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Tout le Hellfest en direct live : journée du dimanche 20 juin


02h16 : Le Hellfest 2010, c’est déjà fini ! Une affiche de puristes, pleine de charme et de curiosités, moins racoleuse (quoique conclue par un enchaînement monstrueux de tête d’affiche le dernier jour), rassemblant un public de fans (et ce dès le matin), mais aussi familial pour un impressionnant nombre de très bons concerts. Très peu de déceptions. Si, une : finalement, Patrick Roy ne sera pas monté sur scène, comme Olivier Garnier et Ben Barbaud l’avaient fait l’an passé pendant le set de Manowar ! Sans doute est-ce un choix de l’organisation, ne souhaitant pas que son costume rouge et son charisme ne fasse passer Kiss pour des plantes vertes. Quant à l’éternelle lutte entre le bien (les associations catholiques) et le mal (les métalleux), elle aura pris des proportions plus grandes, atteignant la sphère de la politique et se sera soldée encore une fois par une victoire du mal. Mouahaha. Néanmoins, c’est avec plaisir que nous aurons assisté à l’amorce d’un dialogue avec un débat dans l’enceinte du Hellfest ou même sur nos colonnes.

Bon retour à tous et, ne serait-ce que pour l’ambiance unique du festival (et aussi un peu pour Coroner), achetez aveuglément vos places pour l’an prochain !

Bon, allez, j’en ai marre, moi je vais me coucher.

01h45 : Un concert de Kiss, c’est déjà insolite et légendaire avant même l’entrée sur scène. A l’instar de Motörhead, le groupe arrive au bord de la scène en camionette. Et ce, de manière extrêmement furtive, enveloppés dans des draps noirs, tels des fantômes. L’emploi du terme fantôme n’est en rien galvaudé puisqu’on ne les voit même pas sortir du véhicule. L’instant d’après, ils sont déjà sur scène. Où sont-ils passés ? Jusque dans les backstage, Kiss, c’est un spectacle, une mise en scène. Même nous autres journalistes les regardons du haut de leur Tour d’Ivoire, sans aucune chance de les approcher. Cela aussi, fait partie de la légende.


Tommy Thayer, le remplaçant de Ace Frehley, sur le point d’embarquer dans la première camionnette en compagnie de Paul Stanley (déjà à l’intérieur). Gene Simmons et Eric Singer sont quant à eux dans la seconde camionnette juste derrière.

« You wanted the best ? You got the best ! » : c’est parti pour l’excellent single « Modern Day Deliah » du dernier rejeton Sonic Boom. Comment ne pas mettre le feu d’entrée de jeu avec un titre pareil ? Oui, j’ai bien dit mettre le feu. Au sens littéral : ça pète dans tous les sens : feux d’artifices, explosions, plateformes, accessoires, mise en scène…


Hotter Than Hell !

Lorsque Paul Stanley déclare « Je vous vois, tout au fond ! Vous voulez que je vienne vous voir ? », il le fait ! Il s’accroche à une poulie, traverse le public et s’en va jouer « I Was Made For Loving You » sur une plateforme opposée à la scène. Un concert de Kiss, c’est ça tout le long : Gene Simmons qui vomit du sang sur un solo de basse, Eric Singer (batterie) qui s’équipe d’un bazooka, Tommy Thayer qui brandit sa guitare et qui la voit décoller pour aller se loger tout en haut de la scène… Bref, il ne manque plus que Lady Gaga !


Gene Simmons qui vomit du sang.

Mais derrière tous ces artifices, Kiss a aussi une prestance incroyable. Les quatre musiciens chantent, bien que Paul Stanley soit le vocaliste principal. Côté setlist, beaucoup de classiques, trois morceaux du dernier album et des titres interprétés dans des version rallongées (« Lick It Up »). Paul Stanley fera chanter la Marseillaise au public, hymne fièrement repris en coeur. On ne pourra pas en dire au tant de « Black Diamonds » sur lequel le groupe essayera de faire participer l’audience. Un bide : lorsque le micro est tendu vers la foule après les premiers arpèges de guitare, c’est le silence. Le fait est que ce titre n’est pas le plus connu de Kiss et que les gens présents ce soir ne connaissent finalement que les classiques. Un épisode qui rappelle le bide d’Angra sur « Rebirth » à Lyon en 2004, avec un Edu Falaschi déclarant « je voulais entendre le plus grand bruit de toute ma vie, et là, c’est plutôt le plus grand silence de toute ma vie ! ».


la pluie de confettis.

