ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

UDO : ENTRETIEN


Accept est définitivement mort pour son ex-chanteur Udo Dirkschneider ! Mais Udo, lui, est bel et bien vivant ! La preuve avec son dernier album en date, un Mastercutor percutant.

Udo a donc accepté d’évoquer avec le ‘Doc son dernier opus.

Radio Metal : On remarque la présence d’un « showmaster » tout au long de Mastercutor, ton dernier album. Tu prétends néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un concept album, pourquoi ?

Udo : C’est en quelque sorte un concept album ! Le mot « Mastercutor » est un mélange de « master » et de « executor ». En fait nous avons décidé de commencer l’album en souhaitant la bienvenue à tous. Comme dans une émission télévisée. Donc d’une certaine manière, il y a un concept derrière cet album. Tous les textes, toutes les chansons te donnent l’impression de regarder la télévision. C’est comme si tu zappais d’une chaîne à l’autre : tu y vois des émissions politiques, des talk-shows, des émissions de télé-réalité, etc. C’est donc une sorte d’album sur les émissions télévisées.

Une différence subsiste entre Mastercutor et les albums précédents en ce qui concerne la production. Cette dernière est plus moderne. Es-tu d’accord avec cela ?

Oui, tout a fait. Après l’album Mission No. X, nous avons voulu qu’il y ait quelques changements. Notamment au niveau du son. Nous avons donc apporté les chansons à l’ingénieur du son qui les a ensuite travaillées au studio. Ce nouveau son est donc en partie dû à son investissement et nous en sommes très satisfaits !

Cet album sonne plus Thrash que Heavy…

(rires) Oui, c’est vrai que la musique est plus agressive sur cet album que sur Mission No. X. La chanson « Master Of Disaster » est un peu plus Thrash par exemple…

Etait-ce votre intention de donner à cet album un son plus Thrash ?

Non pas vraiment. Lors de la conception de l’album, nous nous sommes retrouvés au départ avec des sons de guitare très différents. Ensuite, nous avons arrangé les chansons différemment de ce que nous avions l’habitude de faire dans le passé. Puis on a enrichit les chants et les guitares d’effets. Le registre des chansons est aussi très varié. On le voit bien avec les chansons Tears of a Clown ou Master of Disaster.

Composez-vous vos chansons pendant vos tournées car depuis 2002 vous avez sorti cinq albums ! Ce qui est beaucoup !

Non nous ne le faisons pas pendant les tournées contrairement à beaucoup de groupes d’ailleurs…En principe nous commençons par les textes : nous écrivons toutes les paroles et après cela nous trouvons quelques mélodies. Puis, en ce qui concerne la musique, on commence à rassembler les idées de chacun des membres. Nous essayons alors de choisir les mélodies qui correspondent le mieux aux textes. Pour nous c’est le processus qui semble le plus simple. Peut-être que nous avons de la chance de pouvoir fonctionner ainsi. En tous cas ce qui est positif c’est qu’on a toujours assez d’idées pour élaborer un nouvel album…

A ce propos tu commences l’écriture des chansons par les textes. Cependant avec ACCEPT tu procédais différemment puisque la musique était composée avant les textes. Peux-tu nous expliquer la raison de cette inversion?

Je ne sais pas trop… En fait, la première fois que nous avons procédé de cette manière, c’était lors de la composition de l’abum Holy. C’est Stefan qui en a eu l’idée et après toutes ces années nous nous sommes aperçus que ce processus nous convenait mieux…

Pourquoi préfères-tu jouer avec ACCEPT pour les festivals et pas pour une vraie tournée ? C’est une question que doivent se poser tous les fans de ce légendaire groupe qu’est ACCEPT !

Disons que nous avons eu l’idée de jouer seulement des dates lors de festivals européens sans qu’il soit question de vraie tournée. Nous n’avons pas non plus eu l’intention de sortir un nouvel album. Nous ne nous sommes pas reformés et nous avons joué ensemble juste pour ces quelques concerts…c’est comme ça.

