ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Nouvelles Du Front   

Téléchargement illégal : n’est-ce pas la loi qui s’en prend à la culture ?


Faut-il condamner un homme affamé quand il vole pour se nourrir ? C’est une vieille question d’éthique. Ne condamne-t-on pas par là sa misère, certainement pas voulue, dans laquelle il ne s’est probablement pas mis dedans seul ? Ne la rendons-nous pas plus pesante, plus profonde, en marginalisant cet homme, en le rendant hors-la-loi ?

Le téléchargement illégal d’œuvres musicales ou autres est une violation de la propriété artistique de son auteur et peut être assimilée à un vol. Nous n’allons pas dénoncer cette conception car nous sommes bien d’accord sur le fait que toute personne a le droit de bénéficier des fruits de son travail et que lui renier ce droit, c’est la plonger dans la misère ; et ce serait le début d’un cercle vicieux nous ramenant au paragraphe précédent.

A côté de cela nous avons toujours salué les initiatives tendant à conjuguer avec cette situation : le téléchargement illégal est un phénomène d’une trop grande importance pour qu’on cherche à le résoudre par des méthodes éculées – c’est vouloir détourner un raz-de-marée avec des digues de sable – mais nécessite qu’on repense le système économique lié à la création.

De plus, toute mesure tendant à lutter, en légiférant comme cela se fait à l’heure actuelle, contre le téléchargement illégal se fait avant tout en considérant que cet acte est accompli avec des intentions seulement malhonnêtes voire malveillantes, avec un pur mépris de la loi et des propriétaires – en l’occurrence des artistes – des œuvres « pillées ». Une conception pouvant être considérée parfois comme archaïque et manichéenne.

Archaïque car elle ignore l’évolution de la pensée de « l’homo informaticus » ayant déjà accès grâce à internet à une quantité astronomique de connaissances, d’informations, de services, etc. quasi gratuitement et en toute liberté dans un territoire, le web, sans barrières visibles. Le téléchargement illégal se fait donc souvent sans avoir conscience qu’on brise une barrière, celle de la propriété d’autrui. Cela nécessiterait donc plus une éducation qu’une répression. Mais cette nouvelle génération du téléchargement est une génération jeune, qu’on n’a pas éduquée, qui a fait son apprentissage d’internet seule et qui s’apprête à transmettre ses concepts, ses codes, ses us, à la prochaine génération. Une approche moderne serait donc d’apprendre à œuvrer en harmonie avec ces concepts plutôt que de lutter contre eux au profit d’un ancien ordre.

Manichéenne car elle considère le « téléchargeur » uniquement comme un délinquant voire un criminel, le peint en noir, refusant les nuances. L’une de ces nuances, c’est l’homme qui a faim. Et plus précisément, ici, l’homme qui a faim de culture.

Pendant des décennies, le « cultivore » a dû se contenter de sa librairie du coin, de sa bibliothèque municipale, de son vidéo-club, de son cinéma de quartier, de son disquaire en bas de chez lui… Son repas culturel était le plus souvent frugal mais était à même de calmer son appétit. Aujourd’hui, avec internet, la vitrine culturelle est presque infinie et l’appétit du cultivore est donc à cette mesure mais ses moyens de se rassasier ne le sont pas autant. Faut-il alors condamner un homme affamé quand il vole pour se nourrir ?

En attendant que les modes de pensée évoluent et s’adaptent, la réponse est oui. Mais là encore, cela manque de nuances. La preuve en est cette enquête menée par le site Numerama.com qui compare avec d’autres crimes et délits le risque pénal encouru par un individu qui partagerait la culture via les torrents ou les sites de peer-to-peer, par exemple, ce qui est considéré comme de la contrefaçon, punie jusqu’à hauteur de trois ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (avec Hadopi ces dispositions ne sont plus privilégiées mais toujours en vigueur).

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, adeptes du téléchargement, avant de cliquer sur le bouton « download », dites-vous que vous prendriez moins de risques si vous poussiez une personne au suicide ou si vous deviez être reconnu coupable d’homicide involontaire ; ce qui vous vaudra aussi jusqu’à trois ans de prison mais pas plus de 45 000 euros d’amende. Si vous êtes médecin (ou pas, tant qu’à faire), vous pouvez aussi vous lancer dans « l’expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l’intéressé », le tarif n’est pas plus élevé.

