérique, et tout à évolué à partir de cette base.

Les projets solo de Russel Allen sont toujours dans une veine très heavy/rock, très directs. Est-ce que cela a eu une influence sur l’évolution de Symphony X, qui produit justement une musique plus rentre-dedans aujourd’hui ?

Je crois que Russ a grandi en écoutant pas mal de hard rock, ça fait partie de lui. Il a aussi grandi en écoutant du metal. De mon côté, en tant que compositeur, j’ai grandi entouré de metal. C’est tout simplement la nature de mes influences. Les chansons ont toujours un petit côté heavy. Mais ce qu’il y a de bien avec Russ, c’est qu’il capte toujours l’intensité de la chanson et qu’il s’y adapte. Il peut se montrer très agressif et avide, comme il peut être très mélodique, voire clean. Tout le monde a des influences différentes, mais nous avons appris à rassembler ces influences et à en tirer ce qu’il y a de mieux pour une chansons spécifique. Tout le monde dans le groupe sait dans quelle direction doit aller la chanson, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Comme tu l’as déjà dit, les paroles de cet album font beaucoup référence à l’idée d’une prise de pouvoir des machines dans un futur plus ou moins proche. Tu t’es d’ailleurs beaucoup inspiré de films tels que Matrix ou Terminator. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

En fait, tout commence par la musique. On commence par définir le son global de l’album et la direction que l’on va prendre. Ça commence toujours avec la musique. Quand l’ensemble a commencé à prendre forme et que nous avons ajouté les gros riffs et les textures mécaniques, nous avons pensé que ce thème serait une bonne idée. Nous ne voulions pas d’un véritable concept ou d’une grande histoire pour nos paroles, mais nous voulions qu’elles soient liées à l’idée des machines. Russ et moi nous sommes réunis pendant deux semaines pour un brainstorming. Certains titres lorgnent franchement vers la science-fiction, avec des combats épiques entre les hommes et les machines, comme dans Terminator. D’autres évoquent plus un regard sur la société, sur la façon dont les hommes interagissent virtuellement et dont la technologie est ancrée dans nos vies quotidiennes. Il y avait beaucoup de sujets que l’on pouvait aborder sans quitter le thème des machines et de la technologie.

« Nous avons contacté Nuclear Blast pour leur dire : ‘On a cet énorme volume de musique, on aime tout et on considère tout comme faisant partie de l’album. L’album, c’est tout ça et ça fait deux CD ». Ils n’avaient aucun problème avec ça, mais pour une raison ou une autre, ils voulaient aussi faire une version CD simple. Peut-être pour certains territoires, ou pour ceux qui ne connaissaient pas le groupe et qui voudraient découvrir la musique avant de se lancer dans l’achat d’un double CD ».

Penses-tu que cela puisse vraiment arriver ? Que les machines puissent prendre le pouvoir ?

(rires) Non, je ne crois pas. Nous essayions seulement de trouver une idée qui nous inspire, qui inspire la musique et nous permette d’écrire des paroles cool. Je ne pense pas que le monde va partir en Terminator. Mais après tout, qui sait ? Je peux me tromper ! Nous avons simplement cherché une idée intéressante. C’est plus un processus créatif qu’un désir de faire des prédictions. Nous avons essayé de trouver quelque chose qui nous permette de nous diriger dans une direction que nous n’avions pas encore vraiment explorée.

N’est-ce pas un peu cliché que d’aborder cette thématique déjà maintes fois évoquée dans le metal ?

Je ne pense pas… Qui l’a déjà fait ?

