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Interview   

U.D.O. remet l’aciérie en route


Une page est sur le point de se tourner pour U.D.O. et son frontman Udo Dirkschneider : après trois ans à tourner sous le nom de Dirkschneider, jouant des setlists exclusivement centrées sur les chansons d’Accept de la grande époque, les tubes du groupe allemand ne feront bientôt plus partie des concerts de son ancien chanteur. Le moment est donc venu de puiser exclusivement dans la longue discographie d’U.D.O. (quinze disques studio, c’est autant qu’Accept), qui va d’ailleurs s’allonger un peu plus avec l’arrivée de Steelfactory. Un album qui se veut un recueil d’hymnes heavy metal, inspiré par ces trois années sur la route mais aussi avec un brin d’introspection.

Désormais accompagné de son fils Sven à la batterie, d’Andrey Smirnov qui se retrouve seul à la guitare et du bassiste, toujours fidèle au poste depuis plus de vingt ans, Fitty Wienhold, Udo va de l’avant avec son savoir-faire metallurgique, se sentant toujours jeune et passionné par la musique. On en parle avec lui.

« J’en ai un petit peu marre qu’on me compare à Accept […]. Donc pour moi, il était temps de dire ‘ça suffit’. Je veux dire que nous sommes sur le point de sortir le seizième album d’U.D.O. Tout ce que je peux dire aux gens, c’est : ‘Si vous voulez entendre les chansons d’Accept à l’avenir, allez à un concert d’Accept.’ C’est très simple [rires]. »

Radio Metal : Ces dernières années, tu as fait ces tournées Back To The Roots où tu jouais pour la dernière fois des chansons d’Accept. Tout d’abord, d’où est venu ce besoin de célébrer une dernière fois ton passé avec Accept et laisser tout ça une bonne fois pour toute derrière toi ?

Udo Dirkschneider (chant) : Lorsque j’étais en tournée avec U.D.O., les gens demandaient : « Peux-tu jouer plus de chansons d’Accept ? » Après la tournée Decadent avec U.D.O., il était prévu de faire une pause un peu plus longue, et puis nous avons dit « d’accord, peut-être qu’on pourrait faire quelques concerts spéciaux, genre quinze ou vingt concerts en Europe, et ne jouer que des chansons d’Accept, de façon à ce que les gens entendent tout avec ma voix, » disons les choses ainsi. C’était l’idée. Ensuite, notre tourneur et notre management ont commencé à contacter des organisateurs et tout le truc est parti ! [Rires] Nous nous sommes retrouvés avec près de trois cents concerts sur trois ans à faire Dirkschneider. Il y avait aussi une autre raison pour dire que c’était la dernière fois que je jouais des chansons d’Accept : j’en ai un petit peu marre qu’on me compare à Accept, « qui joue le mieux ‘Metal Heart’ ou ‘Princess Of The Dawn’, ‘Fast As A Shark’, ‘London Leatherboys’, » peu importe, toutes ces chansons. Si on commence à lire les articles, un journaliste avait écrit que d’un côté U.D.O. jouait mieux les chansons, alors c’était le vrai Accept, et puis d’un autre côté, il disait « ouais, c’est mieux mais le nouveau chanteur, les anciennes chansons… » Tout ces trucs me fatiguent un peu maintenant. Donc pour moi, il était temps de dire « ça suffit ». Je veux dire que nous sommes sur le point de sortir le seizième album d’U.D.O. Tout ce que je peux dire aux gens, c’est : « Si vous voulez entendre les chansons d’Accept à l’avenir, allez à un concert d’Accept. » C’est très simple [rires]. Désormais, c’est sûr que lors de la prochaine tournée d’U.D.O. nous ne jouerons plus aucune chanson d’Accept. Donc nous continuerons à faire Dirkschneider jusqu’à mi-octobre, alors ce sera le dernier concert, et ensuite nous poursuivrons avec U.D.O. sans chanson d’Accept. Pour moi, c’est comme refermer un livre et regarder devant nous !

Est-ce que ton passé avec Accept est devenu une sorte de fardeau ?

