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Radio Metal   

Top 50 2022 : l’année de l’invasion


Après deux années de disette en matière de concerts, 2022 aura été une année d’abondance, largement symbolisée en France par ce double Hellfest qui restera assurément dans les annales des festivals. Ces derniers mois ont été particulièrement marqués par le nombre de tournées parcourant le globe. La concurrence a été rude, entre les reports et les nouvelles tournées, avec évidemment des gagnants et des perdants.

L’autre effet pervers de l’après-pandémie est que pendant deux ans, les artistes n’ont rien eu d’autre à faire que de composer et d’enregistrer, enchaînant les albums plus rapidement ou s’adonnant à des projets solos ou parallèles. Résultat : on n’aura jamais vu autant d’albums sortir en une année, et notamment sur la période critique – car toujours la plus chargée – de septembre-octobre-novembre. Pour parler franchement, le rythme a été parfois difficile à suivre pour nous en tant que média, et nous supposons donc aussi pour vous, lecteurs, en tant que fans. La tâche du Top 50 s’est donc avérée d’autant plus ardue, mais comme chaque année, nous avons relevé le défi !

La sélection et son classement feront encore et toujours débat, mais c’est surtout l’occasion de découvertes ou redécouvertes que, on l’espère, vous prendrez le temps d’éplucher. N’hésitez pas à partager en commentaires vos propres classements et coups de cœur.

Note : Retrouvez les dix premiers tout au long de la journée de dimanche, heure par heure, à partir de 10h sur cette page et sur Facebook.

#50 – BIRDS IN ROW – GRIS KLEIN

« La haine et la tristesse n’ont jamais été aussi bien exprimées qu’à travers Birds In Row. Et Gris Klein continue sur cette lancée et ne déçoit jamais. À chaque sortie, le trio s’installe encore plus dans la scène comme un immanquable et dans le cœur des fans. »

A lire : News avec chansons en écoute.

#49 – A-Z – A-Z

« A-Z (à prononcer A thru Z), fondé par l’ex-Fates Warning et batteur fin et créatif Mark Zonder, touche les gens avec des titres rock et metal accessibles, accrocheurs, tubesques même, sans pour autant donner dans la simplicité et rogner sur la créativité du jeu, à la manière des Toto, Rush, Kansas ou le Yes de 90125. »

A lire : interview de Mark Zonder.

#48 – MESHUGGAH – IMMUTABLE

« Immutable est l’œuvre d’un des groupes les plus puissants de la scène, tant pour l’arsenal déployé que pour ce qu’il évoque. Meshuggah dessine avec Immutable une violence sublime qui ne nécessite pas de tout de comprendre pour adhérer. Derrière la froideur mécanique de Meshuggah se cache en réalité une véritable expression humaine fascinante. »

A lire : chroniqueinterview de Tomas Haake.

#47 – GHOST – IMPERA

« Impera entérine ce que Ghost est aujourd’hui : un groupe phare du rock, expert du grand spectacle. La nouvelle esthétique et les évolutions d’orientation musicale inaugurées par Impera ne déroutent aucunement : elles sont une prolongation naturelle du travail de Ghost avec ce qu’il faut pour nous garder à ses côtés. »

A lire : chroniqueinterview de Tobias Forge 1interview de Tobias Forge 2.

#46 – LAMB OF GOD – OMENS

« Omens sonne juste à chaque fois. Comme si Lamb Of God avait réussi à vraiment communiquer sa rage et son plaisir de se servir du riff comme catharsis ultime. Le moindre coup de médiator est galvanisant, le moindre cri électrisant. Le même poing que d’habitude avec des phalanges qui cette fois impriment. »

A lire : chroniqueinterview de Randy Blythe.

#45 – CANDLEMASS – SWEET EVIL SUN

« Le groupe se fait passeur, et établit des ponts entre un certain âge d’or du metal, l’ancienne école que vantent les musiciens, et ses plus jeunes fans. Loin de montrer des signes de fatigue, plus unis que jamais, les Suédois prouvent avec une conviction et une expertise renforcées au fil des années qu’ils sont les dignes héritiers des grands noms qui les inspirent, de Black Sabbath à Queen, en passant par Judas Priest et Uriah Heep. »

A lire : chroniqueinterview de Leif Edling & Johan Längqvist.

