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Radio Metal   

Top 50 2021 : dose de rappel


On est bientôt à deux années de pandémie et, tant bien que mal, l’industrie musicale, le hard rock et le metal en particulier, résiste. Entre les moments d’espoirs de retrouver la scène et ceux de désillusions où tout doit être annulé pour une nième fois, il faut avoir le cœur bien accroché pour être artiste en ces temps particuliers.

S’il y a un bon côté à cette période que nous donnent les artistes presque unanimement en interview, c’est le temps. Le temps notamment d’être créatif et de peaufiner ses œuvres, chose qui arrivait rarement dans le « monde d’avant » où le rythme des tournées donnait le tempo des créations qui devaient être intercalées quand c’était possible. Ajoutons à cela des artistes qui ont retenu leurs sorties dans l’espoir de jours meilleurs et qui ont fini par lâcher leur album dans les bacs (physiques ou digitaux) malgré la situation toujours pas au beau fixe, le résultat est qu’il n’y a jamais eu autant de nouveaux albums, certains groupes ayant été même jusqu’à sortir deux disques en deux ans. Autant dire que pour les journalistes musicaux, 2021 a été tout sauf des vacances (il suffit de voir l’incroyable déluge de sorties d’octobre/novembre dernier) et forcément, le choix du Top 50 cette année a été particulièrement rude.

Même topo que d’habitude : la sélection et son classement feront forcément débat, mais c’est surtout l’occasion de découvertes ou redécouvertes que, on l’espère, vous prendrez le temps d’éplucher. N’hésitez pas à partager en commentaires vos propres classements et coups de cœur.

Note : Retrouvez les dix premiers tout au long de la journée de dimanche, heure par heure, à partir de 10h sur cette page et sur Facebook.

#50 – ELDOVAR – A STORY OF DARKNESS & LIGHT

« Eldovar est beau parce qu’il conserve sa spontanéité et ne peut pas réellement tricher. Kadavar et Elder ont tous les deux un amour de la musique progressive et psychédélique et parviennent à accorder leurs violons de la manière la plus naturelle possible. Ce qui fait qu’A Story Of Darkness & Light restitue à la fois la dynamique des sessions de jam et leur variété ainsi que la précision du songwriting. »

A lire : chroniqueinterview de Christoph « Lupus » Lindemann & Nick DiSalvo.

#49 – SMITH/KOTZEN – SMITH/KOTZEN

« Smith/Kotzen ravit tous les fantasmes des addicts aux guitar-heroes sans pour autant se présenter comme tel. Il peut compter sur des refrains savamment écrits, des accroches bien senties et des soli exécutés avec une réelle conviction et un amour de l’exercice. Une collaboration pour le plaisir, le leur et le nôtre. »

A lire : chroniqueinterview de Adrian Smith.

#48 – REVEAL! – DOPPELHERZ

« A la fois chaotique et accrocheur, obsédé par la mort et débordant de vie, Reveal! fait cohabiter les opposés, avec toutes les frictions que cela implique. Plus désaxée que résolument démente, la musique des Suédois prend le familier et le dérange, le retourne, l’altère, jusqu’à ce qu’il semble étrange, résolument nouveau. Le groupe ne remplira jamais les stades, mais a de quoi marquer profondément ceux qui s’y penchent. »

A lire : chronique.

#47 – UNTO OTHERS – STRENGTH

« Après quasiment deux décennies de retour des années 80 dans le rock, Unto Others assume complètement un côté pop extrêmement accrocheur. Le quintet revendique sa nostalgie, quelque chose d’un peu kitsch et presque ludique, une fuite de la réalité oppressante dans le rock. Avec Strength, les nostalgiques de l’époque où le metal remplissait les stades trouveront de quoi se prendre à croire que le retour de l’âge d’or est imminent. »

A lire : chroniqueinterview de Gabriel Franco.

#46 – BUCKCHERRY – HELLBOUND

« Hellbound voulait être varié : il l’est. Buckcherry est un groupe couteau suisse beaucoup trop amoureux du rock pour en épouser toutes les formes sans les respecter suffisamment. Il entretient les clichés pour nous rappeler leur force et ce qui fait la permanence du rock. »

A lire : chroniqueinterview de Josh Todd.

