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Le Blog Du Doc   

Tout l’or du monde


Dans mon appartement, comme tout un chacun, j’ai énormément de choses auxquelles je suis attaché. Certains objets, cahiers, disques, livres, etc. ont à mes yeux beaucoup de valeur parce qu’ils me rappellent des visages et/ou des moments importants. Et c’est pour ça que je ne regarderai jamais ces objets comme une personne lambda peut le faire lorsqu’elle rentre chez moi. Et c’est bien normal car on regardera toujours les choses (et plus généralement la vie) d’une manière différente tout simplement car nos parcours sont différents.

Concernant la musique, beaucoup parmi nous ont un côté collectionneur parce que nous sommes passionnés. Et c’est particulièrement vrai pour le metal où le public est extrêmement fidèle et a même parfois tendance à sombrer dans la querelle de chapelles à deux euros (Burzum et Korn sont incompatibles ! Huhu !) puisque le passionné, et c’est logique, à tendance à se laisser déborder par sa passion… quitte à en perdre (totalement ?) la raison.

Mais là n’est pas le sujet car moi je voulais vous parler aujourd’hui DE L’OBJET qui n’est sans doute pas loin de se situer en première position des choses de valeur chez moi – on garde ce texte entre nous n’est-ce pas ?! Parce que je ne vais pas me faire que des ami(e)s auprès de mes ami(e)s, justement, et autres… si vous voyez ce que je veux dire ! Donc chuuuut pas un mot merci ! – je veux bien entendu parler de mes billets de concerts !

Je les ai tous gardés depuis le début. Pas un ne m’a échappé… sauf le Rose Tattoo à Lyon ! Celui-là je ne l’ai pas, en effet, mais il faut dire que je ne l’ai jamais eu parce que, parfois, on me fait rentrer sans billet aux concerts puisque je peux être sur place avant le show pour une interview, etc. Mais, par contre, je n’ai pas encore cherché sur le web l’affiche du concert en question parce que, évidemment, je me dois de l’imprimer pour garder noir sur blanc son souvenir.

Mon premier concert, c’était d’ailleurs Faith No More au Transbordeur de Lyon le 8 décembre 1997. J’avais 12 ans et j’ai conservé religieusement le sésame de cet événement à l’époque organisé par Garance Productions. J’en garde un bon souvenir mais les images dans ma tête sont trop peu nombreuses car ma mémoire flanche… J’aurais vraiment aimé que tous les concerts que j’ai faits de 12 à 16 ans soient immortalisés en vidéo pour que je puisse les revivre quand je veux, me dire : « Ha, ouais, ce passage était magique sur scène ! Je m’en souviens ! » mais malheureusement j’ai oublié une bonne partie des concerts de cette époque et seuls de vagues souvenirs demeurent.

Alors je conserve tous mes billets de concerts car parfois ils m’aident à me rappeler de… ce dont je ne peux me rappeler ! Cela me fait du bien à la tête comme au cœur parce que, pour moi, ces tickets ont une valeur folle. Déjà je les trouve beaux alors qu’ils sont (souvent) objectivement moches et c’est bien ce qui confirme que je suis un passionné/amoureux de musique parce que c’est exactement comme « être fou amoureux de quelqu’un » : on enjolive tout.

J’ai donc un classeur (cf. photo illustrant cet article) où sont entreposés tous les billets dans l’ordre chronologique auxquels je me suis rendu. Après un concert, je colle le billet et je laisse ce classeur ouvert sur un de mes bureaux pour le contempler quand je veux ! Et je peux y passer DES HEURES ! D’ailleurs, quand j’y réfléchis, il est extrêmement rare que je passe une journée sans tourner les pages de ce classeur. Dans ma manière de faire, il y a probablement un côté habituel/machinal de l’ordre du réflexe mais à chaque fois que je tourne ces pages… cela me fait vraiment quelque chose.

Cela me fait quelque chose parce que, ces tickets de concerts, c’est la base de ma passion. Ce sont les concerts qui ont confirmé mon goût pour la musique et forcément, quand j’étais enfant, adolescent et étudiant, quelle frustration de ne pas pouvoir monter à Paris quand je le désirais dans le but d’assister aux concerts ! Parce que très souvent à l’époque, et c’est encore le cas aujourd’hui, beaucoup d’artistes ne faisaient qu’une date en France. Alors, en créant la radio, je savais que j’aurais un jour l’opportunité de faire beaucoup de concerts et, quelque part, de rattraper le temps perdu. Et heureusement pour moi, j’ai vu juste d’autant plus que le monde de la musique repose de plus en plus sur le live et il y a donc de plus en plus de concerts… donc de plus en plus d’opportunités. Assister à autant de shows était un rêve comme j’avais rêvé écouter du metal 24h/24 avec une radio entièrement consacrée au style, de faire des interviews, de capter des concerts, etc., etc., etc.