#44 – SHAPE OF DESPAIR – RETURN TO THE VOID

« Shape Of Despair rend fertiles les champs de la désolation et fait paradoxalement surgir du néant de puissantes vagues d’émotions. La formation prouve avec ce retour très réussi sa capacité à atteindre les strates les plus intimes de l’âme, ces confins troubles où tristesse et espoir se mêlent de façon indistincte. »

A lire : chronique.

#43 – ARENA – THE THEORY OF MOLECULAR INHERITANCE

« Avec The Theory Of Molecular Inheritance, Arena reste fidèle à un rock néo-progressif, genre dont il est l’une des figures de proue depuis presque trente ans. Pas de réelle surprise mais de la grande qualité, sublimée par l’arrivée de l’expérimenté Damian Wilson (ex-Threshold, Star One…) au chant. »

A lire : News avec chanson en écoute.

#42 – CAVE IN – HEAVY PENDULUM

« Même s’il est difficile à cerner malgré de nombreuses écoutes, le fil rouge qui semble tracé sur cet opus tend à ressembler à celui d’un vaste voyage desert rock où les effets variés et les psychotropes paraissent se mélanger dans un disque kaléidoscopique. Un road trip qui ne laissera personne indemne. »

A lire : interview de Stephen Brodsky & John-Robert Conners.

#41 – KREATOR – HATE ÜBER ALLES

« Il y a toujours un amour inaliénable pour le thrash athlétique mais qui ne souffre pas d’une approche monolithique. Kreator a saisi l’absurdité de se perdre dans une prestation qui n’aurait de valeur que par son intransigeance. Il redouble d’efforts pour proposer des accroches et prouver sa capacité à rassembler. »

A lire : chroniqueinterview de Mille Petrozza.

#40 – KORN – REQUIEM

« Requiem marque le retour d’un Korn à l’ancienne qui, paradoxalement, a réussi cette fois à conserver une forme de fraîcheur et a gagné en subtilité. Un rappel que la gloire et le succès ne sont pas uniquement des constructions marketing. »

A lire : chroniqueinterview de Jonathan Davis & James « Munky » Shaffer.

#39 – THE HALO EFFECT – DAYS OF THE LOST

« The Halo Effect ne présente rien de plus que ce que ses musiciens ont déjà pu proposer. Pourtant, impossible de nier la réussite de Days Of The Lost, un album frais et authentique. Il séduit par son agilité mélodique et sa latitude spontanée. Il doit s’accueillir avec la même attitude qui l’a vu naître : sans attente et sans carcan. Le plaisir d’écoute, déjà remarquable, n’en est alors que plus éclatant. »

A lire : chroniqueinterview de Mikael Stanne & Niclas Engelin.

#38 – HALESTORM – BACK FROM THE DEAD

« Halestorm propose un concentré de ce qui a garanti sa réussite. Back From The Dead a la puissance et l’attrait des grands clichés du rock US avec l’emballage parfait. Son empreinte est immédiate. Le blockbuster musical en somme. »

A lire : chroniqueinterview de Lzzy Hale.

#37 – NEGATIVE PLANE – THE PACT…

« Après plus de dix ans de silence, Negative Plane s’offre un retour en grande pompe avec The Pact… Ambitieux tant dans le fond – une narration foisonnante – que dans la forme – sept longs titres pour près d’une heure de musique –, l’album puise dans ce que les années 1980 ont fait de plus sombre sa tonalité musicale et son ambiance occulte. »

A lire : News avec l’album en écoute.

#36 – JOE SATRIANI – THE ELEPHANTS OF MARS

« The Elephants Of Mars illustre parfaitement ce que Joe Satriani prône aujourd’hui : la guitare instrumentale doit se subordonner à la composition pour ne pas tomber dans les travers du sensationnalisme. Surtout, il privilégie de faire étalage de sa culture musicale en ne s’imposant aucune barrière. En résulte un album d’un guitar hero qui se met en avant parce qu’il n’en fait justement jamais un objectif à part entière. »

A lire : chroniqueinterview de Joe Satriani.

#35 – CRONE – GOTTA LIGHT?

« Phil Jonas affirme avec Crone, combinaison de rock gothique, de rock/metal alternatif, de hard rock et de rock progressif, une identité musicale hybride et inédite. Quel que soit son véhicule musical, son écriture a toujours eu pour objectif d’élaborer des ambiances marquantes et de transmettre des émotions, aussi négatives soient-elles. Gotta Light? en témoigne avec brio. »

A lire : chronique.

