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Chronique   

Toxic Holocaust – Chemistry Of Consciousness


Heureusement qu’il existe encore des musiciens comme Joel Grind dans le monde du metal. Ces musiciens qui ne jurent que par la tradition, gardiens d’un savoir-faire, pour ainsi dire, primitif ou originel. Toxic Holocaust possède le côté « do it yourself » de certains albums de Bathory, par exemple, Joel Grind ayant enregistré ses premiers albums seul, même s’il a petit-à-petit commencé à s’entourer pour évoluer aujourd’hui en trio. Il renvoie également aux premiers méfaits de Venom qui misait tout sur l’intention et ne se souciait guère du réglage des instruments ou du jeu des musiciens. Aux premiers ébats du thrash et les premiers albums mal dégrossis de Sodom, Kreator ou Destruction. Bref, Toxic Holocaust c’est un peu le retour à la terre du thrasheur.

Chemistry Of Consciousness, son nouvel album, profite d’une production crue, un son de guitare à l’ancienne, brut et qui arrache et une voix bestiale distordue. Toxic Holocaust ne s’encombre pas de fioriture pour remettre l’essence même du thrash au centre de l’attention. Au détail près que, là où les pères du genre étaient limités dans leur jeunes années par leurs capacités, en termes de son et de jeu, Toxic Holocaust fait les choses délibérément. Ainsi, ce son cradingue et ce jeu primaire sont trahis par une exécution plutôt propre et carrée. Le but n’est, de toute façon, bien évidement pas de se forcer à mal jouer mais de retrouver une certaine texture artisanale qui respecte le produit et la tradition.

Chemistry Of Consciousness ce sont onze titre efficaces et sans ménagements, de deux minutes trente de durée moyenne, usant de toutes les ficelles les plus éprouvées du genre : accélérations, ralentissements à la Slayer, rythmes punk, riffs mid tempo irrésistiblement entraînants, riffs rock’n’roll à la Motörhead, quelques parties et leads mélodiques bien sentis pour apporter un semblant de finesse. Le tout pourra paraître redondant mais, en moins de trente minutes, le disque est terminé bien avant d’avoir eu le temps de s’en faire la réflexion, la tête étourdie et la nuque ankylosée.

Ci-dessous le clip de « Acid Fuzz » et l’album en écoute intégrale :

Album Chemistry Of Consciousness, sortie le 29 octobre 2013 chez Relapse Records



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