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Live Report   

The Black Dahlia Murder : Le death mélodique se met à l’eau


11698600_10153489927146255_7872831454527584734_nC’est l’été, le temps est chaud, le vent est bon, et les touristes sont sur les quais pour profiter des beautés visuelles de Paris. Des musiques hispaniques sont dans l’air, tout le monde se détend et passe une bonne soirée dans une atmosphère calme et exotique.

Dans le même temps, devant le Petit Bain le 20 juillet dernier, une armée de coreux se prépare à assister à un concert qui s’annonce facilement mouvementé. Une scène remplie de matériel qui ferait jalouser chaque musicien confirmé se présente alors à nous lors de la descente dans la salle. La batterie imposante de Nicolas Bastos, batteur de Deep In Hate, est au premier plan, avec derrière le kit encore plus imposant de The Black Dahlia Murder. La foule attend calmement le début du concert, intriguée de la prestation des Parisiens qui se font attendre avec un retard de quarante minutes.

Artistes : The Black Dahlia MurderDeep In Hate
Date : 27 juillet 2015
Salle : Petit Bain
Ville : Paris [75]

Et c’est Monsieur Bastos qui arrive en premier sur scène, s’installant sur sa batterie en l’enjambant (eh oui, le manque de place !) pour ensuite saluer le public qui l’acclame haut et fort. Le reste du groupe monte sur scène, le sourire caché, pendant qu’une bande son à ambiance malsaine entre discrètement. L’atmosphère monte, on attend les premières notes et… la bande s’arrête. Deux fois de suite. Des applaudissements retentissent et des rires se font entendre, pendant que le quintet règle rapidement le problème, tout en rigolant aussi.

Le problème de bande son est maintenant réglé, les lumières se tamisent et tout le groupe se retourne face aux amplis : les bêtises sont terminées.

Une entrée fracassante s’ensuit. Dès les premières notes, ça part sur les chapeaux de roues. Math (chant) est tout de suite dans l’ambiance, bien échauffé (ce qui fait plaisir !), et les guitaristes malmènent leur cou au rythme d’une musique lourde, sale et brutale. Le public, quant à lui, apprécie la performance dès le début. Un pit timide commence à se former, les premiers mosheurs arrivent au compte-gouttes, mais on sent bien que tout le monde apprécie la performance. Il ne faudra cependant à Deep In Hate que le quatrième morceau du set, « Altars Of Lies », pour lancer des pogos endiablés, suivis de très près par un mosh pit impressionnant.

L’énergie est à présent à son summum et le public bouge de partout sans s’arrêter. Malgré la balance de son trop « rêche », avec des guitares très sèches, une grosse caisse omniprésente ainsi qu’une caisse claire assez faible, les membres de Deep In Hate sont venus retourner le Petit Bain et le pari a été relevé haut la main. A l’image du solo de batterie de Nicolas Bastos qui s’est exécuté avec joie en alliant technicité et percussion incisive.

C’est fini, Bastos s’est bien éclaté et se fait acclamer. Ses compères reviennent sur scène et ne perdent pas un seul instant ! Ba. Da. Boum. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Sans perdre un instant, les blasts et breakdowns reviennent à la charge sans fatigue jusqu’à la fin du set. Un magnifique wall of death se fera sur l’un des derniers morceaux du show, où Math (chant) le demandera en mode guerrier de la manière suivante : « La bagarre ? ». « La bagarre ! » répond le public surexcité. La salle se sépare, pas un seul spectateur au milieu, et on assiste à un magnifique wall of death.

C’est donc une performance brutale qui s’achève, laissant les mosheurs souriants. Maintenant, c’est l’heure de laisser entrer les stars de la soirée.