Votre truc, c’est plutôt d’encourager la vendetta ou le terrorisme : diffusez sur internet des plans de fabrication de bombes ; là aussi, ce n’est pas plus de trois ans au ballon et 45 000 euros d’amende. Vous pouvez aussi entrer armé dans une école ou pratiquer la discrimination ; ce n’est pas plus grave que de télécharger illégalement des fichiers sur internet.

Mais peut-être que vous trouvez encore tout ces coups trop risqués. Enfilez donc votre imper’ de pervers pépère et prenez avec vous une pioche : vous irez exhiber vos joyeuses à la sortie des écoles avant d’aller serrer la paluche des cadavres que vous aurez déterrés ; pas plus d’un an de prison pour chacun de ces méfaits. Idem pour le harcèlement moral ou sexuel. Et ce ne sont que quelques exemples dans la liste élaborée par Numerama, codes de loi à l’appui.

L’expression « partage de la culture » employée par Numerama est peut-être discutable. En fait, pas tellement car, sans vraiment vouloir jouer sur les mots, que la méthode soit légale ou non, le téléchargement ou le partage de musiques, de vidéos ou autres (comme sur les torrents) participe à la diffusion de la culture, de la création, ce qui est presque aussi important pour un artiste puisque sans diffusion, c’est comme si son œuvre n’existait pas. Et c’est bien pour cela que des artistes, aujourd’hui offrent eux-mêmes à leurs fans une partie de leurs œuvres : pour qu’elles se diffusent et qu’elles existent.

Un tel niveau de répression paraît donc absurde et ne peut donc offrir que des contre-résultats car qui a envie de respecter la loi, ou ceux qui la dictent, quand la passion pour la culture est condamnée à un niveau plus élevé que l’incitation au suicide ou le harcèlement sexuel ?



Laisser un commentaire

  • bon je pense que je pense comme beaucoup d’entre vous, donc je vais faire court :

    a) il sera techniquement impossible de connaitre l’identité physique de la personne qui télécharge, l’adressage MAC (plaque minéralogique des cartes wifi) peut être modifié à la volé (je le fait), les systèmes sans fil peuvent être facilement piratés (c.f. attaque de l’homme du milieu) avec des logiciels comme wireshark, je l’ai fait dans le passé à titre éducatif uniquement pour montrer la dangerosité des sans fils. Et je ne parle pas de l’utilisation de proxies ans le cadre de l’anonymat, au combien facile, nombreux et de plus en plus rapide (même pour les gratuit Socket4/5); notamment le système en pelure d’oignon (project TOR). Sans oublié que le net n’a pas de frontière, un téléchargement qui se passe entre un serveur fr et un client jap comment le gérer juridiquement ? au japon sauf erreur, le téléchargement est légal mais l’upload non…

    b) la vague de metal britannique du début des années 80 a proliféré aux USA via les enregistrements illégaux, c’est cette vague là qui nous a donné des groupes tel que Metallica (et Lars semble l’avoir oublié…).
    Le coté underground est naturelle chez les metalleux, allez à la FNac de un tu rencontres des ouech-ouech accompagné de leur animal de compagnie préféré, i.e. le metrosexuel, qui s’exclafent que JB (justin bieber, pas Jack Black) est trop « cute » là déjà s’en est trop… de deux, en plus tu ressors et là le vigil te demande le ticket de caisse parce que pour lui tu dois être habillé comme un punk sortie du dernier hellraiser!

    c) fan de metal un jour, fan de metal toujours! alors que, fan de autre chose un jour, fan de encore autre chose le jour d’après!

    Hé-mec!!

    [Reply]

  • Salut a tous,

    1) La loi tolère le vol pour quelqu’un qui est dans le besoin. ça a un nom que j’ai oublié.
    Mais ce n’est jamais appliqué (cf la condamnation du gars qui a volé des melons avariés dans son supermarché… la honte les supermarchés sont au dessus de la loi).

    2) A l’heure actuelle très peu de condamnation pour téléchargement illicite en France (- de 10 je crois) donc pour l’heure pas trop de problème; même si je suis d’accord la loi et voté et le jour ou le ministre décidera de ronger l’os c’est le consommateur qui l’aura… dans l’os..!