Fear Factory, par exemple…

Oui, je suis sûr que d’autres groupes en ont déjà parlé. Mais comme je l’ai déjà dit, nous essayions seulement de trouver quelque chose d’adapté à la musique. Quand on y réfléchit, beaucoup de choses ont déjà été faites. Ça doit être très difficile de trouver un sujet qui n’ait pas encore été abordé. Mais on le fait à notre façon. D’autres groupes peuvent avoir fait ça avant, et ça ne me pose aucun problème. Mais tant que la musique et la présentation globale sont différentes, ce n’est pas comme si on plagiait qui que ce soit. Il y a tellement d’albums qui parlent d’épées et de dragons ! Il est difficile de trouver une idée à la fois cool et innovante, parce que tout ou presque a déjà été fait. Mais nous n’avons pas vraiment réfléchi à ça. Nous avons seulement essayé de trouver un sujet qui collait à la musique et qui différencierait cet album de tous les précédents.

La pochette de l’album fait beaucoup penser à une scène du troisième épisode de Matrix, lorsque le personnage de Neo s’apprête à livrer son dernier combat contre Smith. Cette analogie était-elle voulue ?

Je suis certains que l’artwork a beaucoup été influencé par ces films… En fait, l’artiste avec lequel nous avons travaillé, Warren Flanagan, a également participé à l’album précédent. Outre le fait que c’est un excellent artiste (je le trouve vraiment génial), Warren travaille également pour l’industrie du cinéma. Il fait beaucoup d’artworks pour des films, des publicités, des trucs comme ça. Et de mon côté, je suis un grand fan de cinéma. La plupart du temps, quand on discute, on dérive toujours vers le cinéma. Pour ce nouvel album, pendant la conversation, il a demandé ce qu’on faisait. La discussion a été assez courte. Je lui ai dit qu’on allait aborder l’idée d’une dualité homme-machine, avec un son un peu mécanique. Et on a aussitôt commencé à parler de Matrix, de I, Robot, d’Alien, de Terminator… Tous ces trucs technologiques et de science-fiction. Et c’était tout. Ensuite, il a tout simplement suivi sa grande imagination et son talent. Il savait où nous nous positionnions ; je crois que je lui ai même envoyé quelques titres de chansons, comme « Dehumanized ». Cette chanson à elle seule résume un peu le tout. Tout l’artwork de l’album suit cette direction et est sans doute un peu inspiré de certaines scènes tirées de ces films. Malgré tout, ça reste notre vision des choses.

« On essaie d’écrire dans le bus, mais il y a du bruit, beaucoup de distractions, tout le monde boit et essaie de passer un bon moment… Dans ces conditions, il est impossible de se concentrer sur l’écriture. Même quand on rentre chez soi pendant une semaine ou deux et qu’on essaie de rassembler des idées, on ne peut pas vraiment se concentrer. En règle générale, on ne commence pas à écrire avant que la tournée soit terminée. »

Y aura-t-il une vidéo pour promouvoir l’album ?

L’album doit sortir en juin, alors c’est un sujet qu’il va falloir aborder assez vite. Pour l’instant, nous n’en avons pas vraiment discuté. On continue à beaucoup tourner, on essaie de rester occupés. Mais quand les choses seront vraiment lancées, oui, c’est sûr. Le plus dur sera sans doute de décider quel titre promouvoir. C’est probablement ce qui nous posera le plus problème.

Quel titre aimerais-tu mettre en avant ?

Oh la la… J’aime tous les titres sur cet album, je crois qu’ils sont tous solides d’une façon ou d’une autre. J’adore « Iconoclast ». Pareil pour « Dehumanized », « Children Of A Faceless God »… Toutes ces chansons sont cool d’une certaine façon. « Iconoclast » est peut-être un peu longue. Ça va être dur de réduire la liste ! Je pense qu’attendre un peu pour voir la réaction des fans face à certains titres pourra nous aider à faire un choix.

J’imagine qu’on peut s’attendre à une vidéo traitant de ce concept sur les machines ?

Je suis sûr que le thème sera abordé d’une façon ou d’une autre. Il faut bien représenter la musique d’une façon quelconque. Donc oui !

L’édition deux CD de Iconoclast contiendra des titres bonus. Que peux-tu nous dire sur ces titres ? Pourquoi ne figurent-ils pas sur l’album ?