Non, je pense que d’une certaine manière, il y a toujours plein de fans d’Accept qui viennent à des concerts d’U.D.O. C’est du gagnant-gagnant, selon moi. Je veux dire que lorsque nous sommes partis en tournée avec Dirkschneider, il y avait plein de fans qui n’avaient jamais vu de concert d’U.D.O., mais maintenant ils savent que le groupe qu’ils ont vu sur scène était le même groupe que U.D.O. Enfin, il y a déjà pas mal de gens qui s’intéressent à U.D.O.

Ce ne sera pas un défi de se passer de ces classiques que les gens voudront forcément entendre ?

Ouais, mais comme je l’ai dit : « Allez voir Accept ! » [Rires] C’est tout ce que je peux dire ! Je l’ai annoncé dès le début de la tournée Dirkschneider, donc je pense que les gens savent que je ne vais jouer aucune chanson d’Accept. Evidemment, il y aura quand même des gens qui vont venir et dire : « Oh, il faut que vous jouiez ceci ! » Mais non, désolé ! Et maintenant, après trois ans avec Dirkschneider, j’ai vraiment hâte de jouer de nouvelles chansons issues du nouvel album Steelfactory. Et puis il y a énormément de chansons d’U.D.O. ! Je ne pense pas que quoi que ce soit me manquera.

Soit dit en passant, quelle relation as-tu désormais avec tes anciens collègues d’Accept, Wolf et Peter ?

Il n’y a aucune relation. Nous ne nous parlons pas. Et je ne vois pas comment nous pourrions nous rabibocher. C’est fini, c’est du passé. Je leur souhaite le meilleur, c’est loin. Une chose, quand on te vire de ton propre groupe, ce n’est vraiment pas anodin [petits rires]. Une autre chose est que lorsque nous avons splitté, en 96, les mêmes merdes recommençaient.

Evidemment, tu connais très bien ces chansons d’Accept, mais n’était-ce pas un peu comme une université du heavy metal pour tes collègues dans le groupe, surtout pour Andrey et ton fils Sven, qui sont assez jeunes, de jouer de façon aussi intensive ces classiques ?

Ouais, bien sûr. Je veux dire qu’Andrey était aussi un fan d’Accept et il a dit que c’était un honneur pour lui de jouer ces chansons. Et puis quand le groupe originel était en activité, mon fils a grandi en écoutant ces trucs ! Aussi Fitty [Wienhold], je le connais depuis 81 et il connait Accept. Je ne sais pas, il ne m’a jamais dit que c’était un grand fan mais, évidemment, il a écouté les trucs d’Accept. Au moins, ça ne leur posait aucun problème de jouer tous ces morceaux. Pour eux, c’était un honneur de le faire, mais je pense que lorsque nous avons commencé à répéter pour la soirée militaire que nous avons faite début juin, nous ne jouions que deux chansons d’Accept avec un orchestre et le reste était des morceaux d’U.D.O., on pouvait ressentir l’envie monter. Puis à la fin octobre, nous recommencerons U.D.O., à tourner et tout, et nous avons hâte.

Le communiqué de presse du nouvel album d’U.D.O., Steelfactory, suggère que le groupe est revenu à « sa compétence de base, clairement influencé par [vos] concerts passés » en tant que Dirkschneider, « les chansons dans un format plus simple et vibrant ont des allures d’hymnes, comme dans le passé. » As-tu l’impression que le fait de jouer ces classiques d’Accept a influencé la composition de Steelfactory ?

Ouais. Bien sûr, sincèrement. Depuis 2017, après la tournée américaine, entre les tournées, nous étions toujours en studio à travailler sur cet album, et évidemment ça a une influence si tu joues des chansons d’Accept pendant trois ans [petits rires]. Nous étions dans l’état d’esprit, dans l’atmosphère et le feeling de toutes ces chansons d’Accept, mais ça ne me pose pas de problème. Je trouve que ça va.

« Je suis toujours nerveux en faisant un nouvel album, me demandant comment les gens vont réagir, s’il est suffisamment bon, si c’était le bon moment, si nous avons fait ce qu’il fallait… Surtout, avant le début d’une nouvelle tournée. Je suis toujours un peu stressé à l’intérieur. Si je ne ressentais plus ça, alors il est clair que j’arrêterais. »

Penses-tu que tu as été un peu trop loin avec les albums récents dans un côté plus moderne ?