En dehors de cet épisode qui, au final, fera sourire, Kiss constitue le feu d’artifice – c’est le cas de le dire – final à ce Hellfest 2010. Après un show aussi impressionnant, dont il est impossible de lister exhaustivement toutes les fioritures, on comprend mieux le statut de légende du groupe.


Le final apocalyptique.

00h47 : John Garcia conclut en beauté cette triplette kyussienne avec un son massif (sauf pour le chant parfois un peu brouillon au niveau du mix) et une prestation pleine de groove. John Garcia est très en voix, les soli de guitare débordent de feeling. Comme on pouvait s’y attendre, il est rejoint par ses deux anciens compères pour deux titres et pour le plaisir du public. Personne ne se plaindra du dépassement du temps réglementaire accordé au groupe.

00h46 : Lemmy Kilmister n’est pas du genre prise de tête. Les analyses des journalistes ça l’emmerde. Ainsi, lorsque nous lui demanderons pourquoi avoir fait évoluer sa setlist en faveur des albums plus récents, il répond « Pourquoi pas ? ». Quelques heures après la fin du concert de Motörhead, le Doc’ interrompt un Lemmy aux yeux rouges de fatigue en pleine partie de flipper. Et visiblement, ce n’est pas la chose à faire. Ses premiers mots sont « Sois bref ! » et ses derniers sont « il y avait quatre questions et pas deux ! ». Mais, à l’instar des premiers rangs qui aiment se faire mitrailler par la basse de Lemmy sur « Overkill », nous, à Radio Metal, on aime se faire envoyer chier par Lemmy :


Flash Antenne avec Lemmy (Motörhead)

00h26 : Le public est bouillant pour le défouloir death metal de Mikael Akerfeldt : Bloodbath. Avec Bloodbath, le leader d’Opeth cherche donc tout sauf à se prendre la tête. N’allez donc pas y chercher de la diversité et de la finesse, bien que ce death groovy soit exécuté avec une précision chirurgicale. Sur scène, le groupe a un capital sympathie énorme et le set passe bien, même si la linéarité des chansons use sur la fin.

23h30 : Claude avait apporté de la bière et des chips à Metal’o Phil plus tôt dans l’après midi. Mais Dimebag remporte la palme de la solidarité en apportant un oeuf aux studios à 23h30. Dimebag, tu es un maître.

23h08 : Dillinger Escape Plan est en train de devenir la nouvelle référence du Hardcore. Le groupe a judicieusement diversifié ses albums et par extension ses set de concerts en incluant des titres plus progressifs et mélodiques. Mais rassurez-vous, le groupe ne s’est pas assagi pour autant en termes de violence musicale et scénique. Leur prestation, certes maîtrisée, mais toujours aussi déjantée, survoltée. Sur scène, les mecs se désarticulent nerveusement, violemment, voire dangereusement (allez, pour le plaisir, cliquez sur ce lien). Impressionnant. Notez également cette déclaration d’amour enflammée du chanteur à une fan du groupe : « Christine Boutin might suck some dicks ». Emotion.

22h53 : Entre deux Sonisphere avec leurs meilleurs ennemis, Slayer font un détour par la France. Pour leur troisième venue au Hellfest en 4 ans, les Américains sont fidèles à eux mêmes. Une interprétation nette, claire et précise, un thrash toujours aussi vindicatif et intense, appelant à la violence et faisant des ravages dans la fosse. L’impression de pilote automatique persiste, mais la musique parle d’elle-même et finalement suffit. On retiendra un judicieux usage de lumières bleues sur « Dead Skin Mask » et un Tom Araya qui, malgré son incapacité à headbanguer – l’homme a connu une année difficile question santé avec de récurrents problèmes de dos conduisant à de nombreux reports de concerts – assure un travail de frontman honnête. L’homme a beau crier « God Hates Us All », on le sait fervent catholique. Une belle illustration du second degré des paroles de groupes que certains prennent beaucoup trop au sérieux.

