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Révélation High Hopes   

The Hellectric Devilz : Révélation High Hopes


Le Sud-Ouest, réputé pour sa gastronomie, ses paysages, son soleil, est également une terre fertile aux bonnes sonorités. Tel est le cas du groupe The Hellectric Devilz, dont le soleil a sûrement eu un impact indéniable sur leurs compositions. C’est tellement chaud que ces derniers nous proposent de nous réfugier dans leur taverne composée de dix titres absolument démoniaques.

Le combo, aux influences diverses, allant du rock au punk, sans oublier le thrash, a sorti son premier album fin septembre. Résolument tournés vers le live, les morceaux s’enchaînent sans qu’on ressente le moindre épuisement auditif ou les juge rébarbatifs. Il faut noter que le quintette a su, par ses diverses origines, créer un univers qui lui est propre. Le jeu des musiciens, qui se permettent quelques facéties en mélangeant les genres, est immersif !

Difficilement classable, la musique de The Hellectric Devilz à la sauce heavy vaut assurément le coup d’oreille. Le groupe ne s’est fixé aucune barrière et se donne totalement. Depuis 2017, ils ont sorti deux démos, ce qui leur a permis dans un premier temps de pouvoir s’exécuter en live et d’avoir le retour du public. Reconnaissance et encouragements pris, le groupe s’est attelé à la production de The Hellectric Club, une manière de convier l’auditeur dans son univers et de tout donner. Cette fureur et psychose sonore en fera chavirer plus d’un, c’est certain ! Les guitares sont complémentaires et donnent un rythme incroyable tout au long de l’album. Que ce soit lors de quelques introductions surprenantes, comme dans « Slinky Lingerie », ou du solo de « Gun In Your Mouth », l’osmose est totale et pleine de folie. La batterie est rapide tout au long des dix titres et pousse l’auditeur même le plus réticent à hocher la tête à chaque coup de pédale. La basse, bien présente, amène une lourdeur gourmande et une ambiance infernale.

Le plus délicat pour qu’un nouveau groupe se démarque d’un autre, outre que l’ensemble soit harmonieux, est qu’il soit novateur et accrocheur. Sur ce dernier point, la voix puissante sans être hurlante, bien rythmée et posée de Rob est un atout sans équivoque. Le seul point qui pourrait leur être reproché est lié à l’enregistrement : les guitares manquent de place au sein de l’identité sonore et la batterie semble parfois étouffée. Nul doute qu’en live, ce sera rectifié pour faire vriller le public dans la taverne du combo. Pour faire simple : The Hellectric Devilz est un subtil mélange de genres, qu’un Lemmy, pourrait-on croire, de là-haut, aurait saupoudré à sa sauce.

Afin de vous présenter en avant-première le monde dans lequel évolue The Hellectric Devilz, Osogaru, bassiste du groupe, s’est plié à une présentation sans langue de bois.

« The Hellectric Devilz a été formé en 2017 suite au split de plusieurs de nos groupes respectifs. Nous avons commencé à quatre, mais un line up à deux guitares a rapidement été une évidence. L’objectif principal a été de mettre en place un set de compositions originales et de les défendre sur scène, pour savoir où nous en étions. Le groupe est composé de Rob Mitchelli au chant, Eric Woodwarmer et Jean Le Bapstiste aux guitares, Flosh à la batterie et moi-même à la basse. Le choix du nom est important dans la création d’un groupe. Comme un prénom, il va dans l’inconscient avoir un impact sur la musique et sur la perception du groupe par le public. Nous avons pensé que The Hellectric Devilz nous correspondait bien car il dégage une notion de collectif et d’énergie. Il prévient aussi l’auditeur dans quel univers il va atterrir en écoutant notre album ou en venant nous voir en live : les flammes de l’enfer vont lui échauffer les oreilles !