Pourquoi une reformation d’ACCEPT ne serait pas possible ? C’est encore ce que tu affirmais dans une récente interview…

Nous nous sommes déjà reformés de 1992 à 1996 et nous avons sorti trois albums ensemble. Mais disons qu’il y avait un désaccord au niveau musical car nous n’allions plus dans la même direction. Il n’y avait aucun problème personnel…c’est juste que nous n’étions plus sur la même longueur d’onde concernant la musique. Donc nous avons décidé que ça n’était plus possible de continuer. Et maintenant, je me sens beaucoup plus dans mon élément avec UDO. Mais comme tu l’as dit précédemment, ACCEPT est une légende et je ne veux rien détruire. Le fait est qu’après nous nous être reformés dans les années 90 et avoir sorti trois albums, nous nous sommes rendu compte que le résultat était désastreux. Nous étions toutefois assez matures pour décider qu’il était préférable d’arrêter de créer de la musique ensemble avant de détruire le passé d’ACCEPT. Quoiqu’il en soit, je suis très heureux dans UDO, et étant donné que ce groupe est entre autre composé de Stefan Kaufmann – ancien membre d’ACCEPT – et moi-même, c’est du ACCEPT à 50%. Mais avec une certaine différence quand même.

Pour toi la reformation de 1993 était donc une erreur. Regrettes-tu ce qui s’est produit ?

Je ne sais pas trop si l’on peut considérer cela comme une erreur… Lorsqu’ils m’ont proposé de reformer ACCEPT en 1991 UDO marchait bien à ce moment-là. Je leur ai donc dit que je voulais d’abord écouter pour savoir quel genre de chansons allaient figurer sur l’album. Le premier album Objection Overruled était du véritable ACCEPT. Mais Death Row était déjà le signe d’un changement et avec Predator la musique est devenue complètement différente. Néanmoins, je ne veux pas dire que c’était une erreur car cela ne m’a pas empêché de revenir avec UDO.

Cela veut-il donc dire qu’ACCEPT c’est de l’histoire ancienne et que dorénavant, tu es pleinement heureux de jouer avec UDO?

Oui et ça fait déjà dix ans que je suis de retour avec UDO et nous avons le même line up depuis neuf ans. Nous avons seulement changé de batteur. UDO est donc un groupe à part entière. J’ai d’ailleurs déjà sorti un album de plus qu’avec mon ancien groupe. ACCEPT est d’une certaine manière une légende qui s’inscrit dans l’histoire du Metal contrairement à UDO qui incarne le futur et qui marche vraiment bien…

Aujourd’hui il y a de plus en plus de groupes de Metal. Etant donnée ton expérience, penses-tu qu’il est plus difficile de réussir que lorsque tu as commencé ta carrière avec ACCEPT ?

Oui, c’est effectivement plus difficile de nos jours pour les groupes de réussir. Il n’y a pas vraiment de soutien de la part des maisons de disques si l’on compare avec les années 80. Donc oui c’est un peu plus difficile maintenant pour les groupes.

Il y a beaucoup de groupes qui reprennent des chansons d’ACCEPT : les écoutes-tu ? Si oui, quel est ton avis sur la reprise de « Metal Heart » par DIMMU BORGIR ?

Oui c’est une bonne chose. C’est une autre manière d’aborder notre chanson. La façon dont ils ont repris ACCEPT est très intéressante. Il y a finalement un certain nombre de groupes qui ont fait des reprises d’ACCEPT. Et nous avons aussi des groupes connus ici en Allemagne qui reprennent nos chansons. Et il y en a même un qui fait uniquement des reprises d’ ACCEPT !

Tu as également repris avec Doro le tube « Breaking The Law » de JUDAS PRIEST…

Oui, c’est exact. Doro a déjà chanté sur l’un des albums de UDO. Elle a posé sa voix sur Man and Machine pour la chanson « Dancing With an Angel ». Après ça, elle m’a demandé si je voulais bien apparaître sur son album Classic Diamonds. Nous avons donc repris « Breaking The Law » en duo. C’était une expérience très amusante.

Dernière question. Tu es en train d’écrire un livre : peux-tu nous en dire plus ?

Non, pas maintenant. Cela me demande beaucoup d’efforts pour réussir à concrétiser tout ça, il est donc trop tôt pour en parler. Ca va bien me prendre encore deux ans avant de pouvoir en dire plus sur cet ouvrage !

Traduction : Céline

Site Internet Udo : www.udo-online.de



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    Tool + Brass Against @ Paris
    Slider
  • 1/3