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Chronique   

The Black Zombie Procession – Vol III: The Joys Of Being Black At Heart


« La palme gore 2014 du meilleur film musical est attribuée à … »

The Black Zombie Procession est un groupe du grand Est de la France qui sévit depuis 2006 sous la bannière réunificatrice de l’Horror-Rock. Toujours sous la houlette de son créateur Nasty Sam, BZP signe un troisième album aux accents diamétralement Metal et investit une dimension cinématographique et visuelle plus prononcée. Le format DVD de son boîtier, son design, sa progression et ses bonus en pagaille, s’inspirent volontairement de ceux d’un film, dans le genre slasher généreux en hémoglobine où le premier protagoniste de l’histoire, trop téméraire, finit irrémédiablement en charcuterie fine. En quête d’un visuel à la hauteur du concept, le groupe s’est offert une collaboration remarquée avec Justin Osbourne (Municipal Waste, Aborted) pour afficher une pochette gore et malsaine. En 2008, il s’était d’ailleurs déjà attaché les services de Edward J. Repka en personne pour l’artwork de leur précédent « Mess with the Best… Die Like the Rest ».

L’étude du squelette de ce volume III os par os serait stakhanoviste, tant, à l’image du broyage d’un Gremlin dans un robot pâtissier, le groupe semble facile et inépuisable à mixer tous les styles, Thrash, Heavy, Hardcore, Punk-Rock, Rock voire Surf. Les imbrications sont parfois inattendues, comme par exemple sur « Botch » qui mêle un riff canon à la Suicidal Tendencies avec une mélodie Heavy lorgnant sur le coté entêtant et flegmatique du Cockney britannique. Des appels du pied à Megadeth, Cro-Mags, Sick Of It All et d’autres plus intimistes à Death, At The Gates ou Mercyful Fate transpirent dans le jeu du combo, sans oublier l’ombre de Glenn Danzig en planage constant. Les ambiances sont parfaitement pesées, comme sur l’interlude « Is Death the 4th Dimension », échantillon d’électronique froid dans la veine d’un John Carpenter, dont les sonorités pourraient peindre la peur que nous éprouverions à déambuler dans des égouts marécageux et puants, nous attendant à chaque bifurcation à tomber dans les griffes d’une goule, d’un clown maléfique ou d’un xénomorphe.

Le groupe tient également à rendre un vibrant hommage à la tentaculaire famille horrifique, les illustres Fisher, Barker, Carpenter, Argento, Romero, Craven, Raimi, Coscarelli, Savini, Fulci, Cronenberg, les films classiques des studios Hammer et Monsters Company, voire le cinéma indépendant et grand-guignolesque de Troma Entertainment. De nombreux samples tirés de films d’épouvante comme Hellraiser II, Shock Waves, La Malédiction ou Suspiria aèrent le disque. Enfin, les paroles d’EliBats (The Hellbats) qui officie au chant, s’inscrivent dans plusieurs thèmes d’épouvante comme l’attaque de requin, la décadence de la science, la contagion, l’occulte, l’ésotérisme, la magie noire, l’enfermement ou l’invasion zombie. Train Fantôme décapant, ce plaisant Volume III s’affirme comme l’album le plus abouti et le mieux produit à ce jour de The Black Zombie Procession.

Voici le clip du single « Zoonotic Infection » :

Album Vol III: The Joys Of Being Black At Heart, sortie le 21 avril 2014 chez Kicking Records et Everyday is like Sunday.



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