22h30 : Dans les studios de Radio Metal, malgré quelques salutaires visites de ses collègues, Metal’o Phil montre des premiers signes de fatigue. Voilà qu’il se met à avoir de bien étranges débats avec lui-même. En résulte un irréel échange de textos avec le Doc’ qui, sentant qu’il ne faut pas froisser le fragile mental de son collègue, s’efforce de rentrer dans son délire. Jugez plutôt :

_ « En fait, Amaury, le café sans sucre, il faut le boire quand il est chaud, sinon c’est pas bon !
_ Echelle.
_ Tu penses qu’il faut que je me coupe les cheveux ?
_ Je demanderai à mon frère de te raser en effet…
_ Quelle est ton opinion sur les radis ?
_ Je ne suis pas forcément contre »

Flash Hellfest 22h30 + Kiss – « Modern Day Deliah » : Bonne Fin de Hellfest !

21h52 : Nile réalise un set alternant intelligemment entre titres rapides et morceaux plus ambiants. Le show est – sans surprise quand on connaît la qualité de ces instrumentistes – carré et puissant. Le son est bon et met bien les samples en avant. Comme toujours, les guitares sont magnifiquement utilisées pour créer des sonorités proches de claviers et entretenir l’ambiance dépaysante égyptienne, marque de fabrique du groupe.

21h50 : « Vous voulez monter le son ? Ceux qui veulent qu’on monte le son, levez le bras ! ». Tout le monde lève évidemment le son, mais rien n’y fait. Et, de toute façon, pas besoin : en termes de décibels, Motörhead, c’est l’équivalent d’un aéroport. On a encore en tête cette image culte de Lemmy, sans protections auditives, en train de tester son son de basse devant sa rangée de Marshalls, ses cheveux décollant en réaction au boucan.

Motörhead enchaîne les albums et les concerts tout comme son leader enchaîne les groupies et les soirées alcoolisées (à l’instar d’Ozzy ou de Nikki Sixx, on se demande bien comment il est possible, médicalement parlant, qu’il soit encore en vie). Si, dans l’absolu, c’est un bon spectacle, la métaphore du pilote automatique, que l’on utilise également souvent pour parler des Slayer, se retrouve dans de nombreux compte- rendus de concert. C’est donc avec une certaine appréhension que l’on aborde ce concert. Et c’est une bonne surprise ! On s’attendait à un n-ième set avec toujours les mêmes tubes, mais le groupe a fait le choix d’innover et de proposer un répertoire plus récent avec deux morceaux du dernier album ou encore « In The Name Of Tragedy » de l’excellent Inferno. Sur ce dernier titre, Mikkey Dee – « ze best drummeur in ze world » comme l’annonce habituellement Lemmy – réalise son traditionnel solo de batterie, parfaitement inséré dans le morceau puisqu’il débouche très naturellement sur le solo de guitare de Campbell. Autre délicieuse surprise, la venue d’une danseuse orientale française sur « Killed By Death ». Bizarre, mais agréable ! Ca nous change des strip teaseuses habituelles !


A quand Sarah d’Arkan dans Motörhead ? Inutile de le préciser, comme d’habitude, Lemmy mitraille le public avec sa basse sur le « Overkill » final. Et on aime ça !


Lemmy dans la camionnette qui l’amène de la scène jusqu’à sa loge juste après être descendu de scène.

21h18 : Après quelques soucis techniques au démarrage, Doom nous fait partager sa folie punk couplée à une énergie inspirée du heavy metal. Les chansons sont très courtes (une minute trente en moyenne) et ont une démence qui rappelle The Dillinger Escape Plan qui, d’ailleurs jouera juste après. Bref, ça crache et, en réponse, les pogos sont vifs et le public se libère totalement. Seul regret : le son est bien trop fort.