#34 – BLUT AUS NORD – DISHARMONIUM – UNDREAMABLE ABYSSES

« Disharmonium – Undreamable Abysses conserve la dimension quasi narrative d’Hallucinogen et immerge dans les ténèbres sans qu’on s’y perde pour de bon. Si elles sont menaçantes, les ambiances créées par le groupe ont aussi un charme irrésistible, entre drones narcotiques, horreurs fascinantes et splendeurs inhumaines. »

A lire : chronique.

#33 – SKID ROW – THE GANG’S ALL HERE

« The Gang’s All Here présente Skid Row sous l’un de ses meilleurs auspices, comme si le groupe avait réalisé une cure de jouvence. Il a renoué avec un hard/sleaze rock chiadé et se repose sur ses principaux atouts, ceux-là mêmes qui ont poussé les fans de la première heure à le porter aux nues. Un quasi-reset extrêmement judicieux. »

A lire : chroniqueinterview de Rachel Bolan.

#32 – QUEENSRŸCHE – DIGITAL NOISE ALLIANCE

« Digital Noise Alliance est la vitrine parfaite pour ceux qui veulent se plonger dans l’univers du groupe : il balaie toutes les époques (les meilleures en tout cas…) sans les parodier et respecte la posture d’excellence dans le songwriting de la formation. Queensrÿche n’a du passé que sa palette sonore et certains accents. Le reste a traversé les années sans s’affadir. »

A lire : chroniqueinterview de Todd La Torre.

#31 – MARILLION – AN HOUR BEFORE IT’S DARK

« Un album qui déploie, à partir d’un regard sans naïveté et donc plutôt sombre porté sur le monde, d’infinies nuances de couleurs. Certes plutôt up tempo et lumineux, An Hour Before It’s Dark n’est ni léger ni joyeux : il est de ces œuvres qui offrent la lumière dans un écrin noir, l’espoir ne ressortant jamais mieux que sur un fond de tristesse. »

A lire : chroniqueinterview de Steve Rothery.

#30 – SEPTICFLESH – MODERN PRIMITIVE

« Modern Primitive est le visage d’un Septicflesh qui a pris conscience de son potentiel accrocheur et de sa puissance spectaculaire, appuyé par sa science du contraste exacerbée. Tout est plus fluide, plus dynamique, plus accessible. Aucune révolution, mais une amélioration constante à tous les niveaux. »

A lire : chroniqueinterview de Sotiris Vayenas.

#29 – MACHINE HEAD – OF KINGDOM AND CROWN

« Of Kingdom And Crown est un rappel. Celui que Machine Head est toujours une machine de guerre et un groupe phare de la scène, et surtout qu’il est toujours capable d’écrire une musique pertinente quand il décide de se concentrer sur ses forces. Cet album fait partie des grands crus de la discographie du groupe, justement parce qu’il a pris le temps d’étudier cette dernière sans se disperser. »

A lire : chroniqueinterview de Robb Flynn.

#28 – RAMMSTEIN – ZEIT

« Avec des membres qui ont tous passé la cinquantaine, le temps qui passe s’impose comme thématique d’ensemble, que ce soit sur un ton comique ou plus grave, souvent doux-amer. Rammstein explore ici sa dimension la plus adulte, relativement sobre et consensuelle, plus mélancolique que survoltée. »

A lire : chronique.

#27 – WHITE WARD – FALSE LIGHT

« Quelques nouvelles couleurs jaillissent des longues nuits dépeintes par les précédents albums, au risque de laisser les monomaniaques du néo-noir sur le palier. Que l’on se rassure toutefois : False Light a de la noirceur à revendre. Les ajouts et le professionnalisme grandissant rendent cette œuvre roborative. »

A lire : chronique.

#26 – WIEGEDOOD – THERE’S ALWAYS BLOOD AT THE END OF THE ROAD

« Une descente infernale, viscérale et obsédante. Une série de vagues sonores qu’on aborde avec un plaisir perturbant avant de se laisser emporter par ses avalanches de riffs et de percussions à la profondeur sidérante et à la misanthropie sidérale : une expérience de musique extrême pour les plus téméraires ! »

A lire : News avec chansons en écoute.