#45 – LINGUA IGNOTA – SINNER GET READY

« En mettant dos à dos avec une brutalité grinçante souffrance humaine, fanatisme religieux et Dieu cruel, en mêlant la voix de la divinité et celles de ses fidèles, Lingua Ignota dépeint un monde aride, à la fois vallée de larmes et terre brûlée tachée de sang, où la beauté se fait grimaçante et où la souffrance touche au sublime. »

A lire : chronique.

#44 – MARE COGNITUM – SOLAR PAROXYSM

« Solar Paroxysm est pour Mare Cognitum l’occasion de quitter les sphères célestes pour redescendre sur une terre en proie à des catastrophes d’ampleur cosmique, et d’être en cela plus proche des sonorités et des thématiques habituelles du black atmosphérique. Méticuleux, cérébral, oscillant entre l’éblouissement et le désespoir, il ravira les fans de metal extrême à la fois viscéral et sophistiqué. »

A lire : chronique.

#43 – STEVEN WILSON – THE FUTURE BITES

« Steven Wilson n’a jamais prétendu appartenir à un quelconque courant ou registre. The Future Bites n’a pas les mêmes ingrédients principaux que ses prédécesseurs, c’est bien la seule différence. Il a la même élégance et la même force, tout en procurant l’espace créatif dont a aujourd’hui besoin son compositeur pour se sentir pertinent. »

A lire : chroniqueinterview de Steven Wilson.

bossk migration

#42 – BOSSK – MIGRATION

« Bossk abandonne l’éclat atmosphérique du premier album pour se tourner vers une immersion urbaine, tel Cult Of Luna et son Vertikal en son temps. Comme son maître à penser, il le fait à sa manière et avec ingéniosité. »

A lire : News avec l’album en écoute.

#41 – WHITE VOID – ANTI

« Lars Nedland parvient à exprimer ses affects les plus éloignés du black metal et des musiques expérimentales en conservant ce qui fait sa force : une obsession systématique et presque inconsciente pour la mélodie, et évidemment sa voix. Une musique propice à une gratification plus aisée tant elle s’efforce de ne jamais laisser l’auditeur divaguer. »

A lire : chroniqueinterview de Lars Nedland.

#40 – MOLYBARON – THE MUTINY

« Molybaron propose un metal alternatif qui fait mouche quasiment à chaque morceau : riffs accrocheurs, refrains qui restent en tête un moment, grosse production. Molybaron frappe très fort. Les albums de cette qualité qui génèrent un tel plaisir auditif, mêlé à un effet de fraîcheur et de surprise, ne sont pas si fréquents. »

A lire : interview de Steven Andre.

#39 – TRIBULATION – WHERE THE GLOOM BECOMES SOUND

« Passage en revue des voies ouvertes par le quatuor, tentative d’épuisement d’une formule, chant du cygne, flamboiement du phénix amené – on l’espère – à renaître de ses cendres : Where The Gloom Becomes Sound est un peu tout ça à la fois, et une nouvelle œuvre ciselée, sombre et onirique à ajouter à la discographie immaculée du groupe. »

A lire : chroniqueinterview d’Adam Zaars.

#38 – KING WOMAN – CELESTIAL BLUES

« Avec ce second album, King Woman impose son propre style avec plus d’aplomb que sur Created In The Image Of Suffering : son doom sombre et accrocheur se nuance et se teinte de rock alternatif façon année 1990, la voix unique de Kristina Esfandiari s’affirme, et ses visions occultes se font intimes, résolument personnelles. »

A lire : News avec chansons en écoute.

#37 – THE VINTAGE CARAVAN – MONUMENTS

« The Vintage Caravan ne se montre pas que bouillonnant. Il est capable de sensualité, de nostalgie, de grâce et nous invite même succinctement à la contemplation. De quoi faire bande à part dans cette mouvance du rock-revival et nous attraper par l’émotion, pas seulement par l’adhésion à des codes pour lesquels l’affect aveugle parfois. »

A lire : chronique.