20h42 : Avec des compos épiques mêlées à de géniaux riffs thrash, le set d’Exodus contient son lot de bons moments, provoque de nombreux circle pits. Les fans de thrash sont aux anges. Seule ombre au tableau, l’inégalité des compos.


Danny Cavanagh pète un plomb dans l’espace presse !

20h20 : Du lourd dans le carré VIP ! Danny Cavanagh (Anathema), présent en tant que simple touriste, est pris en flagrant délit de séduction d’une charmante brune. Danny sort le grand jeu et lui joue un morceau de guitare. Quelques minutes plus tard, il se met à chanter « I Want To Break Free » de Queen. Ca va mal se finir, ce soir…


Pendant ce temps, le guitariste de Kiss passe, sans son maquillage, parfaitement inaperçu. Quant à Mikkey Dee, le batteur de Motörhead, il doit refuser les interviews, car il est temps pour lui d’aller se faire une manucure et une permanente : « maintenant, je suis vieux et moche, il faut donc que je fasse travailler d’autres gens pour qu’ils me rendent beau pour la scène ! ».

20h16 : « Moi, au lieu de faire la fête, je préfère faire de la musculation en écoutant du Suffocation ». Ne serait-ce que pour cette phrase géniale d’absurdité de Phil Anselmo, Suffocation mérite qu’on s’y intéresse. Et ceux qui, pour cette raison ou une autre, seront entrés dans la Rock Hard Tent auront eu raison de le faire ! Le concert est très bon, le groupe est très proche de son public. Musicalement, c’est bourrin, mais carré. On ne parle pas ici d’une brutalité primaire et brouillonne, mais bien d’un bourrinage précis et efficace à la fois. Jouissif, donc, même au premier abord.

Amis lecteurs, à quand une séance collective de musculation en écoutant du Suffocation ?

20h15 : C’est au tour de l’ancien batteur de Kyuss de nous présenter son groupe Brant Bjork And The Bros. Musicalement c’est un stoner sudiste très classique. Sympathique, mais pas transcendant et plat sur la longueur. Typiquement le genre de prestation que l’on apprécie sur le moment mais que l’on oublie rapidement.

20h10 : Udo est un personnage bonne pâte. Lorsqu’il parle avec éloge du public français et du festival, on le sent sincère. Quand on lui demande ce qu’il va regarder ce soir, il nous cite principalement des groupes de Hard Rock. Udo est un personnage également old school. Le plus extrême qu’il puisse écouter, c’est le heavy à la Sabaton.

Flash Antenne avec Udo

19h55 : Phil Campbell prend l’antenne, mais doit très rapidement raccrocher, déclarant que Christina Aguilera lui met la main sur la cuisse… Il a à peine le temps de nous parler du fait que Lemmy, toujours vivant malgré une vie d’excès, est probablement invicible. Quant au fait de jouer aussi fort qu’un aéroport en termes de décibels, c’est pour lui parfaitement naturel :

Flash Antenne avec Phil Campbell (Motörhead)

19h37 : Stone Sour nous fait la bonne surprise de jouer plusieurs titres du prochain album à venir en septembre prochain dont le single « Mission Statement ». La prestation génère un vent de bonne humeur. Dommage que le son n’aie pas été à la hauteur. Nous ne sommes pas non plus convaincus par un Corey Taylor, qui dit beaucoup trop de banalités entre les morceaux.

19h01 : C’est parti pour une soirée Kyuss ! En effet, plusieurs groupes avec en leurs rangs d’anciens de Kyuss vont se succéder sous la Terrorizer Tent. Mondo Generator est le premier de cette série, avec à la basse, le charismatique Nick Olivieri. On a affaire à un punk rock poussiéreux et chaotique notamment mis en avant par des lumières blanches stromboscopiques, rendant l’ensemble stressant, intense, étouffant.

