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Nouvelles Du Front   

The Wall : ce n’est plus un mur, ce n’est plus un monument, alors qu’est-ce que c’est ?!


The Wall de Pink Floyd est déjà une œuvre mégalomaniaque en soi. Quand à la fin des années 70, Pink Floyd en démarre la création, ses disques se vendent déjà par millions, Dark Side Of The Moon est alors le plus gros best-seller de l’histoire de la musique et est parti pour occuper la tête des classements pendant encore plusieurs années. Les tournées des Cambridgiens sont des monstres de logistiques et tout cela est chapeauté par (presque) un seul homme : Roger Waters, se voyant comme le maître de tout ça et qui va pourtant choisir d’élever un mur entre lui et son public.

The Wall n’est alors pas pensé comme un album (il s’agira d’ailleurs, finalement, d’un double-album), il est aussi pensé scénographiquement et déjà avec l’idée d’en faire un film. C’est donc une œuvre énorme qui va nécessiter des années de travail pour l’accomplir entièrement. Pink Floyd est alors broyé par ce monstre, le groupe se délite peu à peu, à tel point que l’album manque d’être signé du seul nom de Waters. Ce dernier le considère comme son chef-d’œuvre qu’il n’a jamais pu dépasser, marquant à tel point toute sa carrière que trente ans après (et plus de 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde plus tard), il ne peut toujours pas s’en défaire et tourne à travers le monde pour rejouer sur scène l’intégralité de cet album. Mais ceci va bientôt prendre fin ; mais, bien sûr, pas question de faire les choses simplement.

Québec, prépare-toi, car le 21 juillet Roger Waters va élever un mur sur les Plaines d’Abraham. Et quel mur ! Pour la toute dernière date de cette tournée The Wall, vingt-deux ans exactement après avoir joué cet album à l’emplacement du Mur de Berlin (on fait déjà dans l’historique), Roger Waters a décidé d’offrir au public du jamais-vu, de monter le plus grand « Wall » qui se soit jamais dressé. Bon, au début, quand on a découvert l’info chez Gibson, ils avaient mélangé hauteur et largeur, et on nous parlait d’un mur de 250 mètres de haut ! Euh… Soit deux fois plus haut que le plus haut bâtiment du Québec ?! Minute, on réécoute le message de Waters (ponctué de mots en français, et parfois même en anglais mais avec un accent français, n’est-ce pas sympathique ?)… Non, 250 mètres de large !

Attendez encore… On aimerait se rendre compte, comparer, pour mieux prendre conscience… Eh bien, cela fait deux fois la longueur d’un terrain de foot ! Même si toutes les guerres d’autorité qui ont écorné l’histoire Pink Floyd semblent avoir pas mal refroidi ces dernières années, on ne peut pas ne pas penser qu’il reste un « brin » de mégalomanie chez Waters. The Wall était déjà un monument ; dans ces proportions, que dire ? Pourra-t-on voir ce spectacle de l’espace, comme la Muraille de Chine ?

Non, on ne se moque de cette grandiloquence, car comme le dit le musicien, amis de la Belle Province : « Si vous n’y allez, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche chez vous », car un spectacle de cette importance, il n’est pas certain que vous en voyez un tel de si tôt dans votre vie. Car qui, à part Pink Floyd (ou Roger Waters en l’occurrence, mais qu’est-ce que ça change ?), peut avoir, ou pourra avoir dans l’avenir, une telle monumentalité à déployer ? Surtout que The Wall, ce n’est pas seulement l’histoire d’une œuvre énormissime, c’est aussi une histoire de condition humaine, de l’homme moderne qui dresse des murs de plus en plus épais alors que le monde s’ouvre de plus en plus à lui. Un monument sur lequel est écrit « Fear builds wall », la peur engendre des murs, et qui pourra réunir les Québécois, motivés par l’amour de la musique, sur les Plaines d’Abraham.

NB : les billets seront mis en vente à partir du 5 juin.



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  • C ‘est sûr ça, qu’ elle est visible de l’ espace la Muraille de Chine…?

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  • Musicalement parlant, je préfère de loin son album solo (qui avait été rejeté par les membres du Floyd en 1979, ces derniers ayant préféré le concept de The Wall) : The Pros & Cons of Hitch Hiking.
    Pour l’histoire, The Wall reste un album d’une importance extraordinaire.

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  • pour avoir The Wall à Anvers l’année passée, je peut dire que ça vaut le putain de détour! Mais de là à me taper le Québec pour ça, de la belgique, perso ça fait un peu beaucoup…

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  • arrêtez avec la muraille de chine visible depuis l’espace: http://www.youtube.com/watch?v=SCzXZfNIu3A

    elle n’est déjà pas vraiment visible depuis un avion de ligne, donc depuis l’espace n’en parlons pas

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    guigui14

    j’allais le dire, tu m’as couper dans mon élan. +1
    en effet, tout ce qui serait visible d’une vue en altitude, c’est sa largeur. et vu de l’espace… je doute qu’un machin de 10 mètre de large soit visible…

  • Tolkienbis dit :

    Ayant vu des dizaines de fois, le film The Wall, ayant entendu l’album The Wall une centaine de fois, je suis allé au concert à Bercy au mois de Juillet l’année dernière, et c’était juste génial. C’était plus un Show qu’un Concert, mais quel Show !
    J’attends la sortie du DVD Live avec impatience !

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