Ce ne sont pas des bonus. Nous avons continué à écrire jusqu’à avoir le sentiment que l’album était terminé. Nous avions 85 minutes de musique, et pour nous, chaque chanson faisait partie intégrante de l’album. Il n’y a pas de titres bonus, pas de titres mis de côté ou quoi que ce soit. Au début, nous n’avions pas l’intention d’écrire un double album. Mais de fil en aiguille, une chanson après l’autre, nous avons fini par nous retrouver avec 85 minutes de musique, ce qui en faisait forcément un double album. Nous avons contacté Nuclear Blast pour leur dire : « On a cet énorme volume de musique, on aime tout et on considère tout comme faisant partie de l’album. L’album, c’est tout ça et ça fait deux CD ». Ils n’avaient aucun problème avec ça, mais pour une raison ou une autre, ils voulaient aussi faire une version CD simple. Peut-être pour certains territoires, ou pour ceux qui ne connaissaient pas le groupe et qui voudraient découvrir la musique avant de se lancer dans l’achat d’un double CD. Ça ne nous dérangeait pas, ils savent ce qu’ils font. On a donc accepté de faire une version CD simple. Il a fallu que nous choisissions les chansons, ce qui n’a pas été facile parce que ce ne sont pas des titres bonus. Pour nous, c’est un album complet, et essayer d’extraire une partie du tout était très difficile. Mais nous avons abordé le problème de façon raisonnable ; du genre, il y a trois chansons assez longues sur le double album, alors on va en supprimer une pour la version simple, tu vois ce que je veux dire ? L’approche que nous avons adoptée consistait à faire en sorte que l’album soit bien représenté, même s’il n’était pas proposé dans sa totalité. Il a aussi fallu changer un peu l’ordre, histoire que tout s’enchaîne bien. Voilà ce qui s’est vraiment passé. Mais pour nous, le véritable album, c’est la version double. Tout notre travail est là.

Ne connais-tu pas la raison précise invoquée par Nuclear Blast ? Des doubles albums, ça existe, c’est ce que Dream Theater ou Ayreon ont fait…

Je ne sais pas. Ils ont suggéré de faire les choses comme ça. Je suis sûr qu’ils avaient une bonne raison pour qu’ils prennent cette décision. Nous n’avions pas de problème avec cette idée. On attend de voir comme elle va être reçue. Pour nous, le principal, c’est vraiment le double CD. Je ne pourrais pas te donner leurs raisons, je n’en ai aucune idée.

Symphony X a tendance à beaucoup espacer ses sorties d’albums et donc à disparaître de l’espace médiatique pendant quelques années. Pourquoi ?

Pour les derniers albums, la raison principale vient de la longueur des tournées. Je crois que ça a commencé avec The Odyssey, nous n’avions jamais autant tourné avant. Pour Paradise Lost, c’était la même chose. L’album est sorti en 2007 et nous avons tourné jusqu’en mars 2009. Ça fait deux ans de tournée, et quand on est sur la route, il est très difficile d’écrire. Nous avons déjà essayé par le passé. On essaie d’écrire dans le bus, mais il y a du bruit, beaucoup de distractions, tout le monde boit et essaie de passer un bon moment… Dans ces conditions, il est impossible de se concentrer sur l’écriture. Même quand on rentre chez soi pendant une semaine ou deux et qu’on essaie de rassembler des idées, on ne peut pas vraiment se concentrer. En règle générale, on ne commence pas à écrire avant que la tournée soit terminée. Pour Paradise Lost, ça nous a menés jusqu’en 2009. Nous avons bouclé la tournée en Asie et, cet été-là, nous avons commencé à écrire. Entre l’écriture, l’enregistrement et le mixage, rien qu’en raison de la quantité de musique pour cet album, ça nous a pris un an. On additionne tout ça et on se rend compte que le temps file très vite. Ce n’est pas comme si on prenait des vacances, on met vraiment tout ce temps à écrire un album. Deux ans de tournée, un an pour réaliser l’album… Le disque était prêt en janvier ou février. Ensuite, il y a eu cette histoire avec les packagings différent, le double album, l’album simple, les différents artworks, pas de date de sortie disponible avant juin… Il faut prendre en compte tous ces éléments.