19h : Compte Rendu à chaud du concert de Devin Townsend

18h41 : Saxon est un sacré groupe de heavy et il n’est pas difficile pour les Anglais de convaincre tout le monde de par la diversité de leur répertoire et le charisme du frontman Biff, qui fait d’ailleurs énormément participer le public. Côté setlist, c’est une collection de vieux classiques enchaînée, conclue par « Denim and Leather », dédiée à Dio qui, il y a un an, était encore vivant, et jouait sur cette même scène…

Flash Hellfest 18h30

18h20 : Il est risqué de s’appeler The Yawning Man. C’est donner des munitions de quolibets aux réfractaires ou aux journalistes sans inspiration ! Les Américains, qui existent depuis 1986, évoluent dans un registre à la croisée entre le post rock et le progressif. Leur musique s’adresse essentiellement aux fans du genre. Les autres auront du mal à accrocher, sauf en musique d’ambiance : c’est d’ailleurs ça, la commodité du post rock. Ceux qui ne comprennent ou n’aiment pas auront plutôt tendance à dire « c’est planant » que « j’aime pas ». Le groupe délivre un set homogène et, sans développer un jeu de scène mouvementé, convainc le public.

17h49 : Devant un public de fans, Katatonia assure un bon set, sans longueurs, axé sur la facette mélodique du groupe avec essentiellemnt des titres de The Great Cold Distance. Très bonne surprise pour qui croyait s’ennuyer. Un bon apéritif avant Devin Townsend.


The Kiss Army

17h30 : Karl Sanders, leader de Nile, interpelle Spaceman sur son utilisation erronée du terme « Jingle » : « Jingle, ça ne se dit plus ! On dit Station ID, maintenant. Jingle, c’est pour un supermarché ». A la suite de quoi, Karl Sanders démontre pendant plus de 10 minutes par A + B que Spaceman a tort. Enfin quelqu’un qui a compris.

Flash Antenne avec Karl Sanders (Nile)

16h57 : Derrière leur sévérité scénique, les musiciens de Behemoth (surtout Nergal) sont très accessibles. C’est avec plaisir qu’ils se livrent à une session de dédicaces au cours de laquelle ils signeront des objets pour le moins originaux (quelqu’un a-t-il eu la bonne idée d’amener une bible ?). Quelques heures plus tôt, ils montent sur scène sous un soleil de plomb qui entache l’atmosphère d’intensité et de haine que la musique du groupe entretient. En dehors de cet aspect ainsi que d’un son inégal, la machine de guerre assure un bon show avec une setlist judicieusement composée de mini interludes qui permettent de reprendre son souffle après ce déluge de rythmiques étouffantes.

16h49 : Les Américains de Rwake évoluent dans un délire personnel intéressant, mais difficile d’approche en concert car très linéaire. Le groupe mélange drum n’ bass, électro et hardcore. Certaines parties progressives calmes sont judicieuses et permettent de respirer avant de repartir vers des riffs plus pêchus. Dommage que le groupe n’exploite pas plus cette particularité.

16h03 : On se rapproche de la moitié de cette dernière journée et ça commence à envoyer du gros nom sur les Mainstage. C’est au tour de UDO d’envoyer une série d’hymnes rassembleurs et de compos taillées pour la scène, créant immanquablement une bonne ambiance. Néanmoins, le set manque de puissance. A noter que le groupe reprendra, sans surprises, « Metal Heart » et « Balls To The Wall » d’Accept.


Patrick Roy et Ben Barbaud

15h55 : Il l’a trouvé ! Spaceman l’a trouvé ! Patrick Roy est bien là et arbore bien son costume rouge. Il est accompagné de Ben Barbaud qui lui fait faire un petit tour du propriétaire.


Devin Townsend a toujours autant la classe

15h43 : D’après Devin Townsend, son prochain album sera un « voyage dans son cul ». Il nous explique brièvement en quoi cette poétique métaphore représente parfaitement ce disque. Il conclut par ces mots : « Bref, j’ai un cul très intéressant ». Quand on lui demande de nous le montrer, il refuse. Dommage.