#25 – MY SLEEPING KARMA – ATMA

« Atma reprend suffisamment l’existant pour appâter son auditoire, et y applique quelques particularités stylistiques pour en faire quelque chose de, sinon complètement nouveau, au moins intéressant. Même si, aux yeux du groupe, Atma est son œuvre la plus sombre à ce jour, inspirée et marquée par ‘la mort, la peur et la maladie’, elle délivre une quantité non négligeable de beauté et d’espoir. »

A lire : chroniqueinterview de Matthias Vandeven.

#24 – MESSA – CLOSE

« Pour leur troisième album, les Italiens de Messa puisent leur inspiration tout au long du pourtour de la mer Méditerranée. Riche et nuancé, leur doom volontiers progressif propose un voyage fantasmé, tant vers de nouveaux horizons qu’au long de paysages intérieurs, porté par la voix tantôt fragile, tantôt puissante de leur chanteuse. »

A lire : interview de Marco Zanin & Alberto Piccolo.

#23 – DEATHSPELL OMEGA – THE LONG DEFEAT

« Ruban de Möbius musical, The Long Defeat semble prévisible quand il est chaotique et désarçonne quand il est plus conventionnel, retourne son discours jusqu’à l’anéantir, ne se fait d’illusion sur rien mais avance malgré tout. Il prouve en tout cas que Deathspell Omega n’a épuisé ni son ingéniosité ni sa malice, et encore moins son inspiration. Une gageure après plus de vingt ans d’une carrière si bien remplie. »

A lire : chronique.

#22 – AVATARIUM – DEATH, WHERE IS YOUR STING

« S’il s’est toujours distingué par une identité musicale assez personnelle, le groupe se libère de plus en plus d’attaches stylistiques marquées et ose une expression singulière entièrement au service de l’objectif que Marcus Jidell s’était fixé dès les débuts d’Avatarium : produire une musique qui soit lourde, sombre et poétique. »

A lire : chroniqueinterview de Jennie-Ann Smith.

#21 – FINAL LIGHT – FINAL LIGHT

« La somme de ces deux artistes (James Kent alias Perturbator et Johannes Persson de Cult Of Luna) semble immédiatement naturelle, comme si cette collaboration était inéluctable et n’attendait que d’être exhumée. Mais peut-être serait-il sain d’abandonner l’idée de mettre des étiquettes stylistiques sur cet album. Final Light a créé Final Light – tenons-nous-en à cela. »

A lire : chroniqueinterview de James Kent & Johannes Persson.

#20 – LOST SOCIETY – IF THE SKY CAME DOWN

« If The Sky Came Down laissera nécessairement des auditeurs en chemin pour en gagner de nouveaux. Lost Society a déjà proposé son thrash et sa musique suit ses états d’âme. On peut aisément invoquer l’’argument commercial’ sans nécessairement avoir tort. Cependant, si on s’exécute, il faut reconnaître une chose : Lost Society le fait bien mieux que pléthore d’autres ‘grands noms’ de la scène. »

A lire : chroniqueinterview de Samy Elbanna.

#19 – STRIGOI – VISCERA

« ‘Viscera’ : rarement un titre aura semblé si approprié à un album tant celui-ci sonne comme une émanation directe d’entrailles tordues d’angoisse. Chaque morceau est un fragment de tripes craché, tout empesé de bile, à la face du monde. Nulle lumière ne filtre, nul espoir n’est permis. »

A lire : chroniqueinterview de Gregor Mackintosh.

#18 – VOIVOD – SYNCHRO ANARCHY

« Rugueux, à la fois direct et labyrinthique, et même un peu siphonné. Synchro Anarchy est surtout un pur produit estampillé Voivod. Une expérience hors du temps et peut-être même de l’espace, où les événements défient les lois élémentaires et ne se déroulent jamais tout à fait comme on les prévoit. »

A lire : chroniqueinterview de Daniel « Chewy » Mongrain & Dominic « Rocky » Larocheinterview de Michel « Away » Langevin.

#17 – MALEMORT – CHÂTEAU-CHIMÈRES

« Force est de constater que Malemort a monté d’un cran tous les curseurs : il s’est attelé à l’écriture d’un ambitieux album concept. Il a réussi à se renouveler tout en gardant son style inimitable et, surtout, il nous propose des chansons toujours aussi jouissives qui restent longtemps en tête. »

A lire : interview de Xavier Malemort.