C’est aussi pour ça que notre équipe est si soudée. Les membres de mon staff savent très bien les rêves qu’ils ont réalisés (et qu’ils réaliseront) grâce à l’existence de Radio Metal et moi je sais très bien que l’accomplissement de mes rêves personnels, et des rêves de la radio, sera uniquement possible grâce au travail de chacun. C’est le rêve qui nous relie en premier mais le rêve, toutes formes de rêves, à un prix. Et ce prix c’est le travail.

Par conséquent, ce classeur est, pour moi, l’incarnation tangible du rêve. C’est la preuve qu’à force de travail on peut les réaliser et faire en sorte que sa vie soit vécue avec joie, sans barrières, comme dans un rêve. Je considère en effet que ma vie est un rêve et, même si je ne suis pour l’instant pas aussi à l’aise que je le souhaite sur le plan financier, j’ai l’impression d’être le commandant d’un joli petit bateau, certes fragile, mais qui avance malgré tout grâce aux galériens qui suent chaque jour pour le faire tenir.

Mais le bateau Radio Metal navigue dans un monde parallèle. Conséquence : de plus en plus souvent les professionnels du monde du metal me disent que « je suis prétentieux », « présomptueux », « que pour moi il n’y a que Radio Metal et que les autres médias metal ne comptent pas », « que je suis un bisounours qui croit qu’il va révolutionner le business du monde de la musique », etc., etc. Moi je veux bien, très chers interlocuteurs, mais au final vous savez quoi ? Eh bien je m’en fiche car, dans mon monde parallèle, mon classeur et moi on est très bien ! Dialoguer au quotidien avec des gens comme vous qui se reposent en permanence sur leurs lauriers et qui ont un égo surdimensionné parce qu’ils se pensent indispensables : mais moi, votre monde à la noix, je vous le laisse !

Gardez-le votre monde ! Vivez vos rêves (lubies ?) à vous comme vous l’entendez, vivez dans votre réalité du monde du metal où beaucoup parmi vous sont vraiment convaincus (et c’est bien ça le pire) de pouvoir faire la pluie et le beau temps sur tous les fronts, où certains labels sont là à se dire en 2012 « Euh… Ah, ouais, y’a Internet ? Mais ça marche ce truc ?! » et j’en passe ! Allez-y, continuez comme ça ! Savourez l’instant présent, chers professionnels, vous avez bien raison ! Faites-vous plaisir ! Profitez-en !

Ce Carpe Diem est de toute façon obligatoire pour bon nombre d’entre vous car, au final, vous n’avez plus d’autres choix que de vivre à l’instant T alors qu’il faudrait que vous viviez à l’instant D, l’instant de Demain.

Très chers amis du metal, vous savez quoi ? Il n’est pas impossible que Radio Metal soit effectivement une structure qui navigue à contre-courant mais à l’horizon ce que je vois, moi, ce sont des choses que vous, tous ceux qui fonctionnez « à l’old school », vous ne voyez pas. Et vous savez pourquoi ? Parce que vous ne regardez pas dans la bonne direction. Et pour cause vous êtes dans le courant ! Et le courant actuel du monde de la musique a pour finalité un mur et quand vous vous retournerez pour faire machine arrière ce sera fini ! Vous serez seuls, perdus, et loin de tout (« Learn to swim! Learn to swim! »…).

Le bon courant, ce sont les nouvelles technologies, le bon courant, c’est le gratuit, le bon courant, c’est Internet.

Beaucoup de professionnels du metal français ne comprennent pas les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Ils sont dépassés par les événements. Ils pensent savoir mais ne savent rien car, justement, ils ne pensent pas, pas assez ou trop peu. Ils n’anticipent jamais rien mais, de toute façon, d’ici quelques mois/années, beaucoup des interlocuteurs que l’on a aujourd’hui en face de nous vont PERDRE leur business. Et ceci est valable pour les personnages considérés (ou revendiqués) aujourd’hui comme importants. Des personnages qui vont rapidement dégager s’ils continuent à faire du déni de réalité et/ou s’ils refusent de s’adapter au contexte dans lequel ils évoluent.

Ça, c’est ma vision de l’avenir et on verra quels seront les acteurs majeurs de demain. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ce ne seront plus exactement les mêmes qu’aujourd’hui.