Flash Antenne avec Devin Townsend

15h27 : Les Californiens de Weedeater sont devenus célèbres grâce à cette malheureuse anecdote du chanteur se tirant accidentellement une balle dans le pied il y a quelques mois et passant très près de l’annulation de leur venue au Hellfest. Et on n’aurait pas raté grand chose. Leur sludge est de bonne facture, le public y est, les musiciens sont dedans, mais musicalement, c’est un peu plat et redondant. Ni bon, ni mauvais. Et il n’y a rien de pire que la neutralité ou l’indifférence.

15h20 : Organisateur de concerts pour My Referents Events, Stef n’arrête pas de courir dans tous les sens. Il accepte néanmoins de répondre à quelques questions et nous parler des coulisses de l’organisation des séances de dédicaces avec les groupes :

Flash Antenne avec Stef (My Referents Events)

15h10 : Les Finlandais d’Ensiferum montent fièrement sur la Mainstage 02 arborant un look de guerrier et des kilts. Leur Death/Black/Folk est bien fait et fait penser à la mélancolie d’un Eternal Tears Of Sorrow. Le public adhère.

15h00 : Florian nous fait son compte-rendu. Il nous parle de la météo schizophrène et nous relate un entretien avec un membre du personnel du sécurité : selon ce dernier, les pires évènements à gérer sont les matches de football et les concerts de Rockabilly, dont certains se finissent même avec des morts ! Réécoutez le flash :

Flash Hellfest 15h

14h35 : SMS du Doc’ : « C’est pas possible le nombre de jolies filles ici ! Et on n’a même pas 5 minutes pour draguer ! J’en ai marre de me battre pour la scène metal, je décroche ! Et ma libido dans tout ça ? ».


C’est qui le plus beau ?

14h30 : Mikael Akerfeldt vient d’arriver avec Bloodbath. Il se repose avant son concert en prenant le soleil sur un canapé. Il nous raconte notamment que les 6 dates fêtant les 20 ans du groupe constituaient pour lui des moments insolites. Il déclare également que la date parisienne était la meilleure. Langue de bois ? Etait-ce dû à la présence de Virginie ? A vous de juger. Après quoi, Spaceman, sosie officiel de Mikael, se prend en photo avec lui. Lorsque notre autre reporter, Florian, évoque leur ressemblance, Akerfeldt s’adresse à Spaceman : « Je dois dire que tu es plutôt beau ! » et d’enchaîner, en regardant Florian : « Toi, par contre, tu as une sale gueule ! »

Flash Antenne avec Mikael Akerfeldt (Opeth, Bloodbath)

14h28 : La première pensée qui nous vient à l’esprit devant Black Cobra est la suivante : « pas de bassiste ?! ». Très rapidement, on se rend compte que ce thrash/death n’en a nullement besoin : ça envoie du lourd ! La voix est puissante, les riffs dévastateurs et la batterie explosive. Le groupe maîtrise son set et laisse le public sur le carreau.

14h10 : You Want Some Heavy ? Here’s some heavy. Primal Fear n’invente rien, n’est pas particulièrement percutant et tombe même dans la caricature. Malgré tout, la prestation est appréciée par les fans du genre.

14h01 : Après avoir appris que le concert de Dying Fetus était annulé, nous allons voir Decapitated : que c’est bon de les revoir sur scène ! Le son est parfait ou tout comme le nouveau batteur. Les musiciens headbanguent en permanence, au plus grand plaisir d’une foule nombreuse.


Mattias Eklundh : « Là, je vais donner 4 millions d’interviews, me faire faire un massage et aller voir Kiss! »

13h47 : Mattias Eklundh nous parle de son concert avec enthousiasme, malgré les « merdes techniques » qu’il qualifie de récurrentes. Il s’apprête à donner 4 millions d’interviews, à se faire faire un massage et à aller voir Kiss. Sympa, comme journée !