#36 – ASPHYX – NECROCEROS

« Necroceros est la réalisation d’un groupe parfaitement confiant quant à sa formule éprouvée depuis plus de trente ans. Asphyx parvient à maintenir la pertinence de son modus operandi via une production qui respecte à la fois son expérience et les impératifs contemporains. Les ficelles sont évidentes, le headbanging aussi. »

A lire : chroniqueinterview de Martin van Drunen.

#35 – DESTINITY – IN CONTINUUM

« Destinity a mûri sans s’assagir. Il s’est modernisé sans trop se lisser et se conformer. Il s’est ouvert et diversifié sans se trahir. In Continuum est rafraîchissant, en faisant forcément écho à la scène émergeante de la décennie passée, tout en évitant un air de « déjà vu » trop prononcé. In Continuum est l’album de Destinity le plus abouti à ce jour. »

A lire : chroniqueinterview de Mick Caesare.

#34 – FUNERAL MIST – DEIFORM

« Cette fois, les légendes suédoises du black metal orthodoxe n’ont fait patienter leurs adeptes que trois ans, mais ne sont pas plus enclines aux compromis que par le passé. Avec son atmosphère oppressante, sa religiosité dévoyée faite de psalmodies et de chœurs et ses riffs acérés, Deiform est aussi méticuleux et fanatique que ses prédécesseurs les plus illustres. »

A lire : News avec l’album en écoute.

#33 – ANNEKE VAN GIERSBERGEN – THE DARKEST SKIES ARE THE BRIGHTEST

« The Darkest Skies Are The Brightest a ses moments d’éclat. Ceux qui nous donnent envie de dire à Anneke : ‘Tu as ta réponse sous les yeux.’ Il met en avant une facette musicale d’Anneke qui mérite l’exploration. Comme une ouverture potentielle vers un avenir radieux. »

A lire : chroniqueinterview de Anneke Van Giersbergen.

#32 – 6:33 – FEARY TALES FOR STRANGE LULLABIES: THE DOME

« Feary Tales For Strange Lullabies: The Dome confirme surtout le talent inné de 6:33 pour agréger tout et n’importe quoi sans se justifier uniquement par des démonstrations techniques ou ce ‘cachet farfelu’. Les supposés excès de 6:33 camouflent une science du songwriting enviable, qui balise en réalité tout son travail. »

A lire : chroniqueinterview de Florent « Rorschach » Charlet & Nicolas « Nicko » Pascal.

#31 – SETH – LA MORSURE DU CHRIST

« Ce n’est pas de rejouer Les Blessures De l’Âme qu’il est question ici, mais d’en invoquer l’esprit et lui insuffler l’expérience et la colère accumulées pendant ces vingt dernières années. De quoi faire des Morsures Du Christ un brûlot à l’ardeur redoublée. »

A lire : chroniqueinterview de Heimoth & Saint Vincent.

#30 – FLOTSAM AND JETSAM – BLOOD IN THE WATER

« Flotsam And Jetsam est l’incarnation d’une constance et a le mérite indéniable de proposer un thrash qui a complètement fusionné avec l’héritage laissé par la NWOBHM. Blood In The Water – qui ne souffre aucun répit – entérine cet affect pour les mélodies de guitare ventilées et les gradations épiques. »

A lire : chronique.

#29 – IRON MAIDEN – SENJUTSU

« Senjutsu propose un heavy grand spectacle avec toutefois quelques légers développements a priori ‘inédits’. Iron Maiden existe surtout pour nous permettre de nous plonger dans des fresques épiques. Plus de quarante ans que l’on scande les refrains et mime les soli de Maiden : une tradition que Senjutsu va sans aucun doute faire perdurer. »

A lire : chroniqueinterview de Bruce Dickinson.

#28 – NO ONE IS INNOCENT – ENNEMIS

« No One Is Innocent a le sens des accroches et sait se taire pour laisser la guitare parler. Ceux qui rejettent le discours peuvent adhérer à la musique et vice versa. C’est peut-être en cela que réside la réussite principale d’Ennemis : réaliser à son échelle ce qu’il voudrait pour la société entière. »

A lire : chroniqueinterview de Kemar, Shanka & Popy.