Setlist Deep In Hate:

Genesis Of Vois
The Cattle Procession
The Divide
Altars Of Lies
Lobotomizing The Masses
The Unheard Prayers
Solo de Batterie
New Republic
Wingless Gods
Beyond
From Above The Anthill

Et les voilà ! Sans se faire attendre, les Américains de The Black Dahlia Murder rentrent sur scène, la rage dans le sang, pour tout retourner. Le groupe salue une foule dynamique, le sourire aux lèvres, pendant que ladite foule n’attend qu’une chose : pouvoir bouger sur les compositions du quintet. Pas de préliminaires, pas de temporisations, on balance tout d’entrée de jeu. Dès le premier morceau, ça moshe, ça tape et ça slamme. Et tout ça avec une énergie débordante. Une entrée vraiment propre et un son à ravir. Le combo exécute ses compositions à cœur joie, on sent que les membres de The Black Dahlia Murder veulent donner tout ce qu’ils ont, qu’ils sont là pour offrir au public leur rage musicale.

La fosse, quant à elle, est incroyable. Du pogo au mosh pit, jamais un seul instant la tension ne redescend. La taille du pit s’avérait parfois même trop petite lors des circle pits endiablés lancés par le chanteur charismatique qu’est Trevor Strand. D’ailleurs, et à plusieurs reprises, les ingénieurs sons situés derrière les tables de mixage se devaient d’être prudents et de surveiller leur matériel, les mosheurs les plus avérés rentrant dans le matos en manquant plusieurs fois de tout casser.

Le concert se déroule avec acharnement. Pas d’artifices scéniques particuliers mais de l’exécution énergique et entraînante. Il faut également insister sur le son proposé ce soir-là. Un dé-lice. La mode actuelle est d’ailleurs assez dérangeante puisque sur les concerts de deathcore la tendance est à espacer au plus possible les plages de fréquence pour les balances. Les guitares avec les medium à fond pour laisser la basse s’installer c’est bien, toutefois la tendance est d’en faire des guitares atrocement sèches et irritantes au tympan. Or avec The Black Dahlia Murder, ce mouvement n’était pas suivi et chaque instrument était à sa place avec une basse très bien entendue et des guitares qui se discernaient très bien, surtout lors des parties harmonisées. Le tout donnant un concert efficace, agréable à écouter, ainsi qu’à regarder. Le chanteur gambadant sur scène pendant les parties instrumentales provoquant par ailleurs à chaque fois un rictus jovial chez le spectateur.

Le concert se termine, The Black Dahlia Murder étant acclamé par la foule en délire. Les slammeurs continuent de s’exécuter tant bien que mal pendant que le groupe pose les instruments, remercie la foule et se retire de la scène. Comment ça ? C’est déjà terminé ? Hors de question ! Le public hurle, applaudit, et supplie le groupe de revenir jouer… et les bougres savent se faire attendre ! Après trois bonnes minutes d’applaudissements, les lumières baissent à nouveau pour laisser le combo remonter sur scène pour le plus grand plaisir du public.

Quatre coups de charlets, et c’est reparti pour trois morceaux bonus en rappel, avec toujours cette énergie impressionnante transmise par les Américains lors de set qui se termine avec trente minutes de retard, pour la plus grande satisfaction des spectateurs. Mais bon, toute bonne chose a une fin, et le groupe finit son dernier morceau tiré de leur dernier album Everblack, remerciant encore une fois du fond du cœur ce public survolté.

Un concert génial, avec seulement deux groupes – mais deux très bons ! – qu’on aura apprécié du début à la fin dans une ambiance conviviale.

Setlist The Black Dahila Murder (source Setlist.FM) :

In Hell Is Where She Waits For Me
Moonlight Equilibrium
On Stirring Seas Of Salted Blood
Vlad, Son Of the Dragon
Statutory Ape
Raped In Hatred By Vines Of Thorn
Necropolis
Phantom Limb Masturbation
Den Of The Picquerist
Elder Misanthropy
Everything Went Black
Malenchantments Of The Necrosphere
Their Beloved Absentee
Miasma
What A Horrible Night To Have A Curse
I Will Return
Funeral Thirst
Deathmask Divine

Live report : Valentin Istria



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