Flash Antenne avec Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen)

13h44 : Saviours, ça ne bouge pas sur scène. Mais il n’empêche que leur thrash lourd envoie. De ce fait, cette immobilité donne aux Américains ce côté solennel des plus grands. Une bonne claque.

13h36 : Le folk metal est marginal en ce Hellfest 2010. Du coup, les fans du genre n’ont pas fait le déplacement : Eluveitie semble avoir du mal à réveiller le public. Le début de la prestation ne provoque que quelques gentils applaudissements et cris. L’audience se réveille doucement à peine 10 minutes avant la fin du set, notamment sur la reprise de Tri Martolod de Tri Yann. Dommage.

13h00 : On a connu Freak Kitchen plus original ! Le set est moyen, malgré le capital sympathie indéniable des deux chanteurs. Le groupe finit par « Propaganda Pie », le titre le plus énergique. Si le concert lyonnais nous avait déçu par sa redondance par rapport à la carrière scénique globale de Freak Kitchen (tiens, ça me rappelle autre chose…), il avait au moins le mérite de rester très agréable dans l’absolu. Décevant.

12h40 : Pas facile d’entretenir une atmosphère malsaine à 12h40. Il fait jour et on pense à son repas. Pourtant, 16 y arrive à merveille avec un gros show, un son écrasant, des riffs groovy qui font mouche et surtout, un chanteur avec une bonne prestance.

12h39 : Sabaton ne révolutionne en rien le Heavy Metal, mais quelques titres font leur effet et le groupe a une très bonne présence. Les Suédois sont tous vêtus de la même manière avec un treillis et un haut noir. Cette uniformité fait son effet. Et avant tout, les Suédois font preuve d’une passion, d’un dévouement sans limites à l’égard de ce style. Les fans du genre sauront apprécier ce jusqu’au bout-isme assumé : le groupe est là pour eux.

12h37 : Les membres de Kataklysm se mettent à faire du Amon Amarth avec leur projet Ex Deo, un death metal lent et groovy qui nous ramène à l’époque Gallo Romaine. L’affluence est moyenne, le public reste plutôt calme. Dommage car la prestation est bonne. Un bon groupe à festival.

11h45 : Dans le même temps, sur la Terrorizer Tent, elle à l’abri du vent, le hard/stoner de Solace casse la baraque. Côté look, c’est le cliché du gros hardos américain. La prestation est musclée ET musicale.


Devant la Mainstage 01, la Kiss Army est déjà dans les starting blocks

11h38 : Une énorme bâche noire recouvre déjà les instruments de Kiss sur la Mainstage 01. Pendant ce temps, Vulcain, le Motörhead français a la pêche et assure un bonne prestation. Mais le vent s’en mêle et complique la tâche au chanteur, nuisant à la qualité sonore en fin de set.

11h15 : Les death métalleux sont des passionnés de science et de médecine. Ainsi, les mecs de General Surgery débarque sur scène en blouse blanche ensanglantée pour un mélange entre Carcass et Cannibal Corpse : un groupe idéal pour faire passer la migraine matinale ou pour faire oublier la nausée. La Rock Hard Tent est moins remplie qu’hier à la même heure, mais à l’affluence malgré tout correcte pour l’horaire.

11h06 : Omega Massif nous fait penser à Meanwhile Back In Communist Russia. Il est question d’un bon post rock/metal qui passe bien au réveil. La prestation est chaleureuse, bien qu’on aurait aimé un set plus long.

10h59 : Ce troisième et dernier jour du Hellfest commence avec Blaspheme. Ces vétérans du heavy français ont la lourde tâche d’éveiller un public à l’esprit encore embrumé. Le set est plaisant et relativement efficace. La veille, le chanteur de Dew Scented avait été subjugué par l’énergie déployée par le public dès 10 heures du matin. L’entrée en matière est cette fois plus douce, le public est peu présent. Les premiers signes de fatigue se manifestent de la part des festivaliers.