#27 – WHEEL – RESIDENT HUMAN

« Les traits communs de Wheel avec Tool ne doivent pas être perçus comme une entrave. Ils ne sont finalement qu’une influence affirmée sans être excessive. Wheel démontre un réel talent pour le riffing ampoulé et les mélodies poignantes. Il les distille en s’encombrant parfois d’artifices, bien plus puissant lorsqu’il est presque nu. »

A lire : chroniqueinterview de James Lascelles.

#26 – BETWEEN THE BURIED AND ME – COLORS II

« Il faut impérativement dépasser l’impression de fouillis et la confusion des changements d’humeur du groupe, avant d’en déceler la beauté des passages qui profitent de cette foule de mouvements environnants. Colors II a une palette aussi complexe que l’humain lui-même et garde à l’esprit que la musique doit résonner chez autrui. »

A lire : chroniqueinterview de Tommy Rogers.

#25 – JOURS PÂLES – ÉCLOSION

« Spellbound a ici autant cherché un refuge où consigner ses tourments et ses maux qu’une liberté de composition et d’expression totale. Jours Pâles n’embrasse pas uniquement une stylistique extrême, tout comme il ne se résume pas à être exclusivement sombre et mélancolique. C’est une œuvre complexe, quoique musicalement fluide et protéiforme. »

A lire : interview de Spellbound.

#24 – ALTESIA – EMBRYO

« Altesia propose une musique débridée, sans limites, jonglant habilement avec les styles, un parfait équilibre entre technique et émotion, là où d’autres formations plus connues oublient parfois que ce genre n’est pas uniquement constitué de démonstration technique. »

A lire : interview de Clément Darrieu & Hugo Bernart.

#23 – SWALLOW THE SUN – MOONFLOWERS

« Chaque instant de Moonflowers est le reflet d’un désir désespéré de ne pas laisser l’abîme tout envahir. Il cache une puissance latente derrière sa dialectique de la vacuité : la croyance écorchée que la colère et la souffrance sont les seuls remparts capables de soutenir une flamme de vie. »

A lire : chroniqueinterview de Mikko Kotamäki.

#22 – DVNE – ETEMEN ÆNKA

« Dvne offre ici une œuvre qu’on pourrait aisément comparer aux meilleurs opus de The Ocean ou Isis, tout en délivrant son art propre qui pourra pour sûr le placer dans les incontournables du genre. »

A lire : News avec l’album en écoute.

#21 – CRYPTOSIS – BIONIC SWARM

« Bionic Swarm n’est ni plus ni moins qu’un ‘début fracassant’, une entrée en scène aussi maîtrisée qu’affirmée par Cryptosis qui semble avoir dompté tous les registres de la musique extrême. En résulte un album fastueux, sans cesse mouvant et aussi athlétique que magnétique. Cryptosis a eu raison de tuer pour naître »

A lire : chroniqueinterview de Frank te Riet & Laurens Houvast.

#20 – TOMAHAWK – TONIC IMMOBILITY

« Tomahawk pourrait s’absenter aussi longtemps qu’il le souhaite, il provoquerait toujours le même malaise mêlé à de la satisfaction lors de son retour. Tonic Immobility vient notamment rappeler que la malice de Tomahawk n’est jamais gratuite : elle est garante de la consistance de sa musique, gage de relief pour ses moments les plus vibrants. »

A lire : chronique.

#19 – AT THE GATES – THE NIGHTMARE OF BEING

« Impossible de concevoir l’opus sans une maîtrise d’orfèvre de ses rudiments death, tout comme il est impossible de les faire rencontrer un nouvel univers sans une inspiration hors du commun et ce goût pour l’éclectisme. The Nightmare Of Being est une nouvelle preuve que l’ouverture est l’un des traits d’une grande œuvre. »

A lire : chroniqueinterview de Tomas Lindberg & Jonas Björler.

#18 – PERTURBATOR – LUSTFUL SACRAMENTS

« On pourrait mettre en avant l’extrême homogénéité de Lustful Sacraments, c’est pourtant le gage de réussite d’une œuvre qui cherche l’immersion plutôt que la délectation ponctuelle. Lustful Sacraments puise dans le goth-rock et le post-punk sans mettre ces genres sur un piédestal. Ils s’incorporent dans un monde aussi attirant qu’hostile. »

A lire : chroniqueinterview de James Kent.

