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Nouvelles Du Front   

Un gars ordinaire perdu dans un monde extraordinaire


Drogue et musique sont deux choses qui sont liées. Simplement parce que la drogue est présente dans l’art depuis que la drogue existe. Il n’est en aucun cas question ici de faire l’apologie des substances illicites mais simplement de constater les faits : la drogue peut parfois (et heureusement que ce n’est pas TOUJOURS le cas) influencer le poète, le musicien ou le peintre dans son art.

La plupart des personnes qui aiment la musique sont fascinées par le triptyque sex/drug & rock n’roll. Lorsqu’un artiste se lance dans la musique ce n’est pas uniquement pour le plaisir de créer. Est également présente dans sa tête l’image mythifiée qu’incarne la vie d’artiste et « tout ce qui va avec ». Cette image c’est la gloire, la débauche, les filles faciles et tout ce qui, au final, participe à entretenir la vision d’un monde exceptionnel. Et c’est vrai, la vie d’artiste est exceptionnelle dans le sens où elle sort de la norme « métro – boulot – dodo » rencontrée par la plupart de nos contemporains.

Malgré tout, la fameuse « vie d’artiste » tellement enviée est aussi une autre forme de « métro – boulot – dodo » mais simplement plus riche en « rencontres » que la majorité d’entre nous. Cette communication maximale a bien sûr de bons comme de mauvais côtés. Ces derniers consistent surtout en l’abus des frasques, certaines clairement plus graves que d’autres, rapidement évoquées ci-dessus. La drogue fait partie de ces dérives vraiment néfastes à tel point que certains musiciens se perdent complètement dedans.

Ce fut par exemple le cas de Duff Mckagan, ancien bassiste des Guns N’Roses.

Depuis que je m’intéresse au metal/hard rock, j’ai compris l’importance que pouvaient parfois avoir la drogue chez les zicos. Pas à cause de vilaines rumeurs sur leur compte mais simplement en les suivant par moi-même dans la presse magazine. Les changements physiques des artistes m’ont toujours posé question et j’avais déjà l’intuition que Duff Mckagan, comme bien d’autres, devait vraiment être défoncé 24h sur 24. Les deux photos ci-dessous, la première prise au début des années 90 et la seconde il y a seulement quelques années, parlent pour elles-mêmes. Vous noterez la transformation physique.

Certes on peut tous changer de corps, pas de problèmes, mais là c’est une sacrée cure d’amaigrissement et l’on sait que l’usage de la drogue, et particulièrement de la cocaïne, a pour conséquence majeure la perte de poids. Le gars rondouillard qui a joui de tous les plaisirs possibles et inimaginables dans les années 90 a aussi brûlé ses ailes à cette même époque.

« Je me revois essayant d’idéaliser toutes mes prises de drogues et d’alcool » confie le principal intéressé sur son blog du Seattle Weekly. « Je voulais romancer ma vie et ma cause comme quelque chose de noble et juste. J’étais un ARTISTE, meeeec ! J’avais BESOIN de me faire mal à moi-même à un certain niveau sinon mon art en souffrirait ! Ouais, avant que je ne le sache, j’étais accroc et terrifié. De vrais trucs merdiques quoi. »

Il y a quelques jours, Duff Mckagan a eu une intervention chirurgicale pour tenter de résoudre ses gros problèmes de sinus qui ne fonctionnent plus à cause de l’usage prononcé de cocaïne qu’il a eu pendant des années.

De 1989, année où il a commencé à se droguer vraiment, jusqu’à novembre 1993 l’artiste est allé trop loin et paye tout cela aujourd’hui

Duff conclut sur le sujet : « Je ne conseille pas cela aux jeunes lecteurs qui me lisent. Je n’étais PAS un gars élégant de 20 ans et des poussières. Non, juste un gars ordinaire dépendant à la drogue ».



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  • cette photo a 20 piges d’intervalle ne me parait pas très choquante
    Par contre si vous aviez une photo le montrant tout bouffi seulement 2 ans après cette première photo et une tournée mondiale de ces fameuses 2 années ,la,vous hallucineriez

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  • La transformation physique vient surtout du fait que les 2 photos ont 20 ans d’écart, la drogue n’aidant pas certes, mais c’est avant tout l’age qui modifie le corps.

    Le sex drugs and rock’n’roll n’est il pas un sujet trop récurrent et convenu maintenant (surtout le coté drugs) quand on parle de rock/metal/hard rock ?

    [Reply]

  • On est d’accord sur l’âge mais bon…disons que parfois tu as des cas où la transformation est un peu… »artificielle »…vois-tu ?

    [Reply]

  • Pour les sinus, je ne dis pas. Sniffer de la coke, c’est quand même se raboter petit à petit les conduits.

    Par contre, pour la transformation physique, n’oublions pas qu’il y a l’âge aussi. Sérieusement, personne ne s’attend à avoir la même belle gueule à quarante ans qu’à vingt ans. Même si les abus accélère le processus ; je ne me voile pas la face non plus.

    [Reply]

  • Intéressant, vous dîtes qu’un artiste se lance pour le  »mythe » sex, drugs, rock n’roll, j’ai l’impression que vous avez raison…
    Par exemple dans mon quartier, j’ai constater que tout les hardeux de mon âge (adolescents) que je connaissais, je ne généralise pas, s’éclataient en buvant, fumant…
    Poourrait-on pensez que ce genre de chose viendrait d’une question d’identité ?

    [Reply]

    Aaroo

    Je ne pense pas que ça soit lié à un problème d’identité.
    Bon ça va être un bel étalage de préjugés à deux balles, mais dans le milieu du rap, y’a des drogués aussi
    Je pense que ça vient plus du fait que c’est comme ça que les jeunes, enfin, qu’ON s’amuse, puisque je pense que je suis encore compris dans cette tranche d’âge même si je ne fume pas ^^
    Chacun à une interprétation différente de l’amusement, et il y en a qui en paient le prix un jour

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