Je suis désolé car je suis sorti du sujet mais pour y revenir, je voulais conclure en vous disant que mon quotidien professionnel actuel avec RM, c’est le bonheur (de faire ce qu’on aime), la liberté (d’écrire ce que l’on veut comme on le veut), le pouvoir (des mots, et les mots ont beaucoup d’importance), la volonté (de faire réfléchir), le courage (de vouloir se sortir de la m*rde) et c’est tellement d’autres choses importantes aussi…

Je parle de mon quotidien « actuel », à titre personnel, car cela fait sept ans que je travaille sur ce projet et la joie, étant donné les obstacles et surtout notre ambition, n’a pas tout le temps été au rendez-vous (c’est peu dire) car les sacrifices et l’exigence d’un tel projet ont très souvent surpassé les bons moments. En tout cas, il nous aura fallu beaucoup de courage pour avancer et ABSOLUMENT rien ne pourra nous enlever cette Histoire qui nous appartient et dans laquelle, j’espère, vous vous retrouvez.

Dans mon classeur, il y a toute mon Histoire et il y a celle que j’ai envie d’écrire. Dans mon classeur, il y a ma philosophie de vie et tout ce pour quoi je me suis battu, je me bats et me battrai. Dans mon classeur, il y a aussi le tout petit regret de ne pas avoir vécu l’époque des 80’s/90’s qui proposait de jolis billets de concerts (avec l’artiste en gros plan) alors que maintenant ils sont tous uniformes et pas du tout attractifs. Dans mon classeur, il y a le mélange entre rêve et réalité donc mon classeur est la preuve vivante que notre projet va dans le bon sens.

Une bonne Révolution se déroule toujours de la même manière : elle s’écrit d’abord dans la tête des meneurs avant de s’appliquer dans les faits.

Je travaille dans la musique en 2012 et pourtant j’envisage l’avenir avec un grand sourire : c’est étonnant, non ?

Vous êtes notre trésor, chers fidèles de Radio Metal, et beaucoup de choses dépendent (et dépendront) de vous.



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  • will argunas dit :

    quant à moi, je les rangeai dans la jaquette du cd, du coup quand je met une galette dans le lecteur, je revois le billet, donc le concert … pour moi, un classeur ça fait un peu … « scolaire », non ? krkrkrkr

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  • J’ai ça aussi. ça démarre le 6/3/82 Scorpions tournée Blackout.

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  • Argh, quelle souffrance que de parler tickets ! J’ai perdu une bonne partie des miens, celle d’un temps que les moins de 20 ans… et où les tickets étaient encore de beaux « objets ». De Metallica (tournée black album) à Maiden sur le Somewhere on Tour (@Greg : ce n’était pas mon premier concert mais quelle tuerie ! J’étais même allé acheté la K7 pirate devant une célèbre enseigne culturelle rue de rennes à Paris) en passant par Bowie, les Stones, Gainsbourg et tout un tas d’autres ! Ca me tue.
    Heureusement, il y a les pass photos, ça compense…un peu.
    On a beau dire que l’on emportera rien dans l’au-delà, que s’attacher aux choses ne rime à rien, merde, ça fait chier d’avoir tout perdu. Restent les souvenirs et ma mémoire qui flanche !!! 🙂

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  • ah bah j’ai exactement le même classeur!
    bon, certainement moins fourni que le tien

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  • Hellrider dit :

    La même chose sauf que moi ils sont au mur avec la baguette que Klaus Meine m’a lancer le plectre de Chuck Garric et le billet de 100 dollars cooperiens il me manque juste le billet de Deep Purple au chant du gros 2009 mais c’est normal s’était gratuit pour les monis de 16 ans 🙂
    Mais mon préféré reste le billet de mon premier concert (KISS a Zurich en 2008)

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  • Vive le Doc’!

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  • pareil pour moi. je classe mes place de concerts depuis 20ans avec en face la chronique de celui-ci, car si j’était bourré et que je fesais le con , je ne me rappelle plus de la set liste. je fait sa aussi avec les chronique d’album en ma posession.ravi de ne pas etre le seul, attention aux incendies……………

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  • Je ne suis pas seul, c’est rassurant!! Moi, mon premier c’était Iron Maiden à Bercy le 29 novembre 1986 (j’avais 15 ans) pour le Somewhere on Tour avec Vulcain et Wasp en première partie. Ah, cette entrée sur scène avec le titre somewhere in time, quelle claque à l’époque. C’était un samedi soir, mon père est venu avec moi en grommelant à l’aller dans la voiture. Sur le retour, il a fredonné « I’m running free » pendant tout le trajet, et il est allé les revoir plusieurs fois par la suite(véridique!. J’ai gardé moi aussi toutes mes places, j’en suis à plus de 200 aujourd’hui et la passion est intacte…
    C’est vrai, jusqu’à la fin des années 90 les tickets imprimés en offset étaient plus beaux, mais les contre-marques d’aujourd’hui permettent effectivement de garder le souvenir.
    Je suis amateur de médias traditionnels, abonné de longue date à Rock Hard que je continu à lire avec le même plaisir, même si, certaines infos sentent le réchauffé quand on suit l’actualité via Radio Metal. Que chacun ait sa place et puisse vivre de notre passion commune, c’est ce que je souhaite, avec des points forts de chaque coté. Quand je sors mes vieux Metal Attack, Enfer Magazine, Hard Rock Magazine ou Hard Force, je retrouve le même plaisir qu’en regardant mes tickets de concert.
    Et d’ailleurs, pour en revenir aux tickets, je les garde dans des albums photos, et comme je suis moi aussi fétichiste, je mets les flyers, les cotillons genre ACDC, les médiators (mon favori est signé Dimebag Darell, souvenir du Zenith en 1994)et autres avec.
    Le metal, une partie très importante de ma vie!