    3) Cette loi défend les maisons de disque et enfonce les groupes (Reno de Lofofora parle d’un 13ième mois pour le groupe pour la vente de disques).

    La fin) Cette loi et simplement pro-capitaliste et anti-culturelle.
    C’est dommage mais assez courant de nos jours…

    [Reply]

  • mauvais exemple l’homme qui meurt de faim
    quand on en mange pas, on meurt! physiquement et définitivement!
    quand on a pas de musique, ben on est triste. voir dépressif pour les plus accro. mais on ne meurt pas (sauf si on se suicide, mais là c’est un peu poussé)

    de plus, il y a des tas d’autres moyens pour pouvoir écouter de la musique! le streaming pour commencer, qui permet d’avoir sa dose sans tomber dans l’illégalité. ou encore l’écoute collective

    je ne dis pas que la loi contre le téléchargement est juste dans sa manière de voir les « coupables », je dis juste que l’exemple n’est pas approprié^^

    [Reply]

    Suspiria

    T’est sur que le streaming est légal? Il me semblait que ce n’était pas légal mais que ça ne laissait pas vraiment de trace sur l’ordi vu que tu ne le télécharge pas.

  • combien d’artistes dont j’ai découvert les oeuvres par internet n’ai-je pas acheté les disques physiques histoire d’avoir une discothèque bien remplie (ou par exemple en montrant a mes amis les photo de la belle Simone Simons?)

    Sinon je pense que l’on devrait privilégier la découverte légale des artistes pour étancher cette soif (ou cette faim d’ailleurs) de culture…Les médiathèques proposant des cd a foison et bien sur les sites comme Deezer ou Radio Metal!!

    [Reply]

    Suspiria

    Les médiathèques proposent des Cd, mais personnellement je n’en ai vu aucun de metal et presque pas de vieux hard-rock… Deezer c’est bien, mais ils t’obligent à payer sinon t’est limité dans le temps d’écoute (je me suis déjà fait avoir alors que j’écrivais une partition -_-) et tout les groupes n’y sont pas … Et Radio Metal c’est bien, mais c’est une radio, donc tu n’écoute pas ce que tu veut, donc si tu veut écouter tel groupe dont on t’a parlé, y a de forte chane si il n’est pas très connu que tu te retrouve à ne pas l’avoir sur deezer, ne pas l’avoir sur Radio Metal, ne pas l’avoir en mediathèque et même desfois de ne pas l’avoir sur les sites de téléchargements!!! xD (je pense à Unexpect avec ça ^^).
    Après je suis d’accord avec toi, je fais pareil, je télécharge des CD et souvent je les achète après si ils sont bien. De toutes façons les CD que je télécharge et n’achète pas, je ne les aurais jamais acheté… Donc ils n’aurait pas fait de profit.

    Barnabi

    Je sais pas vous en France, mais nous en Belgique, dans nos médiathèques, on a de très bons cds de metal et de hard-rock ! C’est très varié, y en a pour tous les gouts, et on sait commander très facilement un cd de gros metal qui suinte ! C’est légal, la copie est permise, et en plus y a moyen de découvrir de très bonne chose si on aime fouiller un peu !

    Je suis sure qu’il doit y avoir moyen de trouver ou de commander du bon son et du bon metal dans les médiathèque française aussi, non?

  • D’accord avec toi AC. Un pote s’est fait rappeler à l’ordre par Hadopi : sa bécane tournait 24/24 sur des fichiers cinéma.
    La surveillance Hadopi est soi-disant aléatoire mais j’ai des doutes …

    [Reply]

  • De toutes manières la plupart des gens qui se font gauler par les outils de répression télécharge des trucs de variété française ou internationale hyper connus, donc côté metalleux y’a encore de la marge…

    [Reply]

  • « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, adeptes du téléchargement, avant de cliquer sur le bouton « download », dites-vous que vous prendriez moins de risque si vous poussiez une personne au suicide ou si vous deviez être reconnu coupable d’homicide involontaire

    Animal, tu suggères qu’une personne qui télécharge 1 titre encourt la peine maximale prévue pour le délit ? Faut arrêter de faire des comparaisons débiles. L’article s’en passerait bien d’ailleurs.