#16 – DEVIN TOWNSEND – LIGHTWORK

« Devin reste certes Devin, mais ceux qui trouvaient les pilules habituelles difficiles à avaler seront peut-être surpris par la fluidité avec laquelle ces compositions plus circonscrites peuvent être assimilées. Lightwork est d’autant plus réjouissant que les étincelles de génie n’ont nullement été étouffées : sous son emballage innocent, l’album offre son lot de surprises. »

A lire : chroniqueinterview de Devin Townsend.

#15 – WATAIN – THE AGONY & ECSTASY OF

« L’album porte bien son titre : en près de cinquante minutes, il retrace et redéfinit les limites de l’entité qu’est Watain. Le groupe digère et mythifie sa propre histoire comme celle de ses prédécesseurs revendiqués – Bathory et Dissection : si Trident Wolf Eclipse était une œuvre de destruction, The Agony & Ecstasy Of Watain édifie quant à lui son propre mémorial. »

A lire : chroniqueinterview de Erik Danielsson.

#14 – BLIND GUARDIAN – THE GOD MACHINE

« The God Machine est un nouveau chapitre parfaitement maîtrisé, qui revendique à la fois davantage de fougue et d’équilibre et qui saura, parce qu’il sait si justement composer avec la génétique du groupe, convaincre aussi bien les fans de la première heure que les auditeurs plus récents : rares sont les groupes qui peuvent se targuer d’un tel fait d’armes, preuve de l’autorité indiscutable de Blind Guardian au sein du power metal. »

A lire : chroniqueinterview de Hansi Kürsch, André Olbrich & Marcus Siepen.

#13 – ABSENT IN BODY – PLAGUE GOD

« Plague God est hybride ; l’inconfort et l’ambiguïté y dominent, ce qui lui donne un charme redoutable et particulièrement inquiétant. Évocateur, maîtrisé, glaçant par ce qu’il achève, il ne propose pas de solution à la fragile équation humanité-bestialité-divinité-machine, le déséquilibre étant manifestement trop avancé, mais montre la beauté qu’il y a à continuer de la chercher. »

A lire : chroniqueinterview de Mathieu J. Vandekerckhove & Colin H. Van Eeckhout.

#12 – ZEAL & ARDOR – ZEAL & ARDOR

« Zeal & Ardor s’élève pour de bon au-dessus de son gimmick initial : iconoclaste, à rebours de l’esprit de chapelle et diablement talentueux, Manuel Gagneux rend l’aspiration à l’émancipation du blues comme du black metal dangereusement accrocheuse. »

A lire : chronique.

#11 – LONG DISTANCE CALLING – ERASER

« Les Allemands livrent un album passionnant du début à la fin, dont les écoutes successives, loin de l’épuiser, en révèlent de nouveaux aspects. Plus progressif que son prédécesseur et plus virulent, il refuse de choisir clairement entre post-rock, rock progressif et metal, ces différentes nuances s’imbriquant harmonieusement au fil de récits musicaux atmosphériques et pourtant extraordinairement dynamiques. »

A lire : chroniqueinterview de Jan Hoffmann.

#10 – THE CULT – UNDER THE MIDNIGHT SUN

« Même si c’est de façon fortuite que le groupe a retrouvé pour l’enregistrement de son onzième album les légendaires Rockfield Studios où il avait enregistré son premier, il faut croire que les murs avaient conservé la trace de l’esprit d’alors. Presque quarante ans après, celui-ci vibre de nouveau, revitalisé, à travers Under The Midnight Sun. »

A lire : chronique.

#9 – CLUTCH – SUNRISE ON SLAUGHTER BEACH

« Clutch délivre une musique à la fois spontanée et maîtrisée, directe et travaillée, brute et élégante, irrésistiblement groovy, le tout avec des paroles savoureuses de malice et d’inventivité. Les Américains ne se contentent pas de satisfaire leurs fans : ils leur offrent de nouveaux incontournables et une bouffée d’air frais. »

A lire : chroniqueinterview de Neil Fallon.

#8 – CARPENTER BRUT – LEATHER TERROR

« Leather Terror se parcourt d’une traite et, presque insidieusement, nous force à le relancer. En boucle, de plus en plus, et ce même si on en vient à connaître ses mouvements par cœur. Comme si le magnétisme meurtrier de Bret Halford fonctionnait en dehors de son propre univers : l’appel irrésistible du cuir. »

A lire : chroniqueinterview de Carpenter BrutTop 5 des films d’horreur.