#17 – THE DEAD DAISIES – HOLY GROUND

« The Dead Daisies est désormais un quatuor et il n’a peut-être jamais été aussi fringant. Glenn Hugues honore son statut de légende du rock et permet d’insuffler une dynamique omniprésente à toutes les compositions. Rien ne se refuse, Holy Ground suit ses préceptes et sanctifie le rock en tant que genre. »

A lire : chroniqueinterview de Doug Aldrich.

#16 – GRORR – DDULDEN’S LAST FLIGHT

« Ddulden’s Last Flight est une œuvre captivante qui nous entraîne sans jamais nous lâcher, quitte à nous guider par la main. Il faut la revivre pour en apprécier pleinement les moments paroxystiques, parfois camouflés par la volonté maniaque de respecter une cohérence narrative et de ne pas tomber dans le contraste facile. Grorr a bel et bien réalisé son album d’aventures. »

A lire : chroniqueinterview de Yoann Estingoy & Sylvain Kansara.

#15 – MOONSPELL – HERMITAGE

« Hermitage est (encore une fois) une facette différente de Moonspell, le témoignage le plus vibrant quant à ses influences seventies. Il se laisse à la merci de l’auditeur, qui devra abandonner un temps et en partie ce qu’il connaît du groupe pour lui prêter une attention renouvelée. Dès lors, il offre une réelle garantie d’évasion. »

A lire : chroniqueinterview de Fernando Ribeiro.

#14 – HELLOWEEN – HELLOWEEN

« La longévité d’Helloween est due à son intelligence. Il en fait à nouveau l’exercice en réintégrant deux membres iconiques qui complètent l’essence de ce qu’est Helloween aujourd’hui : un groupe de heavy à l’aura titanesque qui ne s’est jamais emprisonné et qui embrasse tous les talents qui le composent pour donner le meilleur de lui-même. »

A lire : chroniqueinterview de Michael Weikathinterview de Michael Kiskeinterview de Andi Deris.

#13 – ARCHSPIRE – BLEED THE FUTURE

« Archspire s’est à la fois dépassé et a amorcé un processus de réflexion vital. Celui-là même qui l’empêchera de se parodier à terme, en faisant du songwriting et de la dynamique la raison d’être de sa musique, là où la vitesse et la dextérité ne sont plus facteurs d’éloquence. Archspire prend conscience qu’il doit justement rester humain pour toucher. »

A lire : chroniqueinterview de Dean Lamb.

#12 – DECLINE OF THE I – JOHANNES

« Il y a quelques albums, A.K. proposait une alternative, ‘Deus Sive Musica’, Dieu ou la musique. De toute évidence, il a choisi son camp, et une fois de plus, Decline Of The I prouve que le black metal, sans doute grâce à son intensité et à sa puissance émotionnelle, est la forme privilégiée pour exprimer tous les déchirements existentiels. »

A lire : chroniqueinterview d’A.K..

#11 – LIQUID TENSION EXPERIMENT – LTE 3

« Un assemblage de compositions impétueuses et passionnées exécuté par des musiciens trop heureux de laisser libre cours à leur extraordinaire faculté musicale. Un parcours orgasmique pour l’auditeur, aussi impromptu que réjouissant. Au jeu du puzzle musical, Liquid Tension Experiment transforme vite l’exaspération ou la circonspection en pur plaisir. »

A lire : chroniqueinterview de Tony Levin.

#10 – DEE SNIDER – LEAVE A SCAR

« Leave A Scar est un exemple. Il démontre ce que doit entreprendre un artiste pour continuer d’exister après une œuvre pharaonique qui a construit toute sa carrière. Leave A Scar se détache du précédent opus par ses éléments heavy plus prononcés mais respecte toute l’intensité qui s’en dégageait. Il va même au-delà. Dee Snider semble tenir son après-Twisted Sister. »

A lire : chroniqueinterview de Dee Snider.