    [Reply]

    Cher Little Drac, je crois que les « adeptes du téléchargement » ne téléchargent pas qu’un titre.

    En outre, je ne sous-entends à aucun moment que les personnes se prendront forcément la peine maximale.

    Nous comparons (de façon quelque peu parodique d’ailleurs, cf. le paragraphe avec le pervers pépère) les peines maximales encourues prévues par la loi dans ce genre de crimes et délits qui sont déjà bien assez parlants : 300 000 euros d’amende max. pour un téléchargement illégal (rien n’empêche de porter plainte pour un seul téléchargement, même absurde, ceci n’est pas empêché par la loi ; nous poussons aussi volontairement le raisonnement jusqu’à l’absurde – ou plutôt jusqu’à ce que la loi prévoit) contre 45 000 max. pour un homicide involontaire.

    Cette différence d’échelle est « débile » (comme tu dis), le montrer (l’objectif cet article), c’est éviter d’être aussi « débile » en l’ignorant.

    Amicalement.

    P.S : si mon argumentation ne t’a pas convaincu, sache que je n’ai pas ambition à être universel.

    « Animal, tu suggères qu’une personne qui télécharge 1 titre encourt la peine maximale prévue pour le délit ? »
    Cela vaut pour tous les délits, les peines maximales sont très rarement (jamais ?) appliquées, les peines maximales sont juste un outil de comparaison dont ce sert notre Animal pour montrer le flou artistique, le… disons l’incompréhension du phénomène et le paradoxe des moyens mis en oeuvre à son encontre.

    draculito

    Bof, raisonner en sous-entendant que « égalité des peines max » implique « égalité de la gravité des délits », et étendre implicitement ce raisonnement au délit minimum (le téléchargement de M. tout le monde qui downloade qques albums par mois), en considérant que la loi et la justice le considère de façon identique à des homicides involontaires ou expériences médicales avec circonstances atténuantes, c’est une escroquerie intellectuelle.

    Dommage, c’est rare de lire ce type de raisonnement simpliste sur Radio Metal. Et encore une fois, ton raisonnement n’a pas besoin de ces 3 paragraphes.

    Animal, si tu veux réellement comparer des délits correspondant aux peines maximales, je te propose de te pencher sur la jurisprudence et de nous donner, pour chacun des délits cités, les circonstances qui ont amené à ces peines.
    Ton article prendrait sans doute une autre couleur si tu remplaçais « téléchargement » par « téléchargement de n milliers d’albums, approvisionnement général de n personnes, pour un bénéfice de x ».

    Amicalement aussi, mon 1er message ne se voulait pas aggressif

  • Quelque-chose qui me choque : dans une ville comme Toulouse (4° ville la plus peuplée de France) vous pouvez acheter des CD à la FNAC et chez Virgin. Plus de 20€ le CD neuf, et quant aux offres ponctuelles (CD à 8€) c’est toujours sur les mêmes CD.

    Heureusement il y a Gibert avec des CD d’occasion à des prix très intéressants, et des CD neufs souvent un peu moins chers.

    Mais à part ça, rien. Pas un seul disquaire, que des grands magasins culturels où le CD coûte un bras.

    Pas étonnant que le téléchargement illégal se multiplie ! Mais c’est plus facile de réprimer les fraudeurs que de baisser le prix de l’accès à la culture…

    Un excellent article d’un groupe espagnol (c’est en espagnol par contre !) à ce sujet.

    http://www.animaadversa.es/discos/el-precio-de-la-cultura-en-espana/1121/

    [Reply]

  • j achete tous mes cd, sur internet d’ailleurs car ça coute moins cher, j achète car c est un respect pour l’artiste que j aime et il est toujours plus agréable d’avoir le cd original avec le livret la pochette etc.
    Par contre ce qui m’énerve au plus au point, c est lors des concerts, ou l on interdit de filmer, mais merde la video elle est pour nous, en plus la plupart du temps le son est pourri, on va pas revendre ça, du grand n’importe quoi.

    [Reply]

    micka

    merci, mais quand je disais filmé c est 1 ou 2 morceaux pas le concert entier 😉

    NOS Cryos

    Ah j’adore les gens comme toi qui m’oblige a regarder un concert a travers leur portable ou leur appareils photo (de mauvaise qualité en plus) car même si ces une chansons ou deux ça fait déjà ça de loupé.