Si tu écoutes bien tous les albums d’U.D.O., chacun d’entre eux est différent, d’une certaine façon. Parfois c’était bien plus hard, parfois plus mélodique, parfois j’utilisais plus de claviers derrière les guitares. Tout dépend du type de chanson qu’on a. Lorsque je me lançais dans un nouvel album, je ne me posais jamais en disant « hmm, peut-être qu’on devrait faire un album comme Animal House, ou Faceless World, ou Timebomb, ou autre. » Nous nous contentions de faire de nouvelles chansons et nous voyions ce qui en ressortait !

On dirait que « Blood On Fire » contient un thème classique. C’est très Accept comme procédé…

Ouais, il y a un thème Espagnol là-dedans ; je crois que ça vient de Carmen. C’est Andrey qui a trouvé ça, mais ce n’était pas prévu. Il a eu cette idée pendant qu’il arrangeait la chanson, et il a dit « ouais, pourquoi pas ? Peut-être qu’on peut mettre ça sur l’album. » Et voilà. Parfois on fait des choses [petits rires] et puis on se dit « d’accord, pourquoi pas ? C’est quoi le problème ? » Ça rend parfois une chanson plus intéressante. Je veux dire, ouais, Wolf jouait toujours en studio des thèmes classiques à l’époque. Mais Anrey ajoute aussi plein de trucs Russes dans les chansons ; il y a plein de mélodies russes dans ses solos.

Comment s’est passé la composition ? Je veux dire, vous êtes-vous focalisé sur l’efficacité des chansons, sur les refrains, l’accroche, pour en faire des hymnes ?

Non. Enfin, là encore ça dépend de la composition. Cette fois, nous avons tout fait complètement différemment de ce que nous avions fait avec les albums Steelhammer et Decadent. Ça fait vingt ans que nous sommes dans un studio et aussi où nous répétons, et puis nous travaillions, disons, en équipe sur toutes ces idées. Les deux derniers albums se sont plutôt passés en s’envoyant des liens par internet, « ah, tu peux écouter mon idée ? » Alors que là non, cette fois, c’était un véritable travail de groupe, en équipe, et je pense qu’on peut s’en rendre compte à l’écoute de l’album.

Cette fois, Andrey était le seul guitariste dans le groupe. Est-ce que ça a changé quelque chose ?

Pas au niveau composition. Je veux dire que la composition n’était pas un problème pour lui. Mais bien sûr, il se disait que ce gars, Bill Hudson, apporterait aussi quelques idées – c’était aussi ce que je me disais, je voulais avoir un second guitariste qui s’impliquerait pour avoir plus d’idées -, il était peut-être impatient de travailler avec lui en studio, sur des solos, peu importe, mais ce gars… Je n’ai pas envie de dire de méchancetés, mais disons qu’il ne jouait pas en équipe, composer ne l’intéressait pas, enregistrer un album ne l’intéressait pas, et d’un autre côté, il travaillait avec son propre projet power metal, peu importe ce qu’il faisait. Je lui souhaite le meilleur. Mais le problème était que ce gars ne convenait pas à U.D.O. Ça arrive ! Ensuite, Andrey n’était pas très content de devoir faire toutes les guitares tout seul, mais il a fait du super boulot. Il a aussi essayé de faire en sorte que ça sonne comme s’il y avait deux guitaristes, mais ce n’était pas facile pour lui. C’était beaucoup de travail ! En ce moment, nous recherchons un nouveau guitariste, nous faisons passer des auditions. Stefan Kaufmann nous aide pour les festivals cet été avec Dirkschneider. On verra ! A la fin août, je pense que nous pourrons annoncer un nouveau guitariste.

L’album s’appelle Steelfactory, ce qui semble qualifier le groupe. Quel est le secret de fabrication d’une bonne chanson de heavy metal ?

Pouah ! [Rires] Enfin, « heavy metal », c’est juste un mot. Ce genre de musique que nous faisons, les gens appellent ça du hard rock et d’autres du heavy metal. D’une certaine façon, je m’en fiche. Ça veut juste dire que nous faisons de bonnes chansons. C’est tout ! Je dirais toujours qu’il s’agit d’écrire une bonne chanson que les gens peuvent retenir et peut-être chanter par-dessus. Il n’y a aucun secret par rapport à l’écriture des chansons. C’est clairement plus facile de faire une chanson compliquée, au lieu de faire une chanson simple et décontractée. D’un autre côté, ça représente plus de travail de créer une chanson compliquée, avec les changements de tempos, etc. Je pense que sur cet album, il y a plein de chansons sur lesquelles chanter en chœur, plein de mélodies et aussi des trucs heavy. Il y a plein de choses différentes sur cet album. Aussi, le nom, Steelfactory… Tu sais, ils me comparent toujours, genre je viens de la ville de l’acier en Allemagne, Solingen, peu importe. Donc ça signifie, ouais, nous sommes une usine à acier, nous créons de la musique d’acier, on peut le dire comme ça [rires].

