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Live Report   

The New Roses et Audrey Horne en toute simplicité


Que faire un samedi pluvieux de janvier ? Aller s’encanailler sur les bords de Seine, à Petit Bain plus précisément, pour une soirée 100% rock’n’roll. Nous y retrouvons deux groupes défendant corps et âme ce style de musique : les Norvégiens d’Audrey Horne et les Allemands de The New Roses, pour une date en co-headline. Les deux formations auront par conséquent le même temps de jeu, soit à peu près 1H15. C’est dans une salle bien chaude que l’on entre, le son est très bon mais le volume assez bas ce qui rend le tout forcément un peu étrange pour un concert de rock !

En tout cas, l’énergie d’Audrey Horne est plus que communicative, le public se chargeant d’augmenter le volume dans la salle à grands renforts de cris et d’applaudissements dès le début du set des Norvégiens. Le groupe dégage une aura de sympathie et ses membres excellent dans ce qu’ils font : du hard rock teinté de heavy, avec comme signe distinctif des voix harmonisées et deux guitares, ce qui donne à sa musique un côté old school.

Artistes : The New Roses – Audrey Horne
Date : 20 janvier 2018
Salle : Petit Bain
Ville : Paris [75]

Audrey Horne (Hellfest 2016)

En parlant de guitare, la paire Tofthagen/Isdal est incroyable de talent. Deux pointures, deux joueurs exceptionnels qui s’entendent comme larrons en foire sur scène, et font preuve d’une technicité sans faille, tant dans leurs parties respectives que dans les passages où ils jouent ensemble en harmonisant. Leur jeu est soutenu par les lignes de basse de Monsieur Lien, aussi à l’aise sur sa quatre-cordes que derrière le micro pour assurer les chœurs et par le matraquage de fûts de Kjetil Greve. Il faut savoir qu’en concert Audrey Horne est plus qu’un groupe venant chanter des chansons devant un public. Car un set d’Audrey Horne est avant tout une expérience assez impressionnante : peu importe que vous soyez fan ou simple curieux, vous ressortirez de leur show en tapant des mains et avec la banane. Peu importe qu’ils jouent devant 400 personnes comme ce soir, ou en Main stage comme au Hellfest 2016 (photo ci-dessus), le groupe se donne à fond et on en prend plein la tête. La setlist choisie pour ce concert est très équilibrée, entre classiques de leurs précédents albums Youngblood/Pure Heavy et leur dernier disque sorti le 12 janvier dernier, intitulé Blackout, dont cinq morceaux seront joués ce soir.

Habilement réparties, les chansons sont toutes pêchues, alternant riffs heavy ou purement rock, avec un Torkjell Rød (chant) qui ne s’économise pas. La sueur attaque très vite sa jolie chemise blanche et laisse rapidement voir les nombreux tatouages du garçon ! Les titres s’enchaînent et il est désormais temps pour Torkjell d’ôter sa cravate noire pour attaquer le doublé « Rédemption Blues » et « Waiting For The Night », les morceaux les plus repris par le public. C’est d’ailleurs sur « Waiting For The Night » que le rituel d’Audrey Horne se met en place : le chanteur se rue au milieu du public pour hurler le refrain du morceau et en profite pour faire chanter tout le petit monde autour de lui, pendant que les deux guitaristes grimpent sur les deux gros caissons posés de part et d’autre de la scène ! Dès sa remontée sur scène c’est au tour des deux guitaristes de fendre la foule tout en continuant à jouer impeccablement leur partie respective : impressionnant.

Vous l’aurez compris, un concert d’Audrey Horne est la garantie de passer un excellent moment, face à des musiciens talentueux et bourrés d’énergie positive. Mention spéciale à tous les membres pour leur disponibilité après le show, le chanteur étant resté au stand de merchandising pendant tout le set des New Roses (rejoint ensuite par un guitariste) à signer des albums et à faire des photos avec le public, discutant le bout de gras avec chacun sans jamais montrer de signe de lassitude.

Setlist :

This Is War
Audrevolution
Out Of The City
This Ends Here
Youngblood
Midnight Man
Blackout
The King Is Dead
Naysayer
Pretty Little Sunshine
Straight Into Your Grave
Redemption Blues
Waiting For The Night
Blaze Of Ashes

The New Roses (Hellfest 2017)

Vient le tour de The New Roses, groupe Allemand pratiquant un rock’n’roll également rentre dedans comme on nous en vend par kilo aux USA. Ses membres ne révolutionnent pas le style mais montrent une telle envie de bien faire qu’ils sont pardonnés. Le chanteur a un grain de voix faisant penser à un Jon Bon Jovi jeune, ce qui colle parfaitement à leur musique. Sur scène The New Roses envoie la sauce en toute simplicité. Les musiciens sont bons mais également très sympathiques, très simples, sans melon ou égo démesuré, juste quatre gars venus faire de la musique. Ils sont d’ailleurs ravis d’être à Paris pour leur tout premier concert de 2018, leur toute première fois sur un bateau, comme nous le dit Timmy Rough, le guitariste/chanteur. Malheureusement pour le public, le son est mal réglé et l’excellent guitariste soliste Norman Bites est bien trop fort par rapport à ses comparses, ce qui gâche un peu la rythmique des morceaux, les parties de Timmy étant noyées dans la masse. Dommage…

Il n’empêche que, grâce au choix et à la qualité des compositions, The New Roses nous embarquent avec eux ; c’est presque à se demander si c’est la Seine ou le Colorado qui coule sous nos pieds. Il ne manque plus qu’un grillage devant la scène pour se croire dans un bouge à la Road House ! Piochant dans leurs trois albums, les Teutons ne laissent personne sur la touche, les fans du début se régalent à chanter le refrain de « It’s A Long Way » tiré de Without A Trace (2013) mais ils n’oublient pas non plus leur dernier bébé, One More For The Road (2017), avec de nombreuses chansons interprétées. Sans oublier des morceaux de Dead Man’s Voice (2016) comme ce « Thirsty » vraiment bien apprécié du public. Dans la fosse, même si elle s’est clairsemée après Audrey Horne, on danse, on saute, on chante et on tape des mains, embarqué que l’on est par cette musique si efficace. A la fin de ce set fort applaudi, le bassiste se rue au stand de merchandising pendant que les autres membres du groupe remballent eux-mêmes le matériel. Ravis d’être salués et photographiés avec les fans, aucun des membres ne se fait prier pour d’ici une photo, de là un autographe, toujours avec le même sourire et la même sincérité qui fait plaisir.

Setlist :

Every Wildheart
Forever Never Comes
Dancing On A Razorblade
For A While
It’s A Long Way
Whiskey Nightmare
Devil’s Toys
Life Ain’t Easy (For A Boy With Long Hair)
My Own Worst Enemy
Thirsty
One More For The Road

Report : Nathalie Holic.
Photos : Nicolas Gricourt (Hellfest 2016/2017)



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