#7 – GREG PUCIATO – MIRRORCELL

« Chaque morceau de Mirrorcell recèle suffisamment de qualités propres pour s’affirmer individuellement tout en composant avec les autres un voyage musical et sensible fascinant. L’univers de Greg Puciato est celui d’un homme qui parvient à faire de sa sensibilité exacerbée le moteur d’une créativité aussi artistiquement exigeante qu’apte à faire écho chez l’auditeur. »

A lire : chroniqueinterview de Greg Puciato.

#6 – GAEREA – MIRAGE

« Mirage est doté d’une forte capacité à faire naître une forme étrange, singulière, de compassion en l’auditeur. Par identification, on encaisse progressivement mieux l’atmosphère au fil des écoutes, et beaucoup finiront même par trouver du réconfort dans ce dédale sombre. »

A lire : chronique.

#5 – CULT OF LUNA – THE LONG ROAD NORTH

« The Long Road North est issu du même processus qui a accouché des deux efforts préalables et se considère en lien avec ces derniers. Le mérite de la ressemblance est de souligner les écarts et de nous captiver ainsi davantage. Cult Of Luna veut faire du subconscient l’un des moteurs de sa musique. Les allers-retours sont inévitables lorsqu’on veut l’explorer davantage, et c’est désormais tout ce qui intéresse le groupe. »

A lire : chroniqueinterview de Johannes Persson.

#4 – DISILLUSION – AYAM

« Andy Schmidt a pleinement renoué avec l’inspiration de ses débuts et confirme les espoirs réveillés par The Liberation. Disillusion impose son nom sur la carte du metal progressif avec sa vision propre : celle d’une musique dont la complexité et la technicité sont toujours au service du récit qu’elles développent et des sentiments qu’elles transmettent. »

A lire : chronique.

#3 – PORCUPINE TREE – CLOSURE / CONTINUATION

« Closure / Continuation a de quoi réjouir : c’est bel et bien le retour d’un Porcupine Tree qui a perfectionné ses vieilles recettes. Toute la finesse des musiciens s’exprime. Le groupe n’a pas perdu en efficacité. L’ADN est incontestablement celui de Porcupine Tree et personne d’autre, pas même de ses individualités. Il ne faut que quelques secondes pour reconnaître ses caractéristiques, presque trop facilement… »

A lire : chroniqueinterview de Steven Wilson & Richard Barbieri.

#2 – MEGADETH – THE SICK, THE DYING… AND THE DEAD!

« Megadeth a définitivement embrassé ce qui lui a permis sa longévité : un thrash/heavy mélodique parfaitement orné. Dave Mustaine s’efforce de ne pas seulement profiter de son cachet ‘à l’ancienne’ et de l’aura de formation culte : les compositions veulent créer de véritables atmosphères et accordent un soin immense aux phrasés de six-cordes. Le bilan de santé de Megadeth a de quoi rendre optimiste. »

A lire : chronique.

#1 – HANGMAN’S CHAIR – A LONER

« L’impression de perdre pied, de ne percevoir la réalité qu’à travers un voile sombre qui émane de A Loner est une illustration assez glaçante des états dépressifs, de l’arrêt des forces vives, des épisodes dissociatifs où le monde extérieur ne semble plus qu’un lointain souvenir. Si on pourrait lui reprocher ses longueurs, elles viennent justement accentuer cette absence d’horizon, de porte de sortie : avec A Loner, Hangman’s Chair se montre remarquablement fidèle à sa vision singulière, et sans se répéter, réinvente à chaque fois la manière la plus juste de l’exprimer. »

A lire : chroniqueinterview de Mehdi Thepegnier.

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  • Electric/Eskimo Callboy ? 😢

    [Reply]

  • Je vais pas faire de top, j’avoue qu’il y a peu de sorties récentes que je trouve vraiment intéressantes, ou du moins, pas revolutionaire. J’ai que moonlight sorcery a citer -et encore- et par corolaire j’écoute de moins en moins de sorties reczntes. je decouvre beaucoup plus de nouvel album de genre associés au metal (dark folk, neo pagan folk, dark synth, dungeon synth etc) ou de nouvel artiste a se farcir la discographie tour simplement (absu, prochain sur ma liste ahah).