Après tant d’années à jouer ce type de musique et étant un vétéran du genre, le risque n’est-il pas de trop se reposer sur ses lauriers et sur des automatismes ? Comment évites-tu la routine ?

Non. Le truc, pour moi, c’est que je m’amuse toujours. Bien sûr, il y a un peu des choses auxquelles tu es habitué. Un nouvel album est comme un bébé qui vient de naître. C’est très important ; je m’amuse toujours à faire ça. Je suis toujours nerveux en faisant un nouvel album, me demandant comment les gens vont réagir, s’il est suffisamment bon, si c’était le bon moment, si nous avons fait ce qu’il fallait… Surtout, avant le début d’une nouvelle tournée. Je suis toujours un peu stressé à l’intérieur. Si je ne ressentais plus ça, alors il est clair que j’arrêterais. Simplement, j’aime faire de la musique !

« Je suis entouré de jeunes personnes : mon fils a vingt-cinq ans, Andrey en a trente-cinq, c’est une génération complètement différente et ça maintient ta propre jeunesse. Surtout quand on est dans l’industrie musicale comme moi, on ne vieillit jamais. »

Il y a un côté très positif dans ces chansons, comme le single « Rising High ». Est-ce ça le heavy metal pour toi, quelque chose qui donne de la force ?

Ouais, bien sûr ! Je veux dire que j’essaye d’élever avec ça, faire que la musique atteigne des hauteurs, etc. J’ai aussi écrit beaucoup de choses personnelles sur cet album ; il est clair que si tu écoutes la ballade, « The Way », c’est comme une petite biographie pour moi. Ou d’un autre côté, on a « One Heart One Soul », qui dit qu’on vit tous ensemble dans le même monde, qu’on n’a pas besoin de putain de frontière et tout. Il y a plein de choses différentes et de significations dans cet album, mais disons que soixante-dix pour cent sont des textes personnels, d’une certaine façon.

Tu as mentionné la dernière chanson, la ballade « The Way », qui est très personnelle, sur ta relation à la musique – tu chantes : « Ma voix vieillie, mon esprit reste jeune. » Est-ce une conséquence directe d’avoir revisité ton passé, est-ce que ça t’a poussé à l’introspection ?

Ouais. La chanson reflète le passé, ce que j’ai vu, ce que j’ai fait. C’est un peu sur mon histoire que je chante. Je me sens jeune à l’intérieur. Je veux dire que je me sens en très bonne santé, ma voix fonctionne très bien, je n’ai aucun problème, Dieu merci, j’essaye de vivre sainement, et d’une certaine façon, je suis entouré de jeunes personnes : mon fils a vingt-cinq ans, Andrey en a trente-cinq, c’est une génération complètement différente et ça maintient ta propre jeunesse. Surtout quand on est dans l’industrie musicale comme moi, on ne vieillit jamais. Pour ma part, j’ai soixante-six ans mais ce n’est qu’un nombre. Ce qui importe le plus est comment on se sent à l’intérieur. J’ai fait passer une audition à un guitariste, et il m’a dit : « J’ai l’impression de parler à un homme de trente ans, pas de soixante-six ans ! » « Merci beaucoup ! » Ouais, on sait ce qui se passe dans le monde, comment les jeunes parlent, ça aussi ça maintient notre jeunesse.

Est-ce que cette chanson a quelque chose à voir avec ta reprise de « My Way » de Frank Sinatra ?