  • Les coupables de téléchargement illégal sont donc beaucoup plus dangereux pour un acte ponctuel que Josef Mengele dans l’ensemble de sa carrière.

    On va droit dans le mur et avec le sourire de l’ignorance.

    Alors que nul n’est censé ignorer la Loi, si le peuple s’y intéresserait un peu, cela pourrais alors amélioré beaucoup de chose.
    Quelques notions de droit ainsi qu’une lecture des codes civil et pénal suffirait dans la vie de chacun.

    [Reply]

  • Ce qu’on ne dit pas, c’est que les ventes de merchandising (t-shirts, et autres babioles…) ont explosées de même que les places de concerts se vendent de plus en plus rapidement. Même si je conçois que le téléchargement nuit à l’artiste, le merch’ et le live sont des moyens avec lesquels ils peuvent surmonter cette crise du disque. La musique ça se ressent quand même plus en live !

    L’autre problème est le choix proposé par les magasins (Fnac ou autres) qui est loin d’être aussi vaste que dans le même type de magasin en Angleterre. Comment expliquez aussi par exemple que j’ai pu acheté le cd de Them Crooked Vultures le jour de sa sortie à 9.99£ ( environ 11.30 EUR) dans un HMV (équivalent UK de la FNAC) alors que pendant ce temps en France le prix vert était de 18 EUR?

    [Reply]

    Jilkaren

    Tout à fait d’accord avec toi, les grandes enseignes se foutent de notre gueule.

    Tout ce que tu dit sur les places de concerts et produits dérivés est très vrai aussi. D’ailleurs, j’aimerais connaitre le pourcentage qu’un artiste touche sur un album et le pourcentage qu’il reçoit sur les places de concert et le merch’. Ça pourrait être très révélateur, car il me semble que les ayants droits se gavent pas mal sur la vente des albums.

  • Ce qu’il faut remarquer aussi ces que les musiques qui sont en téléchargement illégale sont souvent des musiques de « cultivore » (Jazz, metal,…). Je dis ça car souvent mon petit frère me demande de lui télécharger de la musique « NRJ », mais ces putain ed kikoolol sont même pas foutu de la diffusé en téléchargement illégale (ou même pas magaupload ou rapidshare).

    [Reply]

  • cricritatav dit :

    ba autant télécharger sur des sites de telechargement de musique gratuit ET légal , il y a beezik qui est un tres bonne exemple tu regardes une ou deux pubs en echange d’un album!

    [Reply]

    Matzed

    Personnellement beezek m’a dessus. Beaucoup de titres que j’ai téléchargé sur ce site ne sont que des reprises (pas forcément bonnes en plus)…

  • J’ai vraiment appris pas mal de trucs. Comme quoi , Radio Metal n’est pas une radio éhonté et ostentatoire qui passe de la musique satanique (cf: Le Gouvernement) Cet article était vachement intéressant et très bien écris . Longue Vie au Metal et a la culture !

    [Reply]

  • Quand on habite dans un bled ou ville pommée en plein milieu de la France et, lorsque vous aller dans les plus gros magasins de disques des environs pour espérer trouver un Cd assez vieux ( plus de 10 ans ) ,qu’ils ne l’ont pas et ne peuvent pas le commander,ou qu’il coute 22€90 et que vous espériez l’avoir à 12€, il est presque normal de le télécharger illégalement.

    [Reply]

    Flo

    En même temps, avec internet, il faut le faire exprès pour ne pas trouver un CD. Sur Amazon par exemple, pour les vieux CDs y’a souvent des prix intéressants et a titre personnel, une partie des CDs que j’achète ne sont pas du tout en magasin. Avec myspace c’est devenu simple de contacter un groupe autodistribué pour avoir une copie de sa galette.

    draculito

    Pareil, cet argument ne tient pas debout, il y a la vente par correspondance avant internet. Je suis en Région Parisienne et je n’ai quasiment jamais acheté mes CD en boutique, je passais toujours par Holy Records ou Adipocere.

    Depuis internet, on a en plus les grands vendeurs type amazon voire même un contact direct avec les groupes.