    [Reply]

  • Vraiment mérité pour Hangman’s Chair, qui sort de nouveau une pépite.
    Sinon petite déception pour Zeal & Ardor qui finissait sur le podium sans aucun souci pour moi.
    En tout c’était une bonne année, avec un Megadeth qui nous sort un album de fou alors que j’attendais pas grand chose, Rammstein qui ressort enfin un bon album, Disilussion, Cult Of Luna, Greg Pucciatto, Carpenter Brut, encore au tops, Absent in body dont j’ai hate qu’ils fassent une tournée. Bref une belle année musicale !
    Allez, je rajoute mes petits coups de coeur de l’année :
    – GGGOLDDD (très étonné qu’il ne soit pas dans le top 50…)
    – Fatima (idem)
    – Brutus
    – Sigh
    – King Buffalo
    – Crippled Black Phoenix

    Merci à vous pour ce top, j’espère que vous referez un top par personne de la radio comme vous faisiez précédemment (mais pas l’an dernier)

    [Reply]

    Pour une tournée d’Absent in Body, ça semble compromis puisque le projet comprenait Scott Kelly. À voir s’ils le remplacent.
    https://www.facebook.com/AbsentInBody/posts/pfbid0FKdRNH4pLDioJ2HZfibyr3W8RnL3hwxqR9gUU3wb2ZR4w6kcoxiByxAcFutwckBql

    El Gogo

    Ah mais oui j’avais totalement zappé cette affaire !!

  • Merci pour la découverte du numéro 4 DISILLUSION – AYAM, belle pépite ! En plus ils tournent en ce début d’année.

    [Reply]

  • Voici également en vrac quelques pépites passées sous silence 😉

    -Small Town Titans – « The Ride »
    -Ellefson-Soto – « Vacation in the Underworld »
    -The Dead Daisies – « Radiance »
    -Dynazty – « Final Advent »
    -Muse – « Will of The People » (et surtout le titre Kill or be Killed… oui oui ce titre est metal 🙂 )
    -Core Leoni – « III »
    -The Hellacopters – « Eyes Of Oblivion »
    -Hardcore Superstar – « Abrakadabra »
    -Andrew W.K. – « God is partying » (bon il est de 2021 mais vu que personne n’en a parlé, je le mets dans la liste 😉 )

    Bonne écoute!!!

    [Reply]

    Pat du 12

    Très bon Ellefson Soto ( j’ai hésité dans le top 10) ainsi que the Hellacopters… pour Dead Daisies,il est numéro 4 de mon classement….je m’en vais jeter une oreille sur les autres…

  • Tout classement étant purement subjectif car ne répondant à aucun critère qualitatif, je propose mon Top 10, légèrement éloigné du Top 50 de RM, mais pas moins légitime :
    #10: Scorpions « Rock Believer »: juste pour prouver que même après 50 ans de carrière, ils ont encore du »Gas in the Tank »
    #9: Nordic Union « Animalistic » témoignage de l’incroyable force de travail de Ronnie Atkins
    #8: Thundermother « Black and Gold », un super groupe de filles qui sont plus couillues que beaucoup de groupes à burnes
    #7: Treat « Endgame », trop souvent oubliés les Suédois, maîtres du métal mélodique
    #6: Monstertruck « Warriors »incontournables canadiens, la plus grosse patate nord-américaine
    #5: Ozzy Osbourne :’Patient number 9 » tout simplement par c’est un miracle et surtout son meilleur album depuis 15 ans
    #4: the Dead Daisies « Radiance », pour la classe internationale de Glen Hughes »
    #3: Stratovarius « Survive »: la preuve que les seigneurs des 80’s ont survécu à tout
    #2: Statement « Dreams from the Darkest Side », jeune groupe Danois de »rock énervé « qui gagne à être connu
    #1: Steve Vai « Inviolate »: le retour du seigneur de la six-cordes maîtrisant la monstrueuse Hydra est en soit un évènement, et comme Satch est déjà classé, je rétablis l’équilibre…
    Voilà, ça vaut ce que ça vaut mais ça me va et qui sait, ça ira peut être à d’autres.?..

    [Reply]

    Vai était pas loin du tout d’entrer dans le top, si j’dis pas d’conneries.

    ear

    une bonne partie des albums cités qui m’ont plu en 2022 pour les faire entrer dans le classement de l’année 2022 ainsi que Muse qui semble être en parenthèse un peu méprisé sur radio métal (aucune allusion ni réf à la sortie de l’album)
    Perso jamais je ne comparerai des genres musicaux aussi différents pour en faire un classement:ce n’est qu’une question de gout plus que de valeur!!
    Selon moi le classement a toutefois l’avantage de faire simplement découvrir des groupes moins médiatisés

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