Etant cinq dans le groupe, nous avons tous diverses influences qui vont du heavy metal classique des années 80, au rock 70’s en passant par le punk et le thrash. Vous retrouverez même quelques touches de grunge. L’auditeur pourra reconnaître des touches de Judas Priest, d’Overkill, de Turbonegro, de Metal Church… C’est ce mélange qui crée The Hellectric Devilz. Nous y racontons une histoire principale (dont deux épisodes sont sur le premier EP : Live Fast et Party With The Devil King), celle-ci se passe en enfer et sur terre, nous la développerons au fur et à mesure des différents albums. Les autres titres de The Hellectric Devilz parlent de thèmes récurrents et importants (toujours liés à cette histoire) : la mort, l’avidité, le sexe, la folie. De nombreux morceaux sont basés sur des émotions et nous essayons de retransmettre tout ceci lors de nos concerts.

Tu as bien saisi l’idée et cela nous fait extrêmement plaisir que tu cites Lemmy car nous sommes bien entendu de grands fans. Dans le même état d’esprit que Motörhead, nous considérons que nous faisons du rock au sens large du terme. Du fait de nos diverses influences, la musique de The Hellectric Devilz est difficilement classable et c’est voulu : nous souhaitons pouvoir parler au plus grand nombre sans nous fixer de barrières. Nos morceaux ont tous différentes racines mais au final, cela reste du rock.

Concernant l’écriture, nous n’y avons pas rencontré de difficulté, car nous savions exactement où nous voulions aller. Chaque base de morceau est retravaillée collectivement afin de gagner en impact et en efficacité tout en restant catchy. C’est important que chaque titre se différencie des autres par sa mélodie, ses chœurs ou ses rythmiques. Il n’y a rien de plus lassant que d’écouter un album où tous les morceaux sonnent à l’identique, non ? D’ailleurs, pour les plus attentifs, Il y a un clin d’œil à chaque titre sur la pochette, qui est réalisée de main de maître par Stan Decker. Nous n’oublions pas non plus les amateurs du genre car l’album sortira également en vinyle.

Cette année est, pour nous, une année charnière car nous sortons notre premier album. Nous sommes un groupe résolument tourné vers le live, c’est dans notre ADN, et nous sommes bien entendu très frustrés de ne pouvoir nous produire dans le contexte actuel. Nous défendrons donc sûrement notre disque sur scène en 2021. Nous avons de belles dates de programmées mais nous ne savons pas, ni nous, ni les organisateurs, quand elles pourront avoir lieu. Nous sommes donc dans l’attente.

La scène française a de beaux arguments tout de même. Elle est très variée et on peut vraiment dire qu’il y en a pour tous les goûts. Contrairement à de nombreuses années, notre pays est maintenant « existant » dans le paysage rock/metal mondial, avec de grosses locomotives comme Gojira ou Ultra Vomit mais également grâce au Hellfest. Il n’y a qu’à voir lors de la dernière édition le succès remporté par la scène française sur une Mainstage, je pense que ceci aurait été impossible il y a encore quelques années.

Pour en revenir à The Hellectric Devilz, le point positif, malgré le contexte dans lequel nous vivons, est que nous travaillons d’arrache-pied sur le deuxième album. Le confinement nous a permis de bien avancer, l’ossature principale est bouclée et nous sommes (déjà) dans la phase de maquettage. Nous planifions donc une très belle année 2021 avec des concerts pour défendre The Hellectric Club et une entrée en studio pour enregistrer son successeur.

Maintenant, nous espérons juste qu’un maximum d’auditeurs aura envie de nous rejoindre au Helletric Club et nous accompagnera dans notre aventure ! Let The Devil Dance ! »

The Hellectric Club est sorti le 25 septembre 2020 via M&O Music.
Site internet : thehellectricdevilz.com
Page Facebook : facebook.com/TheHellectricDevilz/



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  • Le sud ouest réputé pour son soleil ? N’importe quel béarnais et basque sait qu’on a rien a envier a la Bretagne question pluie ahah.

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