  • Hé oui, Hadopi et consors, c’est uniquement pour protéger le lobby (riche et puissant) de l’industrie « culturelle », en aucun cas de protéger les artistes. Ils ont construit un business basé sur le simple fait qu’à l’époque (des vinyles), il était difficile pour les particuliers d’enregistrer, copier et diffuser de la musique. L’enregistrement musical était donc un produit, avec une certaine rareté, donc un prix. Ensuite, en construisant un système idiot de droits d’auteur et autres contrats ils ont pu monopoliser tout le marché. Mais maintenant, c’est fini, la musique enregistrée ne vaut plus rien, puisque duplicable à l’infini sans frais.
    Je ne payerais donc jamais pour de la musique au format numérique.
    Ensuite, la question des droits d’auteur… les sociétés éditrices de logiciels libres s’en sortent très bien, il n’y a qu’à appliquer leur modèle : c’est à dire, faire payer des produits physiques ayant une réelle valeur (ici cela pourrait être des vinyles ou du merchandising en tout genre) ainsi que de faire payer des prestations de service (les concerts évidemment). Et abandonner ce système ridicule des droits d’auteur qui nuit à la diffusion de la culture et à la création.

    [Reply]

  • N’oublions pas, très chers amis « Cultivores », que bon nombre de gens qui téléchargent de la musique illégalement se contrefoutent de ce qu’ils écoutent et de ce qu’ils font car ce sont des consommateurs purs et durs.

    Après, ce qu’il serait intéressant, ce serait justement de connaître le pourcentage entre les fous de musique qui téléchargent et qui derrière se saignent pour leur passion et les consommateurs qui profitent juste d’un système en ne faisant jamais un seul acte d’achat derrière…

    [Reply]

    Flo

    Faudrait retrouver l’affaire pour savoir combien de mises en examen ont été faites à ce moment là. D’intuition je dirait 5%, mais j’ai rien sur quoi me baser. C’est d’ailleurs étonnant qu’aucune étude n’ait été faite sur le sujet.

    Grumeau

    Une étude a été faite, il en ressortait en substance que ceux qui téléchargeaient le plus étaient aussi ceux qui achetaient le plus. C’était sorti à l’époque de la promulgation d’Hadopi mais je ne saurais pas la retrouver… si quelqu’un s’en sent l’envie de fouiller le net…

  • L’article de numérama est assez monstrueux. Merci de l’avoir fait suivre.

    Ce qu’il y a à ajouter est aussi que le cultivore met souvent la main au portefeuille pour se procurer ce qui lui a le plus plu et/ou aller voir un groupe en concert. A titre personnel, je télécharge les albums que je suis curieux d’écouter, et après plusieurs écoutes, soit je passe à la caisse, soit il ne m’a pas satisfait. Ca me ferais bien ch*** de me faire toper alors qu’une très grande partie de mon budget loisir mensuel part dans l’industrie musicale.

    Ca me fait penser aussi a ce « fait divers » en France il y a quelques années ou ils avaient voulu faire des exemples en prenant des « cyber-délinquants » au hasard et en médiatisant leur mise en examen. Manque de pot, dans le lot (5 personnes il me semble) il y avait une vraie cultivore avec, de mémoire, 3000 à 5000 CDs originaux. Vu qu’ils avaient médiatisé l’affaire ils se sont retrouvés comme des blaireaux car les gens se sont rendu comptes de l’absurdité de l’accusation.

    Bref on en reviens toujours au même, comme cette histoire avec Spotify (ou la GEMA en Allemagne où je réside): Si j’avais un moyen légal d’écouter un album avant de l’acheter (autre que passer 6h d’affilé chez le disquaire, car si c’était possible étudiant (Gibert Lyon je te salue)) ca devient compliqué par la suite.

    [Reply]

  • C’est pour ça qu’il faut qu’on est des médiats Metals en France et que RADIO METAL est une bénédiction

    [Reply]

    qu’on ait, pas « qu’on est »

    ce serait bien, en passant, qu’on ait la possibilité de modifier nos messages sur RM, parce que, voyez-vous, on se corrige souvent lorsqu’on écrit des messages sur Internet

  • Arrow
    Arrow
    Mass Hysteria @ Transbordeur
    Slider
  • 1/3