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Chronique   

Transatlantic – Kaleidoscope


Avec Transatlantic, on sait toujours à peu près à quoi s’attendre. C’est ainsi depuis le premier opus qui a posé les bases pour le reste de la discographie de ce regroupement de talents au nom de l’amour du rock progressif. Paradoxal pour un genre, sur le papier, censé repousser les barrières et constamment se renouveler. Mais pas tant que ça quand on sait que la motivation première du combo est de revisiter le rock progressif traditionnel tel que l’ont joué Yes, Genesis, King Crimson et consorts. Dans les sonorités d’abord, (son de synthé d’époque, basse très présente, lead de guitare coulants, batterie naturelle) et dans leur format ensuite, où les musiciens peuvent s’adonner librement à leur verbiage musical, sans contrainte, sans limite de temps.

The Whirlwind avait poussé l’exercice jusqu’à proposer une unique chanson de 77 minutes. Mais là encore avec Kaleidoscope l’expression musicale s’étire en longueur sur les deux pièces principales de 25 et 30 minutes chacune, dans la plus pure tradition des odyssées que le genre a offert au cours des années 70. « Into The Blue » propose ainsi de vraies montagnes russes, avec ce lourd riff principal rappelant la bande à Robert Fripp, un Mike Portnoy qui remet de temps en temps sa casquette metal et ce passage jazzy au milieu qui démontre une fois de plus les qualités du bassiste Pete Trewavas, aux lignes groovy toujours bluffantes de justesse et de maîtrise. Idem pour la pièce titre, plus légère, empiétant même sur un terrain légèrement soul, ponctué de violoncelle, mais également tranchée par quelques passages relevés d’orchestrations plus dramatiques et, bien entendu, une effervescente envolée instrumentale.

Et au centre, encadré par les deux mastodontes, trois chansons plus concises comme aime en proposer de temps en temps le groupe. C’est l’occasion de goûter un peu plus à son sens de l’accroche avec l’énergique et un peu fou « Black As The Sky », très proche du Spock’s Beard de l’époque où Neal Morse en faisait encore partie. Et puis il y a les incontournables ballades, exercice toujours naïf entre les mains de Transatlantic, un peu guimauve même, mais salvateur pour faire respirer l’album. Bref, Kaleidoscope n’est pas une surprise mais continue, dans la continuité de l’œuvre du groupe, à faire vivre à travers lui toute la gloire du rock progressif.

Ci-dessous le clip de « Shine » :

Album Kaleidoscope, sortie le 27 janvier 2014 chez InsideOut Music



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