#9 – WOLVES IN THE THRONE ROOM – PRIMORDIAL ARCANA

« Primordial Arcana se présente comme la voix des bois et des montagnes, la musique n’étant que leur caisse de résonance. Entre sentiment d’isolement et de solitude et célébration du lien et de la communauté, physicalité et spiritualité, angoisse et émerveillement, ce septième album tout en nuances est une bouffée d’air frais. »

A lire : chroniqueinterview de Aaron Weaver.

#8 – CONVERGE – BLOODMOON: I

« Bloodmoon: I est ambitieux et roboratif, mais jamais écœurant. Les meilleures collaborations sont celles où le tout est meilleur que la somme de ses parties : c’est bien le cas avec cet album qui a de quoi ravir les fans respectifs des musiciens impliqués, mais aussi bien d’autres amateurs d’univers maussades et hantés. »

A lire : chronique.

#7 – SOEN – IMPERIAL

« L’émotion avant l’intellect (et toujours l’excellence) dans le premier rapport à sa musique : c’est peut-être le choix que Soen a fait depuis toujours et qui se réalise finalement avec Imperial. Et si l’on creuse en profondeur, on constate que les deux n’ont rien d’antagoniste. »

A lire : chroniqueinterview de Martin Lopez.

#6 – AMENRA – DE DOORN

« De Doorn est un rituel de transmutation de la douleur en beauté, de la solitude en communauté, de l’instant en éternité, de la mort en renaissance. Il célèbre les beautés déchirantes de l’impermanence avec une sincérité et une intensité émotionnelle rarement déployées. »

A lire : chroniqueinterview de Colin H. Van Eeckhout.

#5 – RIVERS OF NIHIL – THE WORK

« Avec The Work, le groupe s’affranchit encore davantage des carcans stylistiques du genre dans lequel il évolue, sans pour autant plonger dans l’avant-garde ou l’exubérance. Etant donné la douceur léthargique de certains riffs et le chaos ambiant qui est instauré, l’auditeur n’a pas d’autre choix que d’être saisi par l’envergure musicale de l’album et de plonger infiniment dans son trou béant. »

A lire : chronique.

#4 – LEPROUS – APHELION

« Ce que Leprous a réalisé, c’est un exercice de maîtrise. Celle de sa formule qui devient capable de ciseler des morceaux indépendants, variés, mouvants et ô combien fluides. Aphelion prend des allures d’enchaînement de singles que l’auditeur peine à prendre en défaut. Si on refuse d’y adhérer, il mérite au moins d’être éprouvé. Aphelion est de cette trempe. »

A lire : chroniqueinterview de Einar Solberg.

#3 – GOJIRA – FORTITUDE

« Fortitude n’a aucun point faible apparent, puisant dans la beauté poignante de Magma et la bestialité des œuvres précédentes. Il met en lumière les raisons du succès de Gojira aujourd’hui : une élégance dans l’écriture capable de mysticisme comme d’instants véritablement hymniques et surtout ce plaisir presque juvénile d’être une entité rock avant tout. »

A lire : chroniqueinterview de Joe & Mario Duplantier.

#2 – THE RUINS OF BEVERAST – THE THULE GRIMOIRES

« Difficile de ne pas saluer l’ambition et la créativité débordantes d’un Alexander von Meilenwald passé maître dans l’art de retranscrire musicalement ses visions. Technique, méticuleux, The Thule Grimoires donne aux extrémités les plus froides de la musique actuelle des dimensions mythiques. »

A lire : chroniqueinterview de Alexander von Meilenwald.

#1 – MASTODON – HUSHED AND GRIM

« Hushed And Grim est aussi opulent qu’on pourrait l’imaginer. Mastodon est un générateur de dynamique, de soli mémorables parfaitement incarnés au placement adéquat et de riffs singuliers que lui seul peut produire. Il peut même désormais se targuer de briller vocalement en démontrant une alchimie entre les chanteurs jamais atteinte auparavant dans la discographie du groupe. »

A lire : chroniqueinterview de Brann Dailor.

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  • U.D.O aurait 100 fois merité d etre dans ce top 50 , mais bon…. je dois etre trop vieux

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  • Ok avec certains albums et pas avec d’autres, mais c’est un peu le principe de toute liste. Des manques selon moi avec notamment Kanonenfieber, Dödsrit, Aukels, Cult of Luna… Mais comme chaque année, des albums à découvrir et ça c’est cool.