Flash Hellfest 10h30

09h00 : C’est le dernier jour du Hellfest ! Patrick Roy ayant déclaré être présent sur les lieux, vous allez devoir mobiliser vos sens malgré la fatigue afin de le trouver. En guise d’échauffement, nous vous proposons un petit jeu « Où est Patrick ? » signé Morgor. Attention, le niveau de difficulté est très élevé :


Indice : il lit un Rock Hard…
Du jeudi 17 au lundi 21 juin, Radio Metal consacre son antenne – et la page principale de son site – au Hellfest Open Air qui se tient en ce moment même à Clisson. Flash antenne, exclusivités, fil rouge sur le site et goodies : suivez tout le Hellfest sur Radio Metal ! Ce soir à 1 heure du matin, la 5e édition du Hellfest Open Air va s’achever en beauté avec Kiss. Kiss sera t-il plus fort que Manowar l’année dernière ?! Franchement si ce n’est pas le cas ils mériteront clairement de recevoir des tomates « made in Radio Metal » !


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  • Quentin : Un compte rendu plus détaillé de Kalisia arrive ainsi qu’une petite interview de Brett sur ce show devrait arriver 😉

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  • Spaceman / RM dit :

    N’hésitez pas à revenir sur ces articles car nous sommes en train de rajouter quelques photos et détails que nous n’avions pas eu l’occasion de communiquer à Phil.

    Soit dit en passant, t’as géré mec!

    [Reply]

  • Salut Quentin,
    Thanks, content que ça t’ai plu et que les auditeurs et lecteurs aient apprécié notre manière de procéder pour couvrir cet événement.
    Merci aussi à Metalo qui n’a pas fait un travail simple.
    Sachez, par ailleurs, que l’année prochaine on fera encore mieux !!!

    [Reply]

  • Personnellement j’ai pu suivre l’intégralité du festival grâce à vous, sachant que je devais y aller mais en fait non… Merci, j’ai passé quasiment mon weekend à geeker. 🙂 Sets bien détaillés, même si j’aurai aimé avoir un peu plus de détails sur Kalisia !

    Bref, encore merci, bon boulot et bonne récup’. 😉

    [Reply]

  • Amaury/RM dit :

    On est dans la voiture pour le retour après une nuit agitée.Fox est actuellement en train de retirer les banderoles radio metal.très bonne édition encore une fois cette année on espère que vous avez pris autant de plaisir que nous en suivant ll’événement !!

    [Reply]

  • J’ai les boules entre le flash antenne de 18h30 et les shoots photos j’ai pas pu voir l’intégralité de Townsend… Je demande à être remboursé !!

    [Reply]

  • Amaury/RM dit :

    slt la compagnie! Les explosions de Kiss font sacrement mal aux oreilles bordel! Sinon bon festival c’est clair!!

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  • Le Duc ® / RM dit :

    Phil Campbell est aussi incompréhensible que Métalo qui parle de musique électronique…

    Bien le CR à chaud de Devin Townsend !

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  • Metal'o Phil/RM dit :

    Si, il a enchaîné les 2, mais on n’a pas enregistré la première partie de son concert 🙂

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  • C’est pas plutôt « A Crazy Little Thing Call Love » qu’on entends dans l’intervention de Danny Cavanagh ?

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  • Bravo beau boulot, et beau culot aussi!
    Et les harpistes bretonne ont bien raison de préciser les choses ! – surtout si elles sont rousses et mignonnes- je suppute, mais les légendes ont souvent un fond de vérité.
    Et presque sur le même propos, je trouve que la page report du dimanche manque de seins par rapport à vendredi….

    [Reply]

  • Metal'o Phil/RM dit :

    @ Pangloss : Effectivement, oui !

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  • La harpiste bretonne que je suis se devait d’intervenir : Tri Martolod, c’est un traditionnel breton popularisé par Alan Stivell. Tri Yann l’a certes repris, mais ce n’est certainement pas d’eux (et c’est d’ailleurs loin d’être la meilleure version…). Mais je pinaille, poursuivez ce compte-rendu que je suis avec attention. 😉

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  • Très impressionnant cette série d’inti? C’est improvisé à chaque fois au hasard des rencontres backstage ?

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