Non. Enfin, d’une certaine façon, si on compare, on peut dire qu’il y a la phrase « I did it my way », et je raconte ce que j’ai vu, fait, etc. Donc ouais, elles sont comparables, si tu veux. Mais la reprise, c’est une histoire marrante, quand nous avons fait le DVD. Nous avions toujours l’outro « I Did It My Way », et nous avons contacté la maison d’édition de Frank Sinatra et ils ont dit « non, vous ne pourrez pas avoir la chanson originale. » Donc nous nous sommes demandés : « Qu’est-ce qu’on peut faire ? J’aimerais l’avoir sur cet album. » J’ai été en studio et j’ai dit « d’accord, faisons un essai, peut-être que je peux la chanter. » Et ça a marché ! Tout le monde était là : « Mais qu’est-ce qu’il fait là ? » Si tu le fais de façon personnelle, c’est facile de chanter quelque chose comme ça.

Ton fils Sven est le batteur du groupe désormais. Comment as-tu décidé de lui demander de rejoindre le groupe ? Etais-tu hésitant ou bien était-ce une évidence ?

Il a commencé à jouer de la batterie quand il avait presque cinq ans et il a continué, et ensuite quand Francesco [Jovino] est parti, il était en tournée avec Saxon ; il remplaçait leur batteur sur quelques dates. J’étais à Berlin en promotion, Saxon jouait, je suis venu au concert, j’ai dit à Biff [Byford] : « J’ai besoin d’un nouveau batteur, l’ancien ne veut plus continuer pour des raisons personnelles, mais de toute façon il joue maintenant dans Primal Fear, peu importe. » [Petits rires] Et puis Biff m’a dit : « Pourquoi cherches-tu si loin ? Pourquoi tu ne choisis pas ton fils ? » J’ai dit : « Ah, t’es sûr ? » « S’il peut jouer les morceaux de Saxon, il peut clairement jouer les morceaux d’U.D.O. » J’y ai réfléchis pendant quelques jours, puis j’ai demandé à mon fils : « Hey, tu te verrais en batteur d’U.D.O. ? » Il n’a pas tout de suite dit oui ; il a fallu un mois avant qu’il vienne et accepte, et voilà. C’était la bonne décision ! Il a fait du très bon boulot sur l’album. Ca fait maintenant trois ans qu’il est dans le groupe. Il est à fond, il assure derrière la batterie.

Et comment se passe la collaboration ? Dirais-tu que c’est plus facile de communiquer étant donné le lien naturel que vous avez ?

Ouais… [Rires] Disons qu’il est… Evidemment, le reste du groupe pensait, genre « peut-être qu’il aura des privilèges, c’est le fils d’Udo… » Non ! Il est dans le groupe, c’est juste un membre comme un autre. S’il y a quelque chose de privé dont nous devons parler, nous le faisons en privé. Il n’a aucun traitement de faveur ou quoi que ce soit. Il est juste comme n’importe qui dans le groupe. C’est donc très facile et tout le monde est content de lui. Jusqu’à présent, durant ces trois ans, il n’y a pas eu un moment où j’ai dû lui dire « hey, allez ! Non… » Il bosse dur à la batterie. Il compose aussi, je ne lui dit pas « non, tu ne peux pas faire ça. » Nous sommes très ouverts d’esprit. Pour moi, c’est important que quelqu’un se perfectionne tout seul. Bien sûr, tu peux dire « peut-être que tu peux faire quelque chose comme ci ou comme ça. » Mais le plus important est que tout le monde se développe tout seul sur son instrument. C’est pareil avec Andrey, quand il est arrivé dans le groupe, ça fait presque six ans qu’il y est et il lui a fallu un an pour tout comprendre, trouver sa propre voie.

Interview réalisée par téléphone le 6 juillet 2018 par Nicolas Gricourt.
Transcription & traduction : Nicolas Gricourt.
Photos : Aleksander Grigorev.

Site officiel de U.D.O. : www.udo-online.com

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  • J’ai pas compris pourquoi vous prenez la reprise du tango La cumparsita dans Blood on Fire pour un morceau de classique… Et d’Udo de confirmer que ça vient de Carmen – wtf ??? – Il confond pas avec l’Habanera de Carmen?

    [Reply]

  • Jai bien aimé la phrase de Byford, ca fait genre « nimporte qui pourrait jouer du Udo tellement c’est basique, a côté Saxon c’est Mozart »
    Attendons découter l’album complet: Rising high bien moisi mais les deux autres singles sont très intéressants.
    Artwork toujours aussi pourri, au moins on a été éviter le decorum futuriste bien ridicule

    [Reply]

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