    [Reply]

    Je me suis posé la question pour Cult of Luna, mais c’est un EP donc bon. Ça compte ptêt pas.

    Guillaume

    Il y a quand même près de 40 minutes de musique. Mais ouais, c’est peut-être un critère éliminatoire (?)

  • #çamanquedindus

    [Reply]

  • * Mare Cognitum
    …Comme quoi il faut vraiment que je découvre, ahah

    [Reply]

  • J’approuve la 1ère place de Mastodon. C’est même une agréable surprise tant d’autres mériteraient une place de n°1 à la fois par leur talent et une petite volonté de promotion – dont Mastodon n’a plus vraiment besoin. Sans être n°1, trouver un groupe dans ce classement incite à le découvrir si ce n’est déjà fait ; c’est évidemment un de ses intérêts.
    Certainement que l’aspect transverse de Mastodon maintenant allie en partie des amateurs de rock prog. jusqu’au métal extrême, d’où son classement.
    Sans chercher à convaincre à tout prix ceux qui n’accrochent pas, je trouve que la qualité d’un album de Mastodon se découvre au fil des écoutes. Pour moi la 1ère de Hused & Grim ne fût pas transcendante, mais à partir de la 10ème écoute, certes plus attentive, se révèlent les subtilités et la profondeur des compositions ; tout l’inverse d’un « tube » accrocheur (à la U.D.O. par exemple / j’aime bien aussi mais de là à prendre une place dans ce classement, …bon, hum…).
    Excellente place pour Rivers of Nihil, très mérité aussi à mon avis, ainsi que DVNE et la belle découverte de Grorr.
    Sinon j’aurais bien vu « Noktvrn » de Der Weg Einer Freiheit, mais, pas grave, j’irais découvrir le Mare Incognitum que je ne connais pas encore.

    [Reply]

  • ça fait plusieurs années que je tente Mastodon. Rien à faire , je n’accroche pas malgré les indéniables qualités des musiciens et des chanteurs. Mais l’alchiimie n’opère pas .
    Pas de CROWN ni de Times of Grace dans le top 10. dommage.

    [Reply]

  • Une liste qui prouve une nouvelle fois selon mon humble avis la qualité plus que moyenne des sorties COVID
    Effectivement Maiden et Helloween ont proposé des albums de haute volée mais les mettre à ces positionnements si loin dans la liste, c’est reconnaitre qu’en fait RM les prend avec des pincettes, avec une distance de bon aloi.
    Le Moonspell est décevant montrant que le groupe est en panne sur ces deux dernières productions
    Il y a un engouement de la critique sur le dernier Mastodon. Incompréhensible pour moi. Quant à Leprous …
    Dommage que RM veuille privilégier à tout prix le « métal moderne » et d’avant garde.Il faut mettre en avant la nouvelle génération, c’est tout à fait honorable mais il ne faudrait pas faire passer des vessies pour des lanternes.

    [Reply]

    Spaceman

    Tu surinterprète notre démarche. Il n’y a aucune arrière-pensée derrière ce classement 🙂

    Django

    Au temps pour moi.
    De toutes façons, depuis que vous m’avez fait découvrir My Sleeping Karma vous avez un totem d’immunité à vie

  • Un classement toujours subjectif, cependant je déplore l’absence de Dream theater, de Night Ranger et de Eclipse ! J’aurais fait l’impasse sur Wilson, aurait été moins généreux avec Helloween, aurait mieux classé Kotzen/Smith et aurait évité un « Ruines of beverast »totalement underground (que celui qui connait lève la main !)sur le podium… à part ça, bonne et heureuse année à tous !!

    [Reply]

    Django

    Eclipse, effectivement une nouvelle fois un très bon album.
    J’aurais ajouté Blaze Bayley et Udo qui sortent enfin d’une période très longue de médiocrité avec deux belles réalisations.

    Entièrement d’accord avec ta remarque sur l’underground.