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  • C’est marrant que tu parles de ton classeur à billets de concert. Je me suis justement acheté un album spécial tout récemment et j’ai passé une partie de mon dernier week-end à ranger mes propres billets dedans. 😉

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  • Bonne description de la passion qui anime beaucoup d’entre nous. Si on devait suivre ce que les autres disent, on avancerait jamais. « Tu n’y arriveras pas ! » « Travailler dans la musique ? C’est quoi cette idée encore », « Tu sais, c’est bouché comme secteur ! Tu n’en vivra jamais ! ». Justement, c’est bien dans la musique qu’on vit, tous, nous passionnés de métal.

    Ce qui nous rassemble et qui fait de notre communauté une structure solide c’est bien notre amour, notre adoration de la musique qui passe avant tout. Je ne compte pas le nombre de mois que j’ai passé à bouffer des pâtes à chaque repas, tout mon argent étant passé dans les concerts.

    La musique ne nous quittera jamais, elle sera toujours en nous et autour de nous, de nos choix, de notre mode de vie. La passion est ce petit frisson ressenti dès le début d’une chanson, dès les premiers accords, les larmes qui peuvent couler lors d’un concert et qu’on essaie désespérément de cacher car « On est métalleux donc Virils mouahaha ».

    Même si financièrement, on peut tous être mieux bien entendu, ce n’est qu’avec notre passion qu’on se retrouve dans la fameuse expression, vivre de bières fraîches et de métal ! Même si les bières, on peut plus trop s’en payer par moment !

    Bonne continuation et continue à faire rêver les gens !

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  • très bon article doc, je pense avoir a peu près la même vision que toi sur ce point de vue et je ne peut que soutenir ton discours.
    Je te remercie toi et toute l’équipe de radiometal pour tous ce que vous faite, et surtout que vous le fassiez avec autant de passion.

    merci.

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  • Eh bien moi ces places sont scotchées sur le mur de ma chambre et je me retrouve totalement dans ce que tu dis au début (pas besoin d’ouvrir un classeur pour les regarder tout les jours en plus moi ^^).
    Moi aussi j’aimerais bien me souvenir de mes premiers concerts… et avoir la place du premier (Linkin Park à Bercy le 6 Septembre 2003, j’allais avoir 13 ans quelques jours plus tard). J’ai quand même les suivants et un peu de souvenirs (Dark Tranquillity+Kreator le 15 Février 2005, oui oui je passe de LP à Kreator ^^).
    Ça me fait plaisir de voir que je suis pas le seul XD

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  • Un blog qui doit parler à beaucoup de passionnés car comment oublier son premier véritable concert ?
    La date du 18 mai 2007 en face à face avec Scorpions reste gravée dans ma mémoire…
    Quel bonheur de se souvenir de tout ces moments !
    Merci Doc pour ce billet et pour tout ce que vous faites, continuez à envoyer du rêve, on en a tous besoin 😉

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  • J’approuve cette Madeleine de Proust et 2 fois même quand je vois que tu cites TooL – AEnema !

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  • Shakyamuni dit :

    Je suis carrement super d’accord, le gros avantage de RM c’est d’avoir une totale libertée d’expression, ce qui est de plus en plus rare dans les médias, et cet article en est la preuve.
    Et c’est bon de voir que des gens partis de pas grand chose on pu réaliser leur rêve, ça nous donne éspoir à nous aussi.
    Très bon article donc, continuez comme ça les gars!

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  • Petite larme à la fin de la lecture ? Non je resterai métal ! 😉

    J’aime bien ton article, il reflète bien la passion pour ce que vous faites tous, et d’après moi cette passion se ressent sur le site, dans les articles, les émissions etc…

    Chapeau à vous, continuez, c’est toujours un plaisir de vous lire : ironie, second degré, humour noir, musique, cela ajouté à une envie de bien faire et une réelle passion dont je parlais juste un peu plus haut, que demander de plus ?

    Je pense que c’est pour ça que les gens qui ont goûté à RM restent fidèles, vous donnez envie de rester sur le site.

    Merci à vous

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