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Live Report   

Uli Jon Roth de retour sur Seine


Ancien guitariste de Scorpions, Uli Jon Roth poursuit sa carrière. En ce moment, le musicien revisite sur scène Tokyo Tapes, l’album live de Scorpions qui a été sa dernière collaboration avec le groupe allemand. Le maestro propose donc sur la péniche de Petit Bain un concert événement sans première partie, uniquement pour le plaisir de la six cordes avec au programme d’anciens titres. Majoritairement le public est plus âgé que d’ordinaire, Uli Jon Roth étant pour beaucoup connu surtout pour son passage chez Scorpions de 1973 à 1978. Le guitariste est accompagné de musiciens talentueux et pendant 1H50 de set l’audience aura droit à des moments calmes, dansants, nostalgiques et parfois même un peu plus longuets.

La foule est nombreuse devant Petit Bain, une salle qui est servie en ce moment par les concerts signés Garmonbozia. À la suite, elle a ainsi vu débarquer Oranssi Pazuzu, 1000mods, Uli Jon Roth et le lendemain Havok. Si la file s’allonge fortement une heure avant l’ouverture des portes, ce n’est qu’un peu avant 20H que le concert démarre avec un peu de retard.

Artiste : Uli Jon Roth
Date : 28 avril 2017
Salle : Petit Bain
Ville : Paris [75]

Uli Jon Roth
Un concert où, comme évoqué ci-dessus, le temps aura parfois paru un peu long. Non pas que la musique soit désagréable à écouter, non pas que les musiciens soient dépourvus de talent, mais le principe du set est répétitif. En effet, si Uli joue des morceaux mettant en avant sa guitare et son indiscutable talent, écouter durant plus d’une heure des morceaux principalement instrumentaux devient vite lassant. Néanmoins ce soir il y en a pour tous les goûts avec des pistes plus catchy, dansantes, ou d’autres plus calmes rappelant le caractère atmosphérique de la musique d’un Pink Floyd. L’audience aura même droit à un set acoustique, ce qui contribuera à sortir le concert de la linéarité. Toutefois, les lumières proposées n’embellissent pas le show et il est regrettable que les six membres du groupe ne brillent pas par leur présence scénique. En termes de charisme, la différence entre Uli Jon Roth et ses musiciens est saisissante. Uli a en effet tout pour attirer l’œil avec ses longs cheveux, sa moustache, son bandana, ses plumes… Et sa double guitare, taillée comme une goutte d’eau, qui rajoute un côté unique à sa prestation.

Une guitare qu’il manie avec tant d’aisance que cela deviendrait presque insultant pour les guitaristes du public ! Toujours calme et enivré par sa musique, les yeux fermés et loin de son manche, rien ne peut arrêter Uli Jon Roth dans son jeu. Les seuls temps morts réels de la soirée seront effectifs lorsqu’Uli devra accorder sa sept cordes pendant cinq longues minutes où il ne se passera absolument rien sur scène. Les fans se mettront d’ailleurs à rire de cette longueur. Un bon public ravi d’entendre « Sun In My Hand », « Fly To The Rainbow », « Hell Cat » ou encore les morceaux « Yellow Raven » de Bob Dylan ou « All Along The Watchtower » de Jimi Hendrix. Des chansons pas toujours passionnantes à écouter de par leur aspect calme, nous plongeant tranquillement dans les bras de Morphée au fur et à mesure que le set se termine… Néanmoins, et c’est bien là le plus important, les fans semblent totalement comblés par la prestation d’Uli Jon Roth et ne donnent pas l’impression de s’ennuyer.

Uli Jon Roth
Uli est un grand de la guitare et le voir dans une salle à la capacité réduite est une chance. Pour autant on aurait aimé avoir un concert ne portant pas uniquement sur le fantôme du passé qu’est Scorpions. Ne jouant presque exclusivement que des reprises d’autres artistes, Uli prouve à nouveau sa qualité de guitariste mais pas forcément sa créativité personnelle sur un tel concert. Le guitariste est un artiste de grand talent, zen, dont la maîtrise aveugle de son instrument est bluffante. La longueur du set aura eu le mérite de contenter les fans qui semblent ne pas avoir été déçus par la performance, même si l’audience dans son ensemble se serait sans doute bien passée de l’entracte en plein du milieu de ce set. Pour les prochains shows, on recommandera malgré tout à Uli quelques animations visuelles et scéniques, car même s’il remerciera régulièrement le public entre les morceaux, ce n’est pas suffisant pour maintenir en haleine un public.

Setlist :

All Night Long
Longing For Fire
The Sails Of Charon
Sun In My Hand
We’ll Burn The Sky
In Trance
Rainbow Dream Prelude
Fly To The Rainbow

Entracte

Pictured Life
Catch Your Train
Polar Nights
Hell Cat
Dark Lady
Yellow Raven (reprise de Bob Dylan)
All Along the Watchtower (reprise de Jimi Hendrix)

Report : Matthis Van Der Meulen.
Photos : Loïc « Lost » Stephan.



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