« Le plus important, c’est la qualité du disque. On peut faire de la pub autour de tout le reste, du genre ‘Aujourd’hui, j’ai plié mes chaussettes’, et mettre ça sur Internet. On trouve ça idiot. On pense davantage en termes de : ‘OK, on va s’isoler et on revient avec un super album' ».

Est-ce qu’un tel délai vous pose des problèmes en termes de notoriété ?

Non, parce que comme je l’ai dit, nous sommes en tournée. L’année que nous avons passée à écrire, oui, peut-être. On était enfermés entre nous, à faire notre truc. Mais pour nous, ça ne semble pas si long, parce qu’on est toujours occupés.

Trouves-tu qu’aujourd’hui, les groupes en font trop pour qu’on continue de parler d’eux, quitte à relancer les médias en permanence avec des infos d’un intérêt limité, comme : « Machin vient de commencer à enregistrer les parties de guitare de notre deuxième titre » ?

Oui, je trouve ça exagéré. On ne fait pas ce genre de chose. On se contente de tourner, et quand il s’agit de faire des albums, on reste entre nous et on se concentre sur le travail. Le plus important, c’est la qualité du disque. On peut faire de la pub autour de tout le reste, du genre « Aujourd’hui, j’ai plié mes chaussettes », et mettre ça sur Internet. On trouve ça idiot. On pense davantage en termes de : « OK, on va s’isoler et on revient avec un super album ». Il n’y a pas besoin de raconter quoi que ce soit d’autre.

Vous avez été particulièrement malchanceux à plusieurs reprises : votre tournée annulée du fait des attentats du 11 septembre, la maladie de Michael Lepond qui vous fait repousser la sortie de Paradise Lost… Penses-tu que la malchance s’acharne sur Symphony X ?

Non, du tout. Si on se penche sur toutes nos tournées et tous nos albums sur ces… Mon Dieu, ça fait combien de temps depuis 1994 ? Effectivement, il y a eu des problèmes ici et là, mais pour chaque chose négative, une centaines de choses positives se sont produites. Pour cet album en particulier, rien de négatif n’est arrivé. Oui, ça nous a pris un an, mais c’était un peu comme faire deux albums en même temps. Une fois que l’idée était là, la musique est venue toute seule et le processus d’enregistrement s’est très bien passé. On connaîtra toujours des revers de temps à autre, mais si on compare ça à toutes les choses qui se passent bien… Je ne pense même pas à ces choses négatives, elles sont insignifiantes. Pour moi, elles n’ont pas vraiment d’importance.

Les concerts de Symphony X sont toujours excellents, vous vous donnez à fond pour qu’ils soient appréciés y compris par un public purement metal. Est-ce important pour vous de prouver que les musiciens prog ne sont pas que des « intellos de la musique » ?

Je ne pense pas que nous essayions de prouver quoi que ce soit. On s’efforce juste de passer un bon moment. Effectivement, la musique est complexe et on essaie de la jouer aussi bien que possible, mais en même temps, il n’est pas question de faire une clinique musicale sur scène. On veut interagir avec tout le monde et entre nous. Russ et moi passons toujours un bon moment. On s’amuse, on fait les idiots, ce genre de chose. Je crois que ça résume bien qui nous sommes. On est amis, on s’entend bien, on s’éclate et on essaie de transmettre ça aux fans. Le principal, c’est l’expérience. La musique est importante, bien sûr, mais l’expérience live, c’est vraiment le principal.

Interview réalisée le 27 mai 2011 par téléphone.
Traduction : Saff’
Site Internet SYMPHONY X : www.symphonyx.com



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