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Live Report   

The Black Angels envoient du bois


The Black Angels envoient du bois certes, mais pas que. Des émotions, du feeling, du groove : beaucoup de choses en somme. A ce propos nous ne remercierons jamais assez l’Epicerie Moderne, la salle de concert située à Feyzin (69), d’avoir un jour eu la volonté de faire venir le groupe de rock psyché dans son antre. Car c’est de cette manière que nous avons découvert The Black Angels avant d’en tomber littéralement amoureux.

C’est donc pour cette raison que vendredi dernier, à 22h, nous nous trouvions au festival Woodstower de Miribel Jonage avec le sourire aux lèvres. Un nouveau passage des anges noirs américains ne pouvant se refuser.

Artiste : The Black Angels
Date : 2 septembre 2011
Lieu : Lyon – Miribel Jonage
Festival : Woodstower

Tant de classe, c’en est presque indécent

Avec entre autres la pop 80’s travaillée d’Austra, le gros beat d’Etienne de Crécy ou le dubstep difficile d’accès de Nekochan, cette première journée du festival Woodstower faisait la part belle à l’éclectisme. Et dans ce déferlement de musiques actuelles plutôt orientées electro, The Black Angels n’était pas loin d’être un ovni.

Car si le nom du groupe provient d’une chanson du Velvet Underground, le fait est que ses compos se trouvent également de plain-pied dans les années 60. La voix nasillarde de Alex Maas fleure bon le son des vinyles de nos parents et lorsque l’on écoute The Black Angels on a vraiment l’impression d’effectuer un retour aux sources.

Le groove

D’ailleurs le public présent ne s’y trompe pas et vit pleinement cette musique capable de susciter en vous une adéquation totale, tant corporelle (comment ne pas taper du pied ?), émotionnelle (comment ne pas ressentir de vibrations intérieures ?) que visuelle (comment ne pas savourer ces magnifiques lumières qui embellissent sur scène l’ensemble des compos ?).

Et pourtant ce set n’aura duré qu’une toute petite heure…

Soixante minutes qui seront passées bien trop vite où le public aura eu droit à des cris effectués dans la nuit de Miribel Jonage, tantôt par le frontman des Black Angels tantôt par son guitariste, pour annoncer un changements de rythme, à un chanteur qui aura une nouvelle fois su se faire expert en claviers, en maracas, en cymbales et même en bruits étonnants au micro sans oublier une Stéphanie Bailey (batterie) toujours aussi précise. Une batteuse d’ailleurs accompagnée de temps à autres aux percussions par un de ses collègues pour un rendu tribal du plus bel effet.

Les artistes étant globalement de plus en plus friands de ce type d’utilisation des percussions pour la variété du spectacle visuel et musical.

Un charme

Si tous ces musiciens savent pertinemment faire groover les compos du groupe, le charme de la musique de The Black Angels a comme premier reflet scénique l’image d’Alex Maas. Comme à son habitude, notre homme est vêtu de son traditionnel béret/casquette, ce qui lui donne un charme mystérieux. C’est avant tout lui qui attire les regards, c’est lui l’épicentre, l’attraction première qui participe à l’atmosphère chaleureuse du show.

Un concert de The Black Angels est une invitation au laisser-aller. On a l’impression de se faire envoûter par cette musique qui se sert d’un héritage psychédélique pour en faire un nouveau trésor moderne. Le groupe fait du neuf avec du vieux comme peu d’artistes sont capables de le faire. Et dire que cette formation a seulement été créée en 2004…

« Entrance Song » ou encore cet incroyable « Bad Vibrations », autant de moment forts lors de ce set que l’on aurait souhaité éternel. Mais vous connaissez les anges, ils n’en font qu’à leurs têtes et quand ils s’envolent vous avez beau les attendre et les appeler… ils vous regardent, vous font un geste de la main et disparaissent.

Jusqu’à la prochaine fois.

Une ambiance

Photos : Eric Bagnaro – OZIRITH.com



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