    Spaceman

    « J’aurait évité un « Ruines of beverast »totalement underground (que celui qui connait lève la main !)sur le podium »

    Donc les groupes « underground » ne devraient pas avoir le droit au haut du classement simplement parce qu’ils sont underground, peu importe la qualité et la force de leur album ? Seuls les groupes « connus » devraient avoir ce privilège ? Etrange comme manière de penser, mais pourquoi pas 🙂

    Belle année à toi aussi et à tous les lecteurs !

    Dypso

    Je lève la main !

    Pat du 12

    @dypso et spaceman
    Évidemment tous les groupes peuvent figurer dans ce classement : le podium ne devrait il pas refléter des artistes qui font l’unanimité ? Je doute fort,avec tout le respect qui leur est dû, qu’une majorité d’auditeurs de RM connaissent Ruines of beverast ! Après, comme je l’ai dit en préambule, c’est tout à fait subjectif !

    Euh côté auditeurs de PFA non seulement on connaît bien Ruins of Beverast mais en plus on avait déjà plébiscité le précédent (j’ai même saoulé les gens à son sujet sur mon site en janvier 2018, mais je ne foutrai pas de lien sinon RM accuse mon commentaire d’être du spam). Je ne qualifierais même pas ce projet d’underground : il poppe très vite quand on parle de black atmo et compagnie xD et les principaux albums dépassent les mille notes sur RateYourMusic. Pis ils en ont fait une chronique et même une interview sur ce site ; c’est loin d’être le cas de tous les éléments du top.

    Et dans la mesure où un des buts de ce top est (je crois) de faire découvrir des trucs qu’on aurait pu avoir zappés… Genre un coup ils ont foutu très haut l’obscure collaboration de Déhà « Thoughtscanning » (de « We All Die (Laughing) ») et je les en remercie. 😛

    Et pis déjà qu’ils se grattent la tête pendant whatmille ans pour sortir un classement, si en plus on leur demande de trouver des trucs « faisant l’unanimité », ils vont décéder, les pauvres.

    Pat du 12

    @alice
    Subjectif donc, chacun son podium et ses »groupes », pas de soucis, mais quand même, zapper Dream theater, c’est ballot !

  • Moribon le hamster sans dent dit :

    J’ai facilement ajouté 60-70 albums de 2021 à ma discographie.
    Difficile pour moi d’établir un classement, mais si je ne dois en retenir qu’un seul (qui n’a été ni chroniqué ni annoncé sur RM qui plus est), ce serait REVIVE de NEMOPHILA.
    Je ne dirais pas que j’ai pris une claque dans la tronche, mais plutôt que j’ai été tabassé à coups de batte de baseball.
    Et, de manière générale, je découvre avec énormément d’enthousiasme la scène rock-metal japonaise qui contient une myriade de pépites pour mes oreilles.

    [Reply]

  • Pour la permière fois , je n’ai que 10 albums dans mon classment donc pas de choix à faire. Jusqu’ici, j’en avais le double minimum chaque année.Les goûts évoluant au fil des années et les productions extrêmes sonnent de moins en moins agréablement aux oreilles, question de génération sans doute. Ma quête de vinyls orginaux des dinosaures Hard Rock de la fin des 70’s et début 80’s depuis ces 3 ou 4 dernière années n’y est certainement pas non plus étranger. J’ai donc élargi le spectre de recherche pour de nouvelles sensations.
    Dans un ordre de préférence :

    1. The Dead Daisies- Holy Ground
    2. Times of Grace – SOngs of Loss and Separation
    3. Evergrey – Escape of The Phoemix
    4. Soen – Imperial
    5. CROWN – The End of Everything
    6. Billy F.Gibbons – Hardware
    7. Sarke – Allsighr
    8. Robert Plant and Alison Krauss – Raise the Roof
    9. Sarke – Allsighr
    10. Silver Lake by Esa Holopainen

    bonne année !

    [Reply]

    Le 7 et le 9 sont le même ? 🤔

    Pat

    My bad, ça m’apprendra à ne pas me relire sérieusement ! donc j’arrive bien à 9 . Cela étant, ce dernier album de Sarke tient encore ses promesses ,même sans voix féminine pour cette fois .:-)

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